‹ L'honneur d'une femme [microforme]Chapitre 162 sur 190 · DE L'ELLIPSE · texte numérisé non relu

DE L'ELLIPSE

651. — Iéellipse est une figure de. construction qui nous fait Supprimer un ou plusieurs mots, afin. d'ajouter àsla précision sans rien ôter à la clarté. I] ya done une ellipse dans la phrase suivante : “es

Celui qui rend un service doit l'oublier ; celui qui le régit, s'en souvenir; car c’est comme si l'on eût dit: celui qui le reçoit Dorr s'en souvenir.

, ApPrenons de nos malheirs à jouir des moindres Liens ÿ de nos fuutes, à n'en plus commettre ; de nos ennemis, à

: réformer notre conduite ; et 1les méchants, à mieux sentir

tout le prix des bons ; c.-à-d. apprenons de nos fuutes, apprenons de nos ennemis, et « prenons des méchants. 652. — Mais l’ellipse est vicicuse toutes les fois que

tres langues, mis d'idées ière la plus

pour ainsi dire d'eux-mêmes à l'esprit.

n'est pas à imiter lorsqu'il dit : ra Vous régnez, Londres xsr libre, et vos Lois florissantes,….

LA GRAMMAIRE

” parce que le mot sous-entendu sont a pour correspondan le mot exprimé est. 1 \ | - L’ellipse est encore irrégulière lorsqu'il ÿy a, comme dans l'exemple suivant, correspondance entre un verbe 1 actifet un verbe passif, et réciproquement : J'AIMAIS et je me flattais d’être aimé.

DU PL£ONASML. : /

653. — Le pléonasme n'est que la répétition d'un ou plusiéürs mots déjà exprimés, ou d’une idée déjà . énoncée. Mais cette répétition, superflue quant au . . fond; ‘donne souvent à la phrase plus de grâce et plus t d'éhergie. ‘0e | Hélas! trop jeune encor, mon brds, mon. faible bras, Ne püt ni prévenir ni venger 80 épés. ; Louis XII, le bon roi Louis XII, mérita le glorieux surnom de : ‘: Père du peuple. à, Je l'ai entendu de mes propres oreilles. SUEr Je lus racontai le fait à Jui-même.

Les éclairs sont moins prompts; je l'ai vu de mes yeux ; Je l'ai vu qui frappait ce monstre audacieux.

Il ne s'occupe que de ses propres affaires.

.654.—Mais le pléonasme est vicieux lorsqu'il n’ajoute : ni grâce ni énergie ; tels sont ceux qui suivent: © ©, Dans les guerres civiles, des amis, des parents tnême, S'ENTR'ÉGORGENT LES UNS LES-AUTRES.—S'enfr'égorger signifiant s'égorger l'un l'autre, l'expression Les uns les autres est de trop. — Vous N'avez SEULEMENT QU'à lui écrire, et vous serez satisfait. — Seulement'est un double * emploi, attendu que ne...que signifie déjà seu/ement. .… Sa lettre est REMPLIE [d'une FOULE. de fautes.— Foule wi surabondant, parce que rémplie exprime la même idée, ” : CIE à .

J'ai été roROÉ bien MALGRÉ Mot de prendre ce parti. —Comme on ne ‘peut, être forcé que contre sûn gré,

Re

Lu se ÉUTUELLEMENT,—S'entr'aider exrimant une-aide réciproque, mutuellement est une rédonance inutile. : la ve 4 Fe

SELON L'AGADÉMIS.

correspondant “DE LA SYLLEPSE.

655.— La syllepse est. une figure qui permet que l'accord des mots ait lieu plutôt d’après les vues de notre esprit que d’après les règles grammaticales.

"C'est cette figure qui a autorisé Voltaire à dire : Jeune et CHARMANT OBJET, vous n'êtes point TOMBÉE en de barbares maïns.— Tombée est au féminin, parce que l’auteur est plus occupé de Palmyre, à qui ces paroles s'adressent, que du nom objet par lequel il la désigne.

De même Racine a dit dans Athalie :

© Entre Je pauvre et vous, vous prendrez Dieu pour juge, -

l y a, comme ntre un verbe

ition d'un ou ne idée déjà ue quant au,

grâce et plus Vous souvenant, mon fils, que,çaché sous ce lin, , Comme eux vous fûtes pauvre, et comme eux orphelin... “Res La régularité grammaticale demande comme lui à le bras, 4 io : : : ie L la place de comme eux; mais le poëte, plein de son

idée, oubliant le singulier le pauvre, et ne voyant que les pauvres en général, établit ses rapports, non * avec le mot énoncé, mais avec les êtres qui occupent son esprit. ‘ . 7 à :

C’est encore la syllépse qui nous autorise à dire : Un grand NOMBRE de personnes ONT PÉRI victimes. de leur témérité, phrase où les mots on! péri, victimes et leur sont mis en rapport, non avec nombre, mais avec le mot personnes, parce que l'esprit: n’envisage que ce dernier nom. Æ

rieux surnom de :

e mes yeux ;

squ’il n’ajoute vent: , parents tême, -S’entr’égorger où es uns les MENT QU'à lui est un double * eulement.

fautes. — Foule ime la même -

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