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DANGERS

Les immenses et riches pépinières de M. André Leroy (200 hectares) à Angers sont, pour l'amateur d'horticulture, de véritables pays de Cocagne : les nouveautés, les beaux spécimens, les faits intéressants abondent de tous côtés; c'est à en

prendre le délire. J'ai vu mais que n'ai-je pas vu.... Je ci-

terai donc plutôt quelques-uns des arbustes d'ornement qui ont un intérêt général .

D'abord les Rhynchospermum jasminoides et scandens ravissante arbustes quasi-grimpants, mais qui forment, là-bas, des haies surprenantes et délicieuses par le suave parfum que répandent les admirables fleurs blanches ressemblant assez à des fleurs de Jasmin blanc. A Paris on ne peut les cultiver en plein air; ils sont de serre froide. Mais quelles admirables plantes

— «30 — de marché elles feraient, bien cul tirées et piaoées t Je dorine la préférence au Rhychospermumjasmmtàdesj il est moins rigoutetf* et plus florifère.

Un arbuste, dont on ignore* dans le Nord, tonte la beauté et la vigueur, c'est le* Cetnothus éivàricatus: Jusqu'alors je ne connaissais cette espèce que cdmme tffa petit arbuste atteignant à peiné 4 m. Dans la pépinière Andté Leroy c'est un arbre de 6 m. énvirtltft de hauteur, dont la tige mesuré 60 c. de circonférence à 4 mv du sol, et qui se 'divise alors en plusieurs branobes indéfiniment ramifiées, pour former une cyrfie qui n'a pas moins de 5 m. de diamètre. On peut juger de l'effet produit par cet atbre lorsqu'il est couvert de ses magnifique* et petite» grappes de fleurs nombreuses.

Le Magnolia macrmtha, des Anglais, est une variété qui n'est pas assez répandue. C'est certainement la plus bette, la plus remarquable par ses grandes fleurs blanches odorantes; j'ai mesuré de ses fleurs qui avaient 1 m. de circonférence.

Sous le nom de Punica Legrellei, on cultive une variété rustique, à Angers dii moins, très-vigoureuse, à belles fleurs doubles rouges et jaune clair très-grandes, trois fois plus grandes que celles de la variété commune ;

Et les Lagertbramiu ! Ce sont de vieilles plantM ; mais qttèlle beauté de fleurs, quelle élégance dattt le frisé dfe* pétales! Comiiient nos jardiniers ne font-ils pas de ces arbudtes, d'une culture si facile, pour le commerce des marché* t Ils ite dètiiëri-» dent pas plus de soins que les Fuchsia.

J'ai vu une forte touffe d'Arundo conspttUS qdi ttè lé cède en rien à nos variétés naines de Gynèritmi ; on pdurraii bien prendre eette granulée, qui dressait se* beau! p*tiatiHè&dW te 10 juin, comme un Gjmerium précoce.

Quels êtres bicarrés que les Qolletiâ aVec leurs arffltfWS d'épines plates en croix! comme ils feraient bieri detns tïti rocher, dans un endroit pittoresque ou sauvage ! J'admirais

ceux de Segreat, qui forment des buissons de 70 à 80 centim. ; mais comme je iftstai ébahi devant be gigantesque Golletia cruciata qui a plus de 2 mètres de hauteur sur une largeur égale ! Quelle haie formidable on ferait avec de pareilles plantes, si l'armure même n'était pas un des obstacles à leur multiplication.

Parmi les u ombretfsee fanétésj fort pfeti distincte* Souteht, de Wêjgelia, ]■« ai rettfafijtlé tihë qui pdufrait biëii être Une espèce, te WeidèUÉ mllUftwà, à fleurs coiilelrf lie de vîri.

Les personnes qui ne vont à la campagne que vers la. lin de mai* et qui aimant les Rhododendron devraient former des massifs avec les variétés : punctutuni, rose pâle; OWdrtf, lilacé, et Azaleôldës odoraiuni, blanc ?l peine rose ; ce sont les plus tardifs ; je les ai vus en pleine fleuraison au commencement de juin.

Et maintenant veut-on jouir de la spiendide floraison et da majestueux effet d'ta Philadêlpkus, vulgairement serifiga? Il faut, dans ce caè, plaiitér sur tiûfe pelôiisë ou dâité tout autre endroit isolé, un pied du Philadelphus pubescens, espèce à trèsgrandes et abondantes fleurs ; puitf mettre son jardinier h la porte* ôfc ltri dgffettdre — sotis peine d*y. aller — de toticher à l'arbuste. Ainsi protégé de la mutilation, qu'on appelle là taille, od atirii bientôt tin buisson de S mètres en tous sens , hauteur et largeur, tout couvert de splendides blanches fleurs. Sur les pelouses de nos squales* de tels buissons feraient plus d'effet que dès todffes de feitillés de Bardane*

Le WoigeUa amabilii, conduit de la mênwr façon — et c'est facile — produit l'effet le plti$ îfaerveilledx. H y a beaucoup d'autres végétaux qui ne demandent pas d'autres soins pour devenir essentiellement propres à l'ornementation florale.

F. Herinûq.

Travaux du mois de Juillet.

Jorrftn Potagtr. Oo continue, pour les couchas, les opération» du mois préeêdent; on veille sur les Melons, les Patates et les Aubergines qui les couvrent.

En pleine terre, on sème Poireaux, Ciboule, Chicorée de Meaux, Scarole et Choux-fleur; on met en place ceux qu'on a semés le mois dernier. On peut encore semer des Navets, Raiponces, en mêlant des Radis, des Carottes demi-longues pour l'hiver, et, à la fin du mois, de la Chicorée blanche, de l'Oignon blanc pour être repiqué en octobre, et de la Scorsonère pour passer l'hiver ; on met en place le Céleri turc, et on en butte tous les quinze jours pour en avoir toujours de bon à être consommé ; c'est le meilleur temps pour l'arrachage des Ëchalotles et l'Ail.

Jardin fruitier* 11 faut visiter fréquemment les espaliers; palisser, ébourgeonner, découvrir, sans trop les dégarnir, les fruits dont on veut avancer la maturation; veiller avec attention à maintenir l'équilibre des arbres, arquer ou pincer les branches vigoureuses; dépalisser et dresser les faibles. Regarnir les vides des espaliers ou des quenouilles, par le procédé de la greffe par approche des rameaux herbacés . Dans les journées très-chaudes arroser les pieds des arbres nouvellement plantés, surtout les Pêchers, et seringuer les feuilles.

Vers la fin du mois on greffe en écusson, à œil dormant, les Cerisiers, Pêchers, Abricotiers, Poiriers, etc., dont la sève s'arrête de bonne heure; et à œil poussant tous les arbres dont Ta végétation se prolonge jusqu'aux gelées.

Jardin <ï agrément. Arroser, palisser, élaguer, mettre en place les plantes d'automne, ébourgeonner les Dahlias, relever et mettre sur les tablettes, dans un endroit sain et aéré, les bulbes ou griffes de Jonquilles, Narcisses, Jacinthes, Tulipes, Renoncules. Anémones, etc., aussitôt que les feuilles ou hampes seront desséchées; marcotter les Œillets, semer les Cinéraires et les Lupins.

Ssrres. Les plantes restées en serre ne demandent, plus que des anosements, éo l'air et un peu d'ombre quand le soleil est trop ardent.

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, Paris. — Imprimerie horticole de E. Donkaid, rue Csssette, 9.

KHN1RI MB AfflOIS GORTOR» MIS CI ITOIÉIO.

P. Hiiiicq, OiswrtiUoB iar li végétatlts : Ici preofêi qu'il n'y i pis de stre devenante : eoaelitiois — P. Hemkq, Bs«reh«rt*ffr«a4lll«r*(Pl. VUI). — Ano. Fiaun, Bxp«*'tl«B aalTerMlto. — F. Hemkcq, U «altiplirttion des Yaeea. — Itigol» ataé, snr l'origine des CtorMl«« double». — Trenax di mois d*aodt.

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