‹ L'Hôpital de BicêtreChapitre 8 sur 20 · DÉCÈS · texte numérisé non relu

DÉCÈS

GUERISONS

1783 à février 1884

7° Hôpital du faubourg St-Jacques. — Malgré tous ces établissements, à Bicêtre, les salles de la Miséricorde et de St-Eustache ne désemplissaient pas. En 1784 le ministre de Breteuii vint visiter cet hôpital, le spectacle que lui présenta l'Emploi des vénériens le peina tellement qu'il voulut améliorer leur situation.

A son instigation !e roi résolut (Lettres Patentes, août 1785) d'en enlever les syphilitiques et de les réunir tous dans un même hôpital.

Les ressources de cet hôpital devaient consister, d'après le décret royal, dans les vingt-cinq mille livres de revenus, données antérieurement à Vaugirard, dans quarante-huit mille livres, prises sur le département des hôpitaux, dans soixante et un mille neuf cent livres, fournies par l'Hôpital-Général, somme représentant la dépense annuelle des six cent trente-six vénériens, soignés à Bicêtre et dans cent cinquante mille livres, payées parle trésor royal. On ne conserverait à Vaugirard que les nourrices et leurs nourrissons et on enverrait au nouvel hôpital toutes les personnes inutiles, c'est-à-dire les femmes enceintes, les accouchées incapables de donner le sein et celles qui, leur enfant mort, y étaient encore gardées deux mois (2),

On chercha aux portes de Paris un local assez vaste pour les con-

(1) ArcJuves Nationales. F i^, 245.

(2) Code de V Hôpital- Général.

tenir tous. Le couyent des Capucins du Faubourg St-Jacques fut acheté à cet etïet. Les travaux poussés avec activité furent vite terminés.

Tout était prêt pour les recevoir, lorsqu'à la suite d'une visite de M""* Necker, à la Salpètrière, il eu fut décidé autrement. Mieux reçue dans cette maison qu'à Bicêtre, où elle avait été victime d'une ridicule mésaventure, elle obtint de son mari, qu'on transférât dans l'ancien couvent des Capucins les quatre cents folles de la Salpètrière, au lieu et place des syphilitiques.

Ce ne fut qu'en 1792 que les vénériens quittèrent Bicêtre.

Depuis le 13 avril 1792, l'ancienne administration de l'Hôpital- Général avait cessé d'exister et comme notre travail finit avec elle, nous n'avons plus à nous en occuper.

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