‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 29 sur 159 · JARDIN FRUITIER · texte numérisé non relu

JARDIN FRUITIER

Opérations à faire en été.

Vébourgeonnement ou ébourgeonnage estVxxne des opérations 1» plus importantes de la taille, par laquelle on retranche les jeunes Bonrgeons inutiles, arrivés à une longueur de huit à éoute eentimètres, afin de faire pro&ter les autres bourgeons de la sére qu^ils auraient absorbée.

I>ans le Pécher en espalier, les bourgeons inutiles sont :

i* ceux gui poussent sur la partie antérieure ou postérieure d'un

rameau de prolongement (ils ne doivent pas être considérés

morne tels dans le cas où ils seraient appelés à combler un vide

lonné par le défaut des bourgeons de dessus et de dessous) ;

t ceux qui naissent, sur les rameaux à fruits, entre les fruits

et les bourgeons de remplacement; 3* ceux qui se présentent

es nombre sur le même point et dont un seul doit être con-

xtré ; ce sera le plus faible sm* les branches coursonnes supé«

liesesy le plus fort sur les branches inférieures et celui du

iB&Uy s'il est destiné au prolongement d'une branche char-

pentière. Pour le Pêcher, Tébourgeonnement se pratique en

deox fois, à huit jours d'intervalle, eu commençant par le som*

lœt de Tarbre.

Aux autres arbres fruitiers élevés en espalier, on ne doitsup^ primer que les bourgeons se développant par derrière. Cette (Ration est inutile dans les arbres élevés en contre-espalier et en pyramide, sauf le cas très-rare oh les yeux sont trop lapprochés ; ces formes demandent, en effet, que les branches ident garnies de rameaux sur tous les côtés. Dans la Vigne, Fopération s'applique aux bourgeons placés sur le vieux bois^ car ils sont improductifs; on ne les épargne que dans le cas oh certains coursons malades ou absents devraient être rem-

Flg. «3.

Le 'pinc&nwU^ opération très-importante, ayant pour bot d'empêcher le développement de certains bourgeons, parvenus à une longueur de 10 à 30 centimètres, suivant les espèces d'arbres, et de faire affluer la sève dans certains autres pour augmenter leur vitalité ; on obtient ce résultat en détruisant, par la pression de l'ongle du pouce contre celui de l'index, TextréDùité harbacée de ces bourgeons^ Un autre effet de cette opéra^* lion est de faire produire, la même ajomée, des boutons à fleurs aux bourgeons pinces,

, Pincement du Pécher.

Dans le Pécher en espalier, le pincement (fîg. 13) s'opère sur les bourgeons ordinaires, situés sur les branches sous-mères ^ leur partie supérieure ou inférieure; il doit être de 20 à 25 centimètres, suivant la vitalité des bourgeons; et Ton observe de pincer les supérieurs dès qu'ils sont parvenus à Cette longueur et d'attendre, pour les inférieurs, qu'ils aient acquis celle de 30 à 35 centimètres. Dans toutes les autres espèces d'arbres en espalier ou en contre-espalier, a l'exception de la Vigne, on doit pratiquer le pincement siu* tous les bourgeons latéraux, à une longueur de 8 à 10 centimètres • Dans la Vigne en cordpn, il faut attendre, pour opérer, que le bourgeon ait une longueur de 50 à 70 centimètres, soit lors- ^ qu'il est près de joindre le cordon placé au dessus de lui.

Pineemenî du P ol rier.

Tous les bQurgeons latéraux des arbres élevés en pyramide et en vase doivent être pinces 5 8 ou 10 centimètres (flg- <^)«

Les chiffres que nous venons d'indiquer, pour la longueur à laquelle on doit pratiquer le pincement, n'ont rien d'absolu et varient selon la nature de l'arbre auquel on a affaire.

Si» Bpr%0 un premier piaoraient, le bourgeon amputé donne Bsissanœ àdè fànx boiu^geong^ on doit également opérer sur 0» derniers. Le Pôoher fait exception,^ veut que oes faux bourgeons smeni maintenus.

La torstonpeut ètrepatiquée sur les bourgeons de toutes les espèoes d'arbres, le Pèch^ excepté, mais plus spéciale* meni sur les boucgecms des arbres à fruits à pépins ; elle sert à lemptaeeir le pincement lorsqu'on a négligé de Topérer pour une cause quelconque, et que le bourdon devenu presque ligneux ne pourrait être pincé convenablement. La torsion qui consiste à renverser l'extrémité du bourgeon sur sa base, en forme de boucle, a pour but d'arrêter le développement de ce bourgeon et de faire pousser, à sa base, de petits yeux destinés à être rameaux ou boutons à fleurs les années suivantes. Dans la mdlleure condition, la boucle à former avec le bourgeon tordu, doit être feite à 8-10 centimètres environ de la naissance de ce bourgeon. Le cassement d'été et même la taiUe iaoût sont préférés h la torsion par certains auteurs ; ces deux «firaticns donnent un résultat identique; seulement, par la bille d'août, le bourgeon supprimé étant en pleine sève, la* santé du rameau coupé, et même celle de Tarbre entier, peut Mre profondément altérée, si Topération atteint un grand nom*bre de bourgeons.

La taille en vert^ portant aussi le nom de taille de mai. s'appbqne particulièrement aux arbres à fruits à noyau et surtoni an Pécher en espalier oa en contre-espalier; dans cette (q^ération, on supprime, en mai ou dans le cours des deux mois suivants, l'extrémité des rameaux à fruits qui portaient, à la . taille d'hiver, des boutons à fleurs dont les fruits ne se sont pas noués ou onl dépéri . Il est, en effet, inutile d'alimenter ces bourgeons supérieurs sans importance, et il est plus avanta^^ genx de concentrer la sève sur les deux bourgeons infé* rieurs, destinés (rinférieur surtout) à produire des rameaux

à fruits pour l'aniiée suivante et àsnbir la tailie de la fin de rhiver. Il convient également^ après la récolte des fruits, 4e couper l'extrémité du rameau qui les portait; c'est iraeore un moyen de donner un supplément de nourriture aux deux bomv geons dont nous venons de parler. Comme la taille eo vert feit perdre à Tarhre une certaine quantité de sève, il est sage, pour ne pas compromettre la santé de Tindividu, de pratiquer L'a* pération en plusieurs fois^ à huit jours d'intervalle, et en cornmençant par le sommet de l'arbre.

Vévrillement est une opération spéciale à la Vigne, elle consiste à enlever toutes les vrilles des bourgeons, suppression qui facilite le palissage d'été et avantage les r^ôsins et les bourgeons de toute la sève inutilement absorbée par ces vrilles^ Le palissage d'été^ que Von nomme aussi palissage en verl^ s'applique uniquement aux arbres en espalier et en contre-espalier. Cette opération consiste à étaler et à fixer d'une façon symétrique les bourgeons nés du printemps , sur un treillage en fer, une palissade en bois, ou môme directement sur le mur. Elle a pour but de distribuer une lumière égale surlou- «^tes les parties de Tarbre et de donner une bonne direction à sa chai'pente.

Le palissage d'été^ commun à tous les boui'geons du Pé< cher, ne doit être appliqué, dans les autres espèces d'arbres, qu'aux bourgeons terminaux des branches mères et sous-mères ; pour le pratiquer, il faut choisir le moment où les bour« geons commencent à être un peu ligneux^ car, ayant cette époque, les bourgeons se casseraient sous les doigts et, plus tard, pn leur donnerait difficilement l'inclinaison désirable» L'opération doit commencer par les bourgeons si:^riears des . branches sous-mères et par tous ceux qui jouissent d'une grande force, pour se terminer pas les bourgeons inférieurs ou de peu vigueur, dans le but d'arrêter la végétation excessive des premiers et de faciliter l'accroîssemeut des seconds. i>e

palissage dok dono être pratiqué sur un arbre d'uQd manière continoe» toat Tété, aa fur et à mesure que 'les bourgeons rexigent» et non tout d'une fois •

. On emploie, dans le palissage sur treillage, des liens de joncs, de chanvre ou d'autres produits flexibles et doués d'une certaine résistance. Lorsqu'on palissé directement contre un mur, on entoure la circonférence des bourgons d'un petit morceau de drap, et on les accole ainsi au mur en les fixant avec des clous. ■ , ^

La suppression des fruits trapnombreuco^ appelée aussi éclaircie des fruits, est une opération définie par le nom qu'elle porte, et est appliquée aux arbres fruitiers qui ne jouissent pas d'une vigueur suffisante pour fournir une nourriture convenable aux fruits dont ils sont chargés ; elle a pour but de laisser plus de sève à Tarbre, et de fav(HÎser l'accroissement de ses bourgeons; on doit l'efiectuer vers le-mois de juin.

On utilise quelquefois la présence des fruits sur un arbre, fiance qui est pour lui une cause d'épuisement, pour rétablir, àwle sujet, l'équilibre delà végétation. Veut-on, par exemple, irii&er une branche faible, on la dépouille de tous ses fruits et on les conserve sur la branche forte.

Veffeuillement ou effeuillage s'applique aux arbres fruitîefs et spédalement à la Vigne et au Pécher. Cette opération consiste à enlever les feuilles qui couvrent les fruits, au mcMnent de leur maturité, et non quelques jours avant, pour que Faction du soleil^ leur fasse acquérir plus de saveur et une coloration plus vive. L'effeuillage doit, toutefois, être pratiqué avec discernement et ne pas 'dépasser les limites strictement nécessaires, en raison des fonctions importantes des feuiUes ; il est essentiel, en enlevant celles-ci^ de conserver leur pétiole sur le bourgeon avec mie petite partie du lîfnbe, afin de ménager l'œil situé h la base de ce pétiole . En outre, l'opéralion ne doit pas avoir Heu brusquement; il faut

démasquer graduellement te fruit, afin de ne pas rexposerà èbre saisi par les rayons du soleil. .

{Nouveau Jardinier' ilhisiré, page 1217.)

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