POUR L'AUTOMNE
Altéré lierey, pépiniériste, près la station du chemin de fer a Angers. — Catalogue descriptif et raisonné des arbres forestiers et fruitière et d'ornement. Prix, I fr.
Boftsbmiel. Catalogue des fruits nouveaux obtenus de semis dans rétablissement.
Courtois-Gérard et Pavarâ, £4/ rue du Pont-Neuf, Paris. Catalogue. et instructions sur les Oignons à fleurs.
Dykmann, horticulteur à Harlem (Hollande). Prix courant pour marchands des Oignons à fleurs et Plantes, bulbeuses.
Vaudou, à Saint-Didier près Lyon. ï\oses nouvelles.
FosrtalM et Daflot (ancienne maison Rossin-Louesse), î, quai de la Mégisserie, Paris. Catalogue des Oignons à fleurs, Plantes bulbeuses, Arbres fruitiers, etc., et Graines de plantes que Ton peut semer en septembre et en octobre.
CtaiUot »tor*, 3, rue du Repos à la Guillotière (Lyon).' Catalogue et prix courant de Rosiers.
ot feebiatdt, à Brfurt (Prusse). Catalogue d'Oignons à fleurs, bulbes, griffes, rhizomes, tubercules, ete*
Haber et Ce, à Hyères (Yar). Catalogue des plantes de serre et de pleine terre .
Ifemolne, à Nancy (Meurthe). Supplément et Catalogue n° 53, des plantes de serre et de pleine terre. Nouveautés diverses.
Idarrol, rue de Rouvray, parc deNeuilly, à Neuilly (Seine). Extrait du Catalogue général des plantes à feuillage et autres. Nouveautés.
ftettdatlor, à Nancy. — Supplément de plantes nouvelles et rares.
Thibaut «S Keteleer, rue Houdan, k Sceaux (Seine). Extrait du Catalogue général : Plantes nouvelles.
Vemsçlftaflfett (Ambrotee), rue du Chaume, à Gand (Belgique). Catalogue n° 83, des plantes disponibles pour l'automne de 4868 et le printemps 4869*, Nouveautés.
Vilmorin et C*, quai de la Mégisserie; Catalogue des Oignons à fleurs, Plantes bulbeuses, et des graines qui peuvent être semées en octobre.
Weick (Adolphe), à Strasbourg. — > Extrait du Catalogue des plantes diverses de serre et de pleine terre.
Travaux du mois d'Octobre.
Jardin potager. On sème en place : Mâche, Epinards, Cerfeuil, pour récolter en mars, et des Laitues crêpe rouge, petite noire, romaines hâtives, pour repiquer ensuite sur couche. On repique en place ou en pépinière : Choux d'York et autres, Oignons blancs, Oseille; et sur cotiôres, Laitues de la Passif Choux-fleurs. Lorsque les gelées arrivent, il faut couvrir les semis et ieunes plants, ainsi que les planches de Chicorée, Scaroles et Haricots qui poumie&t encore rester dans le jardin.
Jardin fruitier. Récolter les fruits d'hiver et choisir pour cela un temps bien sec. Pour que ces fruits se conservent plus longtemps, il faut éviter de les meurtrir et les laisser ressuyer dans une pièce bien sèche, avant de les transporter dans le fruitier. C'est le moment d'adresser les demandes d'arbres.
Jardin d'agrément. Travaux d'entretien et de propreté. On met en place les Chrysanthemum . On peut planter des Œillets de poète, Mufliers, Scabieuse, Campanules, Digitales, Polemonium.et autres plantes vivaces élevées en pépinières. On fait ses plantations, en pleine terre, d'Oignons de Jacinthes, Tulipes, Narcisses, Crocus. On doit relever, pour mettre en pot, de la Giroflée jaune et la rentrer sous un abri quelconque pendant l'hiver, afin de l'avoir de bonne heure en fleurs au printemps.
Serre. On doit* aérer pendant les heures les plus chaudes, tant que la température extérieure sera égale à celle de la serre; mais vers la* fin du mois, les nuits commencent à être froides, il est alors prudent de préparer les paillassons pour en couvrir les vitres. On ne doit pas oublier que les plantes ont besoin de repos pendant un certain temps; on doit donc commencer à diminuer les arrosements . Il est cependant quelques espèces qui ne fleurissent» sous notre climat que pendant, la saison d'hiver ; à celles-là, les arrosements ne doivent pas manquer, surtout lorsqu'elles se disposent à entrer en végétation .
Si les plantes d'orangerie ne sont pas encore rentrées, il ne faut pas tarder aies hiverner; les nuits commencent à être froides et humides; il faut choisir une belle journée de soleil et attendre que l'humidité de la rosée des nuits soit disparue; autrement on risquerait de voir les plantes pourrir. On doit disposer ces plantes, dans l'orangerie, de manière à réserver le devant pour les plantes délicates ou celles qui conservent leurs feuilles. On place les arbrisseaux à feuilles caduques tout à fait au fond avec les Orangers et les Lauriers roses. Règle générale: toute plante à feuilles molles et qui les conserve pendant l'hiver, doit être rentrée dans un endroit bien éclairé, pour recevoir autant de lumière que possible. On dépouille les Fuchsia et les Géranium zonales de leurs feuilles, et on les intercalle entre les caisses d'Orangers; ils n'ont pas besoin de lumière avant le mois d'avril, si on ne les pousse pas à l'eau ; on ne doit arroser kl plantes d'orangerie que très-rarement, pour maintenir seulement la vie.
SOCXuHfiiSi
Tarif. - Impriment borUcoledeE. DONlU0D,rMCâM€ttt.1.
SOHHâlBI DIS ARTICLES COTTHTOS DANS Cl NDlftM.
F. HiitiHCii, Clir«ii*lqae. — F. Hemhcû, M«vn« fclfcltegrftphtque, YHùtoire iet plêtUet, par M, Bâillon.— 0. Liscdtia, «••• Thyra ■ammerlcli (M. XI). — Uor Ptm», cotes sur U cnltnre des A»#jMt)»e», — Ëoo, de Maitiusny, les £vea)7plu«. '— Loxjti Coopérât, observation» sur la Utile de» MMni. — A. PAiiT, lei VnHi daas le dépsrteaoai do )a Blot^Marne. — P. Heiimcq, epploi di mJ ea horticsltore, — Ed. Loareb, do ellauU 4e l'Hlftt»|«jra. — Cttaiogtes 4' Sort icn] lire pour 1868. — Trotta* do» moii de îovemdre et décembre.
CHRONIQUE
Une nouvelle Société d'horticulture; Exposition d'Amiens; les hortillons; le Jardin des plantes et le Dr Richer. Rien tans la science. L'hybride de Pomme de terre de M. HildebrandtellaPommede terre Pousse debout; Marronniers blancs et Marronniers rouges; expérienoes de M. Carrière.
Saluons d'abord une nouvelle Société d'horticulture, qui se lève pleine de bonnes intentions : le Cercle horticole du Nord, formé à Lille en vertu de l'autorisation préfectorale du i 7 mars dernier. Comme il m'offre gracieusement le titre de membre honoraire correspondant, c'est bien le moins que je lui donne la bienvenue et que je lui souhaite bonne chance, longue vie, et grand succès.
Sans vouloir promener nos lecteurs d'exposition en exposition par toute la France, je tiens à les conduire à celle d'Amiens, qui a un intérêt tout particulier, à cause de l'hortillonnage, c'est-à-dire de la culture spéciale des légumes établie sur les anciennes tourbières des environs de la ville. Nulle part, ea effet, je n'ai vu d'aussi beaux légumes, et les magnifiques produits qui figuraient à la dernière exposition d'octobre de la Société de Picardie, ont témoigné une fois de plus que la réputation des laborieux et intelligents hortillons est toujours bien méritée. Les fruits pouvaient défier aussi ceux de Bordeaux où s'est tenu le Congrès, sinon comme nombre,
Novembre 4868. *4
du moins comme beauté et qualité. Le résultat de cette exposition affirme la prospérité et l'utilité de la Société d'horticulture de Picardie.
Ce succès ne nous étonne pas. L'Horticulture trouve à Amiens tous les éléments mêmes de ce succès : des hommes instruits et intelligents comme MM. Mennechet et le comte de Gomer, qui dirigent le mouvement horticole, et un jardin des plantes où se trouvent réunis les végétaux de toutes sortes, des arbres fruitiers, etc., et où les horticulteurs et amateurs peuvent aller puiser la pratique horticole et la théorie scientifique ;* car l'administration municipale à créé une chaire de botanique, qui est confiée, en ce moment, à un homme d^un rare dévouement, au docteur Richer. Ce savant professeur, en effet, non content de donner son temps à son enseignement — car franchement ce ne sont pas 600 francs d'honoraires qui peuvent le dédommager du temps qu'il passe au jardin botanique, — ce savant professeur, dis-je, a rédigé un résumé de son cours avec dessins à la plume qu'il a fait autographier, et à chaque leçon les élèves reçoivent, en entrant dans l'amphithéâtre, la partie qui va être traitée par le professeur. De cette manière les auditeurs prennent d'abord une connaissance sommaire du sujet qui doit faire l'objet de la leçon, et il leur devient facile ensuite d'en suivre le développement oral, et de comprendre ce qu'on leur enseigne. M. Richer est le seul professeur, à notre connaissance, qui pousse ainsi l'amour de la science et de l'enseignement. Nous sommes heureux d'avoir trouvé une occasion de témoigner publiquement notre admiration, et de lui adresser nos félicitations pour son zèle et son désintéressement. Les hommes comme lui sont si rares, qu'on est heureux, quand on les rencontre par hasard sur son chemin, de commettre une indiscrétion, en enregistrant leur conduite : ce n'est que justice. — - Nous engageons donc les membres de la Société d'horticulture de Picardie à profiter de
ses utiles leçons ; car, quoi que dise M. le secrétaire général adjoint de cette Société, les théories des savants instruisent un peu plus que la simple vue des magnifiques exemplaires de fruits qui figurent dans les expositions. Qu'on le sache bien : on ne peut rien édifier de solide en horticulture, sans le con- . secours de la science; et c'est parce que les Sociétés d'horticulture ne peuvent pas toujours s'alimenter à son râtelier qu'elles meurent presque toutes d'inanition, après quelques années d'existence.
Et c'est fort heureux; car il en est pas mal qui émettent, avant de mourir, des principes dont le simple énoncé ferait pâlir le moins farouche bachelier es sciences. Il est vrai que les Sociétés d'horticulture n'ont pas seules ce privilège. N'avons-nous pas vu dernièrement un savant de l'Allemagne, soutenir qu'on pouvait obtenir des hybrides par le mélange de deux sèves? N'a-t-il pas même présenté un tubercule de Pomme de terre rouge et blanc, comme un exemple de ces hybrides? Nous avons alors apprécié la valeur de ses assertions, et Dieu sait les murmures d'improbations que notre incrédulité a soulevés chez les savants honnêtes, qui ne peuvent pas croire à la fourberie des faiseurs. Depuis cette époque, nous n'avons cessé de chercher quelle pouvait être la variété de Pomme de terre qui* a fourni le fameux métis envoyé à la Société impériale et centrale d'horticulture de France. Dieu a couronné notre persévérance. En assistant à l'arrachage delà collection de Pommes de terre, que cultive un de nos amis, nous avons enfin trouvé le fameux hybride de M. Hildebrandt. C'est toat simplement la Pomme de terre pousse debout! Ses tubercules sont plus ou moins allongés; toute la moitié supérieure est blanche, toute la moitié inférieure rouge, et au milieu — ou point de jonction des deux couleurs — la teinte est d'un rose pâle. Si M. Hildebrandt a besoin de nouveaux tubercules, pour affirmer sa théorie, en les montrant comme hybrides, je suis
maintenant en mesure de lui en fournir autant de tubercules qu'il y a de Sociétés de botanique et d'horticulture en Europe; et je prends ici rengagement de ne point divulguer la provenance de ses Pommes de terre soi-disant mulets. Après cela ma découverte ne veut pas dire que le célèbre physiologiste allemand n'a jamais obtenu des tubercules hybrides de deux sèves. Il y a des expérimentateurs qui ont tant de chance dans leurs expériences, que ce serait téméraire de contester leurs résultats. Ainsi, par exemple, notre confrère, M. Carrière ne voyant dans les Marronniers rouges et blancs que deux variétés d'une même espèce, entreprit de prouver matériellement à ses adversaires qu'il avait raison. A cet effet, il sema 50 marrons dinde blancs, et 50 marrons rouges, et il obtint plusieurs Marronniers rouges, dans le semis de marrons d'Inde blancs, et un certain nombre de Marronniers blancs, dans le semis de marrons rouges.
Le fait était concluant : pour M. Carrière, les deux Marronniers ne sont que deux variétés d'un même type. Le résultat de cette expérience, me parafssaut très-intéressant, fit naître en moi l'idée de répéter ces deux Semis. Je semai donc un jour— sans prévenir personue — 50 marrons blancs et 50 rouges. Ehl bien!... pas de chance; les 50 blancs m'ont donné exactement un demi-cem de Marronniers blancs, et les 50 rouges ont reproduit le même nombre de Marronniers rouges. Dès lore. pour moi, les deux Marronniers sont bien rééliraient deux espèces.
M. Carrière assure maintenant qu'il a obtenu du Radis rose, de la Rave noire, du Radis de Madras, du Radis serpent, etc., etc., en semant uniquement de la graine d'une seule plante, du Radis sauvage (Raphanus raphanistrum) . J'ai semé aussi de la graine du susdit Radis sauvage dans des pots placés sur mes fenêtres. Cette fois, moins de chance encore : après huit jours d'attente, j'ai vu tout simplement apparaître un sergent de ville, qui m'a invité très-poliment à retirer mes pots,
parce que, m'a-i-il dit avec raison, leur chute pourrait biaiser les passants. C'est donc une expérience à recommencer h,.
F. Hemncq»