AE À RE
n'est pas athée, comme on ôsait le proclamer en France, dans la chambre des députés, en 1830. Mais on admet, tout au contraire, comme règles invariables, toutes les lois divines et les vérités révélées de Dieu, et on les applique pour le bonheur du genre humain. RC ND D DELL R ET DR LU TS UT
“Il ya à Rome des commissions qui sont comme des chambres de represeutuns, chargées d'examiner soigneusement les lois munic As et administrative 8, de régler les impêts etat tres points qui intéressent le bien des sujets. Dans € issembié lon ne manque pas d'aviser aux meilleurs moyeus de rendre les popu- Jations vraiment heureuses. L’on y écoute les plaintes des intéressés ; et si elles sont fondées, un ne manque pas d'y frire justice.
‘ | la véri'8,ces cousulteurs ne sont pas nommés par le peuple ; mais à la place, ils sont choisis avec soin et tirés des diverses municipalités qui se trouvent formées par quelque collége électoral. Ainsi choisis, ils n’en sont que mieux qualifiés s pour procurer le bien public, parce qu'ils sont indépendans de la faveur populaire.
D'ailleurs, lorsque l’on fait une sérieuse attention À tout ce qui se passe dans les élections, à Ja vénalité qui y est à l’ordre du jour,aux excès qui s'y commetteut, aux intempérances qui les souillent, aux faux sermens qui s’y prêtent, aux one ou calomnies qui s’y disent, personne n envie pour les populations romaines, qui d’ailleurs n’y sont guères préparées, ce genre de gouvernement. Aussi, il ne manque pas de bons publicistes qui ne sont plus du tout engoués du système d’élection pour toutes espèces de choses, parce qu’une triste expérience leur a appris que ces élections déchaînent partout les plus violentes passions.” —Mcr. BourGET.
Le clergé anglican, dit l’évêque Blomfield, doit avant tout se vouer à l’œuvre des missions. Le peuple a besoin d’être instruit des fondemens du ie
rl Li
bisme ; mais auparavant, il faut lui apprendre l’existence de ce christianisme. Les obstacles que rencoutreront les pasteurs seront plus grands sous certains rapports que ceux d’un missionnure envoyé chez les peuples sauvares.?
« Nos popnle uses cités, disait le docteur Puse,-—nos orts, nos mines, nos fubriuues, sont plouvés dans une
” ET VASE PAS Ve aus QeliX Ge hnOoS COMICS UNE triste CCICDTILC. 16 SUrNOM | i
‘ Un oïlicier publie de Leeds déclare qu'il est con- . | [RE . ” 3 : ee rte … vaincu que, daus son district, 1l ne se commet nas
FT RS RES ! Fer & = tr F ‘6 Le 1107 RnT Chronicle donnait, 1l va ncu ac {emps, t 1 ke la liste de vingt-deux procès exclisivement pour te fanticide, reconnaissant que Cette nomenclature ne
formait oué la moitié du nombre des délits de ce genre comimiks en 27 Jours,et constatant la syrnpath IG QUI entoura l'acquittement d’une de ces mères dénaturées de
la-part des filles du pays,
49 me ,
A'son tour, le Lancet dit: ‘ Dans aucune capitale du continent nous avons vu le vice et la débauche dominer la société d’une manière aussi dégoutante que dans notre métropole. Waterloo Road, le Quadrant, Hay Market, pour ne pas parler des théâtres, offrirent dans ces derniers tems, des scènes inconnues même dans les villes étrangères les plus dissolues ; outre 80,- 000 femmes vivant de la débauche, il nous en arrive des cargaisons de tous les points du continent, Londres étant considéré comme le plus beau marché. Lufin il y a à Londres plus de cinq mille mauvais lieux?
‘ Et quant à Rome, laissons parler un Anglais, M. Maguire :
‘6 En 1854, ie nombre des prisonniers de l'Etat de l'Eglise, c’est-à-dire de ceux qui attendent leur sentences, ou se trouvaient sous la poursuite, ou subissaient leur peine, montait à 12,140. L’année suivante, il y eut moins de délits, en uüëcembre 1855, le nombre des prisonniers était de 11,656. En 1856,la diminution fat plus sensible : 10,855 prisonniers. Maintenant, j'ai des raisons de croire que la diminution des délits a a progressé en 1857, de sorte que, per le fait il ne doit guères se trouver plus de 9000 prisonniers ; que lon noublie pas que le Pape ne possède ni Cayenne, ni Botany Bay, pour exporter les plus grands criminels ; il faut aussi remarquer que l’on punit à Rome ce qui passe inaperçu à Londres, la prostitutiou.” —MarçGorri.
‘“ Tout dans les Etats de l’Eglise est laissé à l’abandon et sans culture. Aucune tentative n’est faite pour mettre en valeur les nombreuses ressources de ce sol fertile. La malédiction de l’immobilité est jetée sur le déveilopement tant moral que physique du pays”? dit le Témes du 27 juin 1557.
‘ "Tout autour de Rome et dans tous les sens où peut s'étendre la bénédiction du Pape, le pays plat qui forme une étendue immense, est à lx fois inculte, désert et malsain. Mais à mesure que l’on s'éloigne dé Rome,
loin des yeux du Pape, la culture grandit, et sur le-versant de l’Atlantique, elle n’a plus guères de progrès'& faire” écrit E. About.
Deux mots, un pour l'Anglais ; un pour M. About.
4 Où l’homme meurt-il de faim, est-ce à Rome, ou à Londres? D'où l'homme émigre-t-il en musse pour éviter la famine, la misère et la mort, est-ce à Rome ou dans les Etats de S. M. B.?
‘“ La campagne de Rome est malsaine. C’est vrai, et ce n’est pas nouveau. Pline en parle dans ses ouvroges. lle est aussi déserte, parce qu’elle est malsaine ; mais elle n’est pas inculte.
‘ Quelques chifires sur la quantité des terres cultivées, sur leurs reudemeus, permettraient de juger de la veleur précise de toutes les clabauderies anglaises protestantes, rationalistes des ennemis de l'Eglise.
‘ Sur 4, 169,900 hectares dont se compose le terntoire de l’Église, 84,934 seulement sont stériles (nous avons encore en L'rance plus de dix millions improductifs) ; 13,340 sont occupés par les routes, fleuves, canaux et étangs; 4072320 sont en culture. On récolte annuellement 5,189,118 hectolitres de blé, 1 hectolitre 66 centilitres par habitant (la production en Belgique est de 4,307,835 hectolitres, un peu moins d’un hectolitre par habitant) ; 2,500,000 hectolitres de riz, une immense quantité de Jégumes; la vigre emploie 828,532 hectares, ropportan) annuellement 9,741,354 hectolitres de vin. Aussi, dans ce mialheureux pays, le peuple boit-1l dun vin. Disons, pour prouver son obseurantisme, que, ialgré Pabondance du vin etson bas prix, l'ouvrier ne s’enivre pas. Ici nous reconnaissons l'immense supériorité de Londres sur Rome.
96,101 hectares, plantés d'environ 10,409 oliviers, produisant 204,000 hectolitres d'huile. L’Etat Romain nourrit 4297468 têtes de bétail, 136 têtes pour cent habitans (on comptait en 1843 2,787,348 têtes de bétail en Belgique, soit 64 pour cent habitans) ; ces troupeaux versent annuellement sur les marchés romains 54,324. 786 kilogrammes de viande, 23 kilogramme environ par tête (en Belgique chaque habitant ne consomme en moyenne que neuf kilogrammes). Le gibier et La
-verrès'&
out.
e, ou pour tome
vrai, s oumal-
ultide la aises terr- (nous hNprouves,
On lé, 1 )n en noins es de 'igne ment malpour e du nous
sur
lers, main cent Détail eaux iron mine
et ta
volaille fournissent annuel'ement au marché de Ronie
1,238,053 kilogramines kilogrammes de poisso:
de viande ; la murée, 1,250,910 1. En somine, le pain, d'excel-
lente qualité et en abondance, le vin, boisson du peuple, la viande nourriture de tout le mono: Vie à bas
prix, telle est la coi Romain, Nous voudr« six millions d'Irlandais
iition matérielle du peuple us pourvoir en dire autant des et des Ciua millions d'ouvriers
angluis sujet de . M, B,
“ ILest vrai que le penple Romain ne possède pas une tribuus dont là muissios: est d'incendier F Lurope, une presse saus frein s'arrogeaht le droit de tout in-
sulter, de tout subir, «
qu'il ignore l'ircome-ta:
le tout dépaturer. It est vrai v, le 2curk-hôuse et mille atitres
etites découvertes, sigues tufauillible de progrès.
‘6 Il existe à Rome ouvriers) où l'on tisse |
39 fabriques, (uccupant 3000
a laine ; elle versent unnuelle-
ment dans le commerce une valeur de près de cinq
millions de fraues de | ces magnifiques tapiss:
ane travaillée; on y fabrique ries dessinées d'après l'antique
et qui furent si admirécs à l'exposition de Paris. L’industrie de la soie est prospère dans les étab'issements et produit nu million de livres par an. La seule ville de Rome renferme 47 fabriques de tissus de soie. Le tabac et la confection des cigares occupeut beaucoup de bras. Il y a 31 tauneries, En 1854, ila été vendu pour plus d’uu million d'objets d'art. La typographie,
la gravure, le travail sn
thronze, la taille des catnées,
la coufection des mozaïfques sont sans rivaux dans le monde. Il ya une fonderie de caractères de toutes
les langues écrites de lu
uivers./”— XAVIER DE FONTAINE.
‘# Ce noble lord {Normarby) commence par repro-
cher à lord John itussel
tionnaires italiens, qui la
sa purtialité pour les révolupicliit lui-même en erreur, et
qui surtout à Lie cause qui a donné an gouvernement des renseignemens incorrects «nr l'Italie centrale,'et il
lui en fournit la preuve.
en lui rappelant quil avait
refusé d’entendre là-dessus un Toscan digne de foi et bien informé de ce qui se pasie en ftalie, qu’il lui avait tout exprès adressé. Après avoir cité le témoignage d’un ,correspondant du Tres, qui avouait que le gouvernement révolutionnaire fesait publier des nouvelles tellement fausses, que l’on croyait rêver en les lisant, il ajoute : ‘ Voilà donc ce que nous devons penser des informations puisées à cette source suspecte ; et voilà pourtant le rêve auquel lord John Russell tient si bien, qu’il ne permet pas même qu’on le réveille.
& I] regarde comme absurde le projet de démembrement des Etats Romains présenté par la Sardaigne et approuvé par l’Angleterre dans le deruier congrès. Il fait voir qu’un Congrès, pas plus qu’un souverain particulier, n’a le droit d'imposer ses libertés à un autre souverain qui n’en voudrait pas, qu’une maiorite quelconque n’autorise pas un congrès européen à fouler aux pieds les droits des vieilles dynasties et les traités solennellement garantis ; que toute doctrine contraire une fois adoptée, elle deviendrait bientôt d’une application universelle, et, quels qu'en seraient les résultats, elle porterait tout dabord un rude coup à la puissance de l’Angleterre ; qu’un premier chef populaire venu, ne peut impunément et sans la sanction de l’Eurcpe usurper le pouvoir suprême dans un petit Etat en se faisant appuyer par les armes, pur l'argent et par l’intrigue de l'étranger; qu’il ne saurait être permis, n’importe à quel moment, de faire appel à une majorité populaire, arbitrairement choisie, pour transférer l’allégéance d’un Etat normalement établi à un prétendant étranger ; qu’il va sans dire que, s’il est permis
de le faire cette année, il ne le sera pas moins de le faire.
l’année prochaine ; que la probité est la meilleure politique, et que l'Angleterre ferait bien de traiter les autres comme elle voudrait être traitée elle-même. Il supplie ses compatriotes de considérer que le meilleur moyen de repousser toutes les tentatives des ennemis de l'Etat est de s’en tenir hardiment, scrupuleusement aux traités ; c’est de n’admettre aucune altération grave dans les limites des états Européens ; de ne toléxer aucune absorption d’un état faible par un voisin