‹ L'horlogerieChapitre 7 sur 50 · DES CADRANS SOLAIRES · texte numérisé non relu

DES CADRANS SOLAIRES

L'établissement particulièrement compliqué des gnomons donna naissance à une science qui prit le nom de gnomonique, Vitruve, dans l'étude si consciencieuse qu'il consacre à la mesure du temps, nous apprend que, bien avant le commencement de notre ère, la gnomonique avait pris un développement considérable, et ce développement est d'autant plus remarquable, que les calculs à la fois très savants et fort compliqués auxquels on était obligé de recourir pour obtenir des indications d'une exactitude suffisante, avaient tous pour point de départ une conception erronée du système solaire. « Le monde, écrit Vitruve*, comprend toutes les parties de la nature, par conséquent le ciel et les étoiles. Le ciel tourne sans cesse autour de la terre et de la mer, sur un axe dont les extrémités servent de pivots ; car dans ces endroits la puissance qui gouverne la nature a construit et placé deux pivots semblables à deux centres : l'un, partant delà terre et de la mer, va aboutir au plus haut du ciel, auprès des étoiles du septentrion ; l'autre, diamétralement opposé, se trouve sous la terre dans les parties méridionales. Là, autour de ces pivots, comme autour de deux centres semblables à ceux d'un tour, elle a placé deux petits cercles appelés en grec -rcoXot, sur lesquels le ciel tourne sans cesse : la terre, placée au milieu avec la mer, en est naturellement le centre. »

Malgré cette conception fautive, qui fut, du reste, acceptée sans discussion jusqu'au jour où Copernic (1543), Ke-

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