VERVEINES ITALIENNES
Fig. 1, Anna Gérard; et fig. 2, Belle- Alliance. (Pl. XVIII.)
Les Verveines ou Verbena tirent leur nom du latin Veneris venUf qui veuf dire veine de Vénus. Elles doivent ce nom à certaine propriété attribuée à Fespèce commune qui entrait jadis dans lesphiltres amoureux. J'ignore jusqu'à quel point ilfaut ajouter foi h cette croyance de nos pères ; mais je sais que les Verveines ornementales sont de charmantes plantes pour orner nos parterres pendant toute la belle saison, et qu'elles méritent le petit Traité de culture que vient de pubUer un jeune et intelligent horticulteur de Paris, M. Emile Ghaté ; petit Traité que nous recommandons à toutes les personnes qui veulent cultiver ces plantes avec quelque succès.
D'après M.Cbaté, toutes les variétés horticoles sont nées de six espèces botaniques originaires des contrées septentrionales de l'Amérique, et ces variétés sont très-nombreuses.
Depuis 2 ou 3 ans, on en possède une nouvelle race obtenue en Italie, -— d'où le nom de Verveines italiennes — et qui of* frent une disposition toute particulière de coloris. Jusque-là toutes les Verveines étaient unicolores, ou offraient un ceil d'une coideur différente de celle du limbe. Les nouvelles variétés italiennes sont striées^ rubanées ou bordées d'une couleur plus yÏYB ou plus foncée, comme les œillets de fantaisie. Les deux variétés que nous figurons planche XVIII peuvent donner une idée de ces Verveines italiennes.
AfifHk Gérm4 ett un gain nouveau de M. UmoÎDe, d^Naao; ; sa fleur est à fond blanc, marquée d'une bande «Quleur ronge brique sur le milieade ehaque lobe éohancré delà caroUe; Pensemble des bandes fonnant la croix d'hanneur«
Belle-AlUmce, autre nouveauté de 1865^ a été obtenue par M. Laloy, horticulteur à Loubaus (Saône-et-Loire) ; elle est à fleurs fond blanc, picturée et lignée de carmin vif.
Pour faire la dmoaine, noua en ajouterons 10, prises parmi celles que M. Chaté considère, dans son petit Uvre, comme 1^ plus belles :
Anùndata Dalkm, fond Uanc^ atnée et bîgasré» de rovge cinabre^ •
Comto Bemoriim Ucchif fond blano AV«o raiea e( 9im$ mlet fonoé*
Conmiea Sibmif lilaa dair, panaché de violet foncé»
Comtesaa Fauatim JUcehù fond rose purpuiîn avec «tries éoarlates.
Faibiaf fond blanc avec »\xm bleu clair.
Ijudwieo PalM»t, fond lilas panaché et strié amarante.
Napokone Aosst, fond violet dair, centre blanc strié de rouge cerise.
R&gina de Bello, fond violet avec stries blanches.
Sorpre^a degli atMtori, fond Uano aauré strié et rubanéd€ violet clair.
EtnUHo SarUarelU^ fond lilaa atrié de violet»
Les Verveines italiennes ne demandent paâ plus de soins quelea anciennes variétés unicolores. On les livre à la pleine terre pendant la belle 6aiaon> et ellbs ne cessent defleurîjr jus* qu'aux gelées^ A Tapiu^oûbe de l'hiver, on rentre» sous ob&ssis froids^ les boutures qui doivent être faites dès la fin d'août ou eommencemèntde septembre, et on les garantit des fortes ge*lées^ en couvrant de paillassons. L'humidité est mortelle aux Verveines ; il faut l'éviter sous les ch&ssis^ en donnant le plus
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d'air possible, et ^ «rodant peu» Quand arrive le moin dtf mars, on fait de nouvelles boutures sur couche, en pots au en terrine», pour av(ttr de bons sijyeta destinés à la pleine terre. Ces bouture^) qu'on doit pincer einif ou six jours avant le re^ piquage en poté, foiment dea touffi^ vigOuremes et trèa^flcHÎ^ fèrei. ia mise en plaee se fait à la fin d'avril on an connnen^ cernent de mai ; on plante à 60 centimètres pour obtenir un beau tapa, et on éûuvre le sol d'un paillia de fumiet è maitié consommé • Pendant Tété^ on dmne^ chaque aeir^ un baMinage de préférence à de^ grande arrosalDeala i|tû loot poorrir Isa ra^ cioes.
Quant h la t^rre^ tous les tenrains conviennent aux Verm^ nés; néaaœcùns ces plantes vraudent mieux dans les terres lé<gères . Pour les autres petits détaiU de culture^ on se trouvera bien de consolter^ la CnUure pratiq%us deè Vermines par M. SL Ghaté fils^ qui fait partie de la BibUôthèque de l'HorHeuitmtr et de r Amateur de jardinage^ éditée par M. Donnaud (1).