‹ L'homoeopathie exposée aux gens du monde et réfutation des objections queChapitre 8 sur 10 · INCONTESTABLE · texte numérisé non relu

INCONTESTABLE

DE

L'HQSIOEOPATHIE

SDR

liA MEDECINE ORDINAIftE.

y Je nie m'étendrai pas longuement pour démontrer que V homœopatJUe s'élève au-dessus de la médecine ordinaire, autant que le cèdre du Liban au-dessus des plantes rampantes. L'essor qu'elle prend dans tous les pays, en dépit de la fureur envieuse de ses implacables ennemis (i) , suffirait seul pour donner une idée de sa

Ate

(i) Indépendamment ds lavile^pithèle de cfaurlatan, que desmé-

— I qu'ils portent,, de rougissent pas de prodiédecins comme eux, mais qui, plus amis de

dccins indignes du nom ^ ^ ,^ .ç, ^ ,,

guer à des confrères médecins comme eux, mais qui, plus amis de rétude, de la science et de Inhumanité, ne s'en tiennent pas au peu qu'ils ont appris pour obtenir le bonnet doctoral, beaucoup d'entr»

haute portée. Si Ton réfléchit aux difficultés sans nombre qui doivent arrêter les homœopathes , et aux armes si faciles à maniet que leurs adversaires emploient avec

eux emploient des argumens bien différens, suivant les circonstances et le degré d'intelligence des personnes auxquelles ils ont affaire, afin d-éioigner le plus long- temps possible d'une science dont la sopèriorité le» écrase^ ' ^ .

Le plus S9uv«»t ils la repréwenteot comme «Ki^^-vérîMble àbsérditèf comme le rêve fantastique d*une imagination germanique en délire; sui^rant eux ; les remèdes homœopathiques donnés à des doses ridiculement exiguës y ne pf^uyent avoir aucun effet , et les jongleurs qui s'en serrent ne comptent que sur lloipression qu'ils espèrent jproduire sur des personnes nerveuses et d'un moral faible.

Les mêmes individus qui tiennent un jour ce langage , se trouvent-ils le lendemain dans un cercle où une personne digne de foi aux yeux de tout le monde , et dont ils n'osent pas pour cette raiison récuser le témoignage, raconte avec enthousiasme une cure hamœopathique merveilleuse par la rapidité du succès et à cause de la gravité du cas, aussitôt ils ont recours à une phrase toute prête pour une occasion de ce genre , et visent à inspirer la terreur, ce à quoi ils réussissent trop souvent chez des personnes naturellement crédules: on ne peut nier, disent - ilè alors, que certaines affections difficiles à guérir, aient quelquefois cédé très promptement aux remèdes des homœopathes ; mais , comme ils n'emploient que les poisons les plus violens , et que , malheureusement, nous sommes tous sujets à nous tromper, il est bien plus prudent, quitte à guérir un peu plus tard, de se servir des remèdes ordinaires car ^ si l'on venait à mal appliquer le médicament homœopathique (capable de guérir une affection grave en quel» ques heures, une telle erreur entraînerait inévitablement en peu d'inslans la mort du malade.

Souvent encore ils répandent le bruit que lés personnes §^uérJe8 parrbomoeopathie > succombent inftiillibfement h une mort violente peu de mois après leur prétendue giiérison^

acharpejiieat contre eux, on est surpris delà vive im^ p^QSsioa qu'ils ont déjà prodaite sur l'opinion publique. Comment leur science difficile., si peu propre à séduire

S*agit-îl d'aoe aflection aigrie paur laquelle^ en conscience, ijjs ne «aYent pli^s que faire, ejt certes jU se troavenl fort «oureot dans ce cas là, ils ne manquent p>i9 d'appeler en consultalloo plusieurs confrères de leur bord pour mettre leur réputation ,à cou- Vert-, puis, si les parens du malade, désespérés par le mal qui Ta toujours croissant, et ébranlés dans leur confiance, ont une yelléité, de reoeurîr ù rhooKBopàthte, et font la faute' grare. de leur d0aiaii4(ir ce qu'ils en pensent, il$ les en détoament ijaamédiatement en affirmant que cette médecine^ si toutefois elle est bonne à quel* que chose , est si lente dans sa marche que tout au plus jon doit ressayer dans certaines maladies tîhroniques qui laissent au moins le temps de revenir aux remèdes ordinaires. Ainî^î donc, ils font tout ce qu'ils péurentpcur garder le malade, avec la certitude qu'il périra entre leurs muloSf daojila craiute qu'il devienne une pou- Telle ocea^ioo de succès pour les ho|aiœopathes.

Est-ce au contraire une de ces affections chroniques , dont ils savent fort bien qu'ils ne guérissent pas une seule, qu'on voudrait souihettre à la nouvelle médecine : selon eux aussitôt, Thomœopatfaie ne réussit plus que dans les maiacties aiguës, ou bien ils la ridioiiUsent en disant qu'elle n'agit absolument que par le régim^^ et l'imagination ; ce qui est bien prouvé, ajoulent-ils, par des expériences très concluantes faites à l'Hôtel- Dieu sur des malades qui, après avoir pris des boulettes de mie de pain, éprouvèrent justement les mêmes effets qu'avec les globules des homœopathes. Puis, ils se répandent en insolentes invectives contre les disciples de Qahnemaon^ auxquels ils ne peuvent pardonner de réussir partout où avec leurs qaoyens ordinaires, ils ne manquent Jama49 d'échouer. Vraiment, on aurait peine à coosipreodre l'arrQgance toute méchante de ces médicastres paresseux et routiniers, si eUe ne truhissait claiiement son origine : invidia inpdicorum pes,sim,a»

Les QQvédccins qui se respecftent et qui désirent sincèreoDent Jes progrès de la science, se gardent bien de tepijr un semblable lan-

au premier abord, puisqu'elle henrie de front tottieslef croy^inces médicales, et les idées 'même des pérsoi»ne$ éuaiigères à^ Tart de guérir , peut^elle ainsi se répai^dré etfajre de nombreux prosélytes , si ce n'est par la force irrésistible des faits , par les cures merveilleuses quelle opère chaque jour sur des mralades regardés comme incurables par les médecins lés plus habiles ?

. Quand' une affection chronique jugée au-dessus des ressources de Tart est guérie en quelques mois par un disciple de Hahnemann , celte cure fait déjà une grandç sensation , et les louanges de Vhomœopathie retentisr^ sent à bien des oreilles ; mais , s'il se présente un. cas aigu des plu$ graves , qui ait déjà entraîné la condam-' nation du malade , et que , en peu de jours , ce qui arrive souvent, ou même en quelquies heures, le moribond soit rais hors de danger, par les secours de ïhQmœopathie ^ c'est alors que l'admiration des assistans n'a plus de bornes , et fait entendre au loin les accens de la re-** connaissance.

Il n'est pas une seule affection aiguë dont la médecine ordinaire triomphe avec beaucoup de peiné et en réduisant le malade au dernier degré d'affaiblissement,, que Vhomœopathie ne guérisse en peu de temps , avec

gage sur l'faomœopatbie; le p«u qu*ils ont entreYii de cette nou^ velle doctrine, leur donne le désir d*ea savoir davantage, et si letirs nombreuses occupations ne leur permettent pas de se livrer à son' étude comme ils le voudraient^ au moins ils ne font rien pour entraver ses progrès; ils sav<fnt que Tart médical est encore bien incomplet, leur vœu le plus ardent est d'en voir reculer les bornes, et c'est un beau jour pour eux quand ils constatent un nouveau succès de rbbmœopathie.

,( 37 ) . ^ des atomçs de médicameus sans avoir recours auxsai^ gnéesj à la diète j aux, tisanes y a^x yomitifs ^ auac purgatifs, auœ bains ^ aux douches y aux fumigations ^ aux lav^mensy aux, cataplasmes ^ etc. ^ non .plus 4fuaux sinapismeSy ventouses , vésicatoiresy cautères , sétonsi^ moxas ^ et autres appareils de s'ujpplice indispensables au médecin ordinçiire.

Outre que le traitement homoeopathique épargne aux malades les ennuis , les dégoûts, les sujétions et les souf« françe$ inséparables des moyens thérapeutiques ci-dessus énumérés , comme il proscrit les émissions sanguines et la diète , il n'épuise pas les forces vitales^ et ne traîne jamais à sa suite ces convalescences interminables qui laissent dans une perplexité continuelle. On ne sait trop si la santé reparaîtra définitivement , ou si la maladiereprendra le des&uSi^ Le réchappé vit de terreur > il n'ose • ni manger ni mettre le nez^ à l'air 4 dans l'appréhension d'une rechute qui produit sur lui l'effet pénible de L'épée dé Damoolès; Aussitôt au contraire, que les symptômes morbides ont. cédé aux remèdes homœopa tiques , le guéri peut manger à. sa faim, et comme il n'a pas perdu de se.s forces , il reprend de suite ses occupations habi-^ tuelles sans crainte de récidive et sans convalescence . . Pour continuer le parall^e des deux méthodes et dé-', montrer la supériorité marquée de t homoeopathie ^ suivonsl-les . dans le traitement d'un certain nombre de maladies aiguës. La fièvre înflanunatoire dont la durée moyenne est d'une à deux semaines, qui exige une diète sévère,, des boissons rafraîchissantes , et d'abondantes saignées , cède en peu d'heures à quelques glo- ' bules homœopathîques. La fluxion de poitrine ou pneu« motiie traitée aussi parles moyens dits antiphlogistiques , dure ordinairement de sept à vingt jours, et souvent

encore^ 4|uand cUe lie cause pas la B^rt, elle pcir^ei Tétaf chronique» Les faatocaopaibes en triomphent ^ avec certitude, en quatre, cinq oh six jours, et les malades traités par eux, n'otit point de Convalescence et né doivent redouter aucune rechute.

La nouvelle médecine a des reiuèdes assurés et d'uiie action très prompte, contre /a coqueluche ^ les angines^ grattes des enfansj le croupi les compulsions^ tes jiès>res cérébrales y les épanchemens au cerveau^ etc. Quelle sécurité pour vous, tendres mères de famille, qjuî avez déjà vu périr plusieurs de vos enfans chéris au milieu des aiigoisses de la maladie auxquelles venaient s'ajouter les souffrances des remèdes cruels employés vainement pour la combattre; vous conserveresi au moins ceux qui vous restent^ car, si vous ne la repousser pas , r homœopathie vous en répond I et Comment hésiteriez-vousà y recouxir ? n'est-îl pas plus sage d*essayer d*ùn traitement dont on ne connaît point encore \tûbons effets , que de revenir sans cesse à celui dont on a trop de fois subi les conséquences funestes ? les maladies graves qui attaquent les femmes en couches dont le traitement déplorable a fait couler tant de larmes , les jBèvres éruptives, en un mot, toutes les affections aiguës' sont combattues avec le plas grand succès par thomc^o^ patkie ; et si , dans toutes les circonstances dont je viens de parler, je n'ai rien dit du traitement vulgaire ^ c'est parce que d'avance il est connu de tout le monde , puisqu'il roule toujours sur les mêmes moyens.

Indépendamment des précieux préservatifs indiqués page ao, dont Hahnemann a gratifié l'humanité, il a encore trouvé un remède spécifique contre les suites si à c raindre , des chutes sur la tête , des commotions , des contusions , des blesstires , des opérations chirurgie

Qaïesi âlc. Il fait coanaitre une substance qni arrête ies Tomissemeiis des naTÎgatears ; plosleurB autres qui caU Bient tous les malaisée . des feoimes enceintes , et leur épargne la nécessité de se ^aire saigner, etc.

Enfin, il me reste à parler des maladies chroniques v elles dépendent fort souvent de traitemens mal conduits, de répercussions imprudentes au moyen desquelles un' rirus quelconque , quittant la peau , ne manque point de se fixer sûr un organe important à la vie. Entre les mains de la plupart des médecins, leur traitement est très rarement suivi de succès; en effet, ils se hornent presque tous aux remèdes palliatifs et aux caïmans, qui ne peuvent amener la guérison. Ces affections rebelles résultent toujours d'un vice héréditaire ou acquis, ou. bien, comme }e l'ai déjà dit, de la répercussion d'un, virus , principalement de la gale ou de la syphilis^ de la coilibina4son de l'un des 4enx ou <ie l'un et Fautrede ces virus avec i^ôs eflfets délétères de remèdes niai ap^ pliqués, ou donnés à des do^s énormes, et elles résis-^ tmit indéfiniment aux traitemens qui n'attaquent pas directement la cause du mal. Un petit nombre d'exem** pies prouvera suffisamment ce que j'avance : Que peut en général la médecine ordinaire contre l'épilepsid aficienne ? k peu près rien : elle a épuisé dans ses essais infructueux contre cette affection , là listé des poisons les plus violens qu'elle a souvent donnés avec peu de mesure; un grand nombre de malheureux ont succombé en peu d'heures, sçus des doses effrayantes d'acide prussique y et c'est tout au plus si ces remèdes sont par- Venus à éloigner les accès j mms quelles sont les cures radicales obtenues? quel traitement oppose- 1- elle à l'apoplexie ? les émissions sanguines : mais dans la plupart dés cas ce pernicieux moyen dte toute chance de

gu^rison an malade, et si dans quelques circonâtûn^és , il semble procurer ïnotnentanément du mieux y une seconde , une troisième auaqt^e ôt la mort ne sonrpaa loin. Que peut-elle pour détruire la paralysie , sur la-, quelle ^électricité même échoue si souvent?

. Prenons les maladies nerveuses : il y a trop longtemps qu'elles font le désespoir des gens de Tart , pour que ceux qui sont vraiment amis de Phumanité ne se réjouissent pas sincèrement d'apprendre qu'on a Irouré tout ce qu'il faut pour les faire disparaître. Avant l'Aamœopathie j qu'il était triste le. rôle du médecin appelé pour une maladie de ce genre ! Après avoir essaye, pour la forme, quelques remèdes qu'il regardait lui-, même comme insîgnifians, il en était réduit à dire z. c'est netveux; ce qui, traduit littéralement, sigqifie": je ne sais que faire ! — Il en était de même pour la goutté, ce mal si terrible et si commun; les symptômes morbides résistaient^ils aux reiiièdes toujours incapables, de les détruire? le médecin^ pour consoler le pauvre patient^ se bornait à lui dire : que s^oulez^i^ous ? il fdjit doi la patience ! c' est goutteuoc y "vivez avec "votre ennemi., Hahnemann nous indique encore les moyens de triompher avec certitude de toutes ces. maladies chrq* niques , et cette admirable découverte , due à $on géûie, rendra son nom imn^ortel, et lui vaudra le beau titr^ de bienfaiteur de rhumani té.

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