‹ L'Honorable L.A. Dessaules [i.e. Dessaulles] judiciaire des Etats-pontificaux [microforme]Chapitre 8 sur 14 · L : j | it j n l'' C5 RANCE ie! int ill · texte numérisé non relu

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de \oiture!) Ce n’est point Fi se mel ce qui FOSSEE

j de plus saillant de cette circonstance: j'en conclus que ï « . .

lu rédaction de ces feuilles n avait point, e“inme vous,

de parti pris de ne donner qu’un côté de la question. Vous venez de reproduire la lettre du ministre Rouland à l’évêque de Nîmes ; mais vos lecteurs n’ont pas vu celle de ce prélat.

Et, moi-même,je me suis servi, dès ma prenrière lettre, des expressions abus réels ow prétendus, innocent du coupable, parce que dans ma philosophie éclectique je ne suis point fanatique comme vous l’êtes, vous, dans votre philosophie cynique.

Vous avez voulu vous rectifier au sujet de Mgr. Liverani, et on vous à dit que vous ulliez de pire en 0; vous tes donc, en et, bien à portée de tout conn. itre de votre ruelle si ute-'lhérèse !

Ne vous êtes-vous point présumé aussi de vous attaguer à la réputation du cardinal Antonelli, ce fléau es diplomates bonaparttstes, qui, selon vous, ne songe qu'à amasser pour lui et les siens? Je Fais vous démontrer que ce m'était vullement à vous qu'il sevait de vous at ttaq uer à si furte partie,

Quand M. Viger était premier mioistre, que M. B. Papineau était cher de département, que lPhonorabte ne “po qui a eu lPinfortune d'attirer sur les chiumes de son als le plus grand des malheurs, os des Canadas (*}, étuit soldé, tandis que

ses adhéreus avaient été pendus ; que M, A. Pamneau

était nommé protonotaire, et qu'on essayait endin d’improviser au collége MeGill une chaire de Botitnos e pour Di. Papiucau, médecin, tout cela de par lu

politique, pourriez-vous m'indiquer une fenille du temps où vous auriez publié un protèét quelconque contre les olisarques ?

Quant au cardinal Antonelli, je pense bien qu'il n’a point, à l'anglaise, femme et enfans,et que dans Lx grave occurrence de la ruine de la Papauté, s’il ne doit pas succomber sous ua deuxième assassinat, il saura faire uu plus noble usage des fonds dont vous parlez que vous ne feriez du ont de la vente de vos

(#) TT Papineau a été involontairement la cause que le Das- Canada a payé la dette du Haut-Canada; je ne doute point que nos ultra-démocrates ne l’estiment, de cela seul, un grand é5on0miste,

“haux, si vous n’étiez point déjà en déconfiture.

Vous avez élé maire de votre ville natale. Comme tel, vous êtes accusateur, il est vrai, devant le tribunal de votre souveraine, mais vous êtes accusé devant le tribunal bien autrement influont et redoutable de l'o-

Je suis bien aise d'avoir fait voire rencontre, et que

vous ayez répondu à une jetire ferme mais polie par les surcasmes de mauvais aloi Eu 1853, un commaissuire d'écoles était devenu le biiou de nos ultra-démoroutes, parce qu'il s'était fait suisse ; je combattis pour iu bonne cause, ét nou-seulemeut je reçus des féliciations de plusieurs parties du pays, et de feu l’honoable D, B, Viscr ea particulier ; mais quand je me présent au lever du Nouce Apostolique, Je cardinal Cujct PBedini aidourd'hi : fus accablé de complià pre] é > CEUX qui fesaient ‘OUT À vace, Ile «ans doute pas malaisé depter entre de ‘pur rubuliuus et celles Ka ui | (à 2721 sont des races, Burinez, si vous l'üsez, icur #potnéuse sur le | 'S : me tuiral AUSSI, 5 détermine à résister aux ibsessions de démocrates fanatisés, dout lirai dérouler es ait D 1 Îles peintui Je Paul de & ui K, qui, 1 i

ans ce petit ftubleau de l'aris awilu si singulièrement

rit! ai

tiitie Ci ,, Let CH SCèNC uu personnage qui anne que fa république, vante les vertus de ce bou

Of! de Ro ri 1e ja frauce était par fa heure: us la terreur, ne parle que de Lberté, ne demande uue des libertés, et s’emporte, se

2et ei fureur, voudrait écraser tous ceux qui he sont

LS ( ha tr suite de son ardent amour

2 la libet eut hui, chez ia plupart de nos jius iougüeux reformuateurs, peut se traduire par ces mots: Je veux que le monde uit La liberté de faire tout

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Dans doute, os romans modernes sont des mauvais hivres, mais 1ls renferment sependant un grand enseignement: il i'en est pas un où on ne voie combien ies peup'es quise disent les plus avancés sont intolé-

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rablement mal gouvernés. Et l’on parle cependant de réformer les autres! Que les Napoléon JIT, les Palmerston, les John Russel commencent donc par faire répondre quelque chose de sensé aux sarcasmes des Cobbett et des Cormenin, des Trollope et des Martinet (dans Paton-Polichinelle), des Souvestre et des Paul de Kock !

Il ne redoute pas In discussion ce gouvernement de Trance, qui fait insulter les Pourbons par Plon-Plon, et qui ne veut pas que les Bourbons répondent !..,(1) il ne redoute pas la critique, ce gouvernement qui saisit un écrit inédit su: le gouvernement en France !

Et savez-vous ce que pense de la constitution anglaise la Revue de Wollowski?

‘“ Aucune constitution ne fait une aussi grand” part à la propriété que la constitution anglaise. Elle est parfaite si la concentration du sol dans un petit nombre de mains, et son immutabilité, sont des faits naturels ou indifilérens. Mais si la fin de la société n’est pas là, —— S'il y a dans l'état quelqau'antre intérêt que celui des propriétaires, si le citoyen a des droits par cel même qu'il est homme, la constitution anglaise est une chimère |”?

Le droit de propriété est sacré, mais celui de vivre l'est encore plus, disaient les évèqres d’frlande à Sir Robert Peel.

Eh! pourquoi donc, vous dont les lrlandais supportent le parti politique, n’avez-vous pas demandé dans votre journal qu’on reudît aux enfans d’Erin leurs lois bréhonnes, et qu’ils ne fussent plus assujettis à payer :& dime à l’église anglicane, leur persécutrice ?

À-t-elle été audible à votre oreille la voix du général Foy, qui clamait (*) dans la tribune française:

(1) ‘Cette attaque injurieuse, qu'un pouvoir si fort et qui vous inspire tant d2 confiance, a endossée, propagée, affichée sur tous les murs, ma réponse peut-elle la suivre et se produire en se con formant aux lois sur le sol même de la patrie ? J'en veux faire l'expérience; si elle tourne contre mes vœux, et si, au mépris des plus simples notions de la justice et de l'honneur, vous étouffez ma voix en France, dans une cause si légitime, elle aura du moins quelque écho en Europe, etira en tout pays au cœur des honnêtes gens.” — Le duc D'AUMALE, ù

(*) Ce mot ne convient pas à M. Dessaulles, M. Thiers dit pourtant clumer victoire !

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“ Voyez-li (Albion) soutenir, avec une chaleur égale, les ciuses justes et eclles qui ne le sont pas.

Dirigeant aujourd'hui la ligue ‘es rois contre les

Eu elle sera demain auxiliilie des peuples contre s rois. 1A,elle accélérera 8 ‘le veloppement de l’esue humain ; ailleurs, elle ‘irrtc'a la colère aveugle

du sauvage contre le travar de l’homme civilisé. Le même trésor paicra l'assassinat de Paul Ter, et versera les secours sur les incen liés de Moscou. La même torche embrâsera les flottes dépredatrices d'Alger et les édifices sacrés de Washington!”

Ah! ou', Alb: on souffle tant de maux sur le continent, que je ne puis me defendre de lire sans douleur cette peinture qu'Ermile Souvestre fait de sa ruine :

“ Jusqwalo:s, dit-il, une aristocratie chaudement ue de laine fire, nourrie de rosbif et de xérès, et égalem ut instruite dans la science du gouvernement rt du boring, avait tepu souûs ses pieds la foule atropliée par l'air des machines, les pommes de terre et le gin. Elle avait re les derniéres lueurs d’en-haut éteindre dans les âmes. Quand ca l'avait avertie que celles-là aussi étaient filles de Dieu, qu’il fallait leur faire place au soleil des hommes, et non les rejeter au rang des brutes, elle avait dit: A quoi bon? la brute travaille avec plus de patience! Mais un jour cette patience s'était lassée, [a douleur avait tenu lieu de courage, la brute s'était changée en bête féroce, et se jetant contre jes maîtres, les avait égorgés. Cette premiére violence accomplie, la colère des misérables

tvait passé su: l'Angleterre comme une trombe. Que pouvaient-ils conserver, eux qui n’avaient jamais rien possédé ? la propriété était leur ennemie. Pendant des siècles 1ls lui avaient obéi. Flommes, ils avaient été les esclaves des choses ; les choses furent brisées, annéanties. Teut périt dans cette premiére furie de desiruction. Palais cimentés avec leurs sueurs, manufactures où ils languissaiernt prisonniers, machines dont les mains d’acier leur avaient arraché bouchée à bouchée le pain de famille, aisseaux où les embarquait la violence et où les retenait la peur, ports, villes, arsemaux, monumens d’une gloire toujours payée avec leurs larmes. Oh! que de cris de joie sur ces mon-

ceaux deg débris et de cendre. Ces richesses, cette puissance, cette gloire, comme dans lantiqe Carthage, c’étaient autant d’ anneaux de leur chaîne brisées par ja vengeance. Avaient-ils done un drapeau, eux qui n'avaient point de droits 7... Etaient-ils un peuple, eux qui n'étaient pas des hommes?”

“ Tout le monde sait, dit aussi Donoso Cortès, comment le parlementarisme neurt, Il meurt qunnd un) homme se présente qui a fut ee qui manque nu parlementarisme,—qui sait aflirmer et nier, qui uflirme et nie constamment la même chose (‘) ; 3 mieur: quand Ja multitude, à l’heure marquée par li providence, demande. avec des rugissemens, sa part au festin parlementaire.?

Et quand tout sera fini, si J'en crois le protestant Macaulay, la Papauté subsisterz encore !

Je me réjouis égaleme nt de la détraque de la grandi république conste fée ; ceia venge suite haitional faite à Migr. Bedini, one et les syvmiaihies trop marquées pour les cyniques Garibaldiens d’ftalie

Je suis, Monsieur,

Votre tres humbie serviteur,

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«®) M. HE. Chevalier, ex-rédacteur du Pays, qui est aujourd'hn: retourné en France, me disait un jour qu il ne pouvait suffire à sxisir les nombreux soubresauts Gu programme politique de €» { journal,

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On ne peut que rire de M. de la Guéronniére, qui suggère d'établir dans les Etats Romains wne administration légale et régulière, comme s'il s'agissait d’une horde sauvage de Cafres, où d’une tribu des Bédouins.” — Civ'lta Catholica,

“Où a-t-on vu les tyrans qui ont été le fléau des peuples, qui ont regardé leurs sujets comme un trotiseau d'esclaves? Hst-ce à Rome, où ailleurs? Dans quel autre état y a-t-il eu plus de douceur dans les LOIS, plus de droiture dans lPadministration de Ja jus- ‘ice, plus de priviléges accordés aux sciences, plus de protection assurée aux arts ?? — Le Piémontais SOLAR DE LA MARGUERITE.

La justice eriminelle n’est pas administrée dans tes Etats Pontificaux autrement que chez les peuples es plus cultivés et les plus libres de l’Europe. Elle est administrée comme la justice civile, avec cette différence que les tribunaux de Ja Rote et de la Signature sont remplacés par la Sacrée Cousulte. La procédure est un composé de ‘procès écrit et des témoignages oraux qui sont répétés devant les tribunaux, et la lésislation criminelle consiste principalemeut dans un ee et un code sur les délits et les peines. Ce

èglement, bien loin de pécher par l'excès de }a sévérit, est accusé d’une trop grande indulgence, soit qu’on Pétudie en lui-même, soit qu’on le considère relativeent à linculpé, parce qu’il demande trop de condiions pour qu'il puisse être prononcé une sentence de

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condamnation.” —— Victoires de l'Eglise pendant les. dix premières années de Pie IX.

& Le tribunal de la Rote est la meilleure et la plus respectée des antiques institutions de Rome ; de légers changemens la rendraient le premier tribunal de lEurope. La procédure de ce tribunal est excellente, et peut servir de modèle partout où on ne veut pas réduire l'administration de la justice simplement à l’art de finir les procès.” — LroPpozD GALEOTTI.

“On a souvent cité les imperfections du système judiciaire romain. Je l’ai étudié de près, et n’ai pu parvenir à y découvrir le moindre sujet de plainte. Le plus grand nombre des affaires civiles importantes sont jugées par le tribunal de la Rote. Or, en dépit de la licence habituelle de la critique italienne, personne n’a osé exprimer le moindre doute sui la science profonde et la haute intégrité de ce tribunal. En définitive, la justice civile est bien administrée. Je ne connais pas un seul jugement dont la stricte équité ne soit de nature à être reconnue par le meilleur tribunal Ge l’Europe.

‘ La justice criminelle est administrée d’une maniére également inattaquable. Jai suivi quelques procès dans tous leurs détails. J’ai été forcé de reconnaître ue toutes les précautions nécessaires pour la vérification des faits, toutes les garanties pour la libre défense de l’accusé, y compris la publication des débats, y ont été observées.” — M. DE RAYNEVAL.

* Les ennemis du pouvoir temporel font semblant de

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croire, et ils disent bien haut, qu’il n’y a pas dans les Etats Romains une législation appropriée aux besoins du siècle, et ils proposent d’y introduire un code calqué sur le Code Napoléon. Ceux qui savent que ce Code Napoléon, dans tout ce qu’il renferme de vraie et sage jurisprudence, n’est en substance que le droit romain, devront trouver cette demande pour le moins ridicule. D'un autre côté, ceux qui connaissent que ce Code Napoléon, en concentrant dans les mains du gouvernement tous les pouvoirs domestiques, civils et religieux, blesse les droits les plus légitimes de ia famille, de la inunicipalité et de l’Eglise, ne peuvent que repousser une telle exigence come absolument contraire aux intérêts de toute société chrétienne. Ainsi, d’après ce Code Napoléon, un père n'aurait pas la liberté de faire donner à ses enfans telle éducation qu’il lui plaira. Une municipalité se trouve si rigoureusement sous la main du gouvernement, qu’elle n’a pas le droit de se choisir un maire. Un évêque est tellement gêné dans ses fonctions, qu’il ne peut bâtir une église sans y être autorisé par un ministre d'état. Telle est ia liberté dont on jouit en France sous le Code Napoléon, que Pon voudrait imposer aux Etats Pontiticaux comme un chef-d'œuvre de législation.” — Mar. pe MONTRÉAL.

‘# On pent juger à quel degré sont aveugles ou niais ces hommes d'état étrangers qui peusent que tout dans les Etats Romains serait restauré et affermi, si on y mtroduisait le code français. Dabord, les dispositions de ce code, qu’on voudrait faire partager à tout le monde, n’existent-elles pas en France depuis 1789 ? Eh bien ! quw’y ont-elles restauré où affermi ? Ont-elles, par hasard, empêché ce grand pays de voir quatre ou cinq dynasties s'établir l’une sur les ruines de l’autre 1 de subir une douzaine de révolutions et de coupsd’étai, ci de craindre toujours que celui de 1851 ne soit pas le dernier? Comment donc ce code serait-il pro-

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pre à produire’ à Rome les prodiges qu’il est impuissant à produire en France ?” — Le Père VENTURA.

“ Lorsque Ferdinand IV fut ‘replacé sur le trône de Naples, en 1815,il maintint les institutions françaises et le Code Napoléon, qui n’a jamais cessé d'être en vigueur dans les états napolitains. Il supprima la marque et l'exposition longtemps avant qu'elles eussent disparu de notre cole pénal; les formes de la justice sont donc les n'èmes à ADIES qu'à Paris ; les aucdiences des cours et des tribunaux y sont publiques, et les accusés n’ont jamais à subir de peines corporelles, non plus que les condamnés.

6 L'institution au ee d'a pas été introduite dans le royaume des PARU: La justice est rendue pat des juges qui peuvent étre changés de résidence, mais qui sout inamovibles de ins leurs fonctions.

“La confiscation n'existe point dans les Jois napolitaines ; 1l n’en a jamais été née aucune.

“ Le nombre des condamnations politiques a été considérable aprés les événemens de 1818, mais Je nombre des grâces a été dans la proportion des deuxdixiéines. Le due de Serra-di- Falco, qui présidait le sénat sicilien, et qui fut le chef de la députation envoyée pour offrir la couronne au duc de Gênes, est au: jourd’hui à Naples en pleine liberté,

& Tl n’y a pas eu, à la suite des événemens de 184$ et 1849, une seule exécution à mort.

6 Tin 1849, c’est-à-dire l’année même où se jugeait à Naples le procès de PÜrita Tlaliana, qui ne fat pas suivi d’une seule exécution capitale, il y eut à (© éphalonie, dans les Iles Joniennes, uù l'Angleterre n’exerce que la souveraineté du protectorat, un mouvement

enté par quelques partisans de l'indépendance nationale.' Un mois après, lPisurope apprenait que cent quatre-vingt insurgés avaient été battus de verges sur Ja place publique, et que vingt-et-un avaient été mis à mort. De plus, le village où l'insurrection avait pris

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naissance fut démoli de fond en comble, etses habitans reçurent l’ordre d’en transporter les matériaux à la dis-

tance de trois milles pour y établir leurs demeures”? — y

Le béron JUcHEREAU D'ILARVEY.

“Tes sujets du Pape, malgré ce qui leur manque en perfection sociale, (et quels sont ce . À qui il ne inanque rien ?) ne sont pas les Nècres de la Calholicité, comme le disuit un joarnal avec une insultante au-

dace ; ils ont la ss à bou imurché,une existence munn ui. quoique aimoindrie par le fait même de la volution française, ferait opvie à d'autres me une instruction primaire de toutes parts répandue 3; 1s ne paient que de lécers impôts,et n’ont jamais été pressurés. Le se t du Pape, en re devrait pas Pionorer, a bien réellement une patrie qu’il aime et qu'il à raison d'aimer, car x misère ne loblige jamais de

s'expatrier, Co. sont les siècles catholiques qui Jui oht fut cette se Il vita l’ombre de Rome, à l’ombre de dix- huit siècles de gloire.” — Pourourar.

‘ Un des oriefs alléoués contre le gouvernement

pontilival serait la mauvaise adininistration des deniers publics. À la vérité, l’on n'a point encore adopté, à tome, le système des nouveaux économistes, en L. tendent que plus un gouvernement est endetté, et plus les finances sont florissantes ; et que Îles sujets sont d'autant plus heureux qu’ils paient plus d'impôts.

Au contraire, l'on y est persuadée que les institntions financières y sont d'autant no que lon parvient à avoir, au bout d’une année, un excédent de recettes, sans avoir augmenté d’un centime ni les impôts ni la dette publique. Là, on applaudit à habileté

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de l’homme honnête qui se trouve à Ja tête des finances, quand il obtient ce résultat.

Or, ce résultat s'obtient presque toujours, parce que, d’abord, dans la Consulte d’Etat, élue par le peuple afin qne les intérèts de tous y scient représentés, les comptes sont très exactement rendus; parce qu’ensuite on connait les moyens à prendre pour découvrir. les fraudes ; et, enfin, parce que le chiffre des sommes dépeusées rour les frais de perception et d’admiuistration ne s’élèvaut pas au-dessus de 14700, :ïl demeure évident que ces frais sont minimes. Pour en donner la preuve, nous citerons ja Civilta Catiolica (numéro du 5 mars 1859):

‘6 Une autre preuve que lPadministration finaneière est non-seulement régulière, mais prospère, est l’accroissement continu, pendant les huit dernières années, des produits de la douane. Nous disons les huit dernières années ; 1l faut en excepter l’année 1857, où les causes, connues de tout le monde, qui amenèrent un résultat semblable dans toute l’Europe, produisirent une légère diminution. En 1858, l’augmentation a reparu, et il est déjà constaté que le mois de janvier 1859 donne près de cinquante mille écns romains de plus que le mois de janvier de l’année précédente. On concoit après cela qu'on se contente des méthodes en usage pour le recouvrement de l'impôt, et qu’on ne sente pas vivement la nécessité d’emprunter les méthodes nouveiles. Nous ne savons pas si jamais chose pareille s’est vue aux parlemens de Œurin, de Madrid vu de Bruxelles.

‘ Nous ajoutons, pour mieux faire connaître l’économie du gouvernement pontifical, que la liste civile ne se monte qu à un million six cent mille écus romains.

“ Nous croyons encore devoir faire observer que les officiers publics laïques reçoivent en appointemens la somme de 1,499,748 écus romains, tandis que les officiers ecclésiastiques ne reçoivent que 124,255 écus.

Un résumé, les ecclésiastiques ont à peine une charge .

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sur 93, et ils ne touchent guères qu’un écu romain sur 114. (1) — Mon. Bourcer.

‘“ Le royaume des Deux-Siciles est celui de tous les états de l’Europe où les finances sont administrées avec le plus d'économie. Son budget n’est que de 140 millions pour une population de 9,200,000 habitans; c’est-à.dire qu'avec une population double de celle des états sardes, 1l égale à peine le budget de ce dernier royaume, qui atteint je chiffre de 142 mullions. La moyenne de l'impôt, qu: est en F:ance de 54 francs par tête, ne dépasse jamais 15 francs.” — Le baron Jr- CHEREAU D'HARVEY.

‘ Une nomination qui a produit une certaine sensation dans le public, a été celle du cardinal Altieri à la présidence de la consulte des finances, en remplacement du cardinal Savelli. Ce cardinal, Corse de naissance, cédant à on ne sait quelle fâcheuse influence, s’est mis à critiquer, devant le Saint-Père, en présence des membres de la consukte, qui le désapprouvaient, les opérations de plusieurs ministres, entre autres du ministre des finances, Mgor. Ferrari. Le Saint-Péère lui répondit,avec bonté, que ses observations ne reposaient sur aucunes raisons sérieuses, et que dans des temps aussi bouleversés et aussi difficiles que ceux dans :esquels nous vivons, il n’était guères possible de marcher toujours régulièrement, puisque les événemens imprévus venaient déranger les plans les mieux combinés. Le lendemain, le Souverain-Pontife, accédant à la demande que le cardinal lui en avait faite plusieurs fois,

(1) Les choses étant ainsi, Napoléon IIT, mal informé, n’en demandait pas moins la sécularisation des chages publiques !

— Le comte SoLAR DE LA MARGUERITE.

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le déchargea, par une lettre des plus gracieuses, de ses fonctions de président de la consulte.

“ Les journaux révolutionnaires n’ont eu garde de jaisser passer cette démission sans se livrer à une foule de commentaires on ne peut plus désavantageux au gouvernement de Rome. Tls ont prétendu que le désordre financier était à son comble, et que les recettes et les dépenses n'étaient soumises à aucun contrôle. Les faits protestent de la maniére fa plus énergique contre de telles assertions. Ainsi, il est une règle infaillible pour juger des finances d’un Ftats c’est de considérer ie taux auquel il contracte ses emprunts. On saitque les intérêts sont timides et prudents, et que les capitalistes n’avancent point leur argent à la légère.

‘ Durant année qui touche à sa fin, presque tous les Etats d'Europe, grands comme petits, out été obligés le recourir à l'emprunt pour fure face aux dépenses extraordinaires occasionnées par les événemens cui se sont accomplis. Or, partout, même en France, l’emprunt a fait baisser la rente, et le taux a été fixé airdessous du cours de Ia Bourse. A Rome, au contraire, non-seulement la rente n’a pas éprouvé Ge monvement de recul, nus encore l’aliéuation des cousolidés s’est fuite à un taux supérieur au cours de la Bourse, Ainsi, tandis que les cours flottaient entre 88 et St, deux maisons de banque ont pris les consolidés à 89, N'est-ce pas là la preuve la plus péremrtoire de la bonne administration des finances romaines, et de ?a pleine et entière Confiauce que les capitalistes ont dans la solvabilité du gouvernement??? — Correspondance Canadienne de lome.

‘ Où a-t-on exigé moins de tributs qu’à Rome? Où a-t-on plus largement ouvert l'entrée aux fonctions publiques sans distinction de riches et de pauvres, de nobles et d’homimes du peuple? Il fallait en vérité qu'il surgît un auteur anonyme (La Guéronniére) pour rappeler les papes à la sagesse dans le gouvernement.”

(6 DESPOTISME PAPAL.—— j'ai ]u, la semaine dernière, dans divers jouruaux, que les Et ne Pontificaux sont les plus mal gouvernés de Europe. J'ai lu souvent cette necusation. Je ne suis pas bien au fait de la nature précise et de l'étendue de ce despotisme. Les rédacteurs qui nous offrent généreusement leurs fumiéres ne descendent pas aux particularités vulqres. Cepeudant, un honnête homme devrait avoir la permission de faire quelques questions,

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En quoi consisie ce despotisme papal ? Est-ce dans Poceupation des charges publiques par le clergé? De- 1 « S ; ,. 1 .

puis bon nembre d'années, le nombre d'écclésiustiques

qui ont tenu des charges € été pronortiouneliement

plus petit que dans quelques Etats de celte Üniou, et OL ) Lu} Gi etc eu POP LIU) noi | VEs t {I CEUX des 6 10 Ci

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“ Le peupie romain il accablé de t 1... es uXeS & Ii i a Ut 11) Y11G11) > OU CF Anpleter i x d: fS- 1 .

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ucali sn ontificaux, avec une popula hon de moins de tro lions d’hornr: ssèdent sept universités, ct ile de À :de plus d'écoles publiques li v-Lor! proportion de sa population, et, ce qui est encore mieux, une plus grande proportiou d’enfans les fréquente.

FOR peut-être pus soin des pauvres et des malheureux 7... 1} y a plus d'hopitaux libres pour les malades, les pauvres, les vieillards, les malheureux de toute classe, À Rome, en proportion de la population, et ils sont mieux tenus qu’en aucune autre cité du monde, On ue demañde pas à Rome à un homme quelle est son origine ou sa croyance.

“La mauvaise nes tion a peut-être réduit le peuple au paupérisme?... La flollande, Ia Trance et d’autres pays civilisés ont de trois À dix fois plus de

paupérisme, en raison de leur population. Le gouver-

nement est une monarchie élective. Il a une coustitution libérale, peu de taxes, peu de panpérisme, une administration économique, une éducation libre à bon marché pour toutes les classes, et de nombreuses institutions de charité pour l’indisence et la misère. J’ose affirmer que ln seule ville de New-York paie plus de taxes, est plus pillée per des fonctionnaires malhonuêtes, supporte plus de pauvres, compte plus d’enfans ignorans, tolêre plus de vicieux et d’ivrognes, de ca. paille, et enrégistre plus de crimes tous les ans, que les Etats de l'Eglise, qui comptent trois millions d'hommes.” — BayarD Tavior, philosophe protestant arr ICur.

“Je pourrais, comme où la fait non sans justice, contester la mesure des vices du gouvernement papal.

sen eee tre ee m0 Dee se ve ee ut eee 70 - - 0e 00 0 ee

“Quant an fond même des réformes à apporter dans le gouvernement romain, je n’ai garde d’ekam'ner avec détail lesquelles sont nécessaires et possibles : pour avoir, sur de telles questions, un avis sérieux, il faut voir les choses de plus près.” — Gurzor.

NT. de la Guéronniére prétend que le gouvernement pontifica! ne donne pas la liberté de discussion, parce qu'il est gouverné par l’autorité cathoïique et par le droit canon.

“ Ilest vrai que dans ce gouvernement, on ne met pas en délibéré si on permettra l’usure, qui ruine les peuples, si on établira des dépôts de mendicité pour cacher la plaie hideuse du paupérisme, si on donnera des patentes aux filles de mauvaise vie, si on établira des tribunaux de divorce pour dissoudre des six cents mariages par an, Il est également vrai que là, la loi

Fi.

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