SCÈNE III
AMELY, BETZI.
■amély , a Betzi, restée interdite. A merveille !
betzi , j moment. Oh ! c’est pour le bon motif... il m’a promis de m’épouser.
amély. Et il le fera , j’ensuis sûre.... le secrétaire de lord Broghill ne peut être qu'un honnête homme.
betzi. Lord Broghill est si noble !... si bon!...
amély. Ton fiancé a dans la figure je ne sais quoi qui me plaît et m'intéresse.
betzi. C’est comme moi , j’adore lord Broghill avec ses manières distinguées, son ton franc et ouvert !.#,
amély. C’est qu'il est fort bien.
betzi. Lord Broghill ?
amély. Lh ! non , qui te parle de lord Broghill ?...
betzi. Il était, m’a-t-on dit , au bal donné hier par lady Sidney,
amély. Nous avons dans»! deux fois ensemble tous les regards se fixaient sur
nous.
Brrzi. El M. Jakman, le juge du comté, y était-il aussi ?
amély. Oui vraiment, arec sa sotte et laide figure , son regard faux, sa parole mielleuse, son sourire hypocrite , son dos souple et flexible.
serai. Bon Dieu! quel portrait! lui,
votre futur époux!
amély. Tu plaisantes sans doute?...
serai. Eh ! sir Robert y tient.
amély. Ali ! par exemple ! crois-tu que je sois un enfant, et que je me laisse imposer un mari, sans rien dire ?... dès ce matin je parlerai sérieusement à mon cousin, et il faudra bien que j'en finisse arec son monsieur Jakman.
serai. Chut !.. Sir Robert sort de son cabinet ; il est furieux !
amély. Ne tremble donc pas de la sorte.
betzi. Ce n'est rien... ce sont les nerfs...
Mylord me fait toujours cet effet-là.
( Sir Robert et Flokart entrent en parlant vivement. )