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NOUVEAU TRAITEMENT DES LAMBOURDES FRUITIÈRES

(Système DELAvn.LB.) '

Des deux spécimens comparatifs de lambourdes de Poiriers et de Pommiers, dont nous donnons ci-dessous les figures : Tune, figure 1 , a été soumise aux soins ordinaires; l'autre, figure 2, a été traitée d'après le procédé nouveau que je désire faire connaître ici* Mais avant toute description, il me parait utile de passer en revue les moyens qui ont été employés jusqu'à ce jour sur ces sortes de productions, sources inépuisables de fructification.

Dans toutes les plantations d'arbres fipuitiers, la première attente est la fructification : aussi tous nos soins, ainsi que nos tailles longues sur les branches charpentières, même la nontaille, en sont une preuve. Nous obligeons la jeune branche à produire des dards courts sur le tiers inférieur environ d ^ sa longueur ; c'est là notre première récolte et nos meilleures tibourdes, puisqu'elles sont placées immédiatement sur une branche et qu'elles jouissent favorablement des abris (si besom en est, selon les variétés). Mais ces sortes de productions fruitières restent-elles toujours ainsi constituées et nous donnentelles continuellement des fruits sans s'allonger au-delà des bourses antérieures? Non^ malheureusement. Les unes, en pe* tit nombre, produisent sur les bourses un au plusieurs dards,

dont le plus éloigné commencé le premier à produire (ce sont les meilleures de l'ancien système) ; mais d'autres ne possèdent qu'un long dard, de six à huit centimètres au moins, comme sur le Bon chrétien d'hiver, le Beurré Diel, etc., qui est terminé par un bouton à fruit, tout en laissant au-dessous de lui une longue partie dénudée et endurcie. Le plus grand nombre de toutes ces lambourdes, nées ou directement sur la branche ou sur des rameaux, développent non pas des dards, mais bien des bourgeons vigoureux qui d'après l'ancien système doivent être pinces de nouveau à trois feuilles à peu près (figure i ), comme les rameaux antérieurs, selon les variétés, afin de forcer cette lambourde à donner de nouveaux fruits. C'est une

Fig. I. Lambounle de Fouamier soumise au Irai* Fig. 2. Laiobourde de Poirier souiuImî

tement de rancien système, dénudée et durcie an traitement du système Delaville, opé-

aMcsa«na de la bourse. rée en Juin «869.

faute grave que Ton commet ; on ne sait pas conserver ce qui avait été obtenu de prime abord, c'est-à-dire des lambourdes composées de tissus mous et devant rester telles, sans jamais repiéndre la consistance dure et ligneuse du rameau. Aussi, dd ce Sô erreur, il résulte tout naturellement qu'une déviation de aeve a lieu aux dépens de la fructification^ du prolongement de la charpente, et de l'abandon sur les brindilles nées des parties inférieures de l'arbre, comme l'a fait si bien remarquer notre savant professeur du Luxembourg, M. Rivière, lorsqu'il a dit qu'il fallait inciser longitudinalement ces faibles productions privées ou de lumière ou de vitalité. Ce défaut de vita* lité des faibles productions est dû, selon moi^ à l'allongement

démesuré d'une ceriaine quantité de lambourdes placées plus Convenablement, tandis qu'avec le procédé dont je vais parler, aucun inconvénient n'existe ; car une lambourde^ dès qu'elle est fruitière, reste fruitière sans allongement apparent, ni transformation, autre que de produire du fruit, tout en laissant la sève agir sur le prolongement dQ l'arbre et viviCer les ra* meaux qui jusqu'alors étaient déshérités et ne produisaient pas. Ce procédé simple et sûr consiste à surveiller les bourses fruitières qui ont fleuri ou qui portent fruit à l'époque habituelle où l'on opère les pincements. Chaque bourgeon qui se dévelop- ' pera sur chacune d'elles ne sera pas pincé comme on le fait ordinairement, mais bien rabattu totalement jusque sur son empâtement rez la bourse (figure 2), et cela lorsqu'il aura atteint au moins la longueur de quinze centimètres. Cette opération brusque refoule la sève sur elle-même et celle-ci, gênée dans son ascension, fait alors pression sur la portion ridée placée inférieurement à chaque bourse et fait sortir de leur léthargie une nombreuse quantité de boutons fruitiers, qui, sur le Pommier, prennent, avant l'arrêt delà sève, le constitution de boulons à fruits pour s'ouvrir au printemps suivant. Sur le Poirier, ces mêmes boutons ne donnent leurs fruits, le plus souvent, que la seconde année ; mais le résultat est le même : des fruits en abondance, et sans intermittence, dus à la conservation du tissu mou qui constitue les bourses^ puis au rapprochement continuel de ces bourses sur les branches de charpente. Distribution régulière de la sève sur toutes les parties de l'arbre j production de gros fruits ainsi que simplification du travail, tels sont, à mon avis, les résultats de cette méthode qui a reçu cet été l'approbation de nombreux auditeurs qui suivent habituellement mes leçons gratuites d'arboriculture, faites sous le patronage de la Société d'horticulture de Clermont (Oise).

Delaville,

JArdlBier-professeur de ta SoeiéCé d'horticolure et de bolaoiqoe de BcAuvais.

~ 53 — DISSERTATION SUR LA VÉGÉTATION

De la sève .

Depuis quelques années, les professeurs d'arborioulture fruitière essayent de donner à leurs démonstrations pratiques une couleur plus ou moins scientifique, en s'appuyant sur les lois de la physiologie végétale, et particulièrement sur les règles établies, par les savants, concernant la circulation de la sève. Nous croyons devoir les engager à beaucoup de réserve; car ils pi'opagent Terreur, sur la foi des traités, sans s'apercevoir que leur enseignement théorique est en désaccord avec les résultats de leurs opérations.

Malgré l'autorité des savants qui admettent la circulation, et l'opinion généralement admise de la sève ascendante et descendante, nous n'avons jamais compris, comment on a pu consacrer de tels principes, qui se trouvent en contradiction si manifeste avec les faits. Pour s'en convaincre il suffit simplement d'observer les phénomènes qui se produisent à la suite de certaines opérations horticoles et sylvicoles, et que nous nous proposons de discuter les uns après les autres, à la suite de cet article préliminaire.

La théorie enseigne que la sève monte jusque dans les feuilles, et qu'après avoir été élaborée, transformée, dans cet organe, en une substance nutritive, elle redescend pour déposer, dans tout son parcours, les matériaux d'accroissement, jusqu'à l'extrémité la plus ténue des racines.

Cette théorie est très-ingéniëuse assurément, mais elle n'a pas plus de consistance que toutes les autres théories de Malpighi, de Lahire et Tournefort, qui, voyant dans le végétal un être organisé et vivant, ont cru pouvoir établir, par analogie^ que la plante avait un cœur^ des artères, des veines, des trachées, des poumons, un estomac, en un mot, tout un système d'appareils de circulation et de digestion comme chez l'animal .

Le bon sens et la raison ont fait justice des théories du cœur et de l'estomac^ que leurs auteurs mêmes ne savaient où placer; seule, la circulation a trouvé grâce devant Bonnet, Dodart, Magnol, etc., les adversaires de ces incroyables théories, et elle a été acceptée sans conteste par les botanistes modernes. Et pourtant il n'existe pas plus, dans les végétaux, d'appareil circulatoire, que de système digestif. Personne ne Ta vu !

Ce qui a pu donner de la consistance à cette théorie delà circulation de la séve^ c'est évidemment la présence de grands tubes, ou vaisseaux, dans l'intérieur du tissu végétal. On a vo, en eux, l'organe d'un appareil de circulation, et on en a fait le canal de la sève ascendante. Certains naturalistes ont contesté ce rôle aux vaisseaux; M. Bischoif a cru avoir suffisamment démontré que les fonctions des vaisseaux étaient uniquement de donner passage à l'air, que ces organes constituaient un simple appareil aérifère. Cette assertion de M. Bischoff ne nous paraît pas prouvée. Si certain* physiologistes ont trouvé, comme lui, ces vaisseaux exclusivement remplis d'air, c'est que le liquide s'en était écoulé au moment de la préparation de la petite portion de tissus soumise à l'observation microscopique . On petit s'assurer de la rapidité avec lacfuelle la sève s'échappe des vaisseaux, en pratiquant dé simples incisions transversales superposées sur une figiie ou sur un rameau de figuier* A la première incision, on voit le lateœ s'échapper en abondance ; à la seconde faite presque aussitôt au-dessus de la première, c'est à peine s'il en apparaît quelques gouttelettes. Il en est évidemment de même &u sujet de la sève.

Et, du reste, ces vaisseaux ne sont pas toujours gorgés de sève. Pendant les grandes et longues sécheresses, on les trouve, en effet, complètement vides. C'est qu'alors les tissus environnants ont absorbé le liquide qui les remplissait, et que le sol n'a pu en fournir pour combler le vide. Mais aussitôt que

la ploie ou les arrosements ont rendu à la terre le principe fluide qui permet aux racines de fonctionner, les vaisseaux se remplissent et distribuent de tous côtés l'élément sévBux.

On peut, il me semblé, établir une comparaison qui permet de bien faire comprendre le rôle des vaisseaux et les phénomènes du mouvement de la sève ; ce n'est peut-être pas très-scientifique ; mais je n'ai pas la prétention de faire ici de la science transcendante; avant tout je veux être compris.

Le mouvement séveux est au végétal ce que l'irrigation par rigoles est à la terre. Pour irriguer, par exemple, une prairie, on établit d'abord une grande rigole qui prend naissance à une pièce d'eau quelconque, et parcourt ensuite toute la longueur de la prairie : cette grande rigole, c'est le faisceau principal de vaisseaux de la tige, qui va de son sommet jusqu'à l'extrémité de la racine .

Sur cette première artère, on pratique de chaque côté, des rigoles secondaires ; sur ces secondaires on en ouvre de tertiaires^ et ainsi de suite, de manière à établir un réseau de petits ruisseaux par lesquels l'eau s'écoule et parvient dans toutes les parties de la prairie. Dans le végétal les vaisseaux sont disposés à peu près de même, pour porter le liquide dans toute les branches, dans toutes les feuilles.

Si maintenant nous suivons Teau dans |es rigoles d'irrigation au moment de l'ouverture de la vanne, nous voyons le liquide s'élancer avec impétuosité dans la rigole principale, puis à chaque rigole latérale, une partie *y pénétrer et ainsi de suite jusqu'aux dernières ramitica lions. Pendant que cette eau circule dans toutes les artères ou petits ruisseaux, la terre qui les borde en absorbe plus ou moins suivant la rapidité du courant, et, au furet à mesure qu'elle en est elle-même saturée, la terre voisine s'empare à son tour de l'eau qui la sature; c'est ainsi que la partie la plus éloignée des rigoles finit par être aussi arrosée. Si à ce moment, le réservoir ne peut plus fournir d'eauy les rigoles se vident et naturellement se dessèchent

après un certain laps de temps. En les voyant ainsi desséchées, en conclut-on qu'elles n'ont jamais contenu d'eau? Il en est de même des vaisseaux des végétaux. Ce sont des rigoles . d'irrigation, qui fonctionnent tant que fe réservoir — la terre — est suffisamment imbibée ; les tissus environnants, surtout ceux des rayons médullaires, absorbent la sève que ces vaisseaux contiennent, comme la terre des bords des rigoles absorbe au passage une partie de Teau ; c'est ainsi que cette sève parvient directement {sans passer par les feuilles), jusqu'aux parties les plus externes de la plante, ^'est-à-dire jusqu'à la couche herbacée de Técorce, à laquelle correspondent Ijrs rayons médullaires qui sont autant de petites saignées latérales. Mais aussitôt que la terre ne contient plus d*eau, les vaisseaux ne fonctionnent plus; ils sont ;^vides«

Continuons notre comparaison, pour la marche des liquides.

Dans les terrains très en pente, lorsque la rigole principale est dirigée dans le sens de la pente, Peau coule rapidement vers la partie la plus basse, et la terre de la partie la plus élevée, quoique la plus rapprochée du réservoir, en profite peu, parce que l'eau a un courant trop rapide. Pour obvier à cet inconvénient, on dirige la rigole principale dans le sens transversal, sur la partie la plus élevé du terrain, dont la pente est plus douce, et les rigoles secondaires sont établies de manière à former un angle très-aigu, avec la rigole principale, pour conserver à peu près le même degré d'inclinaison ; car si ces rigoles se trouvaient établies à angle droit, elles se dirigeraient dans le sens de la pente, et l'eau se précipiterait dans) la première, a;bandonnant alors la rigole principale.

Semblables phénomènes ont lieu pour la circulation de la sève . Mais dans les végétaux le mouvement séveux s'opère en sens contraire ; c'est-à-dire que la sève circule dans les canaux, ou vaisseaux, de bas en haut, et que son ascension est d'autant plus rapide que les vaisseaux, ou les tiges qui les contiennent, occupent une position qui se rapproche davantage de

la perpondiculaire. Plus une tîge^ une branche est dressée, plus le mouvement de la sève est rapide vers l'extrémité. Les yeux de soumet, surabondamment nourris, se développent et ce sont l^s bourgeons lesplus rapprochés de la pointe qui aequiè* rent le plus d'accroissement ; c'est aussi l'herbe de la partie basse d*un terrain irrigué, qui, mieux nourrie, prend un plus grand développement. Bien que la sève traverse la partie inférieure d'une tige ou d'un rameau parfaitement dressé, les tissus inférieurs n'absorbent qu'une faible quantité de liquide propre à entretenir la vie, mais non à provoquer le développement des yeux qui restent stationnaires ou sont parfois annulés quand l'ascension de la sève est trop rapide; c'est encore ce qui arrive dans la partie supérieure de la prairie .trop en pente : l'herbe, quoique traversée par un canal d'irrigalion, ne se conserve fraîche que sur les bords de la rigole ; elle se dessèche et meurt au delà.

Pour irriguer cette partie supérieure, on est obligé d'établir un barrage sur un point plus ou moins rapproché du point de départ de la rigole; alors l'eau, arrêtée par cet obstacle, est absorbée par le sol environnant. Pour le végétal, la taille, le pin tement, le cran et Tincision sont des sortes de barrages employés pour arrêter la sève dans la partie inférieure des tiges, ou des rameaux, qui n'en reçoit pas sufiBsamment pour déterminer l'évolution des yeux restés stationnaires. Or, plus le barrage est rapproché du réservoir, plus près de lui se fait sentir l'effet de Tirrigation. De môme pour la taille, le pincement, etc. ; l'effet de l'opération se produit en raison de la longueur du rameau taillé ou pincé ; plus il est taillé ou pincé court, plus les yeux de la base reçoivent de nourriture, et plus ils prennent d'accroissement.

En résumé, on peut donc comparer un arbre à tout un système d'irrigation par rigoles. Le tronc principal, ou la flèche, est la rigole principale, et les branches latérales, les rigoles secondaires. Plus ces branches sont étalées et approchent de Thori-

zontalité, moins elles reçoivent de sève, puisque le courant Ha-^ turel de ce liquide est.de monter; elles se trouvent alors dans le cas des rigoles secondaires éta})lies à angle droit sur la rigole principale.

Il devient facile, comme on voit, de se rendre compte des phénomènes du mouvement de la séve^ en se reportant aux effets de l'irrigation par rigoles qui sont les vaisseaux du terrain în rigué. Rien de plus simple ensuite pour raisonner les diverses opérations du dressage et de la taille des arbres.

Quant à la sève descendante, elle fera le sujet du prochain

article.

F. Herincq.

LES VOYAGEURS COLLECTEURS (Suite).

C'est à peu près ainsi (1) que sont récompensés ces hommes généreux, qui sacrifient la plus belle moitié de leur vie à la recherche des grandes choses utiles, — On jouit du fruit de leurs découvertes, de leurs travaux : on admire les fleurs qu'ils ont introduites dans nos parterres ; on se repose nonchalamment à Tombre des beaux arbres dont ils ont gratifié nos parcs et nos forêts ; ils ont augmenté le nombre des légumes de nos potagers ; on leur doit encore d'autres richesses industrielles et scientifiques; mais on se croit dispensé de la reconnaissance.

Si pendant leur exploration, ils sont retenus prisonixiers par les tribus qu^ils visitent, comme Bonpland, on ne s'en préoccupe guère : on se contente de dire^ ironiquement « qu'allaient-ils faire dans cette galère ?» si c'est la maladie qui les retient, on se retranche derrière quelques règlements pour les laisser mourir sans secours. C'est ce qui arrive en ce moment au malheureux D'Weir, explorateur de la Société royale dhorticulture de Londres, Paralysé à la suite d'une attaque de fièvre paludéentie, il est retenu, dans la Nouvelle-Grenade, sans res-

(4) Voir page 34.

sources, dans la plus afireuse misère. Le oonseil de la société^ auquel il fait appel, a déclaré a ne pouvoir affecter à cette destination les fonds de la compagnie. (1) »

« Accueilli avec quelque distinction dans les premiers moments de son retour, dit Poiret, dès qu'une fois la curiosité a étésatisfaite, dès que le voyageur s'est dessaisi de ses richesses, il reste souvent abandonné. S*il manque des ressources nécessaires pour publier ses découvertes, chacun s'en eiïipare ; elles sont insérées, éparpillées dans les ouvrages généraux, dont les auteurs s'approprient une partie de sa gloire, et eux seuls sont cités. Le voyageur est à peine connu, ou bien il est à peu près considéré comme ces malheureux employés à extraire de la mine ces riches métaux que des mains plus habiles mettent à l'œuvre. G'e^t ainsi que nous ignorons le nom de beaucoup de voyageurs qui ont augmenté nos richesses végétales. «

Aujourd'hui surtout, on est frappé de l'abandon dans lequel se trouvent les voyageurs collecteurs de l'horticulture. Dans les expositions horticoles, on décerne des médailles au jardinier qui introduit, dans sa localité, une plante nouvelle, et qui n a eu d^autre peine que de parcourir les catalogues des horticulteurs étrangers pour la trouver: les rapports de la Société proclament les vertus et le mérite du lauréat ; mais pas un mot du malheureux collecteur qui, s'il revient de son exploration, aura pour toute consolation de voir f on nom attaché à quelquesunes de ses plantes. Et cependant, si depuis un quart de siècle l'horticulture a fait des progrès si rapides, n'est-ce pas aux recherches actives de ces courageux explorateurs qu'il faut l'attribuer? N'est-ce pas grâce à leur intrépidité, à leur abnégation de la vie, que nos collections se sont enrichies de nombreuses et intéressantes plantes nouvelles qui font chaque jour notre admiration ? Si nous pouvions faire connaître l'originede toutes les plantes qui sont aujourd'hui livrées à la culture,

(4) Qardeners' okrùludè.

soit dans les jardins et dans les serres^ soit dans les potagers, dans les campagnes cultivées, dans les forêts, etc. , on serait étonné de voir qu^elles sont autant de conquêtes des voyageurs naturalistes. « Sur environ deux cent cinquante espèces d'arbres qui couvrent le solde la France, dit Deleuze dans sa Notice sur Michaux, plus des trois quarts sont d'origine étrangère. » Pour payer à ces vaillants soldats abandonnés de la science, un juste et bien mérité tribut de reconnaissance, nous voulons inscrire dans ce recueil les noms de tous ceux qui ont concouru aux progrès de Thorticulture^ et chaque fois que nous le pourrons, nous y joindrons leur portrait. Pour beaucoup ce sera probablement la seule récompense qu'ils auront reçue .

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