‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 110 sur 159 · REVUE CRITIQUE DES PLANTES NOUVELLES · texte numérisé non relu

REVUE CRITIQUE DES PLANTES NOUVELLES

Phloco ùmte^se de LarochefoucaulU Ce Phlox mis au oommerce Tannée dernière par M» Ghaté, est une riche nouveauté* La plante est vigoureuse, très4rapue, divisée en de nombreux rameaux, dont l'ensemMe forme une ample panicale pyrami^ dale, qui n'a pas moins de 40 centimètres de diamètre sur 3S environ de hauteur. Les fleurs, sans être très-grandes, sont parfaitement rondes, d'un rose dair transparent, avec Tceil d'uii

baaa et tm» (mma vif* Présenta à la dariûère séauca de 1a ^Qcié\é d'borticaltura de Parisi œ beau Pblôx a eu les Jxoimeun à'iwe prime.

Acacia longissima. Sous ce nom, on cultive un charmant Acacia . très-précieux pour Tornementation des salons; il a Tavantage d'être presque remontant, et de fleurir pendant, l'été. On le trouve en ce moment sur les marchés, et nous avons admiré sa lleuraison chez M. Dupuy-Jamainj qui en a été le propagateur. Ses feuilles simples, ou phyllodes, sont allongées, un peu arquées, longues de 12 à ië centimètres et d'un l)eau vert de mert

tes fleurs sont jaunes, en petites boules de la grosseur d'an pois ei assemblées en panicules très-élégantes, h TaisseUe des feuilles et au sommet des rameaux,

^ C^eêt par erreur qu'on donne à cette espèce le nom d'4oacia Umgissima. Il existe bien un Acacia Umgissiimy mais qui est irôs^Mérent de Fespèoe dout il est ici question. L'Acacia que las jardiniers vendent en ce moment sous le nom d^^gisùma est V Acacia retinoides.

Gloœinia punctulata* Charmante plante très-* distincte, h fleurs blanches, très«flnement ponctuées de violet; nous avons TU cette ravissante variété chez MM. Thibaut et Keteleér^ au milieu d'une nombreuse et belle compagnie de variétés,

Anthurium Scherzerianum. Nous avons vu aussi^ cbes les mômes horticulteurs, cette intéressante aroïdée introduite récemment dans les cultures* Elle est remarquable surtout par gdS infloi^esc^nces : la spathe^ ou grande bractée qui accom* pagne Taxe floral ou spadice, est d'un magnifique rouge écarlate ])rîllant ; le spadice, contourné en serpent de Pharaon, est, lui aussi, de cette couleur. On doit l'introduction de cette espèee originaire de Guatemala à M. Wendiand, directeur du jardin royal de Hanovre. Daps les diverses expositions internationales d'horticulture, ce nouvel Anthuritéfn a remporté les !*'• prix,

G^est, «n e&t, une bonne acquisition; il fteurit presque toute l'année, en serre tempérée de 5 à 6 degrés, et chaque înfio* rescence se conserve» en moyenne, deux mois, 4vec son brillant coloris.

Un autre An^Aurtum, le magniftcum^ est vanté pour son feuillage ornemental. Gomme nous ne professons pas précisément un grand enthousiasme pour les feuillages, et que nous né possédons pas les connaissances requises pour juger le mérite de ce genre de plantes, nous dirons qu'un amateur a trouvé ses feuilles vert foncé, parcourues de nervures vert pâle, d'une rare beauté. Je lui laisse la responsabilité de cette appréciation, car, je le répète, en fait de feuillage, depuis que je vois admirer tant de Solanum, je ne sais plus ce qu^on entend par beau.

Le Colev^ Gibsoni^ à feuilles pourpre foncé et à nervures rouges, ne vaudra jamais le Coleus Verschaffeltiu

Le Maranfa Veitchii office une marbrure de vert pâle sur vert fondé d'un effet assez original. De chaque côte de la nervurç médiane, c'est un dessin vert pâle, qui représente assez bien les'fpholes rongées des Caryota urens; ce dessinât, encadré de vert foncé, et ensuite d'une bordure de jaune verdâtre. Si la bizarrerie est une beauté, ceMaranta devient une très-belle plante.

Le Chamosranthemum marmoraium est une plante de la famille des Acanthacées. Elle pose aussi pour son feuillage très-foncé , presque noir , parcouru de larges veinules de couleur vert pâle, qui se transforme, en passant par les yeux des amateurs, en teinte d'argent.

Arundo conspicua. Sous ce nom, nous avons vu chez MM: Thibaut et Keteleêr une très-élégante graminée, à longues feuilles étroites gracieusement retombantes, du milieu desquelles s'élèvent de nombreuses hampes nues, hautes de 2 mètres environ, et qui sont terminées par une très-élé-

^antepaniculed'un vert jaunâtre d'abord, blanchissant ensuite. C'est un Gynerium au petit pied ; mais par^'époque de sa fleiiraison, courant de juin, il prélude coquettement à la majes^tueuse fleuraison de Vherbe des Pampas, qui n'apparaît qu'à Tarrière-saison.

Robiniapseu(ih'A(xicia^VBnéiéD€caimeana. Cette variété^que nous avons vue fleurir chez plusieurs pépiniéristes, a été un peu trop vantée ; elle est bien au-dessousde la réputation que lui a faite sou parrain. La fleur est à peinerosée, et non pas rose, comme le dessin qui en a été donné ; elle est même loin d' offrir la délicate teinte rose de la fleur du Robiniaviscosa..

' 0. Lescuter.

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