SCENE III
MARGUERITE
Currs enfans, le ciel m’en est témoin, c’est pour vous surtout que Pindisence me paraissait affreuse ; et c’est vous qui me donnez les premières consolations. Que je dois bien plus vous aimer, lorsque vous êtes le seul bien qui me reste ! Sans le malheur, je n’aurais pas connu toute votre tendresse. Peut-être m’aiderez-vous à vaincre mon chagrin, à force de combattre pour vous le cacher. Non, je ne troublerai point de mes plaintes la charmante gaîté de votre âge. (Elle court vers le berceau,
en lire l'enfant, le serre entre ses bras, et le regarde avec altendrissement.) C’est
à toi seul que je viendrai dire mes peines,
toi qui ne sens rien encore des maux de tes parens, Je puis verser des larmes en ta présence, sans craindre de taffliger. Heureux enfant, je pleure sur ton sort, et tu me réponds d’un sourire, (Elle Pembrasse avec iränsport.)
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