oiT Dictionnaire de r Ameublement, t. I*', col
connue, intitulée l'Anglais à Bordeaux, se faisait l'écho de ces plaintes, et mettait les vers suivants dans la bouche d'un de ses personnages :
Tout ne présente ici qu'un luxe ridicule :
Quoi ! Tart a décoré jusqu'à cette pendule ?
On couronne de fleurs l'interprète du Tems, Qui divise nos Jours et marque nos Instans ! Tandis que tristement ce globe qui balance Me fait compter les pas de la mort qui s'avance, Le François, entraîné par de légers désirs, Ne voit sur ce cadran qu'un cercle de plaisirs.
Vingt ans plus tard, Mercier, dans son Tableau de Paris *, écrivait à son tour : « On met une pendule sur toutes les. cheminées ; on a tort : mode lugubre. Il n'y a rien de si triste à contempler qu'une pendule. Vous voyez votre vie s'écouler, pour ainsi dire, et ce balancier vous avertit de tous les moments qui vous sont enlevés et qui ne reviendront plus. »
Mais que peuvent les critiques des vaudevillistes et même les déclamations des philosophes, contre les arrêts de la * mode ? Après un siècle et demi, la pendule, — car, en descendant de son socle, la vénérable horloge abdiqua son vieux nom pour en prendre un nouveau, moins justifié assurément, mais d'allures plus modernes — la pendule, disonsnous, en dépit de toutes les objurgations, constitue encore la pièce principale des garnitures de cheminée. Toutefois — constatation bien curieuse, et qui marque combien dans les arts de l'ameublement la persistance des formes est tenace — les horlogers, en assignant à leurs ouvrages une place différente, ne songèrent pas à en modifier la structure, pour les harmoniser avec leur nouvelle destination.
Les horloges, jusque-là, avaient été « bâties en façade », c'est-à-dire que les trois parties visibles, la face et les deux