‹ L'honorable Sir G.E. Cartier, ministre de la milice [microforme]Chapitre 14 sur 15 · BAUER PRE GE · texte numérisé non relu

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prise Sir George aux événements politiques, au progrès et à la prosperité de la province.

On a dû remarquer en examinant ses actes, que deux idées principales dominaient en lui : améliorer nos lois et développer le commerce par les grandes entreprises publiques. Il a obtenu la première par la codification de nos lois civiles, par la décentralisation judiciaire, par l'amendement des lois crimiuelles, et par plusieurs autres actes qu'il serait trop long d’énumérer. Il est parvenu au développement du commerce par la constraction du Grand-Tronc et du Pont Victoria, par celle des jetées et des phares, par l'encouragement donné aux lignes de vapeurs océaniques, etc. Le chemin de fer intercolonial, l'agrandissement des canaux et le chemin du Paciïique devront couronner cette politique grandiose qui fera du Canada une grande nation commerciale,

Tel était le but de Sir Georges :

faire du Saint-Laurent l1 plus belle

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vole de communication navale de l'Amérique, et construireun réseau de chemin de fer de l'Atlantique au Pacifique. On ne peut lui faire aucun reproche d’avoir adopté cette politique qui, sans aucun doute, est excellente. Mais ne peut-on pas le blâmer d'avoir un peu négligé la principale de nos industries, l’agriculture et la colonisation. Si pour encourager l’établissement de l’ancienne population sur les terres incultes, on eût pris une part raisonnable des millions consacrés au commerce, le Bas-Canada serait probablement plus prospère, et l’'émigration de nos compatriotes n’aurait pas été si considérable. On sait qu'avant la confédération, la législature ne consacrait que %50,000 par année à la construction des chemins de colonisation, somme réellement insuffisante pour les besoins du Bas- Canada.

Un autre reproche que l’on peut faire à Sir George, c’est de n'avoir pas suffisamment favorisé l'avenir politique des jeunes gens de talent, con-

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trairement à ce que faisaient MM.

LaFontaine et Morin.

Déjà, pendant la session de 1872, la maladie qui l’a emporté, commençalt ses ravages ; sa défaite à Montréal, auxélections générales, contribua encore à aggraver son mal.

Comme M. Baldwin, Sir George a été rejeté par la division électorale qui lui doit en grande partie sa prospérité. Cette ingratitude de la part de la population de Montréal a dû l’affecter douloureusement. M.

Cartier partit peu après pour l’Angleterre, afin d'y trouver un repos nécessaire et invoquer l’art des plus habiles médecins. On rapporte qu’il avait dit en partant : ‘“ si les médecins me condamnent, je reviendrai mourir ici parmi les miens.” Il ne devait pas avoir ce bonheur. Sa maladie était des plus graves ; il n’en avait aucun doute. Aussi, avant son départ pour Londres, se préparait-il, de la manière la plus édifiante, à paraître devant celui qui juge les hommes illustres comme les plus

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humbies ; sa foi, qui avait paru faiblir au milieu des affaires publiques 58 réveilla alors avec l'énergie puissan(e qu'il à toujours déployée dans F?$ actes. Les derniers temps de sa vie nous donnent le témoignage de la piété la plus vive. Qu'on en juge

ar l'extrait suivant d’une lettre qu'il adressait à un ami, le 21 mars dernier :

« Jai le plaisir de VOUS dire que ma santé s’est beaucoup améliorée depuis que VOUS m'avez vu, et que tous les jours elle va gaméliorant.

Mon médecin ici, qui est très habile, est satisfait de MON progrès. J'espère

donc qu'il me Sera possible d'être au

Canada à la fin d'avril ou dans le commencement de mai. Ce sera une indicible jouissance pour moi de vous serrer de nouveau la main, étant en bonne santé, et de vous T6” mercier en personne, comme je le fais par cette lettre, des ferventes prières que vous avez adressées à Dieu pour ma guérison, et lesquelles ont déjà été si Aficaces. Je dois vous

le dire,

l'art a pu être pOur quelque

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chose dans le mieux que j'ai obtenu ; |

mais j'ai la conviction que vos bonnes \ x

prières et celles que d’autres bonnes qu et saintes âmes comme la vôtre ont ) x élevées vers le ciel pour moi de tous

. les points de notre cher Canada, sont la principale cause du mieux que j'ai pris vers une guérison complète.

“ Je ne puis mieux vous remercier ainsi que les pieuses personnes qui m'ont montré tant de sympathie per- | sonnelle et religieuse, qu’en priant L en retour Dieu de répandre sur vous |. / et sur elles ses bénédictions et toute 4 la félécité. que l’on peut obtenir sur | cette terre.

‘ Je suis chagrin comme vous des dissentions religieuses qui règnent dans le diocèse de Montréal, et qui réellement n’ont pas de raison d’étre.

‘ Ceux qui en sont la cause ont une grande responsabilité sur la tête. | Mais comme vous aussi, j'attends la Hi L:

paix de Rome, et je prie le Ciel que 1 A mon espoir se réalise.” | h Sir Creorge, avait conservé une cer- | ; taine espérance dans le rétablisse- ÿ

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