A FEUILLAGE PANACHÉ
L'illustre introducteur, en Europe, des Caladium des bords de l'Amazone, M. Baraquin, m'ayant honoré de sa visite, à son dernier retour en France, eu 1867, et ayant examiné les pro-
duite' que j'ai obtenus des différentes variétés envoyées par loi du Para, a été assez obligeant pour répondre à différentes questions que je lui ai adressées, au sujet de V habitat de ees
brillantes Âroldées.
Contrairement à l'opinion que je m'étais formée, d'après les différents rapports qui ont été faits sur ces plantes, les Caladium bulboêum ne peuvent pas vivre au Para, leur pays natal, lorsqu'ils sont abandonnés à eux-mêmes. Etouffés parles hau« tes herbes qui croissent avec une extrême rapidité dans ces régions chaudes et humides, ils ne tarderaient pas à disparaître, si les indigènes— dont l'amour de ces plantes est poussé jusqu'au culte ~~ n'en prenaient un soin tout particulier, en les cultivant dans leurs jardins où ils en font des corbeilles dont la magnificence dépasse tout ce que l'imagination la plus vive peut se former.
Aussi, en Europe, quel que soit le talent déployé dans la culture en pot, quels que soient les soins apportés dans le règlement de la température de nos serres, on conçoit facilement qu'il est impossible de suppléer, d'une manière complète, aux éléments divers qui font voir ces plantes, au Brésil, dans tout leur éclat. Là, cultivées en pleine terre dans un sol chaud et très* humide, cesplantes — principalement leur bulbe et leurs racines — jouissent d'une température à peu près toujours égale, et, bien que les nuits soient relativement froides, ou plutôt fraîches, loin de souffrir de cette fraîcheur, elles y trouvent un bienfaisant repos, qui leur procure une nouvelle force végétative que la chaleur du jour leur fait perdre momentanément. Puis, une constante égalité entre la longueur du jour et de la nuit — équinoxe perpétuelle, — un ciel pur, par conséquent un soleil toujours radieux, et dont nos plus beaux- jours d'été ne sont qu'une faible image; tels sont les éléments qui favorisent la culture des Caladiumm Brésil, et qui nous font défaut en Europe. Il est donc bien difficile, sinon impossible, d'obvier
- tas —
d'une manière complète, aux difficultés que nous crée notre climat inconstant. Je vais cependant essayer de donner les moyens d'en obtenir une belle végétation; ce sont les résultats des longues expériences et des minutieuses études que j!ai faites sur ces plantes, à la culture desquelles je consacre tous mes loisirs depuis plusieurs années.
Je commencerai par le rempotage, qui est la mise en végétation des bulbes.
L'époque la plus convenable pour cette opération — quand on n'a pas une serre essentiellement chaude — est la seconde quinzaine de mars, ou le commencement d'avril. Le soleil étant déjà chaud et les jours suffisamment longs, il est facile de maintenir, dans la serre, une température de 17 à 18 degrés centigrades au moins pendant la nuit, et de 22 à 24 durant le jour.
Bien que cette température soit suffisante, lorsque la plante est enracinée, et même pour la faire enraciner, on se trouvera bien — s'il est possible — de ne laisser descendre le thermomètre qu'à 22 ou 24 degrés au-dessus de zéro ; on obtient alors une végétation beaucoup plus riche. Je puis même affirmer que ce degré étant maintenu pendant la nuit, alors que dans le jour il y aurait de 26 à 28, et mieux encore 30 degrés, on obtiendra le maximum de développement.
Pour mettre les Caladium en végétation, il est un procédé très -facile généralement employé et qui réussit parfaitement. Les bulbes étant mis dans des pots relativement petits et dans une terre légère, qu'on doit se garder de tasser et de trop mouiller, on enfonce les pots les uns contre les autres dans une couche chaude sous châssis, et on les arrose avec de l'eau qui doit être à la même température que celle de la couche. Les arrosements, d'abord légers, doivent être ensuite de plus en plus copieux, au fur et à mesure que se manifeste la végétation ; et, lorsqu'elle est dans toute son activité — bien que la
plante ne doive pas baigner constamment dans l'eau, — il faut entretenir la terre constamment humide ; car ces Caladium ne doivent jamais avoir soif.
Dès que la première feuille apparaît, on commence à donner un peu d'air, mais seulement dans le haut, si la température extérieure le permet, afin de la fortifier, et pour la préparer à la température plus variable de la serre. Lorsqu'on dispose d'une couche placée dans la serre, on peut, dès le commencement de la végétation, entr' ouvrir les châssis, aussitôt que le soleil se montre ; dans l'un ou l'autre cas, on change de pot, quand la seconde feuille apparaît, en proportionnant sa grandeur à la force du sujet.
Comme terre, on emploie, avec beaucoup de succès, un mélange de 2 tiers environ de terre de bruyère, et 1 tiers de terreau ; mais ce compost n'a rien de rigoureux ; on obtient d'aussi bons résultats avec de la terre ordinaire rendue légère avec du sable et un peu de fumier de couche ou de terreau de feuilles. L'essentiel, comme je l'ai déjà dit, c'est de ne pas tasser la terre ; la végétation est d'autant plus belle, que les racines éprouvent moins de résistance à pénétrer le sol pendant leur développement. On peut encore mettre du gravier ou des tes* sons au fond des pots, surtout s'ils sont profonds; car les racines partant toutes du collet, et se formant à mesure que le bulbe s'accroît, sont traçantes, et ne pénètrent généralement au fond du vase que quand la seconde et même assez souvent la troisième feuille est développée. Et, ici, j'entends parler des individus à bulbe bien constitué, et non de jeunes sujets de multiplication.
Du 20 au 25 juin, il est bon de faire un troisième et dernier rempotage; mais il faut opérer avec beaucoup de soins, en ayant la précaution de dérouler les racines .et d'en faire adhérer une certaine quantité aux parois du nouveau pot; en opérant ainsi il n'y a pas d'interruption dans la végétation. C'est parti-
culièrement après les opérations de ce genre que la chaleur doit être très-soutenue. La fin de juin est la limite extrême pour ce troisième rempotage, parce que, fait à une époque plus reculée, le bulbe n'aurait plus le temps de mûrir.
À partir du moment où les pots sont tirés de la couche, et placés dans la serre — - soit sur des tablettes, soit dans des bacs, — voici les soins qu'il faut donner aux Caladium, pour obtenir cette fermeté et ce luxe de feuillage qui font le charme de ce beau genre et que topt amateur recherche.
On ne doit ouvrir, du moins pendant quelques jours, que les châssis du haut, si la température extérieure est suffisamment élevée (14 ou 45° à l'ombre), et si le vent n'est pas trop violent. Même dans les meilleures conditions, il ne faut aérer — pendant ces premiers jours — que deux ou trois heures au plus. Ce n'est que plus tard, lorsque les feuilles sont suffisamment durcies et que la température extérieure atteint de 48 à 20 degrés, qu'on peut donner de l'air par les châssis du bas; et alors on les laisse ouverts durant presque tout le jour, en ayant soin de n'ouvrir qu'un châssis sur deux, pendant une heure ou une heure et demie, puis de les fermer et d'ouvrir les autres ; et ainsi alternativement.
Le Caladium aime l'ombre, mais sans excès. Il faut avoir soin d'étendre sur la serre, soit des claies, soit une toile très* claire, lorsque le soleil est ardent. Il est môme bon, dans les longs jours, de barbouiller les vitres, pour garantir ses plantes des coups de soleil si dangereux à cette époque. J'emploie, pour cela, du blanc d'Espagne, ou de Meudon, délayé dans du lait, dans les proportions de deux pains environ par litre de lait. L'ombre produite par ce barbouillage est très* suffisante lorsque le temps est incertain, et même lorsque le soleil ne paraît que par moments ; mais on ne doit pas négliger d'étendre les claies ou les toiles, quand le ciel est complètement pur. Indépendamment des arrosages, et bien que l'eau ne pénètre
— in — '
pas les feuilles» il est cependant utile de bassiner les Calarftum/pour enlever la poussière qui se dépose sur le feuillage, par suite de l'ouverture des châssis; mais cette opération n'est pratiquée avantageusement que le soir, ou, beaucoup mieux encore, le matin de très-bonne heure. Pour cette opération, il est indispensable que l'eau soit de la plus grande l'impidité; autrement l'eau, même légèrement trouble, ne manque pas de faire des taches, principalement sur les feuilles les plus anciennes qui ont perdu une partie de l'enduit dont elles sont recouvertes et qui les rend imperméables.
Ces différents soins sont nécessaires aux Caladhm jusque vers la fin de septembre. A cette époque, arrosements et bassinages deviennent dangereux; car,«à moins de chauffer très-fortement, on s'exposerait à n'avoir plus le temps de faire sécher (1 ) convenàblemept les bulbes, et à les voir pourrir.
Jl faut alors placer les pots dans l'endroit de la serre le plus exposé au soleil, et ouvrir tous les châssis, à moins que la température extérieure soit descendue à 7 ou 6 degrés au-dessus du zéro ; dans ce cas il faudrait, au contraire, chauffer, même pendant le jour.
Pour hâter la chute des feuilles, on peut encore déraciner complètement les Caladium, et les exposer au soleil; ouvrir les châssis, — comme dans l'autre procédé — et les refermer soigneusement avant la fin du jour; chauffer même pendant la nuit s'il y a lieu.
Aussitôt que les bulbes sont entièrement dénudés, on les remet ^chacun dans un pot, mais avec de la terre la plus sèche possible. Ainsi préparés, pour l'hivernage, on les place dans une bonne serre tempérée, à l'abri de l'humidité) jusqu'au moment du rempotage et de la mise en végétation, qui ont lieu, comme il a été dit, vers la fin de mars ou le commence-
(4) 11 est bien évident que par sécher, on entend ici seulement dépouiller les bulbes de leurs feuilles*
ment d'avril. Une température de 6 à 8 degrés au-dessus de zéro ne peut alors les faire souffrir en rien.
Je ferai remarquer que, pour le second procédé de séchage indiqué, la chaleur doit être mieux soutenue ; car, dans cette situation, les bulbes exposés à l'action directe d'une température relativement froide,, sont plus facilement et plus prompte* ment attaqués par la pourriture.
Tels sont les procédés et les soins qui m'ont toujours donné les meilleurs résultats dans la culture du Caladium bulbosum et de ses nombreuses variations. Beaucoup de personnes, je le sais, trouveront que l'époque indiquée pour la mise en végétation est bien éloignée; mais, bien que je sache parfaitement qu'on peut commencer dès les premiers jours de février, et obtenir de superbes résultats, je n'en persiste pas moins à engager les amateurs inexpérimentés à ne remporter leurs Caladium et à ne commencer leur mise en végétation qu'à l'époque que j'indique, jusqu'à ce qu'ils aient acquis cette certitude de réussite que la pratique seule peut donner.
A. Bleu.
LES MUFLIERS ANT1RRHINUM MAJVS (L.).
L'Antirrhinum majus, ou Muflier à grandes fleurs est, vulgairement, nommé Mufle de veau, Gueule de lion, Gueule de loup. Il est ainsi appelé à cause de la ressemblance de 6a fleur avec le museau de ces animaux.
Ses tige3 s'élèvent de 30 à 60 cent.; elles sont lisses, presque droites, rameuses, cassantes, glabres inférieurement et pubescentes supérieurement.
Les feuilles sont lancéolées, plus rarement oblongues lancéolées, un peu obtuses, d'un vert foncé, un peu gluantes et très-lisses, traversées par une nervure longitudinale ; elles sont
alternes sur la tige et opposées sur les rameaux ou jeunes
Les fleurs sont grandes, dressées, disposées en grappes allongées et terminales, de couleur variable. Elles sont portées par des pédoncules velus ainsi que les folioles du calice qui sonLcourtes et ovales.
Le fruit est une capsule de forme oblongue presque cylindrique, percée au sommet de trois trous, dont un supérieur et deux inférieurs, ce qui lui donne quelque ressemblance avec une tète de veau.
Aussi remarquable par la forme bizarre de la fleur que par la variété de leurs couleurs, YAntirrhinum majus prend une large part à l'ornementation de nos jardins. Il croit spontané* ment dans le midi de la France, sur les montagnes exposées au soleil, s'établit tout spécialement sur les vieux murs, presque partout.
On le rencontre dans le Dauphiné, dans la Lozère, dans Test de la France, à Nancy où il croit subspontanément ; mais son aire est la région méridionale*
On rencontre encore le Muflier à grandes fleurs dans le midi de la Suède, en Allemagne, en Irlande. En Angleterre on le voit sur les falaises de craie à Douvres.
Les botanistes anglais, postérieurement à Hudson, ne classaient pas cette plante parmi celles qui croissent spontané* ment en Angleterre. En effet, le Synopsis plantarum Angliœ (1724) de J.-J. Dillenius, ne l'indique que comme cultivée dans les jardins. Cependant, il est prouvé que son établissement sur les falaises remonte avant Dillenius, ainsi que Hudson n'hésite pas à le reconnaître.
Le Muflier croit encore à l'état sauvage au mont Pisan (Toscane), dans les Pyrénées espagnoles et au Tajo de Ronda en Béotie.
On trouve aussi, à l'état sauvage, plusieurs variétés de V An- Avril 486S. S
tirrhinum majus que les botanistes considèrent comme espèces et qui, très-certainement, ne sont que des formes de cette plante.
Ainsi Y Antirrhinum angustifolium h'est autre chose que YAntirrhinum majus à feuilles étroites. Cette plante, qui a été publiée sous le nom d'Ant. rhodium par Boissier, a été vue sur les murs de Gonstantinoplç. On Ta trouvée encore en Carie (Asie Mineure), dans le livah de Mentech; sur les montagnes de l'Ile Nicaria (nier Egée); près Candie, par Heldreich; en Béotie (Espagne), par M. Wilkomme.
VAnt. hispanicum de Chavannes n'est très-positivement aussi qu'une variété de YAnt. majus; on le désigne encore sous le nom &Ant. molle de Boissier qu'il ne faut pas confondre avec YAnt. molle de Linnée, qui est une espèce tout à fait distincte.
L'An t. molle (Boissier) était déjà connu à l'époque de Séb. Vaillant, directeur du jardin des Plantes (1715), qui en possédait deux variétés dans son herbier; l'une à fleur claire pourpre et Vautre à fleur pâle avec palais jaune d'or. On trouve cette espèce dans la Sierra Nevada; dans les terrains granitiques de Sierra de Ronda (Bourgeau); sur les vieux murs à Gerte et à Placencia.
VAnt. latifolium doit être également considéré comme une variété de YAnt. majus. Il a été trouvé aux environs de Pise, de NeufchAtel, sur les vieux murs à Draguignan (Var) par Bourgeau; sur les vieux murs de Toulon, par Boivin en 1847; à Vaucluse par Bentham,en 1834; àBarcelonnette, en 1830, par Aunier de Lyon. Cette variété croit encore dans les Alpes-Maritimes, remonte dans les Hautes- Alpes jusqu'au mont Dauphin.
Enfin, la variété A. luteum, qui se trouve dans l'herbier de l'abbé Pouret, crtrtt dans les endroits volcaniques en Sicile près de Catane; dans les Pyrénées-Orientales; à Entraigues (Isère) ; au Val Jouffren, etc.
La valeur d'une plante telle que le Muflier doit être universellement reconnue. Elle est l'ornement qui convient à tous les jardins, quelle qu'en soit la position. Les plates-bandes du jardin fleuriste, les bdriiiires des massifs, les vases, les rochers et même les vieux onurs et les ruines peuvent devenir verdoyants et fleuris pendant la saison d'automne, ornés de cette belle Scrophularinée.
Il n'est pas plus nécessaire de choisir le sol que la situation ; il suffit que la terre ne soit pas trop humide, pour en obtenir une bonne culture.
Cette plante/ dont la rusticité lui permet d'endurer les hivers les plus rigoureux, peut être multipliée indéfiniment par boutures, et spécialement lorsqu'on veut conserver les belles et nombreuses variétés qu'elle a produites depuis quelques années. On fait cette opération, au commencement de l'automne, en choisissant de préférence les petits rameaux dont le bois est mûr.
On doit placer ces boutures sous cloches, et en trois semaines elles ont assez de racines pour pouvoir être mises en pots • Pour le premier hiver, si on tient à ne pas gâter leur floraison, on les placera sous châssis pour les préserver de la gelée, et alors au printemps, vers la fin de mars, on pourra les planter à l'endroit qu'ils doivent occuper pour fleurir. Là, ils prennent de la force et en août, septembre et octobre, quelquefois même jusqu'en décembre,ik donneront une ample récompense pour le peu de soins qu'ils auront occasionnés. Ces plantes ainsi établies peuvent rester trois ou quatre ans dans la même position.
Le semis offre un antre mode de multiplication facile et connu pour l'accroissement du nombre des variétés. Il doit être effectué au commencement d'avril en ayant soin de ne semer que des graines provenant de belles plantes.
Les variétés de choix se distinguent par les caractères sui-
vants : Elles doivent être naines ; les fleurs larges et abondantes, et plus l'intérieur est retroussé pour cacher le tube, mieux cela vaut. Le tube, s'il est blanc, doit être clair et pur; s'il est d'une autre couleur, il doit être très-brillant, et la bouche doit être d'une couleur différente, afin de former contraste avec le tube. Les lobes de la corolle doivent se renverser sur les dentelures afin de les cacher.
Lorsque la fleur est striée, et quelle qu'en soit la couleur, les rayures doivent être d'un coloris foncé et très-distinctes dans tous leurs détails.
Les rameaux doivent porter six ou sept fleurs serrées se dirigeant dans la même direction, et les tiges doivent être fortes à la base, afin d'empêcher les fleurs de retomber sur le soi. Tels sont les caractères qui constituent une bonne variété.
Par la fécondation on a obtenu de nombreuses variétés très-intéressantes au point de vue de l' ornementation des jardins. Il serait bon de prendre les meilleures pour types, pour fixer des fécondations artificielles qu'il serait à propos de mettre en usage et qui donneraient certainement des résultats très-heureux.
VAntirrhinum majus, quoique très-ancien, est appelé à jouer un très-grand rôle dans les cultures ornementales. Malheureusement, et je ne suis ici que l'écho de ce qui a été dit par M. Martin {Journal de la Société impériale d'Horticulture, 1860, Rapport sur les cultures de M. Tollard à Auteuil), la culture de cette plante est un peu trop négligée. Au moyen du pincement fait tout de suite après la première floraison, elle remonte facilement et donne une deuxième et troisième floraison, ce qui prouve sa grande utilité et sa supériorité sur tant de plantes plus cultivées et qui sont loin d'être aptes à remplir l'emploi de VAntirrhinum majus dans nos jardins.
Bref, YAntirrhinum est la fleur de tout le monde ; il ne lui faut que la place pour croître »
Jules Jarlot,
chef de allure Jet pltntw vtaeet de it fille de Péris.
MB— ■