‹ L'honneur de la maison drame en cinq actesChapitre 6 sur 59 · MATHILDE, PAUL. MAURICE · texte numérisé non relu

MATHILDE, PAUL. MAURICE

PAUL

Mon père! (Il hésite en voyant ijue Maurice ne s'est pas retourné.)

MATHILDE

Cours donc l’embrasser !

PAUL, arec effusion , prenant la main eue lui présente Maurice pour éviter tTClie embrasse.

Je puis donc enfin presser votre main, vous voir, vous entendre, mon père !...

Maurice, avec une dignité [raide.

Et moi, je vous félicite, car vous avez dignement répondu aux vœux de votre famille... j’ai pris paît, aoyc.-le, a vos derniers succès...

HATUILDK, à paît .

Quelle froideur !...

Goulez-en dès aujourd’hui la récompense auprès de votre mère, de votre sœur...

PAUL

Vous ne dites pas auprès de vous que je ne connaissais que par votre sollicitude...

MAURICE

Continuez votre carrière commo vous l’avez commencée, cl l’appui de votre famille ne vous fera jamais défaut.

PAUL, arec tristesse cl dignité.

Je vous remercie, mon père; les paroles que vous venez do m’adresser resteront gravées dans ma mémoire avec le souvenir de vos bontés. (.4 part.) Cet accueil me glace !... ce n'est pas ainsi que je rê\ais un pèro !

m a i ni lue , à Paul. assez haut pour être entendue de Maurice.

Paul, notre père est vivement tourmenté. Une affaire des plus graves, a ce qu'il parait, exige qu’il parle aujourd'hui même, juge s’il doit être chagrin d'être force de te quitter si lot... comme tu as été bien inspiré en devançant le jour que lu nous fixais : demain, Lu no l'aurais plus trouvé ici...

PAUL

Quoi ! ce bonheur tant souhaité m’aurait encore échappé! ce m'eût clé bien cruel, mon père ; car qui sait maintenant quand je reviendrai parmi vous? de graves événements s'annoncent, dit-on... et pour nous qui avons tout a acquérir, c'est à qui se distinguera sur la brèche (

MAURICE

Il y a, en effet des jeunes gens qui se préparent sérieusement à bien servir l’Etat : ceux-là sont l’ honneur du pav», l'orgueil , de leurs familles... (.4cec effort.) El c'est parmi eux qu'on 1 vous comptera, je l'espère !...

PAUL, avec chaleur.

Je vous le promets, mon pero, car je sais de qui je suis fils I

Maurice, passant au milieu .

Dites cela à votre mère. Paul, elle en sera bien heureuse ! ( / ! ra pour embrasser Mathilde . — Elle se détourne, — A Paul.) Adieu. (Il sort par le fond.)

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