‹ L'horticulteur français de (volume 3)Chapitre 3 sur 162 · DEUXIÈME NOTE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME NOTE

La Commission consultative chargée d'organiser l'Exposition agricole de Billancourt se propose, dans la présente Note : 1° de mettre le public au courant des travaux en voie d'exécution ; 2° de répondre aux demandes de renseignements qui lui sont adressées ; 3° de faire connaître le développement .que la Commission impériale a l'intention de donner à cette annexe de l'Exposition universelle.

§ Ier. État des travaux.

Dans une première Note, insérée au Moniteur du A octobre 1866, la Commission impériale exprimait en ces termes la pensée qui avait présidé à la création de l'Exposition de Billancourt :

« Montrer en activité les appareils qui fonctionnent habi- » tuellement aux champs ou dans la ferme; exposer les nié- » thodes de production dans des conditions aussi voisines que » possible de la réalité; répandre dans- le public des notions » utiles sur la pratique des travaux agricoles, toutes choses » qui ne. pouvaient trouver, ni dans le Palais, ni dans le Parc • du Champ-de-Mars, un théâtre qui leur convint. »

Un grand' nombre d'agriculteurs ont parfaitement compris que la création d'un tel champ d'expériences était pour eux la meilleure manière de faire connaître au monde entier le mérite de leurs appareils, et de perfectionner leurs procédés

de travail au moyen d'une étude comparative. Aussi beau* coup d'exposants ont déjà fait parvenir leurs demandes, et la Commission impériale s'est immédiatement occupée de pourvoir à leur installation.

Déjà des agriculteurs distingués ont établi des types de culture destinés à faire connaître leurs méthodes, leurs assolements! et les moyens mécaniques employés pour remédier au manque de bras qui se fait généralement sentir aujour-

Des chefs d'industrie ont demandé à faire fonctionner des usines agricoles pendant toute la durée de l'Exposition ; et des emplacements ont été concédés pour la fabrication de l'alcool, de la fécule, du pain, du beurre, du fromage, le teillage du chanvre et du lin, la préparation des engrais, la fabrication du charbon de bois, le blanchissage du linge, etc.

Des horticulteurs, des arboriculteurs et de maraîchers ont établi des spécimens de leurs cultures, suivant les méthodes les plus perfectionnées; plusieurs d'entre eux ont commencé leurs travaux.

De grands constructeurs demandent enfin à installer des ateliers complets de machines agricoles en mouvement. Ils se proposent de faire journellement des essais démontrant l'utilité de leurs appareils.

En résumé, l'Exposition de Billancourt a éveillé de tous eûtes de vives sympathies dans le public. Elle répond en effet à deux besoins légitimes : elle assure à l'exposant une publi cité exceptionnelle, et elle met l'agriculteur en mesure de joger par lui-même du mérite des instruments dont il a besoin.

S 2. Réponses auœ renseignements demandés.

Plusieurs Commissions étrangères et un grand nombre d'exposants ont demandé des renseignements au sujet de la

prendre Noie, qui avait surtout été faite à un point 4$ vue général. Leurs demandes portent principalement sur les points suivants :

1° Quelles sont les conditions d'admission?

2° Quelle surface auront les exposants pour essayer tors machines?

3° Quel sera le système de récompenses?

4° Quels seront les frais à supporter ?

La Commission consultative doit répondre sommairement à ces questions :

1° Le champ d'expériences de l'Ile de Billancourt a été créé dans le but de compléter l'Exposition universelle de 1867. Les exposants du Champ-de-Mars seront donc admis de (Jroit à nie de Billancourt, pourvu qu'ils en expriment le désir dans les délais prescrits. Quant aux personnes qui n'ont pas manifesté l'intention d'exposer au Champ-de-Mars ou qui n'ont pu y être admises faute d'espace, leurs demandes seront soumises à la Commission, qui statuera dans un bref délai.

La Commission consultative, avant de soumettre les admissious à la Commission impériale, enverra aux exposants un questionnaire auquel ceux-ci devront répondre. Les exposants auront à réproduire leurs plans d'installation, à prendre l'engagement d'en acquitter les frais en se conformant a,u Règlement de l'Exposition.

Toutes les demandes d'admission doivent être adressées» avant le 15 janvier 1867, au Conseiller d'État, Commissaire général de TExpositiou universelle, à Paris, Les renseignements devront être demandés au secrétariat de la Commission cou sultative de Billancourt, Palais de l'industrie (Champ-de-Mars).

Les exposants étrangers. devront envoyer leurs demandes aux Commissions de leurs pays respectifs, qui les transmettront au Conseiller d'Etat, Commissaire général, à Paris.

2° Les exposants trouveront dans l'Ile de Billancourt tout

l'espace nécessaire pour leurs installations et pour des expériences journalières. Toutefois, la surface de l'Ile ne permettra pas d'expérimenter en grand certaines machines agricoles, telles que les charrues à vapeur et les moissonneuses, qui exigent une superficie considérable pour être appréciées convenablement; la Commission impériale, dans cette prévision, s'est entendue avec plusieurs agriculteurs des environs de Paris, qui ont offert leurs terres pour servir à ces essais. Les exposants sont donc, dès aujourd'hui, sûrs de trouver les surfaces nécessaires à ces expériences. La Commission impériale prendra des mesures pour que l'époque des concours soit très-prochainement fixée.

3°# Les instruments exposés à Billancourt concourront avec ceux qui sont admis au Champ -de -Mars; ils auront droit aux mêmes récompenses et seront jugés par le même jury.

4° Les emplacements nécessaires aux installations et aux expériences sont concédés gratuitement aux exposants. Si les exposants veulent construire des hangars couverts, ils sont libres de le faire à leurs frais, après avoir soumis leurs plans à l'approbation de la Commission consultative. Dans le cas où ils préféreraient prendre place sous les hangars construits par la Commission, les espaces leur seront livrés au prix de 10 francs par mètre superficiel pour toute la durée de l'Exposition.

Les frais d'expériences à la charge de l'exposant consiste-» roçt en fournitures de matières premières destinées à alimenter le travail des machines, charbon, force motrice pa? les animaux ou la vapeur. Les exposants pourront d'ailleurs se pourvoir eux-mên^es ou s'adresser à l'entrepreneur de la Commission impériale, qui livrera ces fournitures suivant un tarif approuvé.

g* 3. Concours d'mimmiœ.

L'Exposition 'de Billancourt, en même temps qu'elle four-

nira le moyen d'expérimenter sur une grande échelje les machines agricoles, permettra aussi de donner aux concours d'animaux un large développement. Pour donner satisfaction aux éleveurs aussi bien qu'aux constructeurs de machines, la Commission impériale vient de charger la Commission consulta* tive de Billancourt d'étudier, à ce point de vue, une organisation en rapport avec les besoins cfue l'on peut prévoir et avec les demandes déjà parvenues. Un programme détaillé de ces concours d'animaux et la liste des récompenses qui seront accordées seront prochainement publiés dans une Note particulière.

Les membres de la Commission consultative,

Ddclos, Président; Borié; Djbcauville ; Pluchet; Trousseau; Le Play (Albert), Secrétaire.

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