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que ses dépenses n'étaient pas plus grandes. Leur but n'était pas tant d'obtenir cette concession que de soulever le fanatisme de la population et de capter les bonnes grâces des électeurs abusés. Nous en avons une preuve dans l'abandon de leurs principes pour la double majorité, lorsqu'ils montèrent au pouvoir en
Leur projet vint échouer devant la formaté ot. l'union dés membre du Bas-Canada. Ceux-ci furent unanimes à repousser leurs exigences, et reçu-
rent le concours loyal d’une douzaine de membres du Haut-Canada, entre autres MM. John-A. Macdonald, Buchanan et Sandfield Macdonald.
L'égalité dela représentation ou la dissolution des deux provinces, tel fut le mot d'ordre des Bas-Canadiens.
Le premier ministre montra surtout sa ferme détermination de maintenir l'égalité représentative tant que l’Union durerait. On avait réuni les deux provinces, comme il le disait en chambre, dans la pensée que l'égalité
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de la représentation serait maintenue.
Il était d'avis que PUnion pouvait encore durer plusieurs années, et fit voir quels avantages elle avait procurés au Haut-Canada par les grands travaux qui y avalent été exécutés.
Jnfin, il affirma, avec son énergie ordinaire, qu'il ne sacrifierait pas les droits du Bas-Canada, et que le ministère n'accorderait jamais cette demande. Ji fallait cependant tôt ou tard accorder quelque chose aux réclemations incessantes du Hout- Canada. | Les élections générales furent un grand triomphe pour les conservateurs, et pronvèrent que le ministère Cartier-Macdonald était encore populaire. M. Macdonald, à qui l’on avait prédit une chüte humiliante, se vit entouré d'un plus grand nombre d’adheranis, tandis que son adversaire acharné, le chef cleargrit M.
Brown, fut rejeté à Toronto même.
M. Dorion, dont l'alliance avec ce dernier avait brisé la popularité, fut aussi battu à Montréal-Centre par M.
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Cartier, après une lutte des plus terribles.
La défaite des deux chefs uliralibéraux occasionna la formation du parti modéré dont MM. Sicotte, Sandfield Macdonald et Foley furent les chefs.
La question épineuse de la représentation recommencça les luttes politiques à la session de 1862. Le parti libéra: s’efforça à plusieurs reprises de renverser le ministère Cartier-Macdonald. Il lui reprocha avec raison d’avoir maintenu pendant deux ans au pouvoir M.
Morrison, sans que ce dernier eût un siége dans la chambre. II le bléma encore d’avoir payé aux contracteurs des édifices du Parlement à Outaouais des sommes considérables en sus de l’approbation votée par la légisiature, et cela en violation des priviléges de la chambre. Le ministère sortit victorieux de ces épreuves, il est vrai, mais moralement affaibli. Il était encore sourenu par ane forte majorité lorsque, à la surpri-
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