‹ L'horticulteur français de (volume 4)Chapitre 35 sur 160 · QUELQUES OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

QUELQUES OBSERVATIONS

•■r la CSIroflée éem SmrdlwM et la Jalianae (HesPBRIS MATRONAUS).

La Giroflée est une plante ancienne, estimée à juste titre par son odorat et ses suaves parfums, qui embaument l'espace environnant le lieu où elle fleurit ; chacun a pu remarquer, comme moi, que les variétés à fleurs rouge-écarlate sont sujettes à une sorte de maladie : leurs jolies, fleurs deviennent panachées de blanc, ce qui leur ôte le brillant éclat de leur coloris ; leur végétation semble rachitique dans ce cas. Depuis plusieurs années, j'ai apporté à cette culture des modiflcationsqui m'ont parfaitement réussi, et, de vilaines plantes que je cultivais jadis, je sais parvenu à en obtenir de belles et luxuriantes qui me donnent des fleurs rouges irréprochables.Yoici comment j''opère :Mon jeune plant est repiqué en pépinière; puis, dans l'endroit où je le mets en planche et où il reste jusqu'à rapproche des grandes gelées, je fais une sorte de défoncement de 50 à 60 centim.de profondeur, ayant soin de placer la terre de la surface au fond de la tranchée et celle du fond à la surface. Cette opération finie, j'y plante les jeunes Giroflées, ayant préalablement couvert le sol d'un léger paillis. Je les laisse dans cet état jusqu'à la fin de novembre, et même quelquefois plus tard ; puis, je les mets en pot dans uo sol ri-

chement amendé» et je les place daes un endroit aéré, à Pabri des grandes gelées. J'obtiens ainsi une belle floraison qui a bien son mérite.

De ces faits. J'observe que les Giroflées préfèrent un sol à peu prè3 neuf, et que les cas de maladie (panachures) sont encore plus fréquenti si le sol, dans lequel on les place, a été précédemment employé à des cultures de plantes de la famille des Crucifères à laquelle elles appartiens nent, telles que les Choux, les Navets, etc. Je laisse à d'autres plus sa* vants que moi le soin d'expliquer cette particularité qui existe réellement dans beaucoup de localités (4).

Pour obtenir de bons plants de Juliennes bien ramifiées à la base, soit la blanche, soit la bleue et même la rouge (la plus délicate réussira très bien), je leur donne les soins suivants : Au commencement de juin on fait des boutures avec une seule feuille enlevée avec une très petite portion de la tige, en forme d'un écusson de Rosier très court : il suffit d'enlever seulement ce que contient l'aisselle de la feuille (%) et de couper cette dernière à moitié ; puis on les plante près à près, distantes de l'épaisseur d'un doigt. J'en>i placé jusqu'à quatre-vingts sous une cloche. On les tient ainsi à l'état de bouture jusqu'au 20 août; toutes s'enracinent avec facilité et, à cette époque, on peut les transplanter en pépinière, où ils passent très bien Thiver ; au moment de les mettre en place, on a de bons plants, munis de plusieurs tiges, qui produisent assurément de meilleurs effets que par le mode d'éclater les vieux pieds. Cette méthode n'est point assez connue, car bien peu de jardiniers la pratiquent et savent les bons résultats que l'on en obtient.— LiMAATimi.,

(Bulletin du Cercle pratiqua d^hùfticultwre de la SeiM^Jnférieure.)

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