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teurs de la vieille école. Empressons-nous de dire qu'il'abandonna bientôt ce triste bagage d'idées hostiles à la population française et catholique.
Le ministère Sherwood-Daly, composé de 9 ministres, n'en avait qu'un d’origine française : M. Devis-B. Papineau. : Cette grave injustice le condamnait d'avance à une défaite prochaine. On avait déjà passé l'époque où l'on pouvait impunément nous ignorer. D'ailleurs, cette administration n'avait pas, dans son sein, le seul homme qui pût prolonger son existence et lui donner de l’autorité : M. Drayer, qui se retira de la vie pol” que, cette année [1847], pour devenir juge.
La session s’ouvrit le 2 de jüin.
Après de longs débats, l'adresse ne fut emportée queipar deux voix de majorité, M, Morin votant avec la minorité. Au conseil, des résolutions de M. Neilson, comportant dans leur ensemble une motion de non-confiance,-ne passèrent dans l’affirmative que par la voix prépondérante du président; qui était lui-même ministre : M. McGill.
Depuis longtemps fatigué de voir l’administration des affaires entre les mains de ministres inhabiles.et sans influence, lord Elgin se décida, le 6 décembre, 1847, à dissoudre le parlement avant la date voulue par la loi. Les brefs d'élection étaient rapportables le 24 janvier suivant [1848],
Les élections générales se firent au milieu de la plus grande agitation, et elles se terminèrent par le triomphe éclatant du parti libéral ou réformiste, : :
dans toute la province unie. M. Morin fut élu de: nouveau dans son comté natal : Bellechasse.: MM, ::: La'Fontaineet Holmes remportèrentleurélection par +: une forte majorité, à Montréal, le château fort des . conservateurs du Bas-Canada. A Québec, MM::: Chabot et Aylwin furent élus par acclamationt: Le: Bas-Carada n'eut qu'une voix pour .condammer : l'administration des conservateurs et. pour:approu-. : ver;en même temps, la conduite de ses chefs 1: M, 1 | La:Fontaine, M. Morin, etc. C'est à peine sis D: | ou-6: candidats ministériels purent s’y faire élire: Parmi les noms des nouveaux députés sortis de:
l'urne électorale, en 1848, on remarque les noms: de MM. J.-C. Taché [Rimouski], Dumas-[-Leinster}, 1 Ls:-J. Papineau [Saiat-Maurice|, (1) etc. 4 (
Le troisième parlement fut convoqué le de fe. vrier 1848.
M. Cayley; député aébaenadils: proposa sir. . Allan McNab à la dignité de président ou orateur : de la chambre d’assemblée. M. Baldwin, de son côté, proposa M. Morin, et démontra les avantages | que celui-ci avait sur l’autre candidat, vu qu'il sa- L ce vait ‘également: les deux langues parlées dans le : ; pays, tandis que sir Allan ne savait que l'anglais. . É
On n'a pas oublié que, en 1844, les deux mêmes: | j candidats avaient:été proposés, et que sir Allan-ne :' \ l'avait emporté sur, son concurrent que par 3:voix::: ÆE
(1) Ehon. Louis-Joseph Papineau avait quitté .. France pour revenir au pays, en 1845.
de majorité. Cette foîs, M. Morin fut nommé orateur par une majorité de 35 voix : 54 contre r9. M. Morin fut ensuite élu paracclamation, et conduit à son siége au milieu des plus vifs apphaudissements.
“M. Morin, dit Turcotte, avait toutes les qualités requises d’un bon président : expérience parlementaire, science du droit constitutionnel, connaissance des deux langues, il réunissait en lui tous les titres à la confiance de ses collègues. I! avait constammant travaillé au bonheur de son psys-et avait fait, pour servir les intérêts du peuple, le sacrifice des plus grands avantages personnels.”
Après l'élection de l’orateur, on prononga la déchéance-du ministère conservateur par uw vote de 54 contre 20.
Les conservateurs avaient pris le pouvoir en. 1844, lors des difficultés survenues entre le gouverneur Metcalfe et le ministère La Fontaine-Baldwin.
Après lé vote de 54 contre 20, formant l'arrêt de mort du ministère Sherwood-Daly, Lord Elgin chargea MM. La Fontaine et Baldwin de la formatiou d’une nouvelle administration. Quelques jours plus tard, on annonça un ministère dont M. La Fontaine était le chef, avec M. Baldwin comme collègue-haut-canadien. Les conseillers exécutifs du Bas-Canada étaient MM. La Fontaine, Caron, F.-P. Taché, L.-M. Viger, James Leslie et T.-C. Aylwin,
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MM. La Fontaine et Baldwin se voyaient donc, pour la deuxième fois, à la tête du pouvoir. Ils devaient l'honneur de cette haute position à leurs talents supérieurs, à leur intégrité et à l’indépendance de leur caractère. Cette position, ils l’avaient conquise ‘après une longue et honorable lutte, etils la méritaient à tous égards.
Après la passation d’un seul acte, celui qui concernait les émigrés, et le vote des subsides, le gouverneur prorogea les chambres, afin de donner ‘aux nouveaux ministres le temps de se faire réélire, ét afin de lcur permettre aussi de mûrir les mesures qu’ils auraient à soumettre à la session suivante, La session de 1849 s'ouvrit le 18 janvier. Elle est sans contredit la plus mémorable de toutes les sessions du parlement uni. ‘ Elle fut remarquable par le nombre de mesures importantes qu'on y adopta, et elle est devenue tristement célèbre par ja perte des édifices du parlement [à Montréal], auxquels la populace mit le feu.
Les miaistres avaieut tous été réélus, ou par acclamation, ou par de fortes majorités, (Ce résultat proclamait hautement la Pphiste du nouveau ministère.
Depuis la session de 1848, M. E.-P. Taché avait été appelé au conseil législatif avee MM. Turgeon, Quesnel, Bourret, Saveuse de Beaujeu, Louis Mé- LE thot, Leslie et John Ross. Ces sominations furent faites par le ministère La Fontaine-Baldwin, afin . de rendre justice à la population française.
‘Lord Elgin [1] iaaugura le rétablissement de la
: laugue française dans le parlement canadien, L'An- 1 gleterre venait de ruppeler la cause vexatoire de ‘À Ja constitution qui proscrivait notre belle langne É ; L d ans les procédés législatifs ; elle s'était aussi dé- Ÿ » » terminée à accorder une amnistie générale aux Ca- ‘4 | nadiens impliqués dans jes troubles politiques.” : - . On peut dire que touts ces mesures si im:port- tant-s étaient le résultat de la conduite politique 2: | suivie"par MM. La Fontaine, Morin, Caron, Balde, win, etc.
+ . “Lord Eligin, dit encore-le même historien, Ce poussa la générosité et la courtoisie jusqu’à prole noncer lui-même le discours du trône dans la lan< es gue française. (C'était une chose ‘inouïe dans les le s | fastes : parlementaires ; car, autrefois, les gouverx ueurs du Bas-Canada lisaient leurs discours 01 an-° la : glais, et le président du conseil législatif en répétait. X- ; la lecture dans la langue française. Cette bien. veillance de la part du gouverneur causa une pro-m'.- foude sensation. Les Canadiens-Français étaient at heureux de voir la réhabilitation de leur langue. Ru L. proscrite par les haines anglaises. C'est à cette oc- À casion que le vénérable M: Viger laissa échapper at ce cri d’une âme émue : ‘* Que je me sens $oulagé Dr. | d'entendre dans ma langue les paroles du discours
é- LE du trône !”
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Nous avons déjà dit un mot d2: l'incendie des édifices du parlement, à Montréal.
Le ministère a Fontaine-Baldwin avait fait rasser, dans les deux chambres et à de fortes majorités, le projet de loi accordant une indemnité aux habitants du Bas-Canadi qui avaient souffert des dommages causés, peudant l'insurrection de 1837- 38, par ‘‘la destruction injuste, inutile. ou malicieuse des habitations, édifices et propriétés des habitants, êt par la saisie, le vol ou l’enlévement de leurs biens et effets.”
Avant l'Union, le Haut-Canada avait passé une loi semblable appropriant £40,000 à l'indemnité des pertes que ses habitants avaient subies pendant les mêmes années, Ceci n’empêcha pas les députés anglais de s'opposer fortement à l'indemnité proposée en faveur du Bas-Canada, Lorsque le projet fut adopté, après des débats de la plus grande violence, les conservateurs, ou le parti ‘anglais, tentèrent d’intimider le gouverneur, au moyen de menaces, dans le cas où il sanctionnerait la loi d’indemnité en faveur du Bas-Canada, Non contents de la violence de leurs discours, en chambre, et de leursécrits, dans les journaux, ils commirent des actes de vandalisme le plus honteux. (1)
Racontons en quelques mots les horreurs de cette journée du 2$ d'avril, ou M. Morin, l'orateur, fit preuve du plus grand sang-froid. «
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(1) Encore un éobantillon du fair-play britannique,
“Le gouverneur, dit Turcotte, sans s'occuper de leur conduite, n'obéit qu'aux devoirs que lui dictaient et sa haute position et son rôle de chef constitutionnel, Le 25 avril, il se rendit au parle- --mment:pour sanctionner plusieurs actes, au nombre “desquels était celui de l'indemnité. , Au moment qu’il donnait la sanction à cé dernier, les conservateurs, placés en nombre considérable dans les galeries, firent entendre des cris de désespoir, que couvrirent les applaudissements des libéraux. Puis
- On .les vit sortir, et insulter le représentant de ja
«œeine et son état-major, leur lançant, à leur départ, des œufs gâtés et des pierres, qu’ils accompagnèrent
-de grognements et de vociférations.
“Après ces actes indignes, ils convoquent, pour le.soir, une assemblée au Champ de Mars,.et.là,
:«80us:la. présidence de M. Moffat, passent des .résolutions à la reine, la priant de désavouer l'acte d’in-
‘xdemnité.et de rappeler lord Elgin. Après plusieurs discours plus où moins violents, ils décident de se
rendre-au parlement. (Cette bande, sans aucun doute organisée d'avance. assiége l'édifice où l’as-
Semblée législative était alors en séance. Ils lan-
: cent une grêle de pierres dans la salle, que les dérputés abandonnent en désordre, ‘Puis ils: entrent comme desYurieux, brisent les pupitres et les fauteuils, et s'emparent de la masse. Un de leurs chefs, assis sur le fauteuil du président, proclame,
&u nom du peuple, la dissolution du parlement, Un …
- instant après, le cri as feu / retentit. Au:milieu de
ce désordre affreux, les membres, 1éfisiés dans la bibliothèqu:, sortent alors de l'édifice, deux par deux, ayant l’orateur à leur tit: q'ielyes-uns sont sérieusement maltraités par la populace.”
. Ges scènes de sauvagerie firent perdre à Montréal le siége du gouvernement. O1 aclipta le système alternatif, c'est-à-dire que, jusqu’à 1866, les villes de Québec et de Toronto eur:ut le siége du gouvernement, 4 aus chacune.
La session fut close le 35 mai,
Voyons, maintenant, l'analyse succinte des événements de 1848 et 1849, donnée par \I. L.-0. David.
‘“ Quand M. Lafontaine r vint at pouvoir, en mil huit cent quarante-huit,: il n’y eut qu’une voix dans le parti libéral pour offrir la présidence de la chambre d’assemblée à M. Morin, qui fut élu contre M. Allan McNab par cinquante-quatre voix contre dix-neuf. (1) C'est lui qui présidait à cette fameuse séance de mil huit cent quarante neuf, pendant laquelle on mit le feu au parlement.
# Au bruit des roches et des balles qui brisaient les fenêtres de la chambre, les représentants du peuple, justement effrayés, voulaient évacuér la salle ; mais M. Morin resta calme et impassiblé au
bvonmasnnrsnantnnnmen sense senadbnnnensnentenessssbon esse thbenesaseedenesnisssssannemans ressens dhsseespennessécnsésesssse ses sñset
() 1i y a une erreur légère ici M, La Fontaine n'était pas encore au ovvoir, mais à la veille d'y être L'élection de l'orateur éut lieu avant la forrus tion du cabinet La Fontaine-Baldwin, Les
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milieu du bruit et du tymulte : on aurait dit un sénateur romain s’enveloppaut dans sa toge en face de l'ennemi. : Il se Jeva pour dire de sa voix ordinaire : “ Ordaire, ordaire, gintlemen ” (c'est ainsi qu’il prononçait l’anglais,) et se rassit en ajoutant qu’il n’y avait pas de motion d'ajournement devant la chambre.
“Sans cette motion qui fut faite à la hâte, il est probable que le rigide président de la chambre aurait brûlé avec une partie des membres. On ne pouvait être plus dans l’ordre.”
D'un auue côté, voici comuwuent Bibaud, jeune, apprécie le méme incident.
“Quand la populace incendia les chambres, M.
À Morin était sur le fauteuil présidenticl comme ces | anciens sénateurs Gaulois, et. ne. voulut point le quitter avant qu'on cût mis devant lui uge mofion d'ajournement."”
La 3me session du 3me parlement s'ouvrit à Toronto, le: 14 de Mai, 1850, et la dernière de ce parlement, le 20 de Canne suivante, à Toronto aussi.
Deux nouveaux députés apparurent sur la scène politique : M. Luc Letellier de Saint-Just, homme de grands talents, élu par le cuinté de Kamouraska, et M. W.L. McKenzie, ls chef des révoltés haut-cänadiens, en 1837: 38. |
Au milieu d: la session, close le 31 d'août, 1851, M. Baldwin s'était retiré du miuistère. Il mourait en décembre de 1858, regretté de tou les partis.
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Peu de temps après la dernière session du aie pärlement, M. La Fontaine se retira aussi de la vié politique. Il n'avait alots que 44 ans, et sa retraite causa des regrets universels. Cette b.lle figure occupe le premir rang parmi nos gloires nationales. En 1853, il fut nommé juge en chef de la cour d'appel, y remplaçant Sir James Stuart, décédé. L'anné suivante, la reine lui conféra le titre de barounet. “
Après la retraite 4e M. La Fontaine, en octobre, les autres ministres donnèrent aussitôt leur dé-
‘mission, M. Hincks fut chargé du soin de former
une nouvelle administration. M. Morin devint le collègue de M. Hincks, pour le Bas Canada. En l'absence de M. La Fontaine, le ci-devant orateur de la chambre d’assemblée éait sans aucun doute le chef politique le plus ponulaire. Les membres du cabinet Hincks-Morin prêtèrent le serment c’usage, le 28° octobre, 18,1. Les ministres du Bas-Canada étaient, à part de M. Morin, MM, E.-- P. Taché, R.-E. Caron, L.-T.Drummond-et John
Young. MM. P.-J.-0. Chauveau et John Ross
furent nommés solliciteurs généraux, le 12 noveme ‘bre suivant, sans siége dans le cabinet.
“Les qualités nombreuses de M. Morin, (1) son intégrité, ses vastes connaissances, son patriotisme étaient reconnus de tous. Dans toute sa carrière De, qui RE VS Pa vingt années,
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@) Turcotte (Le Canada sous ‘1 Union).
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comine ministre, en 1842-43, cl comme président dé l'assemblée législative, sous le troisième parlement, il s'était acquis l'estime, le respect et la confiance de tous les Canadiens, sans distinction d'origine, ni de partis.”
Le même auteur ajoute: “Il manquait à M.
Moria l'esprit d'initiative et l'énergie, qualités cssentiellement nécessaires à un chef politique.”
“M, Morin, a dit un journaliste canadien, M.
Cauchon, avait tros de modestie et pas assez d'énergie pour devenir chef de parti. Le fait est qu'avec une intelligence hors ligne et une instruction à coup sûr supérieure à celle de M. Papineau, ct, en plusieurs choses, à celle de M. La Fontaine mêne, il se contenta. toujours de suivre les drapeaux de l’un ou de l’autre de ces hommes politiques. Il n'eut jamais son drapeau à lui, même dans les jours où il marchait, en apparence, à la tête du parti bas-canadien.” |
Le parlement fut dissous le’ 6 novembre, 1851 ;. les-quatre années dé son existence étaient expirées. Les élections se firent les deux mois suivants. Tous les ministres furent réélus ; M. Morin devint le représentant du comté de Terrebonne, et l'hon. Jean Chabot fut élu dans Bellechasse, à la place de M, Morin. /
On, vit surgir, à cette élection, plusieurs nouveaux députés : MM. Sicotte, Chapais, Tessier, etc.
Le 4me parlement s'ouvrit à Québec, le 19 août,
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. M. Moiin fit observer, lors des débats sur l'a-
dresse, qu'il aurait préféré ne pas faire partie du ca- con! binet, et qu'ii n'y avait conseyti que par un profond | e E sentiment du devoir. lianc Ceite session, remarquable à plus d'un titre, fut % que divisée en deux parties, Ily eut un ajournement 4 celle qui commença le ro novembue, 1852, et se prolon- seurs gea usqu’au 14 février suivant. qu’ils Ce fut le ministère Hincks-Moria qui fit, en 1852, ; quelc les premières démarches pour établir une digne ré- | s’em gulière de navires à vapeur entre l'Angleterre et [| de re . le Canada. Ils’occupa aussi, d'une manière très Æ Ge active, de la question des voies ferrées. 1853, La session fut reprise le 14 février, comme nous L duit l'avons déjà dit. Une des premières mesures fut force, celle de la représentation. à
“ Le ministère La Fontaine Baldwin [1] avait tenté, sans succès, de la faire adopter pendant les trois sessions précédeites. (Cette mesure qu'’expliqua M. Morin, lors de son introduction en chambre, obtint le concours de cinquänte-huit députésà sa deuxième lecture. Les adversaires se compo- 1 fer, l'é saient de MM. Brown et McKenzie, cleargrits, et des conservateurs Sir Allan McNab,Jolin A. Mac-
| ture, 1 donald, Badglev, Robinson, etc. Ils votèrent con- : qui dé tre cet acte de justice, parce qu’ils voulaient que | à la pi la représentation fût répartie d’après le chiffre des : L'o
habitants.
CECECOCPECECETEECPPCCPPCCPPET EEE CP EPTPCCOOPOTECE EEE OT
enerns es teimnensenenense
[1] Turcotte déjà cité
4 Il est étonnant de voir les chefs conservateurs continuer si longtemps leur politique injuste envers le Bas-Canada, lorsqu'ils cherchaient à faire alliance avec les libéraux de cette province. Tant que la population du Bas-Canada avait dépassé celle du Haut-Canada, ils avaient été les défen-” seurs de l'égalité de la représentation ; mais, lorsqu’ils virent que le dernier recensement donnait quelques mille âmes de plus au Haut-Canada, ils s'empressèrent de demander un plus grand nombre de représentants.” (1)
Ce fut sous l'administration Hincks-Morin, en 1853, que fut réglé le système monétaire et introduit le système décimal. Ce système devint en force, en 1854. |
La longue et laborieuse session de 1852-53 fut close le 15 juin. ‘Elle vit passer l’importante mesure de la représentation, qui valait à elle seule un* session, l'extension de la franchise électorale, incorporation de la compagnie du Grand-Tronc ei de plusieurs autres compagnies de chemins de fer, l'établissement d’une ligne de vapeurs transatlantiques, la création du département de l’agriculture, l'acte du fonds municipal consolidé, mesures qui devaient apporter de rapides développements à la prospérité du pays.” (Turcotte).
L'ouverture des chambres n'eut lieu que le 13
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[1] Autre échantillon du fair pl anglais.