‹ L'horticulteur français de (volume 4)Chapitre 31 sur 160 · EXPOSITION · texte numérisé non relu

EXPOSITION

Cest toujours un cbarmant spectacle qu'une exposition d'horticulture. A la vue de ces fleurs si belles, et qui, sans mensonges^ savent si bien ^ faire aimer, on éprouve un je ne sais quoi, qui fait regretter que leurs sœurs,— ces au très fleurs que Dieu sema sur le chemin de notre vie, — ne leurs empruntent pas cette bellesimpliciié, qui embellit même encore ce qui est déjà beau; elles conserveraient au moins lagrftceetlafralchcur^ qui disparaissent sous la boursouflure de leurs jupes cerclées, et sous cette Uafarde couche de farine de riz, inventée par des visages décrépis ou par quelques spéculateurs des Indes, nouvellement débarqués dans le quar* lier de la Bourse.

Cette maoie de dénaturer tout ce que le créateur a su si bien parfaire, commence à pénétrer aussi dans le domaine de Flore. Hélas oui! on commence à mettre des crinolines à ces charmantes plantes^ si gracieuses quand elles nous apparaissent avec leur forme naturelle, et atrocement laides, raides et guindées comme des Anglaises^ lorsqu* elles sont revêtues d'appareil crinolinoïde, comme celui que chacun a pu voir aux Azalées de M. Rothschild, à la dernière exposition de laSociété impériale et centrale d'horticulture. Et pourtant il faut le dire, mais bien à regret; ce sont ces Azalées crinolinées qui ont le plus attiré Tattention du public. Les trouvait-il plus belles que celles de M. Michel, qui a la sagesse de respecter l'ouvrage de la nature? Nous ne le croyons pas; ce serait lui faire injure; ce serait proclamer son mauvais goût, son peu de jugement ; et il est encore en état de discerner le beau du laid. Seulement comme ce public était français, et que le français brille par la légèreté et la vivacité de son esprit, il lui arrive souvent de porter un jugement téméraire, par suite de la rapidité avec laquelle il compare les objets soumis à son examen ; car pour bien juger il faut du temps et de la patience.

Le jugement, d'où naît le bon goût, est l'acte intellectuel par excellence; et certes, le français, être intelligent aussi par excellence^ est bien capable d'en former un bon; mais le jugement étant le résultat nécessaire de la comparaison, Tâme est obligée alors de' se livrer à une double action, qui devientpour elle un travail plus ou moins fatigant, plus ou moins laborieux; d*où il résulte, naturellement, que le français, être éminemment malin, mais aimant aussi beaucoup goûter le bonheur de ne rien avoir à faire, même à penser, trouve toujours beau ce qui est nouveau, pour n'avoir pas à se livrer au travail de comparaison. Voilà pourquoi il admirait hier les Azalées de M. Rothschild, qu'il trouvera ridicules demain, s'il veut se donner le temps de comparer la nature libre à la nature torturée et enchaînée sur des crinolines en fil de fer. Une preuve que le français à bon goût,— quand il veut,— c'est l'admirable arrangement du jardin de l'Exposition. Tout le sol de la vaste nef du Palais de l'Industrie avait été transformé en une vaste pelouse de frais gazon, coupé par de larges allées, et le cours d'une charmante petite rivière avec pont rustique, cascades et rochers garnis de belles touffes de nos plus rares Fougères indigènes: Blechmm spicant, Osmunda regalis ou Fougère royale, Aspidium aculeatunij etc. Les plantes exposées étaient groupées en corbeilles sur le gazon au bord des allées. Aujourd'hui comme Tannée dernière, nous réclamons, pour les amateurs, un petit sentier autour des mas-

sib, poor pouvoir examiner intériearement chaque lot. 40,000 plantes aa moins ont figuré à cette exposition; 5,000 au plus ont pu être mes.

Les {riantes de baute serre chaude étaient représentées par les Pal* miers, Cycadées, Broméliacées et Fougères de MM. Luddemann» Ter« dier père^ Rongier, L'Homme> Linden, Gontierflls, et Chantin qui Tient de transporter son bel établissement du boulevard des Gobelins, à Montrouge, route de Chfttillon ; puis les Orchidées de MM. Thibaut et Kételeèr, horticulteurs, et celles de M.jLéon Leguay, amateur, qui cultive ces belles plantes exactement à la manière de nos habilespraticiens delà rue de Charonne : sans les étiquettes qui portaient l'origine de ces deux lots, on aurait pu croire qu'ils sortaient du même établissement. Les Glaxinia de ces deux exposants pouvaient faire naître la même pensée ; cependant ceux de MM. Thibaut et Kételeér étaient bien supérieurs. Leur collection était une collection de choix; nous devons dire néanmoins que les Gloxinia comte de Niepperg^ Victoria f Comte de Tatleyrand et eoronata, variétés à fleur dressées, blanches avec gorge rouge à reflet violacé, ont trop tf analogie entre elles pour qn*on puisse les considérer comme dis« tinctes. Les autres variétés de ce groupe offlraient les tons bien distincts qtie présente ce beau genre : Marmorea^ rosé à tube blanc ; — Xt hmfa» entièrement rose ; ^ Maria PaMowna^ violet foncé, centre Uanc

— Keîeïeerii, violet à jreflet bleu, avec le centre blanc verdàtre; — Ipomœa^ bleuâtre sur les lobes, et blanc dans le tube ; — mgricane, entiè* rement violet bleu très foncé.

Les variétés à fleurs renversées étaient : Alba ^randt/Iora, blanc pur; <réfi^raI£a/S!iyef(e,blanc9 à tube d'un beau rouge qui s'avance jusqu'à la gorge ; — Madame Thibaut^ blanc^ mais avec le rouge du tube plus saillant sur le limbe; — Duchesse de Brabantj blanc, avec la base des lobes marquée d'un croissant de couleur rouge qui pénètre dans le tube;

— ImperialiSf blanc teinté de bleuâtre, avec des languettes bleues sortant du tube; — marginata, blanc bleuâtre, avec Tintérieur du tube violet bleu ;—JfafAi7de de Landwoisin, couleur ardoise avec le tube blanc intérieurement et marbrure sur les lobes.

Les plantes dMntroduction nouvelle de serre chaude, étaient|assez nombreuses. Dans le lot de M. Linden, on trouvait : Aristolochia leuconmh ra. Bégonia magnifica, Boehmma argentea, Campylobotryx argyroneura, Coïea speciosa, Cyanophyllum magnificwn, Espelelia argenr tea, LomaliaBidwilii, Putxeysia rosea, Bhopalaprinceps^Oreopanaas specioswn et les Maranla borussiea, fasciata^ Porteana et puIcAe/fo,

préservées dans une petite serre portative vitrée, qui a^ sans doute, doQ« né l'idée à M. L. Leguay d'en faire une exactement semblable, mais plus peiite,pour exposer ^e^ plantes h feuilles panachées^dont malbeureusemenl nous n'avons pu prendre note, les deux serres ayant disparu quelques jours après l'ouverture de Pexpositioa. Il est à eroireque M. Lindeu, eraignant pour la vie de ces nouveautés délicates, a demandé le renvoi de sa serre en Belgique, et que M. L. Leguay» l'imitant^ a retiréla sienne* 9f. Linden avait encore un lot très intéressant de plantes ulileS) parmi lesquelles on distinguait VIsonandra gutta^ arbre qui fournit la giUta* percha dont Tusage est aujourd'hui si généralement répandu dans PiiH dustrie ; puis le Galaclodendron utiU, ou arbre a la vache, ainsi dénommé à cause du suc laiteux qu'il produit, et qui a toutes les qualités du lait animal ; on en peut faire du beurre et du fromage !! Nous avons entendu un amateur qui se récriait beaucoup de eeque le gouvernement n'encourageait pas sa culture ; on n'aurait plus à craindrci disait^il, la disette du fourrage, l'épizootie, etc. Et c'était un Français qui parlait ainsi I II est vrai qu'il n'a inventé ni fait aucun vaudeville ; jusqu'à présent il s'est contenté de débiter de la mélasse et des quatre» épices.

Dans le lot de M. Rougier-Ghauvière^ nous avons trouvé une plante non moins intéressante, VAralia pap^rifera^ arbre de la Cbine dont te tissu sert à fabriquer le papier dit Papier de r%%\ puis quelques introductions nouvelles : Coccoloba nympheœfolia et striela ; Draanê guatemalensis ; Ficus Leopoldiiy Grevillea Dnmmundii, Jmalophfillum mniatum, Mhopala Jonghii, Tradescantia viltata, Th^ophrmla imperialiifti une espèce de Mancenilier, de cet arbre si terrible, dit-oa^ qui donne la mort à quiconque se repose à l'onAre de soa feuillages YHippomane epinosa.

Beaucoup d'autres espèces nouvelles ont figuré à cette expositioa, nous en parlerons plus tard dans un article spécial consacré aux noaveauCés.

Si nous passons aux plantes de serres tempérée, et frxûde, nous nous trouvons en présence des beaux Azalea indica, de M. Hidiel^ qui oe^ cupe toujours la première place dans la classe des cultivateurs d'Azalées; de ceux de MH. Courtois, Paillet, QuihoUf Dieusi-FilUon. M. Lagallisserie avait un petit lot de nouveautés azaléennes qui laissaient un peu à désirer sous le rapport de la culture ; nous espérions mieux de l'auteur d'une note sur la culture des Azalées. Parmi ces nouveautés nous avons remarqué : Eulalie van Geert^ Ewquisita grandiflora^ Strinta form(h fis^ima (Taylor), GMMmm fonnosa, Osbomic^, Jfooimr Auguitint

Mûêtam Lafallisierie, «i ubo variété qai porte uo nom uo peu long el dtfScSe à minier Pringessb Hilda-d'Anbalt-Dessau.

IL MieUei avait exposé V Azalée meéilej noiaveacié d'un litau rose vdûsié, avec quelques laacales aa lobe sopérieur* Le nom nous a paru UB peu trop préteDtieax; car il s'en faut que la fleur soit un modèle de perfection ; noas avons vu des fleurs à 5 lobes et d'autres à 4 ; or, une Aalèe qai effre des oorolles aussi variables dans la forme et le nombre das divîsioBS, est loin d'être un modèle.

La série d'Aaalées de pleine terre {A%alea pofitica) ofl'rait d*assez jolies variétés dans les lots de MH. Jamin-Doraud et Paillet. Telles sont les A^ntUéresemUe^ à grandes fleurs beau rose; CaUndulacea flammea^ beau jaune ; Orner Pacha, jaune et rouge; Amabiliseima^ blanc jauB&* tiB; Mcrtier ingeMi^ fond blanc, à lobes supérieurs jaunes; Gloire de Belgique^ fond blanc, à lobes crépus ; Couronne impériale, rose à lobe sapéiieor jaune ; EaceUence, grandes fleurs disposées en ombelles globslenses, de couleur rose pàle^ à lobe supérieur jaune ; Empereur Naléon III, fond jaune clair, à lobes roses, le supérieui* jaune ; Ikic de Cambridge rentre dans cette variété; Mathilde-i fond blanc Buancé rMedair, à Inbe supérieur Jaune paille; Marie Vereehaffelt^ rose plus on moins (értemeat nuancé de blanc ; Enfant de France ne parait pas diffinac deJa précédeuie.; Gramd Monarque^ jtune et rouge aurore; on paît Apporter à cette variété Angélique et Sanesta qui lui ressemblent bcBuocMip ifop pour constituer des variétés distinctes. A côté de ces in* léressantAs variétés s'élevaient les magnifiques spécimens (ÏAsaleaspee* tabHiSy t\ ffraïadifiora, ainsi que d*autreç variétés, non moins renwcftïàble&^ preveuaut des belles pépinières de Trianon dirigées parjliabtie jardinier ea chef M. Briot.

Les p^nièr^ de Trianon n'étaient pas seulement représentées par ces Azalées^ elles avaient envoyé, au Palais de Tborticulture, de ravissante Maimia, variés^ de plus de i mètres de hauteur, et des Bhododefh dnem qui ont fait Taïkniration des amateurs comme des simples visiteors-

M. Berlin^ de Versailles, avait aussi réuni pour cette solennité une brillante colleclion de Ehododendrm ; dans celle de M. Paillet figuraient quelques variétés à fleors jaunes très intéressantes; M. Gustave Morlet, dWvon, a présenté un nouveau semis qui nous a paru asseï; méri* laot.

Le genre Pelargoniumy a été admirablement représenté par les lots de MM. Thibaut et Kételeêr, Alph. Dufoy, Pierre Dufoy , Chevalici\ Jac-»

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quin, J. Duval et Malet. La vue aimait à se reposer sur les teintes déli* cates et cbaloyantes des fleurs fantaisies exposées par MM. Kétdeêr, et Alph. Dufoy. Ces habiles horticnlteurs avaient réani, en effett toot ce que ce genre de plantes a de plus parfait et comme forme de corolle et comme coloris. Nous regrettons de ne pouvoir donner une liste des plus belles variétés^ mais tant que la commission d'exposition ne disposera pas les collections de manière à les approcher et à en faire le tour nous nous retrouverons toujours devant la même impossibilité. Il serait cependant bien facile d'établir tout autour un petit sentier de 35 à 40 centimètres ; il permettrait aux amateurs d'étudier en détail les lots méritants, et de prendre note des plus nouvelles et des plus belles variétés. Dans ViûtArét des exposants et des amateurs, nous réclamons ce petit sentier. Notre demande est des plus modestes ; aussi nous espérons que pour la prochaine fois on la prendra en considération.

Si les Peïargonium étaient brillants, les Galcéolaires Tétaient peu. Celles de M. Tabar méritent seules d*étre mentionnées ; le autres lais* saient beaucoup à désirer sous le rapport de la culture.

Les Verveines n'étaient pas nombreuses; mais elles étaient belles; les plus riches collections appartenaient à MM. Alphonse Dafoy, Pierre Dufoy et Jacquin. Ce serait avec peine que nous verrions disparaître dei collections les variétés : MaonettU blanc avec bande lilas au milieades lobes; Hésianej écàTlsLie feu brillant; Vesta, violet clair sur les bords avec bande blanche au milieu des lobes ; Jttguaritai rouge foncé violelé et velouté ; Thirion prince^ violet foncé ; Théodore Martell, Meu violet foncé ; Bleu Bomet, bleu clair ; Marquise d'Hoepilier^ rose clair ; Ni' gricans, plus foncé que Juguarita\ Beauté de la Guillotière^ violet ; Sylvie j blanc carné et rosé avec œil rouge ; Phinie, coloris de Syleit^ mais à œil plus foncé ; Ardens^ variété admirablCi écarlate vif, à œil d'an beau jaune d'or.

Dans les Pétunia nous avons aperçu : Inimitable, variété originale panachée blanc et violet; Aleibiade, qui ne diffère guère de Ma* dame Charnière ; Madame Baumann, même coloris que le préeédeat, mais à fleurs plus grandes; Madame Loyre^ violet pftle ligné de blanc, exactement comme Madame Bendatler ; Countess of Albert f rouge lilacé à œil verdfttre. — Les exposants étaient ; MM. Alphonse Dufoy, Tabar, Thibaut Prudent, etc.

Quelques beaux lots de Pivoines arborescentes et herbacées, de MM. Guéria Modeste et Yerdier père, ont apparu aux débots de ï^" position.

Les mtaies exposants» M. Lienral et M. Eugène Verdier (Ils siné) avaient exhibé des /m» qui, par la diversité de leur coloris, ont attiré rattention des visiteurs.

Que dirons-nous des Roses? Qu'elles étaient nombreuses et toqiours belles ! Ceci n'étonnera pas lorsque nous aurons cité comme exposants MM. Bray, Fontaine, Ferrant,H. Jamain, Lévéque.Portemer; Touvais, Terdier père et Eugène Verdier (fils aîné), bortieulteors, et M. Leprieuft amateur.

Gomme plantes de collection, nous citerons encore les belles Amaryllis de Aimé Turlure, les Anémones de M"« veuve Tirard (de Gaen), les plantes grasses de MM. Landry frères» Barbot,Tocquet, et les Fougues de pleine terre de M. Pelé fils.

Deux collections de plantes vivaces d'ornement, exposées par MM. Lierval et Pelé, renfermaient quelques espèces intéressantes. Tels nous ont para : Ajvga pyramdalis oito, Coiwallaria rosea ou Muguet rose, Saxifraga pyramidalis et ïongifolia^ Bamonda pyrenaicGy Cheiranikus Delilianus et Marskaliù

Les collections de plantes annnelles offraient beaucoup plus d'intérêt ; tootes ces variétés de plantes réunies dans une même corbeille font un très joli effet. Que peut-on trouver aussi de plus charmant que ces beaux Schizantbus piunatos, retosus, Grahami, et porrigens, et siu'tout les ¥ariétés naines, à fleurs blanches ; les Leptosiphon aureum, androsaceam, et variété naine blanche; Nemophila maculata, discoîdalis; Collinsia multicolor (qui par parenthèse est violet uniforme), Grammanthes gentianoides ; Nycterinia selaginoîdes ; Centranthus nanus, variété du niaci'osipbon ; Tagetes patula nana; Eucharidium grandiflorum, et celte élégante et gracieuse Graminèe pour faire des bordures, FAgrostis pulchella, et tant d'autres que nous ne pouvons nommer faute d'espace ; mais dont on retrouvera la liste dans le catalogue des exposants, MM. Tollard frères et Vilmorin .

De riches collections d'arbres verts ont été exposées par MM. Croux, Dafresne (Honoré), Jamin-Durand, Leroy (Louis), Paillet, Portemer et Verdier père. Partout apparaissait le fameux et gigantesque Weïlingtonia on Séquoia gigantea^ qui, jusqu'à ce jour, ne s'est montré que lilliptêtiemement ; le plus fort pied n'avait guère, en effet, plus de 60 cen* tim. de hauteur ; de là à 300 met. il y a loin.

MM. Dufresne, Jamin-Durand et Croux avaient exposé quelques arbres fruitiers formés, sur lesquels les.amateurs ont pu prendre des modèles, qui tous, cependant, n'étaient pas parfaits.

c 6^ Asperges de Naples annuelles , qui se mangent au bout de trois « mois de semis, sans faire de fosse ; « Et autres graines potagères ordinaires^ etc., etc. » ^ Cest dans le département du Nord , que Bellet, ci-devant marchand de lunettes, a lauc^ son prospectus, et il parait que c'est à Marchiennes qu'il fit les plus belles affaires. Les notables de Tendroit, le juge de paix en tête , jaloux de posséder des Asperges qui se mangent sans taire de fosse et des Choux qu*on mange en salade sans huile, etc., ont faille meilleur accueil à l'introducteur de si merveilleux produits ; chacun d'à* cheter le plus possible afin d'épuiser le magasin de maître Bellet et de diminuer ainsi le nombre des possesseurs de ses nouvelles nouveautis. Mais par malheur un Marchiennois, que nous soupçonnons fort être an de nos abonnés, trouvant les Êpinards trop pommés — et sans doute aussi ses concitoyens, — dénonça le vendeur à son ami le juge de Paix, qai, furieux d'avoir été dupé, livra l'inventeur de si beaux légumes à la justice. Après expertise des graines , le tribunal correctionnel de Douai, ayaol trouvé qu'elles constituaient le délit d'escroquerie, mais prenant en considération le désir de Bellet d'enrichir son pays de nouvelles denrées, alors que tout est si cher, l'a condamné à 8 jours d'emprisonnement. - Et de Un! — Avis aux autres et aux amateurs de plantes curieuses.

T. Larché.

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