‹ L'Honorable J.A. Chapleau [microforme]Chapitre 23 sur 32 · ONTARIO · texte numérisé non relu

ONTARIO

Chemins de fer ......... ee CAT TT La TR Lt des aa a UT Un

Ajoutons depuis 1882 :

Travaux sur le Pacifique dans Ontario.

Québec.

Différence en faveur d'Ontario..…........….….

me cn conan

Dix-sept millions! Quel facteur important dans l'économie

financière d’une jeune province.

La province de Québec n’a pas, M. l'Orateur, dans le gouvernement ordinaire de ses affaires, démontré qu’elle avait été extravagante. Depuis la Confédération, en effet, avec un subside de trois cent et quelques mille piastres de moins qu'Ontario, avec une administration plus difficile et plus coûteuse qu'Ontario, elle a montré les surplus suivants:

1867-68... PP OA NO TT SOS es mesterssss Fit

1872-73... TO M En LOTO TE tireur traders d delire eren este

Formant un total de...

Je pourrais ajouter à ce moment la somme de $625,000 qui était restée à même le subside fédéral entre les mains du gou-

vernement du Canada et qui fut versée dans la caisse provinciale comme suit: —

Retiré par le gouvernement de M. Joly en

LETEET css sscorncensosscoeneosertsteionteres $500,000

Et par le gouvernement à la tête duquel j'étais en 1879-80 ............,..,..,.,,,,,, 125,000 $8625,000

Jamais les dépenses ordinaires n’ont dépassé les revenus ordinaires dans la province de Québec. Au contraire, ii y a toujours eu un excédent de recettes considérable. J'aurai occasion d’examiner plus tard les circonstances qui ont imposé une dette de $19,000,C00 à la province. Je n'y fais allusion en ce moment que pour faire observer que, n’eût été l'obligation de payer les intérêts sur cette dette, charge qui n'entre nullement dans les : dépenses ordinaires, la province aurait toujours gardé ses surplus. Les quatre ou cinq chiffres suivants le prouvent:

De 1867 à 1882.

DéDAnRO rer rareerelssdtesitinenttes $33,968,413 RODBTOR Res via te es Vote TN $33,594,297 Déficit apparent ......................,., $374,115

Intérêts sur dette de 1875 à 1882... 1,897,738

Excédent réel................…, $1,523,623

La province s’est imposé une dette oréreuse, parce qu’elle avait absolument besoin de voies ferrées. Il ne faut pas oublier qu'en 1867 le Bas-Canada n'avait que les chemins de fer suivants :

Milles, Grand-Tronc, de la Rivière-du-Loup à Montréal...290,50 Richmond aux frontières... 55.00 Montréal à Lancaster 44.00 Arthabaska à Doucet Landing 35.00 Montréal aux frontières (vià Caughnawaga)..…. 40.00 Saint Lambert à Rouse’s Point. ........,..,........ 43.00 Carillon et Grenville .................. 12.75 Joliette NE SE OR TRE Et AN TT 12.00 Stanatend, Shefford et Cham nie 43.00

C'étaient là tous les chemins de fer que la province de Québec avait dans le temps.

Quant à la province d’Ontario, voyons quelles étaient ses voies ferrées à la même époque. En consultant les documents publics da 1867, l'on voit que le Haut-Canada avait alors du Grand-Tronc 481 milles, et 912 milles pour les chemins de fer suivants dans les différentes partios de la province :

Milles.

Ottawa ot Prescott... ue 54.00 Brockville et Ottawa ..... .. 86,50 Cobourg et Peterborough 28.00 Peterborough et lac Chemung ..…............ .…. 4.00 Port Hope, Lindsay et Beaverton .............. 56.50 NOIRE deteste titre CO EE TE 94.14 Erie et Ontario CET 17.00 MMOHANEN del de ENV PA ANEN 25.00 GHPHAD WEB TOP ist einteteomer etaient 363.25 London et Port Stanley 25.00 Buffalo et Lac Huron... 160.00

Formant un total de 1,393 milles contre les 575 milles que possédait la province de Québec. Surplus 818 14.

C’est dans ces circonstances que la province de Québec dût faire des sacrifices au montant de près de $19,000,000 pour ses chemins de fer. Mon honorable ami, le député de Durham, a cité, un peu à l'aventure, comme il l’a dit, les sacrifices qui avaient été faits par chaque province pour les chemins de fer, Il a regretté de ne pas avoir la statistique complète et exacte de ces chemins. Je vais tâcher de suppléer à ce qui manque à cette statistique pour ce qui concerne Québec. Durant les quinze années comprises entre le premier juillet 1867, et le premier juillet 1882, la proviite de Québec a subventionné 1,678 milles de chemins de fe] appartenant à des compagnies particulières, et le total de ces subsides s’est élevé à $4,146,164.94 en argent, et à 5,829,000 acres de terre. En estimant la valeur des terres que mon honorable ami n’a pas voulu estimer, en l’estimant pour la province de Québec à $1.00 de l’acre—c’est une évaluation qui n’est certainement pas exagérée,—le total

des subventions que la province avait données pour encourager la construction de chemins de fer par des compagnies privées au premier juillet 1882 s'élevait au chiffre de $9,987.038.99. A cetto date, il avait été payé en à-compte des subsides en argent, une somme de $2,410,441.54, de sorte qu'il restait dû à ces compagnies subventionnées $1,757,597.45 en argent, et 5,829,000 -acres de terre.

Cette statistique ne s'applique qu'aux chemins de fer bâtis par des compagnies privées. À ceci, il faut ajouter le montant qui avait été payé au ler juillet 1882 pour la construction du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, savoir $12,537,980.48, (plus d'un quart de million s’est ajouté à ce dernier chiffre depuis 1882). Comme je l’ai déjà dit, au 1er juillet 1882 il restait dû des subsides accordés à ces compagnies $1,757,597.45 en argent et 5,829,000 acres de terre, ou, en tout, une balance représentant $7,586,597.45. En ajoutant ces différentes sommes, on trouvera qu’à la date ci-dessus mentionnée, ce qui avait été contracté de dettes par la province de Québec pour aider à la construction des chemins de fer, formait, si on y ajoute le montant des intérêts sur les sommes payées, un total de $25,347,542.14, se divisant :

En argent réellement payé... $17,760,944.69

En subsides à payer ….......,,...….. 1,755,597.45 Formant un total de ..............…. $19,618,542.14 En terres à $1.00 par acre .......….. 5,829,000.00 Formant en tout... $25,347,542.14

Ces chiffres prouvent clairement que les différents gouvernements qui ont administré les affaires de Québec depuis 1867 n’ont pas reculé devant es sacrifices afin de placer la province dans une position qui fût digne d’elle, digne du rôle qu’elle est appelée à jouer dans la Confédération, et afin de l'empêcher d’être laissée en arrière dans la marche du progrès général.

. Aussi les chemins de fer ont-ils stimulé d’une manière puissante le commerce et les ressources de la province; et c’est dans une large mesure à cette cause qu'est dû le progrès et le rapide accroissement que l’on constate de $103,540,000 ou de 59 pour 100 dans la valeur de la propriété de 1867 à 1881 ;

c'est-à-dire de $174,978,174 qu'elle était en 1867, elle a été portée, en 1881, à $278,482,068.

Dans l'été de 1882, il y avait dans la province de Québec 1,812 milles de chemins de fer, donnant un mille de voie ferrée par chaque 104 milles carrés, et chaque 759 habitants. Lo tableau suivant indique la position que Québec occupe sous ce rapport vis à-vis des autres provinces du Dominion :

Milles Popula-

% Fa carrés p ion pi Superticie Popula- QFR SR pr MON DEE

Provinces, milles carrés, tion, RAS qu fer. de fer.

Ile du Prince-Edouard....…. 2.033 108,991 10,75 549 Nouvelle-Ecosse Messe . 20.907 440,572 34.37 724 Nouveau-Brunswick 24.174 321,233 31.02 367 Province de Québec... 188.688 1,359,027 104,13 750 Province d'Ontario 101.734 1,923,228 26.47 500 Province de Manitoba ..….. 123.200 65,954 244.44 131 Colombie-Britannique 341.305 49,459 6.326.10 got Territoire du Nord-Ouest...2,665.252 56,446

Puissance du Canada 8.470.392 4,224,810 426.19 931

Et la proportion de la province de Québec, vis-à-vis les autres provinecs, sous ce rapport, était celle-ci: l'Ile du Prince- Edouard avait 198 milles de chemin de fer ; la Nouvello-Ecosse, 608 milles ; le Nouveau-£runswick, 876 milles; Ontario, 3,843 milles ; Québec, 1,812 mille: ; Manitoba, 504 milles; la Colombie anglaise, 50 milles, et les territoires du Nord-Ouest, 256 milles, formant à cette date un total pour toute la Puissance du Canada de 8,147 milles de voies ferrées.

Mais, a dit mon honorable ami—après ceux qui l'ont dit avant lui—pourquoi la province de Québec ne se taxe-t-elle pas ?

M. l'Orateur, quand Québec est entré dans la Confédération, ce n'était pas pour empirer sa position. Elle devait y trouver au contraire le maintien de son autonomie. Institutions, langue, lois, ne sont pas tout ce qui constitue l'autonomie; le caractère et les habitudes en font partie. La taxe directe est opposée aux sentiments des habitants de la province. Malmenée sous les anciens gouverneurs français qui transplantèrent ici l’absolutisme monarchique, sans le frein que les rois eux-mêmes

oo +

croyaient devoir s'imposer, plus tard taxée sous le régime militaire et sous le régime moitié constitutionnel et moitié absolu, jusqu’en 1841, notre population a pris naturellement pour les taxes une aversion qui fait aujourd’hui partie de ses mœu:s,

On a dit: faites comme le Haut-Canada ; taxez les municipalités pour la justice. Pourquoi adopter un état de choses qui laisserait croire à notre province que la confédération a empiré sa position ?

En 1866, avant la confédération, lo Haut-Canada n'avait pour fra!3 de justice, avec son excédent de population, que $386,257 ; le Bas-Canada avait déjà à cette époque $413,903. L'administrution était commune aux deux provinces qui formaient la province du Canada, et cependant, les frais d'administration de la justice pour le Bas-Canada étaient beaucoup plus considérables. On convenait donc alors que les circonstances ou la nature de notre organisation rendaient notre justice plus coûteuse. Il n’y a pas besoin d'en chercher longtemps la raison. Il y a d’abord le fait de l’agglomération de la population et du capital dans les grandes villes et dans les ports de mer qui sont de nature à augmenter considérablement les frais de justice. Quoique la population d’Ontario soit plus élevée que celle de Québec, les circonstances multiplient les affaires dans cette der nière province d’une manière disproportiunnée à sa population. Presque tout le commerce d'Ontar:io doit passer par la province de Québec, et s'arrêter à Montréal ou à Québec. Il en résulte toute une série de transactions, assurances, transports, hangarages, manutentions, pouvant entraîner des différends et des frais judiciaires. Et indépendamment de ces causes transitoires de procès il y a, par exemple, le chiffre des importations et des exportations imputables à chaque province. Les importations de la province de Québec, d’après les derniers relevés, étaient de $53,105,257, ct dans la province d’Ontario de $41,690,760. Les exportations de Québec étaiént de $38,972,121 et celles d'Ontario, de $40,765,921, formant un total pour la province de Québec de $92,077,378, et pour Ontario, de $82,456,681, laissant un surplus en faveur de Québec, de $9,620,697.

Le capital qui est engagé dans la navigation océanique, se composant de treize à quatorze lignes de steamers, ct qui est presque exclusivement concentré à Montréal ct un peu à Québec,

se monte au moins à $15,000,000 et entraîne des affaires pour au moins $10,000,000 par année, le fret seul se montant à 1,000,000 de tonnes par année.

Le capital des banques impose à la province de Québec une autre série d'opérations onéreuses pour la justice comme on peut s’en convaincre par l’état suivant :

Québec. Ontario. Surplus.

Capital des banques et

fonds de réserve..….....$45,000,000 $25,000,000 $20,000,000 Dépôts dans les banques... 55,000,000 40,000,000 15,000,000 Escompte et prêts... 81,000,000 62,000,000 19,000,000

Nous avons donc sur ces quelques points seulement les chiffres d’affaires suivants auxquels Ontario n'a pas à faire face, et qui entraînent des frais judiciaires considérables :

Surplus d'importations et d’exportations....…. $10,000,000

Capital et affaires des lignes océaniques... 10,000,000 Affaires des banques... 19,000,000 $39,000,000

Ainsi, M. l’Orateur, les dépenses générales dans la province de Québec sont nécessairement plus fortes que dans les autres, et il ne faut pas s'étonner si elle n’est pas dans les mêmes conditions financières que les autres provinces. N'oublions pas qu’une population mixte habite Québec, et nous entraîne à des dépenses générales plus considérables, afin de satisfaire aux besoins de la minorité. Nous avons:

Pour le Conseil législatif de 1867 à 1883............ $650,000.00 Et dans la même période pour les traducteurs parlementaires, double impression, employés nommés en double, double subvention à la charité et à l'éducation de 1867 à 1883.......... 700,000.00

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