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PLANTES NOUVELLES POUR L'AUTOMNE

Pelargonium à grandes fleurs nouveaux.

M. Chaté, horticulteur, rue du Sentier-St-Antoine (boulevard Picpus), annonce 9 nouveautés de ce charmant genre, déjà si riche en variétés.

a Ce genre, dit^il, est un de ceux dont on a le plus abusé des facultés génératrices. Il a tant produit de variétés, que beaucoup de ces soi-disant nouveautés ne sont que des reproductions des anciennes, ou des variétés qu'il faut examiner à la loupe pour trouver la différence. On nous trouvera peut-être bien hardi, si nous disons que celles que nous oi&ons aujourd'htii n'ont rien de comparable h celles qui existent dans les collections.

0 La plupart ont été cultivées depuis deux ans dans notre établissement ; nous avons donc pu les apprécier, tant au point de vue de l'abondance de la floraison, que de, celui du coloris et de la perfection des fleurs. »

Ces variétés sont les suivantes :

Madame Alphonse] Dupuy}{ChaXé) a les fleurs moyennes, bien faites, d'un rouge orange pâle, à reflet saumoné en s'épanouissant, avec un large centre blanc, et le pourtour des fleurs de même couleur.

Stéphanie Ckatéy — fleurs très-grandes, de toute perfection, rose vif satiné, à grand centre blanc, avec pétales supérieurs légèrement maculés de couleur marron.

Emile Dupont ^ — fleurs grandes, violet foncé, à cinq maeules de couleur marron noir. VariéJ^ extraordinairemenl florifère.

Camille Bernardin^ — fleurs grandes, d'un rouge orangé feu, à large centre blanc s*étendant en lignes rayonnantes vers le bord des pétales ; pétales supérieurs maculés de couleur mar« ron. — Cette variété produit quelquefois des fleurs semidoubles.

Eughne Delamarre, — fleurs grandes, rouge vineux, à large centre blanc, avec pétales supérieurs largement maculés de noir.

Madame Vilmorin^ — fleurs rose solferino, à centre et pourtour blancs^, avec pétales supérieurs largement maculés de marron.

Léopold Charpentier, — fleurs rouge cerise, à grand centre blanc, avec pétales supérieurs légèrement maculés de cramoisi et bordés de blanc.

Surpasse^Némésis^ — fleurs une fois plus grandes que celles de Némésis^ et beaucoup mieux faites.

Léon Pichery, — fleurs bien faites^ bien arrondies, rouge cramoisi vif, avec pétales supérieurs pourpre-marron. - ^

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Caladium.

M. Charles Verdier fils, rue Duméril, n' 12 (ancienne rue du Marché-aux-Chevaux), met en vente une nouvelle série de Caladium obtenus de semis par M, Bleu qui s'est acquis une réputation bien méritée dans le monde horticole, par ses belles {«•oductions en ce genre, issues de fécondations croisées. Nous en avons déjà parlé au sujet de la grande exposition de Londres, où ses plantes ont été justement admirées. Les nouveautés que M. Ch. Verdier annonce au commerce, ont obtenu la médaille de S- Exe. le ministre de TAgriculture à l'exposition de la Fête des fleurs. Nous figurerons prochainement quelquesunes de ses nouvelles variétés.

Roses.

La Société des ftosiéristes de Brie vient de publier le prospectus de roses nouvelles qui seront mises au commerce cette année, à partir du 1" novembre , par quelques-uns de ses membres.

La Comtesse deJaucourt est une rose obtenue de semis par M. Desmazures et propagée par M. Cochet, horticulteur à Suisnes ; elle a été primée à Texposition de Brie du mois de juillet dernier. Ses fleurs ont de 8 à 10 centimètres de largeur; elles sont très-pleines, d'un coloris rose carné superbe.

Euffène Scribe est un gain de M. Gautreau père, rosiériste à Brie-Comte-Robert. Cette rose est issue du rosier Triomphe de Vea>position. Ses fleurs atteignent de 12 à 15 centimètres de diamètre ; elles sont d'un bpau coloris rouge vif feu éblouissant. *

Madame Martin de Besse a été obtenue par M. Camille Bernardin, président de la Société des Rosiéristes de Brie. Les fleurs, de 8 à 10 centimètres, sont pleines, en forme de coupe,

blanches à teiate légèrement rosée. Celte rose a été primée à Texposition de Fontainebleau^ et uevdL mise au eommerce par M. Granger, de Suisnes.

Adrien Marx est un semis de M. Granger. La fleur est grande (9 à 12 cent.), très-pleine» d'un coloris rouge cerise des plus vifs.

M, Guillot fils, chemin des Pins à la Guillotière (Lyon), nous a fait parvenir le prospectus de ses Rosiers nouveaux qu'il livrera à partir du 1*' novembre prochain.

Horace Vertiet est un hybride remontant^ à très-grandes fleurs pleines et à larges pétales^ d'un beau rouge pourpre velouté se nuançant de cramoisi foncé. '

Bouton (Tor^ issu du Thé canari j^ les fieurs moyennes, très* pleines, d'un superbe jaune foncé éclatant, à revers des pétales blanc.

Madame Brémonl^tixmh^Xmà^ i^mootanti fleurs moyennes au grai^es^ bien pleines, variant du rouge pourpre clair au pourpre foneé»

Madame Margotlin est à fleurs grandes ou moyennes, trèsplcines^ un peu glabuleuses, d'un beau jaune foncé citronné, avec emU^ d'un rose pèche, et le bord des pétales blanc (i).

Ean. Bonard.

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(4> Le& ^oapeeLue de llo«6»ci« MM. GniUot père, Liabaud et Ducher^ viennent de nous parvenir, au nwmeot de ooeUce squb presse \ nood sommes obligé de les remettre au prochain numéro.

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VAPORISATEUR BREÏEAU-DEYÏIOLLE.

Le nouvel appareil que nous représentons dans ce numéro est destiné h soufrer la vigne et toua les végétaux en général. 11 se compose d'un fouraeaa A tenaé par un couvercle B, qui «^ surmonté <l*un tuyau peur le tirage. Au-dessus du foyer C est une eapsule l> renfermant ^00 à 250 gr. d^ soufre. Autour du fourneau estunepcttte chaudière cîrcnlaire ou en manchon E, contenant .de Teau jusqu'aux deux tiers de sa hanteur. Pour faire fonctionner cet appareil, il suffit d'allumer le feu, et au bout de quelques minutes IVau entre en ébullition, et la vapeur qui s'en dégage s'échappe par un tube capillaire F, dont le sommet courbé est situé vis-à-vis Forifice de la petite tubulure postérieure G du récipient a soufre; elle traverse c« réciinent et entraine toutes les vapeurs dégagées par le souire en ébulliticm et qui sortent par la tubuliffe H* Aussitôt à Tair libre, ces vapeurs se condensent et toi^ ment de la fleur de soufre d'une ténuité extrême et qui aclbère trèsfortement «mx corpB sur lesquelles ello est projetée. On n a dooe plus alors qii'à inréseuter Tappareli devant les plantes malades, en le tenant par le manche L *

Cet appareil, bien que petit (les figures sont représentées au f/4 de la grandeur) et ne contenant que peu de soufre, produit beaucoup de vapeur et permet ainsi d'aller tiès-vitc. On peut aisément vaporiser cent ceps de \igne àlliedre, ce qui n'emploie qu'environ 50 ou 60 grammes de soufre. Déplus on a la certitude, lorsque l'opération est faite, que ni le vent ni' la pluie ne pourront enlever le soufi'e ainsi appliqué; par conséquent) l'oidium sera radicalement détruit sj^uis qu'il soit néces-^ saire de renouveler l'opération* Nous sQ^uterofi» mèmt% par suited'expérienees comparatives^ que là ou la fleur de soufre saupoudré avee un soufdet ou une houppie n'a pas réussi cùmplétement, im« seule vaporisation a arrêté court la maladiie.

Cette vapeur de soufre doit être distribuée avec parcimonie ; chassée avec foi'ce» elle tourne et enveloppe les objets qu'elle rencontre, et adhère partout où elle touche, fl s'en applique une quantité minime imperceptible à l'œil nu, mais suffisante iK>ur guérir la plante.

Des expériences • fuites sur le vérot du pécher et les pucerons du rosier ont donné des résultats inespérés, eu les débarrassant très-prompt tement de ces terribles pai'asites. Quant aux autres maladies qui infestent le» plantes, telles que cryptogames ou oïdium, leur destructioik n'osi pa». douteuse ; à l'aide de la vaporisation, on en e&t maître trè6« rapidement.

De nouveaux essais et nouvelles expériences se poursuivent ; iiouâ tiendrons nos lecteurs au courant dos résultats qui seront obtenus.

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