CULTURE DE PELARGQNIUM A GRANDES FLEURS ET FAN- TAISIE
Le Pelargôhium ô6t imë des plantes les plus belles et dotit lés riches coloris, obtenus dans ces derniers temps, le font rechercher de toutes les peféotltiës qui aiment les plantes, et qtii possèdent nne sertô. Il faut le dire pôui*tant, le Pélàrgonkm n'est pas toujours cultivé èoitvenablemônl ; il demandé des soins spéciaux que les amateurs et certains jardiniers ignorent quelquefois.
Je vais essayer de faire connaître les moyens que jVmpïoié ;
(1) Bureau de YHorticulteur français^ 9, rue Caagetté, ftkHiî; Pri* : < fr» M e.
ils m'ont toujours bien réussi ^t m'ont attàvé les éloges des amateurs.
Quand je reçois, en mars» les nouveautés des semeurs distingués de France et de Tétranger, je mets aussitôt mes jeunes plantes sous chAssis froids ; quelques jours après le rempotage, je les pince à 3 ou 4 feuilles et j'obtiens ainsi le double de branches.
Aussitôt que ces branches se sont un peu développées, je passe mes Pelargonium dans une serre froide dite hollandaise, en les espaçant un peu. J'arrose faiblement, mais souvent. A rapproche des prémices chaleurs d'avril, j'ombre au blanc d'espagne délayé au lait^ et je donne toujours beaucoup d'air, afin d'empêcher l'étiolement et l'envahissement des pucerons. Les boutons se montrent bientôt; je rempote alors mes plantes dans des pots de 1 5 à 1 8 centimètres ; je les espace davantage et j'aiTose copieusement afin de bien nourrir la floraison.
Les soins à leur donner» au moment de cette première végétation» consistent à bassiner les sentiers de la serre, ainsi que les tablettes où les pots sont posés ; ces tablettes étant couvertes de sable» conservent plus longtemps la fraîcheur qui est très* salutaire aux plantes. J'ai soin de ne jamais arroser sur les feuilles; malgré l'ombrage du blanc, il y a toujours une réverbération qui est assez forte pour que chaque goutte d'eau sur les feuilles fasse une tache qui» en s'agrandissant, perd complètement la feuille. Malgré toutes les précautions possibles, il y a toujours quelques gouttes d'eau qui tombent sur les feuilles du centre ; ces feuilles sont vite perdues, parce que» étant plus serrées que celles de Textrémité, il y a moins d'air pour les ressuyer.
Chaque feuille attaquée doit être coupée nettement aux deux tiers de son pétiole; il ne faut pas les arracher de la branche» ce qui fait souvent des cicatrices qui font quelquefois périr les branches.
— ae» —
La terre que j'emploie est dj^érente, dans quelques parties, à celle dans laquelle ils ont passé l'hiver. Elle se compose ainsi :
Terre de bruyère concassée 50 parties
Terre franche siliceuse 20
Terreau de féuillles 10
Fumier de monton de 2 ans 40
Rafle de raisin consommé de 2 ans 10
Total. . . . 100
A d^ut de fumier de mouton, je l'ai quelquefois remplacé par du vieux fonûer de couche; mais alors j'ai supprimé le terreau de feuilles, le fumier de cheval étant plus l^er que celui de mouton •
Avec cette composition, une bonne serre à deux pentes, bien Tentilée par les panneaux et ui^ porte à chaque bout, j'ol^tiens des plantes basses trapues, fleurissant abondamment et ayant des coloris imigues. .
Au fur et à, mesure que quelques rameaux à fleurs passent, j'enlève complètement ces rameaux aurdessus des preniiers yeux à bois ; je fadlite ainsi le développement des autres rameaux à fleurs retardataires des sous-branches et je prolonge la floraison d'un mois au moins. A l'appui de ce que je dis, j'ai voulu conserver de mes plus belles variétés à graine et j'ai remarqué qu'il n'y avait que les principales branches qui me donnaient des fleurs; la sève se portant alors dans les graines et les rameaux porteurs de ces graines, n y a avorlement complet des fleurs des sous-branches.
Taille. — A la fin de juillet mes plantes étant passées fleurs^ je les taille^ en les rabattant à 2 ou 3 yeux du sol . Mais avant cette opération, j'ai soin de cesser les arrosements pendant 2 ou 3 jours selon la température; sans cette précaution^ la sève se refoule aux racines par la taille, il y a gonflement, et les grands ar-
rosemé&tspoomDent les pendre eomfytétemmt V j'Airose ensuite modérément suivant la température et seulement pour empêcher les plantes de mourir.
y&» le 15 septembre^ environ mnnois et 4^m Bfsths oette opération^ tout mes Pelargmium ont poufisé une quantité de petites ibvanches qui ont de 4 à 5 feuilles. Je \m r^opoto dans des pots l^eaucoup plus petits, de 8 ^ i 0 oenU^ car la rdlvitU^ge ayant ooeasionné la perte 4e toutes Im raomes ^às lés parais du poty k motte se trouve réduite considérablement. Il faut avoir soin de couper bien nettement ces vieilles racines.
La terre tjoe j'emploie pour pasiset l'hiver est bien [Ans légère que 6^e de Tété ; la terre francheétant de nature fraîche et compacte, je la supprime-, la même quantité est remplacée par la terre de bruyère.
BoKtemj^. *— Le moment le plus convenable pour faire les bontmes de Pélar^ntum est tdtd de la iaille que j'ai indiqué plus haut. Les mdlleures boutures sont c^es qui sont venues aussitôt après la floraison^ et qui se sont développées sur les brandies mères; eties peuvent être faites toutes avec talon, ce qui en facilite beaucoup la reprise.
l'établis ma multiplication en grand, dans la serre même des pieds mères, f enlève les pots d'une des bâches de côté ; cette bàthc est remplie de gravier jusqu'à lt> centimètres du boM. le remplis cet espace déterre de bruyère concassée ou criblée an gros crible ; je tasse bien afin que, piquant mes boutures à même ta bâche, ces dernières soient bien assujetties au plantoir feit exprès, le bout plutôt rond que pointu, afin qu'il n'y ait pas de vide en dessous de la bouture. J*espacé mes bon* tures de? cent, les unes des autres, et, quand elles commenxsmx à prendre et à s'allonger, je pince îextrémitô si je ne Tai déjà fait en bouturant. Je ne les rempote en godets de 5 à 7 cent, que quand les yemc commencent à se développer.
remploie la terre de bruyère pure pour les boutures, et
fN>ttr dêiix NÛfltmfl : it première parce qw la terre de bruyère étetit plue I^fèm «t MbionnecM ooftawiro aoioB l'hamidiM ; mes jeonds booturM y piWHimt beeueoup mSêait; puis die « râTantage, quand jeles relè^ Kmo la koi^dette^ 4e ee teirir pim an tadaes qiie^i elteétait mâangée delerreatt. L'expérience de 15 aoftéed m'a prouvée ^foe j'opérais «oitv^nattettient, poie* que je réussis toujours au meiiiB M per 106 bMtures.
L*omfare à donner mt bwtiire« eêt la même qoe eeile des ptanteis tn^f^s ) <&e«ilei!ien( dn o<^é où isont les bomwes, U «erae «H moiias veatit^e pendant quelques j^ôurs, et malgré la di*^ leur on ne donne de l'air que gradiieUement jusqu'à parbSte reprise ;kis fenittes t&ertes éoivenC étmenievées avec «c^ pour M ptts ébranla la bettaii&«
Aussitôt les jeunes bentufes rempelées, je les ptAce dans un grand cofire de plusieurs panneaux et à froid; Tait eivculaiit en .tons eens^ les jeunes pkntes pousMftt^ mais se dnmsseni et m préparent 4 passer fÛver^H^les Mut 'AKns Mt état beaxrmup iMitts f susceptibles aut gcAées que 4es ^ntes iemidres qui n'auraient pas été habMués à rnrd^^tomne. MiiSj- ai toujours soin de ne jamais laisser pleuvoir sur les (enittes ; à cette épch que de Tannée^ le soleil a encore assez de force pour occasionner des taches partout oti îl y aurait une goutte d'eau. -
Quand les gelées arrivent^ je passe les Pelargonium sur couche, composée moitié de fumier de cheval et moitié de feyiUes sèdies; ce m^nge procure une chalevr douce <pi facilite le développement des racines et qui se maintient tiède, crès^VaiM dnns rhitef. r<eiMdure lesi^ffires. de fomiercbaud . petidaût les plus fortes gdées^ ^t je couvre eeiMmeflomt* Enfin pour tessuyi^ i^bs plantes et àfossi pour tes ^bsrcir un pen, je donne de Tnir autant que le temps le permet; j'adro»» iégirrement pour ne pas trop prcrvequer la v^étMieii jusqu'en mars. C^ & ecMe époque qu'a lieu le rempotage dans la terre doâi«quée plus haut. Je les remets encore sous châssis et je donne
de l'air toutes les fois que le temps le permet. Cependant le moment de la floraison approche; on le rec(Hmait facilement aux branches qui s'allongent, malgré l'air qui leur est instamment donné. G- est alors que je mets mes plantes dans une serre k deux pentes, dite hollandaise, bira ventilée et que j'obtiens sw ces jeunes sujets, ceux surtout qui ont subi 2 ou 3 pincements, une floraison splendide.
Les insectes nuisibles aux Pelargonium sont les pucerons; mais par ma culture je n'en suis jamais incommodé ; s'il s'en montre qudques-uns ils sont aussitôt chassés avec quelques bouffées de fumée de tabac.
Ma seire à Pelargonium est si conyenable pour cette culture que je ne les sors jamais, et malgré cela j'ai toujours des sujets trapus et végétant très-bien ; le bois et les feuilles parfaitement nourris.
C'est à cette admirable plante que je suis redevable des succès que j'obtiens aux expositions horticoles. Elle m'a valu entre autres la grande médaille d'honneur en or de S. M. l'Impératrice au grand concours r^onat de Niort (Deux-Sèvres)^ qui a eu lieu au mois de juin d^ni^.
. Grisau,
bortIoBitesr k Siinies |(Charentf<-Inférieiire).
LES glaïeuls de MM. LOISE ET VERDIER (Eugène).
Les amateurs de Glaïeuls^ résidant à Paris, ont pu visiter, dans le courant du mois d'août dernier, deux magnifiques collections de ce beau genre, exposées par M. Loise fils, horticulteur-gvainier^ 3, quai aux Fleurs. L'une dans la serre du Jardin d'acclimatation au bois de Boulogne, et l'autre au Palais de l'Industrie o& a lieu Texposition des Beaux-Arts appliqués à l'industrie.
Ces deax collections attiraient sp^ialement l'attention àes visiteurs; car, ces splendides corbeilles étaîeat composées des variétés lesplus remarquables, parmi lesquelles nous signalerons particulièrement : Achille, Adelina Patti, Belle Gabrielle, Berthe Rabourdin, Gérés» Charles Dickens^ comte de Momy^ Chrystal Palace, docteur Lindley, duc de Malakoff, Edulia Flore, Fulton, Impératrice Eugénie, James Veitch, John Waterer^ Le Poussin, rOmement des parterres, M'"'* Furtado (1864), M"Monneret, M™ Rabourdin, M"^Yilm(*in, M"* Oara Loise, Marie, Meyerbeer, Napoléon III, Président Doumet, Président Payen, Prince impérial, Prince of Wales, Princesse Glotilde, Princesse of Wales, Raphaël, Reine Victoria, Stephenson, Walter Scott.
Toutes ces plantes sont irréprochables de formes et de. collons, et Tamateur, a pu, sans hésiter, faire son choix dans c«tte collection toute d'élite.
Le catalogue spécial des Glaïeuls de M. Loise sera publié dans le courant du mois prochain; mais voici les nouveautés les plus remarquables qui sont mises au commerce cette
Empereur Napoléon, très-grande fleur, très-bel épi, rouge vermillon très-éclatant, large macule blanc pur ; plante de grand effet.
Eurydice, fleur grande, forme paifaite, blanc pur, flammé rose vif carminé .
Duchesse de Padoue, fleur bien faite, très-bel épi, rose, macule violacé rayée blanc.
Lord Birouy écarlate très-brillant^ maculé et rubané blanc pur; plante d^un très<grand effet.
Maréchal Vaillant, fleur grande, bien faite, écarlate trèsbrillant, très-grande macule blanc pur. La nuance de cette belle plante d'un éclat incomparable est indescriptible •
Marquise de Pompadour, Blanc rosé, finement strié sur le
Septembre 4865. . 48
bevd'das pitales. de oanoin clair, macules carmin foncé. Coloris nouveau» et ti^remarquahle.
MiAoft, fleur très^grande, forme parfaite, blanc légèrement teinté de rose, très-^largement flammé rouge, plante extra. . Newton^ fleur grande, tovxBB parfaite, rouge cramoisi foncé à fond blanc, laigement ligné blanc ; nuance nouvdte trèsbelle.
RetM Hortense^ fleurs très-grande, forme parfaite, blanc strié de rose très-frais^ large macule carmin clair ; plante trèsvigoureuse et de grand effet .
Shahesp$are^ fleur très^grande, forme parfaite, blanc trèslégèrement flansuné rose carminé, très*grande maqule rose; perfection.
A Tune des dernières séances de la Société d'Horticulture de Paris^ M, Eugène Verdier fils, rue Dunois, 3 (ex-rue des Trois-Ormes) , a déposé, sur le bureau, un splendide bouquet de èes plus beaux Glaïeuls ; nous regrettons de ne pouvoir Citer les noms de. tous. Nous dirons seulement qu^il s'y trouvait les nouveautés de M. Souchet pour 18165-1866^ et qui, cette année, portent les noms d'Eurydice^ Lord Biron, MaréM Vaillaîity Milton, Newton^ et Shakespeare; nous en avons donné plus haut la description.
Ern. Boyard.
CULTURE DES ARBRES FRUITIERS EN POTS
La euHure des arbres fruitiers en pots est une culture d'amateur, très-simple, àla portée de toutes les intelligences comme de toutes kd fd^unes, et dont le produit ne constitue pas le seul agrément. Comparativement aux cultures de fantaisie, elle n'en-
tratne qti^mie dépense magnifiante^ et i) n^est pas aéeessaise de passer par un long apprentissage ponr compter sur la réiwnte * Chacttn peot j débuter avec chance de succès, pourvu que la patience et la pelrsévérance ne fassent pa^ défaut.
La culture en pots des arbres fruitiers n'est pas une innova* tien de notre époque. Dès la fin du dix-huitième siècle, un sar vaut pomologue allemand, Diel^ l'avait jugée digne d'attention^ et il a publié sur celte matière un peti^ ouvrage qui eut beaucoup de succès.
On commençait déjà en Allemagne à s'intéresser à la pomo-^ togie et à Tobtention des fruits nouveaux, et le mode de culture qi^e recommandait Diel était particulièrement propre à faciliter cette étude.
CTest, en effet, un moyen aisé et très-efficace pour arriver en peu de temps à une grande connaissance des fruits. La comparaison des différentes sortes d'après des caractères difficiles à saisir, tels que raspect,le fades de l'individu, offre ainsi moins de difficulté;^ que lorsque les arbres sont disposés dans une pé^ pînière parfois à degrandes distances. Natorellethentil faut qu'on s'occupe soi-même de la petite collection et qu'on lui donne les soins qu'elle réclame ; il faut que Ton plante, que l'on taille, que Ton pince et que f on arrose : tout cela est si simple ! sans le concours d'un jardinier mercencûre lequel, soildit en passant, ne connaîtrait du reste pas encore le mode de culture dont il s'agît ici.
La culture en pots acquiert encore une haute importance quand on a en vue l'obtention de variétés nouvelles par le croisement. On sait que pour obtenir des résultats positifs, Tisolément des individus constitue une des conditions essentielles de réussite, condition qui ne peut être réalisée que lorsqu'ils sont cultivés en pots .
Au point de vuepomologique, ou plutôt au point de vue de ramélioradon des fruits, le nouveau système ofee cet immense
avantage^ qa'il accélère d'une manière étonnante la mise à fruit des arbres .
Un point essentiel de la culture en pots consiste à empêcher le développement des racines pivotantes^ des grosses racines et favoriser au contraire celui des racines fibreuses. On sait que les plantes se nourrissent par les extrémités les plus ténues de leuts^racinesy désignées* sous le nom de spongioles; il s'ensuit que l'énergie végétative ne dépend pas de la grosseur^ de retendue des racines^ ou de Tespace plus ou moins grand qu'elles occupent, mais qu'elle est uniquement proportionnée à Tabondancedes racines fibreuses^ dont l'ensemble constitue ce que l'on appelle le chevelu.
Or, c'est la formation d'un chevelu abondant que Ton doit avoir surtout en vue dans la culture en pots des arbres fruitiers; la taille des racines est évidemment de la plus haute importance pour atteindre ce résultat .
Ainsi, comme nous le verrons plus loin, lors de la mise^n pots, il est nécessaire de raccourcir les grosses racines; plus tard, s'il y a lieu, on les supprimera tout à fait, le chevelu sera formé en abondance et avec régularité*
Dans l'ancienne méthode de Diel, pratiquée encore dans quelques jardins, ce raccourcissement et suppression constituent la taille des racines ; l'opération est très-simple et n'exige que peu de discernement. Une fois le chevelu bien développé . l'arbre végète régulièrement, parce que ses racines sont pla- ^ cées dans des conditions qui leur permettent de trouver dans l'espace restreint où elles sont confinées tous les éléments d'une croissance luxuriante. Mais ce n'est pas là le seul résultat que la taille des racines est destinée à produire : elle doit avoir surtout pour effet de hâter la fructification des jeunes arbres et d'augmenter leur fertilité.
C'est principalement par la taille des racines qu'on parvient à donner aux jeunes arbres une précocité, une fertilité éton-
mûtes. Il 66t assez extraordinaire qu'an France, où rarboriculiore fruitière à atteint dans ces dernières années un degré de perfectionnement qui n'est égalé dans aucun autre pays, la taille des racines n'ait pas encore fixé suffisamment l'attention. Il est généralement reconnu qu'un bon mqyen pour forcer à mettre à fruit les arbres trop vigoureux ciJnsiste à les transplanter. Or, la transplantation revient en définitive à suppri^ mer un certain nombre de racines. C*est*à-dire que Ton obtiendrait le même résultat, si Ton se contentait d'enlever le sol qui couvre les racines et d'opérer sur celles-ci quelques amputations d^autant plus sévères que la végétation est plus fougueuse.
Une grande partie du succès de la végétation des arbres éle- Tés en pots résulte de la direction convenable imprimée, dès le àébut, au système radiculaire. Celui-ci, étant destiné à n'occupa qu'un espace relativement restreint, doit se présenter dans nn état de subdivision de ramification indispensable à la prospérité du 4?7stème aérien. Il faut qu'il se compose presque exclusivement de cbevelu, et forme une masse compacte de racines fibreuses, de spongioles» lesquelles, on ne doit jamais le perdre de vue, sont les seules qui possèdent la propriété de puiser la ^ve dans le sol.
Voici comment s'opère la taille des racines, de façon qu'elles soient proportionnées à la vigueur de Tindividu. Durant toute la période active de la végétation, c'est-à-dire pendant la plus grande partie de l'été, les pots sont enterrés dans le sol, qui est fonné d*un compost très-substantieL Les racines s'échappant librement par tous les trous pratiqués dans ce but en plus grand nombre à lapartieinférieuredespots, viennent plonger dans le compost et y trouvent une abcmdance de nourriture ^ui contribue surtout à entretenir la vigueur des arbres chargés de fruits.
A la fin d'octobre, vers l'époque oïi la végétation s'arrête, ces racines qui se sont développées ainsi hors du vase, sont re-
rosenieiits poorrâient tes peidfe emnptéteimiit * j'afrose entsmte modérément suivant latempératttte et seulement pottr empêcher les plantes de mourir.
V&» le 15 septembre^ çnviron mi mois et àmù B^pshs cette opération^ tout mes Pdargonium ont poussé une quantité de petites branches qui ont de 4 à 5 feuilles. Je los r^opoto dans des pots beaucoup plus petits, de 8 À i 0 oent» » car la râbaU^ge ayant oocasionné la perte 4e tontes las racines ^às les pareis du poty k motte se trouve réduite considérablement, n faut avoir soin de couper bien nettement ces vieilles racines*
La *erre qne j'emploie pour passer l'hiver est bien plus légère que fxl&e de Tété ; la terre franche étant de nature fraîche et eompacte, je la supprhne; la même quantité est remplacée par la terre de bruyère.
BoHtttrnfft. — Le moment le plus convenable pour faire les boutures de Pélar^ontum est téiuî de la iaille que j'ai indiqué plus haut. Les meilleures boutures sont crfles qui sont venues aussitôt après la floraison^ et qui se sont développées sur les brancihes mères ;eflcs peuvent être fahes toutes avec talon, ce qui en fcciîite beaucoup la reprise.
J'établis ma muttiplîcatîon en grand, dans la serre même des pieds mères, f enlève les pots d^une des bâches de côté ; celle bàtS» est remplie de gravier jusqu'à lt> centimètres du boM. 3e rfempUs cel espace déterre de bruyère concassée ou criblée au gros crible ; je tasse bien afin que, piquant mes boutures à même la bâche, ces dernières soletil bien assujetties au plantofr ftrft exprès, le bout plutôt rond que pointu, afin qu'il n'y ait pas de vide en dessous de la bouture. J'espace mes boutures de? cent, les unes des autres, et, quand elles commentant à prendre et à s'allonger, je pince l'extrémité si je ne l'ai déjà fart en bouturant, le ne les rempote en godets de 5 à 7 cent, que quand les yemc coihmencent à se développer.
remploie la terre de bruyère pure pour les boutures, et
pbw AmK NÛfltmfl :ii première parce qm la terre de bruyère étafit pin» lé^èm «t MblonnecM WMmn aoioB rhomidîM; mes jeunes booturêê y preo&mt beéaeoop mSeait; pu» elle « râTantegei quand jeles relè^ nmo la koi^dette^ 4e se teirir plus aex racines qm^i dteétait mâangée delerrea». L'expérience de 45 aoftées m'a prouvée <{Qe j'opérais «oitvmablement, pois* que je réussis toujours au moiâs M per i06 beatures.
L*<n(ifare à donner mt boutoresest la même qoe celle des plantes tn^f^S) f&emleiDeiitdtt o<^éoù sont les bomuras, Userae est moins ventilée pendant quelques j^Mirs, et malgré la di*^ leur on ne donne de Tair que gradttéBement Jasqn'i pacAriie repftse;kis {enittes mortes 4k$lventétt«eftleirées avec eoin pour ne |ws ébrani» te b^ttam.
Aussitôt les jeunes benlns^s rempôlées, je les ptftce dans nn grand coffre de plusieurs panneaux et à froid; Tak eirculaiit en .tort setts> les jeunes pkntes pcmssMit^ mais se dansissenl et se préparent À ptûMer Il^ver^^ltos Mnt 'AKns Mt état beaxrecMip ttN^s f snsG&ptiblèS aut getées que 4es prtMtes tef&Atiss qui n'tnitafent pas été haèMués à l'ai^d^antotfkM. Mais j-idtonjoars soin de ne jamais laisser pleuvoir mt les (éuittes ; à t!«ttè épch que de Tannée» le soleil a encore assez de force pour occasionner des tâches partout oh il y aurait une goutte d'eau.
Quand les gelées arrivent^ je passe les Pelargoniuoi sur couche, composée moitié de fumier de cheval et moitié de feviUes sèdies; ce mÊHang^ yroctve unechalev douce ^oi facilite le développement des racines et qui se maintient tiède, ci^'^VaiM dans i'hiter. r<eiMd«[re lesi^ffires. de foauardKiud . petidiÊ&t les pins fortes gelées, et je couvre tsèptonsmient. Enfin pour tessnyï^ œs plantes et anssi pool' les dnrofr un pen, je donne de Taîr autant que le temps lé permet ; j'adro»» légÈireiftMtt pour ne pas trop provoquer ia v^étartioA Jnsqu'en mor». C^ & ioelHe époque qu'a lieu le rempotage dans la terre dodi^ quée plus haut. Je les remets encore sous châssis et je donne
de Yak toutes les fois que le temps le permet. CSependant le moment de la fl<nraisoQ approche ; on le recranait facilemoat anx branches qui s'allongait. malgré l'air qni leur est constamment donné. C'est alors que je mets mes plantes dans une serre k deux pentes, dite hollandaise, bien ventilée et que j'obtiens sur ces jeunes sujets, ceux surtout qui ont subi J! ou 3 pincements, une floraison splendide.
Les insectes nuisibles aux Peiargonium sont les pMenms; mais par ma culture je n'en suis jamais incomn^odé ; s'il s'en montre quelques-uns ils sont aussitôt chassés avec quelques bouffies de fumée de tabac.
Ma serre à Peiargonium est si convenable pour cette culture que je ne les sors jamais, et malgré cela j^ai toujours des sujets trapus et végétant très-bien ; le bois et les feuilles parfaitement nourris.
C'est à cette admirable plante que je suis redevable des succès que j'obtiens aux expositions horticoles. EUe m'a valu entre autres la grande médaille d'honneur en or de S. M. l'Impératrice au grand concours régional de Niort (Deux- Sèvres)^ qui a eu lieu au mois de juin dénier.
, Grîsau,
bortiesltenr k Siinles ((Cbarente*Inftneans).
LES glaïeuls de MM. LÔISE ET VERDIER (Eugène).
Les amateurs de Glaïeuls^ résidant à Paris, ont pu visiter, dans le courant du mois d'août dernier, deux ipagnifiques collections de ce beau genrci exposées par M. Loise fils, horticulteur-grainier^ 3^ quai aux Fleurs. L'Une dans la serre du Jardin d'acdimatation au bois de Boulogne, et l'autre au Palais de l'Industrie oii a lieu Tetpesition des Beaux-Arts appliqués à l'industrie.
Ces deox collections attiraient spécialement l'attention des visiteurs; car» ces splendides corbeilles étaient composées des Tariétés lesplus remarquables, parmi lesquelles nous signalerons particulièrement : Achille, Adelina Patti, Belle Gabrielle^ Berthe Rabourdin, Gérés» Charles Dickens^ comte de Momy^ Chrystal Palace, docteur Lindley, duc de Malakoff, Ednlia Flore, Fulton, Impératrice Eugénie, James Veitch, John Waterer^ Le Poussin, TOmei^ent des parterres. M'"'* Furtado (1864), M-Monneret, M" Rabourdin, M'^Vilmdhn, M"« Qara Loise, Marie, Meyerbeer, Napoléon III, Président Douinet, Président Payen, Prince impérial, Prince of Wales, Princesse Glotilde, Princesse of Wales, RaphaSl, Reine Victoria, Stephenson, Walter Scott-
Toutes ces plantes sont irréprochables de formes et de coloris, et Famateur, a pu, sans hésiter, faire son choix dans œtte collection toute d'élite.
Le catalogue spécial des Glaïeuls de M. Loise sera publié dans le courant du mois prochain; mais voici les nouveautés les plus remarquables qui sont mises au commerce cette
Empereur Napoléon, très-grande fleur, très-bel épi, rouge vennillon très-éclatant, large macule blanc pur ; plante de grand effet.
Eurydice, fleur grande, forme parfaite, blanc pur, flammé rose vif carminé .
Duchesse de Padoue, fleur bien faite, très-bel épi, rose, macule riolacé rayée blanc*
Lord Birouy écarlate très-brillant^ maculé et rubané blanc pur; plante d'un très-grand effet.
Maréchal Vaillant, fleur grande, bien faite, écarlate tièsbrillant, très-grande macule blanc pur. La nuance de cette belle plante d'un éclat incomparable est indesisriptible.
Marquise de Pompadour, Blanc rosé, finement strié sut le
Septembre 4865. . 18
de Fair toutes les fois que le temps le permet. Cependant le moment de la floraison ^proche ; on le reconnaît facilement aux faranehes qui s'itllragent, malgré l'air qni leur est constamment donné. C'est alors que je mets mes plantes dans une serre à deux pentes, dite hollandaise, bien ventilée et que j'obtiens sur ces jeunes sujets, ceux surtout qui ont subi 2 ou 3 pincements, une floraison splendide.
Les insectes nuisibles aux Pelargonium sont les pucerons^ mais par ma culture je n'en suis jamais incommodé ; s'il s'en montare quelques-uns ils sont aussitôt chassés avec quelques boidTées de fumée de tabac.
Ma serre à Pelai^onium est ai conyaaable pour cette culture que je ne les sors jamais, et malgré cela j'ai toujours des sujets trapus et végétant très-bien ; le bois et les feuilles parfaitement nourris.
C'est à cette admirable plante que je suis redevable deis succès que j'obtiens aux expositions horticoles. Elle m'a valu entre autres la grande médaifle d'honneur en or de S. M. l'Impératrice au grand concours r^onal de Niort (Deux-Sèvres)^ qui a eu lieu au mois de juin d^ni^.
. Grisau,
bortiettltenr k Stinies ((Chn'éntf^-lnftrieaK).
LES glaïeuls de MM. LOISE ET VERDIER (Eugène).
Les amateurs de Glaïeuls^ résidant à Paris, ont pu visiter, dans le courant du mois d'août dernier, deux magnifiques collections de ce beau genre, exposées par M. Loise fils, horticulteur-gvainier, 3^ quai aux Fleurs. L'une dans la serre du Jardin d'acclimatation au bois de Boulogne, et l'autre au Palais de l'Industrie oii a lieu l'exposition des Beaux*Arts appliqués à Tindustiie.
Ces deax collections attiraient spéfoialement l'attentidn des visiteurs; car, ces splendides corbeilles étaient composées des variétés lesplus remarquables, parmi lesquelles nous signalerons particulièrement : Achille, Adelina Patti, Belle Gabrielle^ Berthe Rabourdin, Gérés» Charles Dickens^ comte de Momy^ Chrystal Palace, docteur Lindley, duc de Malakoff, Edolia Flore, Fulton, Impératrice Eugénie, James Veitch, John Waterer, Le Poussin, rOmement des parterres, M"* Furtado (1864), M"Monneret, M" Rabourdin, M'^VilmdHn, M"* Clara Loise, Marie, Meyerbeer, Napoléon III, Président Doumet, Président Payen, Prince impérial^ Prince of Wales, Princesse Clotilde» Princesse of Wales, Raphaël, Reine Victoria, Stephenson, Walter Scott-
Toutes ces plantes sont irréprochables de formes et de coloris, et Tamateur, a pu, sans hésiter, faire son choix dans celte collection toute d'élite.
Le catalogue spécial des Glaïeuls de M. Loise sera publié dans le courant du mois prochain; mais voici les nouveautés les plus remarquables qui sont mises au commerce cette
Empereur Napolé&n, très-grande fleur, irès-^bel épi, rouge vermillon trës-éclatant, large macule blanc pur ; plante de grand effet.
Eurydice^ fleur grande, forme parfaite, blanc pur, flammé rose vif carminé .
Duchesse de Padaue^ fleur bien faite, très-bel épi, rose, macule violacé rayée blanc.
Lord Biron^ écarlate très-brillant^ maculé et rubané blanc pur; plante d'un très-grand efTet.
Maréchal Vaillant^ fleur grande, bien faite, écarlate Irèsbrillant, très-grande macule blanc pur. La nuance de cette belle plante d'uu éclat incomparable est indesoriplible«
Marquise de Pompadoury Blanc rosé, finement strié sur le
Septembre 4865. . 48
bevd das pétale» de cannin clair, macules carmin foncé. Goloiis nouveau, et ti^remarquahle.
Mikon^ fleur très^grande, forme parfaite, blanc légèremeDt teinté de rose, très^argement flammé fouge, plante extra. . Newton^ fleur grande, forme parfaite, rouge cramoisi foncé à fond blanc, largement ligné blanc; nuance nouvelle trèsbelle*
Reine Hortense^ fleurs très-grande, forme parfaite, blanc $trié de rose très-frais^ large macule carmin clair; plante trèsvigoureuse et de grand effet .
Shakespeare^ fleur très-grande, forme par£sdte, blanc trèslégèrement flammé rose carminé, très*grande maqule rose; perfection.
. A Tune des dernières séances de la Société d'Horticulture dePariSj M. Eugène Verdier fils, rue Duuois, 3 (ex-rue des Trois-Ormes) , a déposé, sur le bureau, un splendide bouquet de i^es plus beaux Glaïeuls ; nous regrettons de ne pouvoir biter les noms de. tous. Nous dirons seulement qu^il s'y trouvait les nouveautés de M. Souchet pour 18165-1866^ et qui, cette année, portent les noms d'Eurydice^ Lord Biron, Maréchal Vailiatity Miltorij Newton^ et Shakespeare; nous en avons donné plus haut la description.
Ern. Bo^ÀRD.
CULTURE DES ARBRES FRUITIERS EN POTS
La enhure des arbres fruitiers en pots est une culture d'amateur, très-simple, àia portée de toutes les intelligences comme de toutes kd f<^une8, et dont le produit ne constitue pas le seul agrément. Comparativement aux cultures de fantaisie, elle n'en-
traîne qti^fme dépense inagmfiante^ et i) n'est pus néGeandre de passer par \m long apprentissage pour compter sur la réoimte • ChactrD pent y débuter avec chance de suc^^s, pourva que la patience et la persévérance ne fassent paj{ défaut.
La culture en pots des arbres fruitiers n'est pas une innova* lion de notre époque. Dès la fin du dix-huitième siècle, un sar vanfpomologue allemand, Diel^ l'avait jugée digne d'attention^ et il a publié sur cette matière un petit^ ouvrage qui eut beaucoup de succès.
On commençait déjà en Allemagne à s'intéresser à la pomologie et à Tobtention des fruits nouveaux, et le mode de culture q\\e recommandait Diel était particulièrement prêtre à faciliter cette étude.
Cfesty en effet, un moyen aisé et très-efficace pour arriver en peu de temps à une grande connaissance des fimits. La comparaison des différentes sortes d'après deir caractères difficiles à saisir, tels que l'aspect, le fades de Tindividu, offre ainsi moins de difficultés que lorsque les arbres sont disposés dans une pé'^ pinière parfois à degrandes distances. NatureUéihent il faut qu'on s'occupe soi-même de la petite collection et qu'on lui donne les soins qu'elle réclame ; il faut que Ton plante, que l'on taille, que Ton pince et que Ton arrose : tout cela est si simple! sans le concours d'un jardinier mercenaire lequel, s(»f dit en passant» ne connaîtrait du reste pas encore le mode de culture dont il s agit ici.
La culture en pots acquiert encore une haute importance quand on a en vue l'obtention de variétés nouvelles par le croisement. On sait que pour obtenir des résultats positifs, rîsolément des individus constitue une des conditions ess«itîelles de réussite, condition qui ne peut être réalisée que lors^ qu'ils sont cultivés en pots .
Au point de vuepomologique, ou plutôt au point de vue de Famélioration des fruits, le nouveau système ofee cet immense
avantage, qu'il accélère d'une manière étonnante la mise à bvii des arbres.
Un point essentiel de la culture en pots Consiste à empêcher le développement des racines pivotantes, des grosses racines et favoriser au contraire celui des racines fibreuses. On sait que les plantes se nourrissent par les extrémités les plus ténues de leurs racines, désignées sous le nom de spongioles; il s'ensuit que l'énergie végétative ne dépend pas de la grosseur, de l'étendue des racines^ ou de Tespace plus ou moins grand qu'elles occupent, mais qu'elle est uniquement proportionnée à Tabondance des racines fibreuses^ dont l'ensemble constitue ce que Ton appelle le chevelu.
Or, c'est la formation d'un chevelu abondant que l'on doit avoir surtout en vue dans la culture en pots des arbres fruitiers; la taille des racines est évidemment de la plus haute importance pour atteindre ce résultat .
Ainsi, conmie nous le verrons plus loin, lors de la mise en pots, il est nécessaire de raccourcir les grosses racines; plus tard, s'il y a lieu, on les supprimera tout à fait, le chevelu sera formé en abondance et avec régularité.
Dans l'ancienne méthode de Diel, pratiquée encore dans quelques jardins, ce raccourcissement et suppression constituent la taille des racines ; l'opération est très-simple et n'exige que peu de discernement. Une fois le chevelu bien développé . l'arbre végète régulièrement, parce que ses racines sont pla- * cées dans des conditions qui leur permettent de trouver dans l'espace restreint où elles sont confinées tous les éléments d'une croissance luxuriante. Mais ce n'est pas là le seul résultat qutt la taille des racines est destinée à produire : elle doit avoir surtout pour effet de hâter la fructilicatioa des jeunes arbres et d'augmenter leur fertilité.
C'est principalement par la taille des racines qu'on parvient à donner aux jeunes arbres une précocité, une fertilité éton-
nantes. H estasses extraordmaire qu'en France^ où rarboncal* tare fruitière à atteint dans ces dernières années un degré de perfectionnement qui n'est égalé dans aucun autre pays^ la taille des racines n'ait pas encore fixé suffisamment l'attention* Il est généralement reconnu qu'un bon mojen pour forcer à mettre à fruit les arbres trop vigoureux ciTnsiste à les transplanter. Or, la transplantation revient en définitive à suppri^ mer un certain nombre de racines. C*est*à-dire que Ton obtiendrait le même résultat, si Ton se contentait d'enlever le sol qui couvre les racines et d'opérer sur celles-ci quelques amputations d^autant plus sévères que la végétation est plus fougueuse.
Une grande partie du succès de la végétation des arbres élevés en pots résulte de la direction convenable imprimée, dès le dâ)ut, au système radiculaire. Celui-ci, étant destiné à n^occu* per qu'un espace relativement restreint, doit se présenter dans un état de subdivision de ramification indispensable à la prospérité du j^yjstème aérien. Il faut qu'il se compose presque exclusivement de chevelu, et forme une masse compacte de racines fibreuses, de spongioles» lesquelles, on ne doit jamais le perdre de vue, sont les seules qui possèdent la propriété de puiser la séye dans le sol.
Voici coomient s'opère la taille des racines, defa^on qu'elles soient proportionnées à la vigueur de Tindividu. Durant toute la période active de la végétation, c'est-à-dire pendant la plus grande partie de l'été, les pots sont enterrés dans le sol, qui est formé d'un compost très-substantiel. Les racines s'échappant librement par tous les trous pratiqués dans ce but en plus grand noijabreà lapartieinférieuredespots, viennent plonger dans le compost et y trouvent une abondance de nourriture fui contribue surtout à entretenir la vigueur des arbres chargés de fruits*
A la fin d'octobre, vers l'époque oh la végétation s'arrête, ces racines qui se sont développées ainsi hors du vase, sont re-
tranchées jviwqu'h ns à» omrertiires des pott et oomme km noiiitM*e est toujours en rapport avec l'activité T^étaiiye» cette suppression est d'autant plus sévère et produit d'autant plus d'effet que l'arbre sur lequel elle est faite pousse avecplnsde^ngueur.
Une autre pratique, du système de M. Rivers, aide encore à l'efficacité de ce procédé : c*est le renouveil^nent annuel de la terre formant la partie supérieure de la motte, renouvellemeut qui entraîne toujours la suppression d'une certaine quantité de racines. Cette opération, qui tient lieu du rempotement et qui supprime celui -ci, se fait en enlevant, à l'aide d'une spatuleœ fer ou en bois, toute la terre qui entoure la motte jusqu'à une profondeur de 1 5 b 1 7 ceut. et sur une largeur de 8 à 9 centime* ires de la paroi des pots, puis en remplaçant le sol enlevé par un bon compost préparé d'avance.
On le conçoit, cette façon d'opérer occasionne la suppression des petites racines qui se sont formées l'année précédentedans la terre enlevée. Elle produit un double résultat : elle aide à mitiger la fougue végétative des uns, et ranime la vigueur de ceux qui languissent ou qu'une trop grande fertilité tendraità affaiblir. Dans ce dernier cas, cependant, un rempotement com^ plet nous parait plus utile; au surplus/ nous n'approuvons pas remploi exclusif (en toutes les circonstances bien entendue) de ce demi-empotement, dont le grand avantage consiste uni* qiiement, à nos yeux, dans la simplification de la main-d'œuvre.
Nous n'hésitons donc aucunement à recommander la culture (les arbres fruitiers en pots, à tous ceux qui trouvent quelque charme à cultiver, à récolter eux-mêmes leuts fruits, à ceux qui fl'iccupent de pomologie, aux amateurs, et surtout à ceux qui par goùl et par fantaisie, ou dans un but de spéculation, veu-^ lent récolter vite et bien.
PyKAKRT et ROSSARY.
SUR m CAS APPARENT DÉ PARtHÉNÔÔENÊSE («),
Les plautes de la famille des Bixacées ou Flacourtianées ont été assez souvent, et seront œcore, sans doute^ citées comme offrant des exemples dç fécondité sans fécondation. Il a encore été récemment fait mention d'un Aberia (2) qui aurait porté des fruits bien développés sans Tinfluence du pollen. Il est facile de prévoir que beaucoup d'autres genres voisins se trouveront dans le même cas^ attendu que leurs fleure ne sont pas toujours^ comme on devrait s'y attendre d'après les descriptionsi parfai* tement et complètement dioïques» Ainsi^ Y Aberia abyssinica^ dont nous n'avons pu analyser qu'une seule fleur^ ne devrait pas, suivant le caractéristique du genre, présenter de traces de Tandrocée dans la fleur femelle. Et cependant, dans la fleur unique que nous conservons, nous avons rencontré trois sta-^ minodes bypogynes» dont deux avaient presque la longueur des sépales « Or, il ne serait pas surprenant que ces baguettes stériles devinssent çà et là fertiles dans le genre Aberia^ car le même fait peut s'observer dans d'autres genres kès-voisins de la famille des Bixacées ; et nous allons en rapporter un exemple, tout en racontant Tbistoire d'un pied femelle de Xylosma {Hisingera) Poliurus que nous ne cessons d'observer depuis six années et dont on peut dire qu'il devient en apparence partlié* nogëne, presque à volonté .
Ce pied femelle de X^Jo^ma fleurissait presque const^unment, il y a six ans, sans jamais porter de fruits, lorsqu'un jour J'annonçai qu'il en produirait très-probablement. J'avais trouvé, dans une serre éloignée, un autre pied de Xylosma chargé do
(4) Extrait dû AdantotUa où RêcneU périodique iTiAseroations botaniques. <t) £. AnfttUsOM, Ob à ]^8uni«d eate of PlàrOi^tto^tMslft ifi h «pèctés of Aberia; in Jotir. of the proceod. of Uie Lîimea)i 8«tî«ty> VII, tî.
fleurs mâles bien épanouies ; j'avais fait toucher, avec lé pollen^ le stigmate d'un assez grand nombre de fleurs femelles. On avait de plus secoué une branche bien fleurie provenant dn pied mâle sur le pied femelle, auquel on avait ensuite attaché cette branche couverte d^étamines. Aussi, plusieurs fruits nouèrent rapidement et mûrirent parfaitement. Les graines, contenues dans ces fruits, furent semées au printemps de 1 860^ Elles produisirent trois pieds de Xylosma^ dont l'accroissement fut rapide. J'ai perdu de vue deux de ces jeunes pieds; mais letroi* sième a fleuri dès le mois de septembre 1861 , «t il a porté des fleurs^ trois ou quatre fois, depuis cette époque. C'était un pied mâle (1).
Nous avons donc actuellement sous les yeux deux pieds mâles de Xylosma^ appartenant à deux générations différentes et donnant assez fréquemment des fleurs. Or, toutes les fois que la floraison de l'un de cjbs deux pieds mâles à coïncidé avec celle du pied femelle, et que nous avons fécondé soigneusement les fleurs de ce dernier, nous avons obtenu un ou plusieurs fruits contenant des graines en apparence bien conformées. Cette coïncidence s'était présentée il y a environ un mois ; nous avons fécondé quelques fleurs femelles, et nous avons annoncé d'avance que probablement le Xylosma serait, en apparence, parthénogène cette année . Notre attente n'a pas été trompée, car plusieurs fruits ont bien noué et ils ne sont pas actuellement loin de leur point de maturité.
Il ne serait pas sans intérêt d'étudier l'influence de l'homme ou des animaux sur cette fécondation* Aujourd'hui que le pied femelle et un des pieds mâles sont placés dans une même
(4) J*ai toujours été fort surpris de ne pas apprendre que les pieds de CœiO' bogyne obtenus en Europe de semis aient produit des fleurs, depuis tant d'aflnées qu'ils ont germé. Gomment se fait-il, s'il est sr facile d'obtenir un grand nombre de ces germinations^ qu'on n'ait pas encore vu, en Europe^ lailoraisoo d*un pied màlb de Cœioboqinê ?
serre et à quelques pas l'un de Tautre, pourrait-a y avoir fécondation spontanée? La réponse doit, il me semble, être positive ou négative, suivant les cireonstanoes. Voici un fait des plus simples, et qui peut-être n'est pas assez connu. H. L« Neumann m'exprimait ses regrets de ne pas voir fructifier, dans là serre qu'il dirige avec tant de talent, quelques Légumineuses et Protéaeées rares/dont il eût bien voulu obtenir des graines . Je crus devoûr l'engager à placer ces plantes tout à côté de la porte, ^ors qu'elles seraient sur le point de fleurir. On était alors au mois de mars, et la porte était fréquemnjent tenue ouverte quand le temps le permettait. En face de cette porte est une autre porte qu'on ouvrait aussi. Les plantes étaient placées ainsi entre les deux ouvertures, dans un véritable courant d'air • Est-ce le courant atmosphérique qui a secoué les branches et les fleurs et déplacé le pollen? Quelques mouches ont-elles pénétré dans la serre pour venir opérer la fécondation? Ou bien n'y a-t-il là qu'une simple coïncidence, un hasard? Il me semble que les savants et les praticiens auraient intérêt à répéter des essais analogues .
Quoi quHl en soit, il est peu probable que le pied femelle de Xylosma pût être fécondé par le pollen du pied mâle voisin en hiver, et dans une serre presque toujours fermée, oi!i il n'y a pas d'msectes vivants, ou à peine quelques mouches volant fort mal . En été, au contraire, les insectes et les courants d'air ont plus de chance de produire la fécondation. Mais, dans toutes les saisons, il y a une autre cause de fécondité qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est l'hermaphroditisme accidentel. Or, la fleur femelle du Xylosma^ quoiqu'elle n'ait normalement aucun vestige de l'organe mâle sous l'ovah^e^ peut accidentellement présenter, comme nous Tavons observé, une étamine hypogyne stérile ou fertile située à la base du pistil, de même que nous l'avons constaté dans la seule fleur à^Aberia que nous ayons pu examiner de près.
de Taîf toutes les fois que le temps le permet. Gependant le moment de la floraison s^proohe ; on le reconnaît facilement aux brandies qui s'allongait. malgré l'air (pd leur est constamment donné. C'est alorsque je mets mes plantes dans une serre à deux pentes, dite hollandaise, bien ventilée et que j'obtiens sur ces jeunes sujets, ceux surtout qui ont subi % ou 3 pincements, une floraison splendide.
Les insectes nui^les aux Pelargonium sont les pucerons; mais par ma culture je n'en suis jamais incommodé ; s'il s'en montre quelques-uns ils sont aussitôt chassés avec quelques boufiées de fumée de tabac.
Ma serre à Pelargonium est $i convauJ^le pour cette culture que je ne les sors jamais, et malgré cela j'ai toujours des sujets trapus et végétant très-bien ; le bois et les feuilles parfaitement nourris.
C'est à cette admirable plante que je suis redevable des succès que j'obtiens aux expositions horticoles. Elle m'a valu entre autres la grande médaille d'honneur en or de S. M. l'Impératrice au grand concours r^onal de Niort (Deux-Sèvres)^ qui a eu lieu au mois de juin dénier.
. Grisâu,
bortleolteiir k StintM [(Chtrentf^-Inftrieara).
LES glaïeuls de MM. LOISE ET VERDIER (Eugène).
Les amateurs de Glaïeuls^ résidant è Paris, ont pu visiter, dans le courant du mois d'août dernier, deux ipagnifiques collections de ce beau genre, exposées par M. Loise fils, horticulteur-gvainier, 3, quai aux Fleurs. L'une dans la serre du Jardin d'acclimatation au bois de Boulogne, et l'autre au Palais de l'Industrie oii a lieu l'exposition des Beaux^Arts appliqués À l'industrie.
Ces deax collectioiis attiraient spépiaLmiettt l'attention des visiteurs; car, ces splendides corbeilles étaient composées des variétés lesplus remarquables, parmi lesquelles nous signalerons particulièrement : Achille, Adelina Patti, Belle Gabrielle^ Berthe Rabourdin, Cérès, Charles Dickens, comte de Momy^ Chrystal Palace, docteur Lindley, duc de Malakoff, Edulia Flore, Fulton, Impératrice Eugénie, James Veitch, John Waterer^ Le Poussin, l'Omen^ent des parterres. M""* Furtado (1894), M-Monneret, M^Rabourdin, M^^Vilmcftin, M"* Clara Loise, Marie, Meyerbeer, Napoléon III, Président Douinet, Président Payen, Prince impérial, Prince of Wales, Princesse Clolilde, Princesse of Wales, Raphaél, Reine Victoria, Stephenson, Walter Scott.
Toutes ces plantes sont irréprochables de formes et de co<* loris, et Tamateur, a pu, sans hésiter, faire son choix dans cette collection toute d'élite.
Le catalogue spécial des Glaïeuls, de M. Loise sera publié dans le courant du mois prochain ; mais voici les nouveautés les plus remarquables qui sont mises au commerce cette année :
Empereur Napoléon, très-grande fleur, très-bel épi, rouge vermillon très-éclatant, large macule blanc pur ; plante de grand effet.
Eurydice, fleur grande, forme paifaite, blanc pur, flammé rose vif carminé .
Duchesse de Padouey fleur bien faite, très-bel épi, rose, macule violacé rayée blanc.
Lùrd Biron, écarlate très-brillant^ maculé et rubané blanc pur; plante d'un très-grand effet.
Maréchal Vaillant, fleur grande, bien faite, écarlate trèsbrillant, très-grande macule blanc pur. La nuance de cette belle plante d'un éclat incomparable est indescriptible*
Marquise de Pompadour, Blanc rosé, finement strié sur le
Septembre 4866. . 48
bovd'des pétale» de oarmin clair, macules carmin foncé. Colons nouveau» et ti^remarquable.
Mikotif fleur trèâ*grande, forme parfaite, blanc légèrement teinté âe rose, très^argement flammé rouge, plante extra. . Newton, fleur grande, forine parfaite, rouge cramoisi foncé à fond blanc, laidement ligné blanc ; nuance nouveSe trèsbelle.
Reine Hortense^ fleurs très-grande, forme parfaite, blanc stfié de rose très-£raiis^ large macule carmin clair ; plante trèsvigourense et de grand effet .
Shakespeare^ fleur très-grande, fbrme parfeite, blanc trèslégèrement flas^né rose carminé, très*grande maqule rose; perfection.
. A Tune des dernières séances de la Société d'Horticulture de Paris, M. Eugène Verdier fils, rue Dunois, 3 (ex-rue des Trois-Ormes) , a déposé, sur le bureau, un splendide bouquet de èes plus beaux Glaïeuls ; nous regrettons de ne pouvoir Citer les noms de. tous. Nous dirons seulement qu'il s'y trouvait les nouveautés de M. Souchet pour 1865-1866,, et qui, cette année, portent les noms d'Eurydice^ Lord Biron, Maréchal Vaillant, Milton^ Newton, et Shakespeare; nous en avons donné plus haut la description.
Ern. BoNÀRB.
CULIURE DES ARBRES FRUITfERS EN POTS.
La enttwe des arbres fruitiers en pots est une culture d'amateur, très-simple, àla portée de toutes les intelligences comme de toutes les fortunes, et dont le produit ne constitue pas le seul aigrement. Comparativement aux cultures de fantaisie, elle n'en-
trahie qn^tme dépense iogigmfiaiite, et i} n'est pus néGeandre de passer par \m long appreatissage pour compter sur la réoimte * Chacttn peut y débuter avec chance de succès, pourvu que la patience et la peMévérance ne fassent paj{ défaut.
La culture en pots des arbres fruitiers n'est pas une innova* tion de notre époque. Dès la fin du dix-huitième siècle, un sa^ vantpomologue allemand, Diel^ l'avait jugée digne d'attention^ et il a publié sur cette matière un petit^ ouvrage qui eut beaucoup de succès.
On commençait déjà en Allemagne à s'intéresser à la pornologie et à Fobtention des fruits nouveaux, et le mode de culture q\\e recommandait Diel était particulièremenl propre à faciliter cette étude.
Cfest, en effets un moyen aisé et très-efficace pour arriver en peu de temps à une grande connaissance des fruits. La comparaison des différentes sortes d'après des^ caractères difficiles à saisir, tels que l'aspect, le fades de Tindividu, oflre ainsi moins de difficultés que lorsque les arbres sont disposés dans une pé^^ pioière parfoisàdegrandesdistances. Naturellémentil faut qu'on s'occupe soi-même de la petite collection et qu'on lui donne les soins qu'elle réclame ; il faut que Ton plante, que l'on taille, que Ton pince et que l'on arrose : tout cela est si simple ! sans le concours d'un jardinier mercenaire lequel, soif dit en passant, ne connaîtrait du reste pas encore le mode de culture dont il s'agit ici.
La culture en pots acquiert encore une haute importance quand on a en vue l'obtention de variétés nouvelles par le croisement. On sait que pour obtenir des résultats positifs, l'isolement des individus constitue one des conditions essratîelles de réussite, condition qui ne peut être réalisée que lorsqu'ils sont cultivés en pots .
Au point de vuepomologique, ou plutôt au point de vue de Tamélioration des fruits, le nouveau système ofee cet immense
avantage, qa'il accélère d'une manière étonnante la mise à fruit des arbres .
Un point essentiel de la culture en pots consiste à empêcher le développement des racines pivotantes, des grosses racines et favoriser au contraire celui des racines fibreuses. On sait que les plantes se nourrissent par les extrémités les plus ténues de leura racines, désignées sous le nom de spongioles; il s'ensuit que l'énergie végétative ne dépend pas de lagi^osseur^ de l'étendue, des racines^ ou de l'espace plus ou moins grand qu'elles occupent, mais qu'elle est uniquement proportionnée à l'abondance des racines fibreuses^ dont l'ensemble constitue ce que Ton appelle le chevelu.
Or, c*est la formation d'un chevelu abondant que Ton doit avoir surtout en vue dans la culture en pots des arbres fruitiers; la taille des racines est évidemment de la plus haute importance pour atteindre ce résultat .
Ainsi, comme nous le verrons plus loin, lors de la mise «n pots, il est nécessaire de raccourcir les grosses racines; plus tard, »'ily a lieu, on les supprimera tout à fait, le chevelu sera formé en abondance et avec régularité.
Dans l'ancienne méthode de Diel, pratiquée encore dans quelques jardins, ce raccourcissement et suppression constituent la taille des racines; l'opération est très-simple etn^exige que peu de discernement. Une fois le chevelu bien développé . l'arbre végète régulièrement, parce que ses racines sont placées dans des conditions qui leur permettent de trouver dans l'espace restreint où elles sont confinées tous les éléments d'une croissance luxuriante. Mais ce n'est pas là le seul résultat qu« la taille des racines est destinée à produire : elle doit avoir surtout pour effet de hâter la fructification des jeunes arbres et d'augmenter leur fertilité.
C'est principalement par la taille des racines qu'on parvient à donner aux jeunes arbres une précocité, une fertilité éton-
— «77 — nantes* Il est assez extraordinaire qu'en Franoé^ où rarbopicaU ture fruitière à atteint dans ces dernières années un degré de perfectionnement qui n'est égalé dans aucun autre pays, la taille des racines n'ait pas encore fixésufiisamment l'attention. Il est généralement reconnu qu'un bon mqyen pour forcer à mettre à fruit les arbres trop vigoureux c(însiste à les transplanter. Or, la transplantation revient en définitive à suppri^ mer un certain nombre de racines. C'est*à-dire que Ton obtiendrait le même résultat, si l'on se contentait d'enlever le sol qui couvre les racines et d'opérer sur celles-ci quelques amputations d^autant plus sévères que la végétation est plus fougueuse.
Une grande partie du succès de la végétation des arbres éle* vés en pots résulte de la direction convenable imprimée, dès le début, au système radiculaire. Celui-ci, étant destiné à n'occu* p^ qu'un espace relativement restreint, doit se présenter dans un état de subdivision de ramification indispensable à la prospérité du ^système aérien. Il faut qu'il se compose presque exclusivement de chevelu, et forme une masse compacte de racines fibreuses, de spongioles, lesquelles, on ne doit jamais le perdre de vue, sont les seules qui possèdent la propriété de puiser la sève dans le soU
Voici comment s'opère la taiUe des racines, de façon qu'elles soient proportionnées à la vigueur de Tindividu. Durant toute la période active de la végétation, c'est-à-dire pendant la plus grande partie de l'été, les pots sont enterrés dans le sol, qui est formé d'un compost très-substantiel. Les racines s'échappant librement par tous les trous pratiqués dans ce but en plus grand nojpbre à la partie inférieure des pots, viennent plonger dans le compost et y trouvent une abondance de nourriture fui contribue surtout à entretenir la vigueur des arbres chargés de fruits.
A la fin d'octobre, vers l'époque oh la végétation s'arrête, ces racines qui se sont développées ainsi hors du vase, sont re-
tmnchées jusqu'à ras des ouTertures des pots et oomme leur nombre est toujours eu rapport avec l'activité végétative, cette suppression est d'autant plus sévère et produit d'autant plus d'effet que l'arbre sur lequel elle est faite pousse avec plua de- vi* gueur.
Une autre pratique, du système de M* Rivers, aide encore à Tefficacité de ce procédé : c'est le renouvellement annuel de la terre formant la partie supérieure de la motte, renouvellement qui entraîne toujours la suppression d'une certaine quantité de racines. Cette opération, qui tient lieu du rempotement et qui supprime celui -ci^ se fait en enlevant, è l'aide d'une spatuleen fer ou en bois, toute la terre qui entoure la motte jusqu'à une profondeur de 15 {i 1 7 cent, et sur une largeur de 8 à 9 centime* très de la paroi des pots, puis en remplaçant le sol enlevé par un bon compost préparé d'avance.
On le conçoit, cette façon d'opérer occasionne la suppression des petites racines qui se sont formées l'anoée précédente dans la terre enlevée. Elle produit un double résultat : elle aide à miliger la fougue végétative des uns, et ranime la vigueur de ceux qui languissent ou qu'une trop grande fertilité tendraità affaiblir. Dans ce dernier cas, cependant, un rempotement cofli» plet nous parait plus utile ; au surplus, nous n'approuvons pas l'emploi exclusif (en toutes les circonstances bien entendue) de ce demi-empotement, dont le grand avantage oonsiste uni* qnement, à nos yeux, dans la simplification de lamain-d'œuyre#
Nous n'hésitons donc aucunement à recommander la culture des arbres fruitiers en pots, à tous ceux qui trouvent qudque charme à cultiver, à récolter eux-mêmes leurs fruits, à ceux qui s*iccupent de pomologîe, aux amateurs, et surtout à ceux qui par goût et par fantaisie, ou dans un bût de spéculation, veu* lent récolter vite et bien.
Pykakrt et ROSSARY.
SUR UN CAS APPARENT DÉ PARtHÉNÔÔENÊSE («),
Les plautes de la famille des Bixacées ou Flacourtianées ont été assez souvent, et seront œcore, sans doute^ citées comme offrant des exemples dç fécondité sans fécondation. Il a encore été récemment fait mention à'\}nAberia{2) qui aurait porté des fruits bien développés sans Tinfluence du pollen. Il est facile de prévoir que beaucoup d'autres genres voisins se trouveront dans le même cas^^ attendu que leurs fleurs ne sont pas toujours^ comme on devrait s'y attendre d'après les descriptions, parfai* lement et complètement dioïques. Ainsi^ YAberia abyssinica, dont nous n'avon§ pu analyser qu'une seule fleur^ ne devrait pas, suivant le caractéristique du genre, présenter de traces de Tandrocée dans la fleur femelle. Et cependant, dans la fleur unique que nous conservonSi nous avons rencontré trois sta-* minodes bypogynes» dont deux avaient presque la longueur des sépales . Or, il ne serait pas surprenant que ces baguettes stériles devinssent çà et là fertiles dans le genre Aberia^ car le même fait peut s'observer dans d'autres genres très-voisins de la famille des Bixacées ; et nous allons en rapporter un exemple, tout en racontant Tbistoire d'un pied femelle de Xylosma {Hisingerç) Paliurus que nous ne cessons d'observer depuis six années et dont on peut dire qu'il devient en apparence partlié* nogène, presque à volonté .
Ce pied femelle de X^Josma fleurissait presque constamment, il y a six ans, sans jamais porter de fruits, lorsqu'un jour J'annonçai qu'il en produirait très-probablement. J'avais trouvé, dans une serre éloignée, un autre pied de Xylosma chargé do
(4) Ëztraii dû Adantokia où RêcneU périodique d^obseroatkms botafiiqim* (I) £. AnfttUsoM, Ob à (fesumed eaie àî Pàrth^tio^nesU ifi t «pècies of Aberia; in Jour, of the proceôd. of Uie LioDeala 8dtî«t|f> Vit, tî.
~ 2gO —
(leurs mâles bien épanouies ; j'avais fait toucher, avec lé pollen, le stiginate d'un assez grand nombre de fleurs femelles. On avait de plus secoué une branche bien fleurie provenant du pied mâle sur le pied femelle, auquel on avait ensuite attaché cette branche couverte d'étamines. Aussi, plusieurs fruits nouèrent rapidement et mûrirent parfaitement. Les graines, contenues dans ces fruits, furent semées au printemps de i 860>. Elles produisirent trois pieds de Xylosma, dont l'accroissement fut rapide. J'ai perdu de vue deux de ces jeunes pieds; mais le troisième a fleuri dès le mois de septembre 1861 , «t il a porté des fleurs, trois ou quatre fois, depuis cette époque. C^était un pied mâle (1).
Nous avons donc actuellement sous les yeux deux pieds mâles de Xylosma^ appartenant à deux générations différentes et donnant assez fréquemment des fleurs. Or, toutes les fois que la floraison de l'un de ces deux pieds mâles à coïncidé avec celle du pied femelle, et que lious avons fécondé soigneu* sèment les fleurs de ce dernier, nous avons obtenu nn ou plusieurs fruits contenant des graines en apparence bien conformées. Cette coïncidence s' était présentée ily a environ un mois ; nous avons fécondé quelques fleurs femelles, et nous avons annoncé d'avance que probablement le Xylosma serait, en apparence, parthénogène cette année . Notre attente n'a pas été trompée, car plusieurs fruits ont bien noué et ils ne sont pas actuellement loin de leur point de maturité.
Il ne serait pas sans intérêt d'étudier l'influence de l'homme ou des animaux sur cette fécondation. Aujourd'hui que l6 pied femelle et un des pieds mâles sont placés dans une même
(4) J'ai toujours été fort surpris de oe pas apprendre que les pieds de Cœlobogyne obtenus en Europe de semis aient produit des fleurs^ depuis tant d'aflnées qu'ils ont germé. Gomment se fait-il, s'il est sr facile d'obtenir un grand nombre de ces germinations^ qu'on n'ait pas encore vu, en Europe, la floraison d*un pied mftlb de Cœlobogim ?
serre et à quelques pas Tun de Tautre, pourrait-iî y avoir fécondation spontanée? La réponse doit, il me semble, être positive ou négative, suivant les circonstances. Voici un fait des plus simples, et qui peut-être n'est pas assez connu. H. L» Neumann m'exprimait ses regrets de ne pas voir fructifier, dans là serre qu41 dirige avec tant de talent, quelques Légumineuses et Protéacées rares, dont il eût bien voulu obtenir des graines . Je crus devok* l'engager à placer ces plantes tout à côté de la porte, alors qu'elles seraient sur le point de fleurir. On était alors au mois de mars, et la porte était fréquemment tenue ouverte quand le temps le permettait. En face de cette porte est une autre porte qu'on ouvrait aussi. Les plantes étaient placées ainsi entre les deux ouvertures, dans un véritable courant d*air. Est-ce le courant atmosphérique qui a secoué les branches et les fleurs et déplacé le pollen? Quelques mouches ont-elles pénétré dans la serre pour venir opérer la fécondation? Ou bien n'y a-t-il là qu^me simple coïncidence, un hasard? Il me semble que les savants et les praticiens auraient intérêt à répéter des essais analogues .
Quoiqu^il en soit, il est peu probable que le pied femelle de Xylosma put être fécondé par le pollen du pied mâle voisin en hiver, et dans une serre presque toujours fermée, où il n'y a pas d'insectes vivants, ou à peine quelques mouches volant fort mal . En été, au contraire^ les insectes et les courants d'air ont plus de chance de produire la fécondation. Mais, dans toutes les (Saisons, il y a une autre cause de fécondité qu'il ne faut pas perdre de vue» c^est l'hermaphroditisme accidentel. Or, la fleur femelle du Xylosma^ quoiqu'elle n'ait normalement aucun vestige de l'organe mâle sous rovaii*e^ peut accidentellement présenter, comme nous Tavons observé, unéétamine hypogyne stérile ou fertile située à la base du pistil, de même que nous l'avons constaté dans la seule fleur à!Ab€ria que nous ayons pu examiner de près.
beffd âds pétales, de oarmin clair, macules carmin foncé. Colons nouveau» et trà^-remarquahle.
Mt2ton, fleur très*graade, forme parfaite, blanc légèrement teinté de rose, très^argement flammé ronge, plante extra. . Newton, fleur grande, forme parfaite, rouge cramoisi foncé à fond blanc, largement ligné blanc; nuance nouvéHe trèsbelle.
Reine Hortense^ fleurs très-grande, forme parfaite, blanc strié de rose très-frais^ large macule carmin clair ; plante très- Tigoureuse et de grand effet .
Shakespêorey fleur très-grande, forme parfadte, blanc trèslégèrement flammé rose carminé, très^grande macule rose; perfection.
. A Tune des dernières séances de la Société d'Horticulture de PariSj M. Eugène Verdier fils, rue Danois, 3 (ex-rue des Trois-Ormes) , a déposé, sur le bureau, un splendide bouquet dé èes plus beaux Glaïeuls ; nous regrettons de ne pouvoir (iter les noms de. tous. Nous dirons seulement quMl s'y trouvait les nouveautés de M. Souchet pour 1865-1866^ et qui» cette année^ portent les noms d'Eurydice^ Lord Biron, Maréckal Vailîaiitj Miliony Newton, et Shakespeare; nous en avons donné plus haut la description.
Ern. Boyard.
CULTURE DES ARBRES FRUITIERS EN POTS
La etthute des arbres fruitiers en pots est une culture d'amafeur^ très-simple, àla portée de toutes les intelligences comme de toutes k6 fortunes, et dont le produit ne constitue pas le seul agrément. Comparativement aux cultures de fantaisie, elle n'en-
— 8TÎI —
traîne qu^ime dépense hKâgnifiaiite, et il n'est pas nécessaûe de passer par un long apprentissage pour compter sur la réussite * Chacun peut y débnter avec chance de succèB, pourvu que la patience et la peirsévérance ne fassent pus défaut.
La culture en pots des arbres fruitiers n'est pas une innovation de notre époque. Dès la fin du dix-huitième siècle, un sap vaut pomologue allemand, Diel^ l'avait jugée digne d'attention^ et il a publié sur cette matière un petit cruvrage qui eut beaur coup de succès.
On commençait déjà en Allemagne à s'intéresser à la porno*logie et à l'obtention des fruits nouveaux, et le mode de culture qi^e recommandait Diel était particulièrement propre à faciliter cette étude.
Cest, en effet, un moyen aisé et très-efficace pour arriver en peu de temps à une grande connaissance des fruits. La comparaison des différentes sortes d'après des caractères dîfficiies à saisir, tels que l'aspect, le faciès de l'individu, ofire ainsi moins de difficultés que lorsque les arbres sont disposés dans une pé^ pinière parfois à de grandes distances. Naturellement il faut qu'on s'occupe soi-même de la petite collection et qu'on lui donne les soins qu'elle réclame ; il faut que Ton plante, que l'on taille, que l'on pince et que Ton arrose : tout cela est si simple! sans le concours d'un jardiniei' mercenaire lequel, soif dit en passant,
ne connaîtrait du reste pas encore le mode de culture dont il
s'agit ici.
La culture en pots acquiert encore une haute importance quand on a en rue l'obtention de variétés nouvelles par le croisement. On sait que pour obtenir des résultats positifs, rîsolément des individus constitue une des conditions essentielles de réussite, condition qui ne peut être réalisée que lorsqu'ils sont cultivés en pots .
Au point de vuepomologique, ou plutôt au point de vue de Tamétioration des fruits, le nouveau système offre cet immense
avantage, qu'il aecélère d'une manière étonnante laoûseà fruit des arbres .
Un point essentiel de la culture en pots consiste à empêcher le développement des racines pivotantes, des grosses racines et favoriser au contraire celui des racines fibreuses. On sait que les plantes se nourrissent par les extrémités les plus ténues de leuts^ racines, désignées sous le nom de spongioles; il s'ensuit que l'énergie végétative ne dépend pas de la grosseur, de l'étendue des racines^ ou de Pespace plus ou moins grand qu'elles occupent, mais qu'elle est uniquement proportionnée àTabondance des racines fibreuses, dont l'ensemble constitue ce qua l'on appelle le chevelu.
Or, c'est la formation d'un chevelu abondant que Ton doit avoir surtout en vue dans la culture en pots des arbres fruitiers; la taiUe des racines est évidemment de la plus haute importance pour atteindre ce résultat .
Ainsi, comme nous le verrons plus loin, lors de la mise en pots, il est nécessaire de raccourcir les grosses racines; plus tard, s'il y a lieu, on les supprimera tout à fait, le chevelu sera formé en abondance et avec régularité.
Dans l'ancienne méthode de Diel, pratiquée encore dans quelques jardins, ce raccourcissement et suppression constituent la taille des racines ; l'opération est très-simple et n'exige que peu de discernement. Une fois le chevelu bien développé . l'arbre végète régulièrement, parce que ses racines sont placées dans des conditions qui leur permettent de trouver dans l'espace restreint où elles sont confinées tous les éléments d'une croissance luxuriante. Mais ce n'est pas là le seul résultat que la taille des racines est destinée à produire : elle doit avoir surtout pour effet de hâter la fructification des jeunes arbres et d'augmenter leur fertilité.
C'est principalement par la taille des racines qu'on parvient à donner aux jeunes arbres une précocité^ une fertilité éton-
nantes. 11 eet assez extraordinaire qu'en France^ ob Tarboricultnre fruitière à atteint dans ces dernières années un degré de perfectionnemeiit qui n'est égalé dans aucun autre pays^ la taille iies radnes n'ait pas encore fixé suffisamment l'attention. n esf généralement reconnu qu'un bon mqyen pour forcer à mettre à fruit les arbres trop vigoureux ciïnsiste à les transplanter. Or, la transplantation revient en définitive à suppri^ mer un certain nombre de racines. C'est*à-dire que Ton obtiendrait le même résultat, si l'on se contentait d'enlever le sol qui couvre les racines et d'opérer sur celles-ci quelques amputations d'autant plus sévères que la végétation est plus fougueuse.
Une grande partie du succès de la végétation des arbres éle* véis en pois résulte de la direction convenable imprimée, dès le début, au système radiculaire. Celui-ci, étant destiné à n^occuper qu'un espace, relativement restreint, doit se présenter dans un état de subdivision de ramification indispensable à la prospérité du système aérien. Il faut qu'il se compose presque exclusivement de chevelu, et forme une masse compacte de racines fibreuses, de spongioles, lesquelles, on ne doit jamais le perdre de vue, sont les seules qui possédât la propriété de puiser la sève dans le soi*
Voici comment s'opère la taille des racines, de façon qu'elles soient proportionnées à la vigueur de Tindividu.' Durant toute la période active de la végétation, c'est-à-dire pendant la plus grande partie de l'été, les pots sont enterrés dans le sol, qui est formé d'un compost très-substantiel. Les racines s'échappant librement par tous les trous pratiqués dans ce but en plus grand noçibreà lapartieinférieuredespots, viennent plonger dans le compost et y trouvent une abondance de nourriture fui contribue surtout à entretenir la vigueur des arbres chargés de fruits.
A la fin d'octobre, vers l'époque où la végétation s'arrête, ces racines qui se sont développées ainsi hors du vase, sont re-
ti'anchjée$ jusqu'à ras des ouvertures des pets et oomme leur nombre est toujours en rapport avec l'activité végétative^ cette suppression est d'autant plus sévère et produit d'autant plus d'effet que l'arbre sur lequel elle est faite pousse avecjduade^vir gueur.
Une autre pratique, du système de M. Rivers, aide encore à l'efficacité de ce procédé : c^est le renouvellement annuel de la terre formant la partie supérieure de lâmotte^ renouvellement qui entraîne toujours la suppression d'une certaine quantité de racines. Cette opération^ qui tient lieu du rempotement et qui supprime celui -ci^ se fait en enlevant, à l'aide d'une spatuleen fer ou en bois, toute la terre qui entoure la motte jusqu'à une profondeur de 15 il 17 ceut. et sur une largeur de 8 à 9 centimetrès de la paroi des pots, puis en remplaçant le sol enlevé par un bon compost préparé d'avance.
On le conçoit, cette façon d^opérer occasionne lasuppressicm des petites racines qui se sont formées l'année précédentedans la terre enlevée. Elle produit un double résultat : elle aide à mitiger la fougue végétative des uns, et ranime la vigueur de ceux qui languissent ou qu'une trop grande fertilité tendraità affaiblir. Dans c^ dernier cas, cependant, un rempotement coflh plet nous parait plus utile ; au surplus^ nous n'approuvons pas l'emploi exclusif (en toutes les circonstances bien entendue) de ce demi-empotement, dont le grand avantage consiste uniquement, à nos yeux, dans la simplification de la main-d'œuvre*
Nous n'hésitons donc aucunement à recommander la culture des arbres fruitiers en pots, à tous ceux qui b^ouvent quelque charme à cultiver, à récolter eux-mêmes leurs fruits, à cetacqui s'iccupent de pomologie, aux amateurs, et surtout à ceux qui par goût et par fantaisie, ou dans un but de spéculation, veu^ lent récolter vite et bien.
PrfïAËRT et ROSSARY.
SUR UN CAS APPARENT DE PARtHÉNOÔENÊSE («),
Les plautes de la famille des Bixacées ou Flacourtianées ont été assez souvent^ et seront encore, sans doute^ citées comme offrant des exemples dç fécondité sans fécondation. Il a encore été récemment fait mention d'un Aberia (2) qui aurait porté des fruits bien développés sans Finfluence du pollen. Il est facile de prévoir que beaucoup d'autres genres voisins se trouveront dans le même cas^ attendu que leurs fleurs ne sont pas toujours^ comme on devrait s'y attendre d'après les descriptions, parfai* tement et complètement dioïques. Ainsi^ Y Aberia abyssinicaf dont nous n'avon§ pu analyser qu'une seule fleur^ ne devrait pas, suivant le caractéristique du genre, présenter de traces de l'androcée dans la fleur femelle. Et cependant, dans la fleur unique que nous conservons, nous avons rencontré trois sta-* minodes hypogynes, dont deux avaient presque la longueur des sépales • Or, il ne serait pas surprenant que ces baguettes stériles devinssent çà et là fertiles dans le genre Aberia^ car le même fait peut s'observer dans d'autres genres très-voisins de la famille des Bixacées ; et nous allons en rapporter un exemple, tout en racontant Tbistoire d'un pied femelle de Xylosma {Hisingera) Poliurus que nous ne cessons d'observer depuis six années et dont on peut dire qu'il devient en apparence partliénogène, presque à volonté.
Ce pied femelle de X^^sma fleurissait presque constamment, il y a six ans, sans je^mais porter de fruits, lorsqu'un jour j'annonçai qu'il en produirait très-probablement. J'avais trouvé, dans une serre éloignée, un autre pied de Xylosma chargié de
(4) Eitraii 4é AdoMûMa ou BêCueU périodique ^obserocstkms botaniqtm* (t) fiw ANftCMOM, Ob & j^fttimed Gtn^t of Peirth^iiogoiMsi» ih % «ptot69 of Aberia; in Jour, of the proceôd. of the LiDneaU 8ètt%ty> VII, It.
— 2gO —
fleurs mâles bien épanouies ; j'avais; fait toucher, avec lé pollen, le stigmate d'un assez grand nombre de fleurs femelles. On avait de plus secoué une branche bien fleurie provenant du pied mâle sur le pied femelle, auquel on avait ensuite attaché cette branche couverte d^étamines. Aussi, plusieurs fruits nouèrent rapidement et mûrirent parfaitement. Les graines, contenues dans ces fruits, furent semées au printemps de i860> Elles produisirent trois pieds de Xylosma, dont l'accroisseinent fut rapide. J'ai perdu de vue deux de ces jeunes pieds; mais le troisième a fleuri dès le mois de septembre 1861 , «t il a porté des fleurs, trois ou quatre fois, depuis cette époque. C'était un pied mâle (1).
Nous avons donc actuellement sous les yeux deux pieds mâles de Xylosma^ appartenant à deux générations différentes et donnant assez fréquemment des fleurs. Or, toutes les fois que la floraison de l'un de c^s deux pieds mâles à coïncidé avec celle du pied femelle, et que nous avons fécondé soigneusement les fleurs de ce dernier, nous avons obtenu un ou plusieurs fruits contenant des graines en apparence bien conformées. Cette coïncidence s'était présentée il y a environ un mois ; nous avons fécondé quelques fleurs femelles, et nous avons annoncé d'avance que probablement le Xylosma serait, en apparence, parthénogène cette année . Notre attente n'a pas été trompée, car plusieurs fruits ont bien noué et ils ne sont pas actuellement loin de leur point de maturité.
Il ne serait pas sans intérêt d'étudier l'influence de l'homme ou des animaux sur cette fécondation. Aujourd'hui que le pied femelle et un des pieds mâles sont placés dans une même
(4) J*al loujours été fort surpris de ne pas apprendre que les pieds de Cœlabogyne obtenus en Europe de semis aient produit des fleurs^ depuis tant d'aflnées qu'ils ont germé. Comment se fait-il, s'il est sr facile d*obtenir un grand nombre de ces germinations^ qu'on n'ait pas encore vu, en Europe, la floraison d'un pied mftlb de ÙBlobogim ?
serre et à quelques pas l'un de Tautre, pourrait-ii y avoir fécondation spontanée? La réponse doit, il me semble, être positive ou négative, suivant les circonstances. Voici un fait des plossimplesy et qui peut-être n'est pas assez connu. M. L* Neumann m'exprimait ses regrets de ne pas voir fructifier, dans là serre qu*il dirige avec tant de talent^ quelques Légumineuses et Protéaeées rares/dont il eût bien voulu obtenir des graines. Je crus devoir l'engager à placer ces plantes tout à côté de la porte, alors qu'elles seraient sur le point de fleurir. On était alors au mois de mars, et la porte était fréquemment tenue ouverte quand le temps le permettait. En face de cette porte est une autre porte qu'on ouvrait aussi. Les plantes étaient placées ainsi entre les deux ouvertures, dans un véritaJble courant d^air. Est-ce le courant atmosphérique qui a secoué les branches et les fleurs et déplacé le pollen? Quelques mouches ont-elles pénétré dans la serre pour venir opérer la fécondation? Ou bien n'y a-tr-il là quNme simple coïncidence, un hasard? Il me semble que les savants et les praticiens auraient intérêt à répéter des essais analogues.
Quoi qu^il en soit, il est peu probable que le pied femelle de Xylosnaa pût être fécondé par le pollen du pied mâle voisin en hiver, €t dans une serre presque toujours fermée, où il n'y a pas d'insectes vivants, ou à peine quelques mouches volant fort mal . En été, au contraire, les insectes et les courants d'air ont plus de chance de produire la fécondation. Mais, dans toutes les saisons, il y a une autre cause de fécondité qu'il ne faut pas i^erdre de vue» c'est l'hermaphroditisme accidentel. Or, la fleur femelle du Xylosma^ quoiqu'elle n'ait normalement aucun vestige de Torgan^ mâle sous l'ovaire^ peut accidentellement présenter, comme nous Tavons observé, une étamine hypogyne stérile ou fertile située à la base du pistil, de même que nous l'avons constaté dans la seule fleur û'Aberia que nous ayons pu examiner de près.
de i'»r toutes les fois que le temps le permet. Gepeudant le moment de la floraison sqpproche ; on le reconnaît fadlement aux branches qui s'allong^t. malgré l'air qui leur est constamment donné. Cèst alorsque j0 mets mes plantes dans une serre à deux pentes, dite hollandaise, bi» ventilée et que j'obtiens sur ces jeunes sujets, ceux surtout qui ont subi 2 ou 3 pincements, une floraison splendide.
Les insectes nuisibles aux Pelargonium sont les pucerons^ mais par ma culture je n'en suis jamais incomn^odé ; s'il s'en montre qoélques-uns ils sont aussitôt chassés avec quelques bouffées de fumée de tabac.
Ma serré à Pelargonium est si convenable pour cette culture que je ne les sors jamais, et malgré cela j'ai toujours des sujets trapus et végétant très-bien ; le bois et les feuilles parfaitement nourris.
C'est à cette admirable plante que je suis redevable des succès que j'obUens aul expositions horticoles. Elle m'a valu enke autres la grande médaille d'honneur en or de S. M. l'Impératxice au grand concours régional de Niort (Deux-Sèvres)^ qui a eu lieu au mois de juin dernier.
. Grisàu,
borticDlteBr k Stintes KCharéntf^Inf^riettre).
LES glaïeuls de MM. LÔISE ET VERDIER (Eugène).
Les amateurs de Glaïeuls^ résidant h Paris, ont pu visiter, dans le courant du mois d'août dernier, deux magnifiques collections de ce beau genre, exposées par M. Loise fils, horticulteur-grainier, 3^ quai aux Fleurs. L^une dans la serre du Jardin d'acclimatation au bois de Boulogne, et l'autre au Palais de l'Industrie oti a lieu l'eiposition des Beaux-Arts appliqués k l'iûdustrie.
Ces deox collections attiraient spécialemrat Tattentidn des visiteurs; car, ces splendides corbeilles étaient composées des yariétés lesplus remarquables, parmi lesquelles nous signalerons particulièrement : Achille^ Adelina Palti, Belle Galmellef Berthe Rabourdin, Cérès» Charles Dickens, comte de Momy, Chrystal Palace, docteur Lindley, duc de Malakoff, Ednlia Flore, Fulton, Impératrice Eugénie, James Veitch, John Waterar^ Le Poussin, l'Ornement des parterres, M"" Furtado (1864), M-Monneret, M"" Rabourdin, M°^Yilmcftin, M*^ Clara Loise, Marie, Meyerbeer, Napoléon III, Président Doumet, Président Payen, Prince impérial, Prince of Wales, Princesse Clotilde, Princesse of Wales, RaphaSl, Reine Victoria, Stephenson, Walter Scott.
Toutes ces plantes sont irréprochables de formes et de co« loris, et Tamateur, a pu, sans hésiter, faire son choix dans cette collection toute d'élite.
Le catalogue spécial des Glaïeuls, de M. Loise sera publié dans le courant du mois prochain; mais voici les nouveautés les plus remarquables qui sont mises au commerce cette année :
Empereur Napoléon, très-grande fleur, très-bel épi, rouge vermillon très-éclatant, large macule blanc pur ; plante de grand eifet.
Eurydice^ fleur grande, forme paifaite, blanc pur, flaimmé rose vif carminé .
Ihichesse de Padotie, fleur bien faite, très-bel épi, rose, macule violacé rayée blanc.
Lord Biroriy écarlate très-brillant^ maculé et rubané blanc pur; plante d'un très-grand effet.
Maréchal Vaillant^ fleur grande, bien faite, écarlate trèsbfillant, très-grande macule blanc pur. La nuance de cette belle plante d'un éclat incomparable est indescriptible.
Marquise de Pompadour^ Blanc rosé, finement strié sur le
Septembre 4865. . 4 S
boed'âds pétales^ de oannin clair, macules carmin foncé. Coloiis noaveaa» et tr^remarquable.
Milton^ fleur très-grande» forme parfaite, blanc légèrement teinté de rose, trèsJargement flammé rouge, plante extra. . Newton^ fleur grande, fwme parfaite, rouge cramoisi foncé à fond blanc, lai^ment ligné blanc ; nuance nouvéHe trèsbelle.
Reine Hortense^ fleurs très-grande, forme parfaite, blanc strié de rose très-frais^ large macule carmin clair ; plante très- Tigourense et de grand effet .
Shakespeare^ fleur très*grande, fbrme parfadte, blanc trèslégèrement flammé rose carminé, très*grande maqule rose ; perfection.
A Tune des dernières séances de la Société d'Horticulture de Parisj M. Eugène Verdier fils, rue Duuois, 3 (ex-rue des Trois-Ormes) , a déposé, sur le bureau, un splendide bouquet de èes plus beaux Glaïeuls ; nous regrettons de ne pouvoir titer les noms de. tous. Nous dirons seulement quHl s'y trouvait les nouveautés de M. Souchet pour 1865-1866,, et qui, cette année, portent les noms d'Eurydicey Lord Biron, Maréchal Vailiaiity Miltoriy Newton^ et Shakespeare; nous en avons donné plus haut la description.
Ërn. BoNÀRO.
CULTURE DES ARBRES FRUITIERS EN POTS
La enttute des arbres frnitiers en pots est une culture d'amateur, très-simple, àla portée de toutes les intelligences comme de toutes ks fortunes, et dont le produit ne constitue pas le seul agrément. Comparativement aux cultures de fantaisie, elle n'en-
trahie qtf'tme dépense in^gnifiante^ et i} n'est pas néeessaûe de passer par un long apprentissage pour compter sur la réttsûte « Chactoi pent y débuter avec chance de succès, pourvu que la patience et la peînsévérance ne fassent pus défaut.
La culture en pots des arbres fruitiers n'est pas une innovation de notre époque. Dès la fin du dix-huitième siècle, un sar vantpomologue allemand, Diel^ Favait jugée digne d'attention^ et il a publié sur cette matière un petit ouvrage qui eut beaucoup de succès.
On commençait déjà en Allemagne à s'intéresser à la pomologie et à Tobtention des fruits nouveaux, et le mode de culture qi^e recommandait Diel était particulièrement propre à faciliter cette étude.
Cfest, en effet, un moyen aisé et très-efficace pour arriver en peu de temps à une grande connaissance des fruits. La comparaison des différentes sortes d'après des caract^es difficiles à saisir^ tels que Taspect, le faciès de Findividu, ofire ainsi moins de difficultés que lorsque les arbres sont disposés dans une pé^ pînière parfoisàdegrandesdistances. Naturellement il faut qu'on s'occupe soi-même de la petite collection et qu'on lui donne les soins qu'elle réclame ; il faut que Ton plante, que l'on taille, que Ton pince et que Ton arrose r tout cela est si simple! sans le concours d'un jardiniei' mercenaire lequel, soit dit en passant^ ne connaîtrait du reste pas encore le mode de culture dont il s'agit ici.
La culture en pots acquiert encore une haute importance quand on a en vue l'obtention de variétés nouvelles par le croisement. On sait que pour obtenir des résultats positifs, rîsolément des individus constitue une dfô conditions ess^oitielles de réussite, condition qui ne peut être réalisée que lorsqu'ils sont cultivés en pots .
Au point de vuepomologique, ou plutôt au point de vue de
Famélioration des fruits, le nouveau système o&e cet immense t
avantage, qu'il aecélèpe d'une manière étonnante la mise à £ruit des arbi*es .
Un point essentiel de la culture en pots consiste à empêcher le développement des racines pivotantes, des grosses racines et favoriser au contraire celui des racines fibreuses. On sait que les plantes se nourrissent par les extrémités les plus ténues de leura racines, désignées sous le nom de spongioles; il s'ensuit que l'énergie végétative ne dépend pas de la grosseur, de l'étendue des racines^ ou de l'espace plus ou moins grand qu'elles occupent, mais qu'elle est uniquement proportionnée àTabondance des racines fibreuses, dont l'ensemUe constitue ce que l'on appelle le chevelu.
Or, c'est la formation d'un chevelu abondant que Ton doit avoir surtout en vue dans la culture en pots des arbres fruitiers; la taiUe des racines est évidemment de la plus haute importance pour atteindre ce résultat .
Ainsi, comme nous le verrons plus loin, lors de la mise «n pots, il est nécessaire de raccourcir les grosses racines; plus tard, s'il y a lieu, on les supprimera tout à fait, le chevelu sera formé en abondance et avec régularité.
Dans l'ancienne méthode de Diel, pratiquée encore dans quelques jardins, ce raccourcissement et suppression constituent la taille des racines ; l'opération est très-simple et n'exige que peu de discernement. Une fois le chevelu bien développé . l'arbre végète régulièrement, parce que ses racines sont placées dans des conditions qui leur permettent de trouver dans l'espace restreint où elles sont confinées tous les éléments d'une croissance luxuriante. Mais ce n'est pas là le seul résultat que la taille des racines est destinée à produire : elle doit avoir surtout pour effet de hâter la fructification des jéimes arbres et d'augmenter leur fertilité.
C'est principalement par la taille des racines qu'on parvient à donner aux jeunes arbres une précocité^ une fertilité éton*
Hautes. H estassez extraordinaire qu'en France, où l'arboricaltore fruitière à atteint dans ces dernières années un degré de perfectionnement qui n'est égalé dans aucun autre pays, la taitie des racines n'ait pas encore fixé suffisamment l'attention. Il esf généralement reconnu qu'un bon mqyen pour forcer à mettre à fruit les arbres trop vigoureux ciînsiste à les transplanter. Or, la transplantation revient en définitive à supprimer un certain nombre de racines. G*est*àHlireque Ton obtiendrait le même résultat, si l'on se contentait d'enlever le sol qui couvre les racines et d'opérer sur celles-ci quelques amputations d^autant plas sévères que la végétation est plus fougueuse.
Une grande partie du succès de la végétation des arbres éle* vés en pots résulte de la direction convenable imprimée, dès le début, au système radiculaiire. Celui-ci, étant destiné à n^occuper qu'un espace relativement restreint, doit se présenter dans un état de subdivision de ramification indispensable à la prospérité du système aérien. Il faut qu'il se compose presque exclusivement de cbevelu, et forme une masse compacte de racines fibreuses, de spongioles, lesquelles, onne doit jamais le perdre de vue, sont les seules qui possèdent la propriété de puiser la sève dans le sol.
Voici comment s'opère la taille des racines, de façon qu'elles soient proportionnées à la vigueur de Tindividu. Durant toute la période active de la végétation, c'est-à-dire pendant la plus grande partie de Tété, les pots sont enterrés dans le sol, qui est formé d'un compost très-substantiel. Les racines s'écbappant librement par tous les trous pratiqués dans ce but en plus grand noipbreà lapartieinférieuredespots, viennent plonger dans le compost et y trouvent une abcmdance de nourriture fui contribue surtout à entretenir la vigueur des arbres chargés de fruits.
 la fin d'octobre, vers l'époque où la végétation s'arrête, ces racines qui se sont développées ainsi hors du vase, sont re-
tranchées jusqu'à ns des ouvertores das pots et oomme leur nombre est toujours en rapport avec Tactivité végétative^ cette suppression est d'autant plus sévère et produit d'autant plus d'effet que l'arbre sur lequel elle est faite pousse avec {duade* vigueur. •
Une autre pratique, du système de M. Rivers, aide encore à l'efiicacité de ce procédé : c'est le renouvellement annuel de la terre formant la partie supérieure de la motte, renouvellement qui entraîne toujours la suppression d'une certaine quantité de racines. Cette opération^ qui tient lieu du rempotement et qui supprime celui -ci^ se fait en enlevant^ à Taide d'une spatuleen fer ou en boisy toute la terre quientonie la motte jusqu'à une profondeur de 15 à 17 cent, et sur une largeur de 8 à 9 centime* très de la paroi des pots, puis en remplaçant le sol enlevé par un bon compost préparé d'avance.
On le conçoit, cette façon d'opérer occasionne la suppression des petites racines qui se sont formées Tannée précédente dans la terre enlevée. Elle produit un double résultat : elle aide à mitiger la fougue végétative des uns, et ranime la vigueur de ceux qui languissent ou qu'une trop grande fertilité tendraità affaiblir. Dans ce dernier cas, cependant, un rempotement com* plet nous parait plus utile ; au surplus, nous n'approuvons pas l'emploi exclusif (en toutes les circonstances bien entendue) de ce demi-empotement, dont le grand avantage consiste uni* qnement, à nos yeux, dans la simplification de lamain-d'œuyre«
Nous n'hésitons donc aucunement à recommander la culture (les arbres fruitiers en pots, à tous ceux qui trouvent quelque charme à cultiver, à récolter eux-mêmes leurs fruits^ à ceux qui s'iccupent de pomologie, aux amateurs, et surtout à ceux qui par goi\t et par fantaisie, ou dans un but de spéculation, veulent récolter vite et bien.
PtKAËRT et ROSSARY.