‹ L'Honorable L.A. Dessaules [i.e. Dessaulles] judiciaire des Etats-pontificaux [microforme]Chapitre 10 sur 14 · et ait age le oules ente ; ient · texte numérisé non relu

et ait age le oules ente ; ient

bree et

parutre uelaux utés aire pplitats, ince enu, repe 1 Se l’in- 'imorité l’altenrmis

faire |

eure

leur emis USE ation toléoisin

se

RCE

a va

ambitieux. De pareils actes doivent être abandonnës à des démagogues en démence.” -Mzr. BouretT.

‘ C’est l'Angleterre, non plus hélas, cette glorieuse Angleterre, libérule et conservatrice, que nous avons vantée, aimée, admirée ;(') mais une Angleterre dégénérée, méconnaîssa ole au moins passagèrement infidèle à ses vrais intérêts, à son bon sens, à son équité naturelle, à ses meilleures traditions, à ses plus purés gloires; une Angleterre où l'intolérance est poussée si loin, que le premier ministre déclare hautement qu’uu catholique sincère est incapable de remplir les fonctions de simple archiviste; une Angleterre qui, à Suez, sacrifie à son égoïsme mercantile les intérêts du genre humain ; qui, en Syrie, sacrifie à sa jalousie contre la France, l'humanité, la pitié, la justice ; qui, en Italie, sacrifie à la recrudescence de son vieux fanatisme protestant le droit des gens et tout ce qu’elle a ellemême garanti; qui applaudit et qui provoque chez nous à toutes les opyressions que ses lois interdisent chez elle; qui fomente et encourâge contre le Pape, les actes et les idées qu’elle a noyés dans le sang des Irlandais, des Canadiens, des Indiens et des Toniens ; qui, dès qu’il s'agit de nuire à l’Eglise, a de argent pour tous les aventuriers, de la connivence pour toutes les invasions, de la sympathie pour tous les crimes ; un Palmerston pour mener, en s’en moquant, le deuil du droit européen cemme de l’antique honneür britannique ; et je Le constate avec le plus douloureux mécompte, un Gladstone pour insulter à la pudeur filiale de tous les catholiques, en qualifiant leur Pontife et leur père de mendiant sanguinaire”’— Le Comte DE MONTALEMBERT.

(*) Personne plus que nous n’a loué l'Angleterre; mais c'était également l'Angleterre gouvernée par les torys,‘et non par les wbhighs sans honneur et sans principes. |

dé

Hélas, qui ie sait mieux que nous, Français? Voilà

70 ans que nous poursuivons dans notre patrie l'édifice

de notre liberté, et jamais nous n’avons pu obtenir du temps la consécration de nos effurts. Quand nous croyons avoir bâti, un vent se lève sur notre ouvrage et nous fait des ruines qui étonnent tous les térmivins de nos tragiques mécomptes.’—LACoRDAIRE.

# Attaqués dans notre honneur, à la face de la France, il nous est impossible de ne pas répondre.

‘“ Nous avons prêté sermeut au gouvernement impérial rans arrière pensée. Mais est-ce que le serment d'un député aurait pour elfet de le forcer à approuver toutes les mesures, bonnes où mauvaises, du gouvernement ?

‘ Dans ce cas, à quoi servirait le Corps Législatif?

‘“ Le deputé n'est pas un fonctionnaire. Ce n’est pas une fonction qu’il exerce, c’est une mission qu’il remplit, la plus haute et la plus libre.

# Son serment est chose sacrée ; mais c’est précisément là ce qui l’oblige à n'écouter que la voix de sa conscience dans lappréciation des actes du gouvernement.

‘ Ce n’est pas à nous à décider si, en frappant trois députés d’un blâme public, M. le ministre de l’intérieur n’a pas atteint la chambre entière. Nos honorables collègues sont juges de la dignité de notre corps. Nous nous bornons à protester contre l’uccusation dont nous sommes l'objet, d’un côté parce qu’eile est injuste ; de l'autre, parceque nous ne reconuaissons pas à M. le ministre de l’intérieur le droit de nous l’adresser.

“ Nous apprécions comme nous devons l’insinuation du rapport qui tendruit à nous faire donner notre démission. Il serait trop commode de se débarasser des députés opposés à telle ou telle mesure, en les some mant de s'adresser de nonveau à leurs électenrs.”—

Vicomte Anaïroce Lemencier, L. pe Cuzvenviee, E, KELLER, |

Le # FAN SE :4 FL KEY + pra nr.

jorsi AS a ae SA vd:

LS #1 ; “ta %

Il n’y a plus que les aveugles ou les complices qui puissent, devant la politique française, nier les avantages de la liberté.”-.MonNTALEMBERT.

L'honorable L A. Dessaules; redacteur du 66 Pays

Commert, monsieur, vous avez capitulé au milieu des hurrahs d'encouragement que vociférait après vous votre parti?

Vraiment, je ne puis y Voir qu’un mouvement stratéique pour vous rapprocher de Minerve (') et unir vos orces aux siennes pour obérer vos concitoyens

de taxes en faveur d’une municipalité qui ne paie pas

. même l'intérêt de sa dette, mais qui bâtit huit belles oires à la fois. Pourriez-vous n’informer si de pareïls articles sont soldés par les économistes de la Corporation ?

Revenons à nos moutons. Je vous ai beaucoup scandaliisé en traitant d’espion l'ambassadeur de Bonaparte. Je tiens à justifier une accusation que je n’aurais pas mise en avant si elle n’était pas appuyée d’un aussi grave témoignage que celui de l’ancien ministre, comte de Falloux.

On traite d’espion le duc de Grammont, parce qu’il a servi d’instrument pour combiner lassassinat en grand de Castelfidardo ; parce qu'il a été convaincu de mensonge au sujet des prétendues ovations qui auraient été faites aux volontaires bretons dans l’enceinte du Vatican ; parce qu’eufin, en sa qualité d’ambassadeur, il a affecté plusieurs fois de saffranchir du cérémonial de la cour de Rome, c’est-à-dire, dans sa sitnation, de manquer au decorum.

Quel autre motif au reste, que l’espionnage, pouvait

(°) Un même article a paru et dans le Pays et dans la Minerve.

…… 57 * dt

‘avoir Bonaparte de laisser le dur de Grammont'à

Rome, quand le Pape n’avait plus de Nonce à Paris (*) Mgr., aujourd’hui le cardinal Saccuni, avait dû quitter la cour impériale, à cause de limpossibilité de

. présider invariablement avec dignité le corps diploma-

tique en présence d’un prince aussi oublieux des con-

- venances que de ia parole donnée, et qui livrait à la

presse ses leitres autographes au Souverain Pontife en

“en même temps qu’elles parvenaient à leur adresse.

La cour romaine, d’autant plus grave qu’elle est à la fois ecclésiastique et civile, ne souffre point de légèretés et les évite. lle aurait traité avec l’Angleterre an sujet de l'institution des douze diocèses catholiques ; mais le très noble lord Normanby nous apprend qu’il fut tellement compromis à Paris par le parlage indiscret des ministres dans l’enceinte du Parlement britannique, que le Nonce Apostolique, qui avait commencé à traiter avec lui, dut lui faire l’affront de ne plus vouloir l’écouter.

La conduite disgracieuse que Bonaparte, fumant son cigare, a tenue plusieurs fois, ne me fait que trop comprendre que l’épée seule n’anoblit pas. : L’imperator des Français est éduqué comme en Angleterre la classe moyenne. Quant à Plon-Plon, nous lavons vu ici; vous qui Vous y Connaissez, sa mine vous :a-t-elle paru bien prestigieuse ?

Et si nous mettons en face les ambassadeurs romains et les ambassadeurs bonapartistes, jugez du cardinal Sacconi par le cardinal Bedini, que vous avez vu ici, et auquel vous avez présenté une adresse quelconque ; vous a-t-il eu l’air d’un écorcheur ?. Et que dire du duc de Grammont, du baron Brenier ! .... un ambassadeur qui fait de l'agitation dans les rues et que le menu peuple bâtonne, n’a, après tout, que ce qu’il cherche.

Voulez-vous un prince au vrai cœur de roi? ce n’est pas Bonaparte, qui, à la tête de quarante millions d’hommes et adossé à la Grande-Bretagne, jette partout

Ja discorde. On peut faire cela, et n’avoir que le cœur

“{°) Mgr. Chighi va toujours à Paris, mais il ne s’y rend jamais.

d’an franc-magon (1). Le vrai roi, c’est Ferdinand des Deux-Siciles, qui, chef de six millions d’Italiens, défie uvec succès l’ingérence du Breton b'utal et du Gaulois perfide. Qu'il ait éte Bomba. et son chevaleresque fils, Bombino, je le veux bien, pourvu qu’on m’accorde que l'Inde anglaise est remplie de Bombas, qu'il y a en Irlande une foule de Bombas, qu'un Bomba pèse sur les Iles Tonieunes, et qu'il y a eu des Bombas jusque en Canada: il y en a qui en conviendront, puisqu'ils. ont appelé Colborne dr#/ot et satan !

Avant de terminer cette lettre, je vous dirai que je ne m'accorde point avec l'écrivain de la Minerve sur le comte de Maistre, qu'il vous a cité comme une autorité irrécrisuble. Cet homme a été un prophète politique paradoxal, absul, étrange, génie sauvage et rétrograde, auquel force aurait été de concéder au moins la sincérité, mais qui n'en fesait pas un moindre tort à ia religion eu ne prouvant rien pour elle, de cela seuqu'il prouvait invariablement trop. Et cette sincérité apparente est aujourd'hui elle même tont-à-fait come

promise par la publication de sa correspondance quand il étuit ministre de Surdaigue à Saint-Petersbourg.

Je suis, monsieur, Votre très humble serviteur,

Braun.

ne. RÉ nes nn tent

(D) Siactuellement la hideuse révolution s’:xtravase (2) par Île. monde. à qui s'en prendre, sinon à celui qui a donné l'impulsion æ toutes les passions mauvaises qui minent surtout l'assiette de la vieille Europe ?

(2) Ce mot ne convientpas à M. Dessaules. Le prince de Talley-

rand s’en sert pourtant au congrès de Vienne, en s'adressant ag. souverain alliés |

“2 pe de

QE 27% ‘6 A The LE EE à Me j

€ Le prince qui a donné à la religion tan’ de témoignages de déférence et d’attachement ; qui, après les mauvais jours de 184, a ramené le Saint-Père au Vatican, est le plus ferme soutien de l’unité catholique, et il veut que le chef suprème de l’Église soit respecté dans tous ses droits de souverain temporel. Le prince qui a sauvé la France des invasions de l’esprit démagogique, ne saurait accepter ni ses doctrines, ni sa domination en Italie.”— Circucatre du 4 mai 1859, signée RouLaND, ministre des cultes.

Dans l’ardeur d’une expédition annoncée sous les plus brillants auspices,on promettait alors (qui ne se le rappelle ?) tout ce qui était demar lé, et même ce qui ne l'était pas : aux Italiens, la liberté complète de leur patrie, et une fédération d'états dont tous n’éprouvaient pas le désir; au Pape,le maintien de tout son pouvoir, etjune presidence des futurs confédérés, dont il n'avait jamais réclamé le fardeau. L'Italie devait être libre jusqu’à l’Adriatique ;. toutes les dépèches en portaient l’assurance souscrites du sceau impérial. Le Pape serait conservé dans lintégrité de tous ses droits temporels. Toutes les voutes des églises retentissaient de cet engagement signé du confident attitré de Ja pensée souveraine. Devant de telles assertions, le doute que quelques personnes s’obstinaient à concevoir était considéré comme un outrage, et on leur enjoignait de cesser d’être inquiets sous peine de devenir factieux. Des mandemens épiscopaux, qu'on n’empêéchait pas alors les journaux de reproduire, envoyaient acte de la parole donnée dans les moindres paroisses de France ; mention en était faite au début de toutes les prières. Si les sermens des hommes sont reçus dans le ciel, Rs aucun ne lui fut porté par tant de bouches à la

is.

On sait ce qui est advenu: la rencontre de fortes citadelles, en Vénétie, et l'apparition précisément aussi inattendue d’élémens révolutionnaires en Italie; la.

‘guerre subitement arrêtée; la paix ‘plus subitement conclue, L'Italie ne peut être libre tout entière, et l’ine tégrité des Etats du Pape est entamée par l’insurrection. Les promesses ne se trouvent remplies envers À personne ; on les remplace par'des conseils qui furent F également offerts à tout le monde : conseil aux Italiens à de renoncer à toute tentative d’unité exagéree, et de ; retour de bonne grâce sous l’autorité des princes déchus ;(*) conseil au Piémont de renoncer à la poursuite d’annexions exvrbitantes ; conseil à l’Autriche de relâcher la düreté de son joug en Vénétie, et d’ouvrir ses citadelles à des troupes italiennes ; conseil au Pape de désarmer ses sujets par l'offre de concessions faites à

leurs vœux supposées. Chacun de ces avis différens eut sa dépêche officielle et même son épitre autographe. FA ‘ Les conseils ont eu le même sort que les promesses. di Comme Îles unes n'avaient pu ètre tenues nulle part, Fe nulle part aussi les autres ne furent agréés. Les Ita- à | liens ne firent pas mine uu seul instant de se prêter au à retour des autorités renvoyées. Le Pape ne juigea point i convenable d'ofiris à ses sujets insurgés des concessions A

refusées d'avance. Tout se traîuant ainsi duns l’incertitude, c'est la politique française qui a dû faire un pas de plus. La période des conseils avait succédé à celle des promesses : elle est remplacée aujourd'hui par celle des exigences et des sacrifices.

“ Seulement, voici la difiérence: hier encore, ou parlait à tout le monde ; aujourd'hui, c’est au Pape seul qu’on s'adresse. C’est lui, et lui seul, qui doit liquider à ses dépens les frais de la succession embrouillée qu'ont laissé derriére elle une guerre qui a tout ébrunié et une paix qui n’a rien raffermi. Sous une forme polie, discrète, mais claire, la lettre du 81 décembre, s’il faut en croire plusieurs de ses commentateurs de la presse, est une sommation respectueuse adressée au Pape de sacrifier ce qu’il a perdu, sous peine de perdre ce qu’il possède. Par cela même que

() Accompagné, comme le remarque le comte de Rechberg, de S'assorance que l'empereur des Français n'entendait cependant les ‘ gôner nuliement, s'ils ne désiraient point leurs princes,

mn,

siONS icer- 1 pas celle celle

>, OU Pape doit emqui à Sous lu 31 menteuse , SOUS > que

erg, de ant les

Gt:

ja garantie des provinces encore soumises à l’autorité du Saint-Siége n’est.accordée qu’en échange du sacrifice des provinces insurgées, il est évident, de leur aveu, que le refus du sacrifice doit entraîner la perte de la garantie: c’est à prendre ou à laisser. Au début de la crise, tout était promis sans conditiun ; huit mois à peine écoulés, on offre en échange d’une perte certaine une caution conditionnelle.” -- Le prince de Bro- GLIE.

‘ L’empereur quitta l'Italie laissant derriére lui un conseil, mais n’y joignant aucune m°sure effective pour que ce conseil prévalût. Florence, Parme, Modène, Bologne, passèrent sans précautions, sans garanttes, sans contrepoids sous l'influence exelusive des Piémontais. Le marquis Pepoli vint, en qualité d’allié de Ja famille impériale et de plénipotentiaire des Romagnols, demander à l'empereur une audience qui demeura mystérieuse comme l'avait été l'entrevue du comte de Cavour à Plombières, Une seule chose fut connue, c'est que le marquis Pepoli sortit de l'audience impériale comme le comte de Cavour était sorti un an avant, plein de feu pour l’action et respirant la confiance qu'il répandait autour de lui. Ainsi encore devaient sortir plus tard de Chambéry, MM. Farini et Cialdin; {17 — Le comte de FALLoux.

“ Le général Lamoriciére a publié, dans le Journal de Rame du 24 octobre, une réponse à l’article du Mosaiteur du 15, qui niait la promesse de secours prêtée à M. de Grammont, et établissait qu'il ne pouvait être question, à cette époque, d'envoyer des troupes françaises pour s’opposer à l’entrée de l’armée sarde dans es Etats Pontificaux. Il donne ie texte d’une dépêche de M, de Grammont annonçant au consul de France. à

Ancône, avant le 16 septembre, que le gouvernement françuis ne tolérerait pas la coupable agression du gouvernement sarde. Les expressions de cette dépêche prouvent, suivant lui, que, quoi qu'en dise le Moniteur, il était déjà question, à cette époque. d'envoyer des troupes françaises dans les Etats Pontificaux, ct il ujoute que la dé pêche de M. de Grammont ayant été envoyée par le consul de l'rance à Ancône au général Cialdini, ce général se contenta d’en accuser réception, et continua sa marche. On prétend même—mais le général ne répète point ce propos—quil aurait dit au consul de Frarce : ‘ fe sais mieux que vous quelle est la veritable politique de Fempereur./? — Correspondance du Courrier des Liats. Unis.

& Si l’on veut trouver des causes à cesapypré :2ns10n8, on pourrait peut-être les trouver, suit dans Ix1 fimeuse prociamation impériale adressée de Milan aux Italiens, soit dans l’ interprétation dounée communément à l’entrevue qui eût lieu à Chambéry entre Pempereur des Français et uu des généraux piémontais; soit dans Pintroduction du principe de non-intervention, entendu de mauiére à favoriser la révolte ete mine ôchcr les puissances catholiques d’accourir à la défense du Souverain-Pontife....” — Le cardinal ANTONELLI.

“ Notre diplomatie affectait de réclamer des réformes, et reculait quand eile paraissait sur Je point de les obteuir. Et le dernier manifeste de notre politique était l'Italie pacifice n'importe comment, c’est-à-dire avec ou Sans traites, avec où sans spoliations, avec où sans

« respect du droit qui assure à une œuvre la durée en cons temps que honneur. A l’aide de queis artifices et par quelle habileté nous réduisait-on à cette inex-

# fs Parano 85

PT x A.

di che eur, des til été éral iON, is le t'aut > est pon-

OBS, euse jens, l’enr des dans endu puislive

rmes®, :s Obétait avec | sans ée en ifices inex-

2e — es on à SERRE sr dE 2: St mr RD See riene Less RAT RE LE RS RO DS TR RSR — LS n

-flicable attitude ? Hélas! il faut le dire, ce n'était que

par un tissu de contradictions cyuiques, par une révo-

lution perpétuelle et sans pudeur entre des principes

opposés, selon qu'ils caressuient où importunaient Ja révolution en marche ou le complot en travail, S'agissait-il du Pape, il était coupable lorsqu'il n'avait point d'armée, price que la répression des délits et le cours de la justice n'étaient poiut garantis À ses sujets. Formait-1l un noyau d'usmée,on le trouvait plus coupable, parce que, dès lors, Pinvasion de ses Etats devenait plus diflicile. Quaut à la France, elle avait eu le droit d'intervenir lorsqu'il s'agissait d'ouvrir au Piémont Milan et Venise; elle re lavait plus, s'il s'agissait de lui retirer florence, Parme et Bologne. S'ugissuit-il de nationalités, lie IX et le rai de Naples cessaient d’être Italiens, et Ja maison de Savoie, Ja moins Italienne de toute lPftalie, avait seule le privilége de répondre au programme national. S'agissuit-il d’'institutions poliiiques, on ne pouvait établir en Italie une

centralisation trop arbitraire ; muis cette même cen-

tralisation, on appelait la révolte pour la combattre en

Hongrie.” — Le comte de FALLoUx.

“Vous avez deux fices, et vous les montrez toutes deux tous les jours. Vous dites aux catholiques: Ne me reconnaissez-vous plus? Je suis le gouvernement qui a fait l'expédition de Rome, qui a accablé le Pape de ses sympathics, avant, pendant et après Ja guerre ; qui a sigué Ja paix de Villa-Franca ; qui a renforcé la .garnison de Rome, cn rappelant son ambassadeur ds Turin ; qui seul à maintenu ses vaisseaux devant Gaëte.” Vous dites aux partisans cxaltés de la revolution italienne: % Pourquoi vous défiez-vous de moi, et que vous fait la préscuce de mes troupes à Rome? Avez-vous oublié que j'ai consenti jadis à contrecœur à l'expédition de Rome! ce que j'ai écrit à Edgard Ney ; que la paix de Villa-Franca a été dans mes mains une lettre-morte ; que j'ai dit bon voyage à ce-

lui qui. partait pour Castelfidardo ; que j'ai rappelé,

a plus aue Naples ?”

après tout, ma flotte de (ïaëte, et qu’il n’y jourd’hui ni Etats Pontificaux ni royaume d — Le duc D'AUMALE.

‘ Je crois qu’on peut professer des opinions libérales sans admirer toutes les entreprises révolutionnaires ; . et pas plus en politique qu’en religion je n'accepte la maxime, que la fin justifie les moyens. Je counfesse donc n’aimer guères ui les expéditions secrètement encouragées, publiquement désavouées, et dont on s’empresse ensuite de recueillir les fruits ; ni ces invasions soudaines que n’accompagne aucune des formalités salutaires et protectrices consacrées par le droit des gens ; nicet acharnement contre un jeuue roi, dont on tient à précipiter la chûte dès qu’on le voit entrer duns la voie des réformes, et dont on se hâte de consommer la ruine dès qu’on le voit disposé à se défendre. Et surtout, je le declare, je ne puis nrincliner et battre des mains quand je vois le général piémontais, qui venait complinenter l’empereur en Savoie, accourir de Chambéry, la main encore chaude de l’étreinte du chef de l'Etat, pour écraser cette poignée de Français autorisés par lui à défendre les Etats du Pape!” — Le duc D'AUMALE.

‘ La Sardaigne a accepté le conseil de non-intervention comme un avis qu’elle pouvait envahir sans crainte le territoire de ses voisins. N'est-ce pas le cas de citer ces paroles d'' Pape : ‘qu’il est étrange qu’il soit impunément permis au seul gouvernemeut piémontais de mépriser et de violer un pareil principe, celui de la non-intervention, lorsque nous le voyons avec une armée ennemie, et aux yeux de toute l’Europe, fre irruption dans les Etats d'autrui, et en chasser les puuces légitimes? De .là, découle, continue le Pape,

nles es ; e la lonc ouesse sousa luens ; tient 18 la er Ja . surdes nait ham- 2f de )risés e duc

rvenrainte citer t imais de de la > ue , fure or les

Pape,

eette peruicieuse absurdité qu'on n'admet l'intervention étrangére que pour provoquer et entretenir la rébellion.’

“Tel est, en effet, le priucipe de non-intervention apphqué par la Sardaigne en ce qui regurde les Etats Pontificaux. lus son upplication en ce qui regarde Naples est encore plus extraordinaire... Que penser de Ja coudinte de Victor-Emmauuel, lorsque ses armées envahissent, duus le but de les anunexer, les Etats mêmes d’un souverain auquel il a témoigne, jusqu'à la derniere heure, ses aunieales intentions ?

“(uen penser, lorsque, sans declaration de guerre, sans alléger aucun motif pour un tel chingement, il se précipite tont-A-coup pour depomtler de ses domuines héréditaires un souverain dout il n'a reçu n1 provocation ui defi? &i cela n'est pas une intervention, c'est alors que ces mots non-intervent on Siguifieut permission d'envahiret de preaure les droits, les propriétés et les domaines de ses voisins ; c'est que le brigandage west pas une titervention; C'est que, la fin justifiant les moyens, il est permis de voler avec impuuhé et avec gloire.” — Le Morning Heruld.

Complicité entre la France et le Piémont dans les affaires de Naples: —* De la lacune qui se rencontre sur ce point dus les correspondances communiquées au sénat, il faudrait inferer, où bien que ces observations sont demenrées sans réponses, on que celles-ci ont revêtu in curactère confidentiel.” — Les affaires d'Italie d'apres les Documents.

Episode de la Session actuelle du Sénat.

Ure voix :-—Quanud a commencé la défiance !

Le vicomte de Ségur-d’Aguesseau : — C’est, messieurs, quand on à cru voir que le gouvernement ne réstuit pas fidèle en Italie à la politique proclamée dans. les précédentes déclarations ; c’est quand on a cru voir que la Frauce ne jaissai‘ plus au Piésont seul la responsabilité de certains actes. Lorsqu'on à vu cette déviatiou dans la politique de la France ; lorsqu'on a vu le principe de la nun-intervention, qui devait profiter aux puissances italiennes, ne profiter qu’à l’audacieuse ambition du Piémont, oh! alors, il n’y a plus eu de doute : il y avait un changement de système. Ajoutez toutes les complaisances successives qu'on a eues pour le Piémont;après les odieux meusunges de Chambéry ; ajoutez le silence dans lequel nous avons supporté les . insultes prodiguées au premier ministre du Souverain- : Pontife confié à la carde de notre drapeau.

Plusieurs voix crient: À la question.

Le vicomte : -— Je cherche simplement à expliquer par une autre cause que M. Fould, la défiance qui existe certainement en Europe vis-à-vis de la politique impériale.

“Vous me demanderez de quel droit je parle:au nom de tous. Vous avez compté peut-être sur nos divisions. Oui, nous sommes rt nons demeurerons divisés sur bien des questions. Mais la France et le Piémont semblent s'être entendus pour nous rapprocher. 11 n’y a plus que les aveugles ou les complices qui puissent, devant la politique française, nier les avantages de la liberté, et, devant la politique piémontaise, imposer silence aux révoltes de la couscience.”--MoNTALEMBERT à CAvOUR.

. “Ea 1830, le parti whigh arriva aux affaires, et in.

ué

OM

ns.

en lent que t la , et, aux DUR «

ine

49) y A ï vd À

EE

Fa

tronuisit dans la politique de l'Angleterre un système nouveau, celui de la propagande constitutinnnelle.

‘6 Ce système, qui eut pour princios or ne en Ita. lie, pendant l'année 1847, lord Mini sets il pus seulement coutraice à l’odre publie etironéss s 1! portait en lui des vices radicaux. En general, tendait à compromettre l’existence même des tas secondaires, trop faibles pour résister à des -ecoirses periodiques 5 dans a questiou italienne en particulier, 1 tendait à tromper les populations en leur montrant une chimère, pe rêve d’une Ttalie indivise, et en ne leur prétant qu'un appai moral où occulte qui etait loin de leur suffire. Ainsi, pendant que la Sicile se soulevait, lord Palmerston, dunt les excitatiois avaient puisaminent contribué à lu prise d'armes, écrivait a lurd Normanby pour déclarer que la Grande-Bretagne ne se considérait nullement comte guarante de ia co: stitution de

“ Le système du parti whigh va donc directement coftre sun but, en tant que destiné à favoriser en Europe le développement du régime constitutionnel. En tant que destiné à affaiblir sys ématiquement les petits Etats, nous demandons s'il est aussi conforme au droit des gens,aux principes de l’équillibre européen, qu'aux intérêts particuliers de la Grande-Bretagne. Ù

“ Cette même multitude qu’on appèle la nation, le pays, le peuple, partout où elle criera vive la réforme, devient immédiatement a plus vue populace, dès qu’elle s’avise d’acclamer la royauté.

‘ Quelque soit le nom qi Ini appartient, toujours estil que cette multitudé salué Ferdinand IT de ses vivats éhaque fois qu’il se montre duns la rue, et que ce prince,

qu'on veut représenter comme un tyran détesté, laisses approcher la ioule jusqu’au murcie-pied de sa voiture.”

& L'intervention collective des dijionaites anglaise et francaise entre le roi de Naples et son peuple, ma pas laissé que diuspirer en Eurose un certati étounement.

Que l'Angleterre, cachant ses vies auibitieuses sous le masque de Phumanité, qu’elle ue isunque Juris de prendre quand il s’agit de ses iniérêi., cherche à ressaissir la Sicile, et encourage x 6e dessein Je parti de la révolution, elle est dans so: r@1 1 reste de tout point fidèle aux nobles traditions dt {'rresmn Ofjiice.

6 Mais que la France se eroie les remes intérêts que PAngleterre en de telles circonsiuices, et qu'elle songe à pousser une puissance étrangère ins nue vole dont elle a reconuu pour elle-même le uuuger, voiià ee qui semble impossible à comprendre, à nivins de supposer, au fond de cette question compiexe, quelque côté mystérieux qui échappe aux yeux du publie. Nous ne chercherons pas à lever ce voile ; in tel examen nous entraînerait sur un terrain trop brûiaut et trop périlleux pour qu'il nons soit donné de l'iborder.”"— Le baron JuUcHEREAU D'HARVEY.

L'évèque d'Orléans a aborde le sujet, et l'habileté . avec laquelle il a demoutré, ccinbien la diplomatie française du jour.est souple sous ;a main de la diplo-

un s172)

ISE n’a he-

Page 1