VERVEINES NOUVELLES
DE
l« BOIICHARLAT alBé,
Suite à la Graiide*Rue de la Croix-Rousse. LYON. - RHONS.
Sorel, blanc rosé, large centre carmin vif; perfection.
AMarAiiiiiia, superbe cramoisi amaraote, très large centre pourpre; perfection.
■•«le d'aBar, bleu lavé de noir au centre, entouré d'un cercle blanc pur: de toute perfection,
Céline Packa, rouge-orange foncé, très large centre écarlate velouté; perfection (Extra.)
Cbarieaiasae, rouge vif, large centre écarlate feu ; perfection.
Olfearica Tarner*a, violet azuré, très large centre blanc pur; perfection.
ciéopàirey cramoisi amarante brillant, centre ombré noir, et œil blanc pur; superbe.
■(•Ile de Praaee, rose nuancé étoile rouge-^sang au centre ; superbe*
■araiaaa sicncar, blanc lavé pensée, large centre blanc; très grande fleur et perfection,
Jean-Bars, ricbe cramoisi grenat velouté, très large contre blanc ; plante extra.
lÀiiyBiaaehe, blanc de neige, centre rose; plante admirable.
■.'laeaaiparabla, lilas ardoisé, centre blanc entouré carmin \Extra bdle.)
B^ala »esxiaiy bleu de roi, centre blanc très pur; perfection.
li'^raeie, cerise clair, large étoile pourpre écarlate au centre (Extra belle.)
i.aai«e Mieiiea, superbe rose carmin, très large étoile sang au centre; perfection.
Hadaaia LaBiaiBe, blanc rosé, largement étoile rose vif au centre; sa* perbe.
aie Aaagier, rouge carmin vif, très large centre blanc (Extra belle.) ladaaia AendaSier, rose carmin vif lavé amarante, très large centre blanc pur; coloris nouveau.
•iiiasonii, rose rubis clair, centre blanc pur; coloris nouveau. aanand, cramoisi écarlate nuancé noir, très large centre blanc pur (Extra.)
Ces 20 variétés, qui ont obtenu le 4^^ prix à la grande exposition de Lyon en septembre dernier, seront livrées au Commerce , à dater dn 4^ janvier prochain, en fortes plantes, au prix de 3 fr. l'une, au choix?
ou 50 fr, LÀ COLLECTION.
l*aris««- Imp. horticole de J.-B. Gbos et Donkaud, rue Gtasettc, 9.
GRINUM BELLEYMEL (plxyiii.)
CKBXtm DE Dkbelutme.
ErmoLooiE : de Krinou^ nom que les Grecs appliquaient aa Lis. Fiifltu des Amaryllidies de Jussieu; ffexandriê monogynie de Lin Dé.
Caractères cÉiiiRiQUES.— Les Crimm sont des planles bulbeoseï, i bulbe spbërique oa allongé, formé par la base épaissie, engatoante el persistante des fenilles. Ces feuilles sont rubanées» disposées tout autour de la tige* Les fleurs, pédiceliées ou sessiles, sont réunies en ombelles la sommet d'une bampe solide, et accompagnées de deux bractées foroaot spatbe. Cbaque fleur a une enveloppe unique, désignée, tantôt par lemotpériantbe, tantôt par celui de calice, et plus communément, mais ilors moins scientifiquement, appelée corolle. — Ce périantbe es! corolloide, à tube allongé, grêle, très éva^é au sommet, et à 6 lanières presque égales entre elles, dressées, ou étalées, ou renversées.' Au sommet du tube sont insérées six élamines, à filets filiformes étalés ou ren- Tersès, et à anthères linéaires fixées par le milieu et vacillantes. L'o- Taire est infère, à trois loges renfermant chacune plusieurs ovules fixés à fiDgle interne et placés sur deux séries; le style est fliiforme dressé ou incliné; le stigouite obtus ou obscurément trilobé. Le fruit est une capsale membraneuse^ presque spbârique, à 3 loges ou 4 ---S par avortement ets'ouvrant irrégulièrement; les graines sont presque globuleuses ou faiblement anguleuses, peu nombreuses, quelquefois solitaires dans chaque loge.
Le genre Crimm est très voisin du genre Amaryllis; il en diffère principalement par le tube du périanihe qui est très long et grêle; dans les Amaryllis ce tube est au contraire très court, quelquefois nul.
CiiRAciÊRES SPÉCIFIQUES. — VAmarylHê Belleymei a le bulbe de 40 à 43 centimètres de diamètre presque sphérique. jaune paille extérieurenient; mais la base persistante des feuilles iniéri* nres est rouge. La lige est de couleur cramoisi inférieurement. Les feuilles, en forme de large courroio rélrécie au sommet, longues de plus d'un mètre sur 4 à 5 cemim. de largeur, sont ondulées près de la buse, d'abord dressées puis rifl.cbies, d'un beau vert luisant, bordéesd'un étroit liséréblancbfttreei de
vu. ii« Ut. — !<oftoibrt 18&7.
très fines dents cartilagineuses. La hampe qui natt en dehors de la tige, à l'aisselle d'une des feuilles inférieures, est d'un vert clair, aplatie comme un bâton de cire à cacheter; elle est[haute df 30 à 99 cesntini. environ, et porte de huit à dix tfës grandes fleurs odorantes, qui sortent d*une spathe con posée de deux valves longues de 40 centim. atténuées gra* duellement en pointe de la bàiô an sfbnimet, obdulées sur les bords, d'abord vertes, puis, en vieillissant, de couleur jaunâtre foncé. Les fleurs 8ont sessiles; l'ovaire estoblong, veri;fe tube dn périanthe, d*un vertclair, est long de 42 à 45 centim. cylindrique dans toute sa longueur ; li limbe est très ample (^5 à 20 centim. ), à six divisions étalées, d'un Uanc p.ur, avec une bande longitudinale cramoisi clair sur le miliea de chacune d'elles; les trois extérieures sont terminées par une pointe verdâtre. Les étamines, renversées à leur point d'insertion se redressent supérieurement; les filets sont égaux en longueur aux divisions do limbe, de couleur blanche; les anthères sont violettes. Le style est renversé, puis redressé comme les étamines; il est terminé par un stigmate tronqué, indivis, vert jaunâtre.
Historique. -- Le Crinum Belleymei est originaire du Paraguay; c'est à M. Thiéry*Tollard, marchand grainier, 76, quai de la Mégisserie^ àParis, qu'on en doit l'introduction.Cette magnifique plante, qui a fleuri au mois de juin dernier dans ses serres et chez M. Charles Debelleyme> juge au tribunal de première instance^ auquel elle est dédiée, constitue une espèce nouvelle qui doit prendre place entré les Ctinum Broussonetif et scab^rinum ou foabrum, avec lesquels elle a quelques rapports p<'ir la bande ronge qui »rne le milieu des divisions du périantbe. Elle se distin gue du premier par les feuilles et l'inflorescence; le Cri' n^m Br(m$onett a ses feuilles plus étroites, lâchement dentelées, non bordées d*un Uséré et de très fines dents eartllaginéuses comme dans le Belleymei; ses fleurs sont presque toujours solitaires, rarement cinq ou six au sommet de la bampe : nous en avons six et dix dans la nôtf^. Le fcabrum a les fleurs moitié plus petites ; ses anthères sont jaunes; les trois diviâioos extérieures du périanthe ont une petite pointe verte très manifeste au sommet, et enfin la spathe qui accompagne ces fleurs est à dem( valves très courtes (3 à 4 centim. de hautenr), plus lar^ce que longue ; caractères qui distinguent très nettement cente espèce du C. Belleymei.
F. Herincq.
CULTURE DES GBIinJH*
Le&Crimm étMt, pmir la plapsirt, originaire!^ defM iifù^ iotei^tropicale, d€iÉaA(tent la serre chaud<e; m certain Dombré" cependatit, proveiMiK de eo titrées plus ieinpértei, telles que leCa|k deBoone-Espérance et I^Australie, sont moins délicate; et Tôrangi^ile leur ^iflt; quelques espèces ou Tariétés peuvéfft ètref raltfvées à demeure en j^eine terre, k rexpo^itido du nridi; tels* sont tes Crimm Capense Berb. {Amaryllis hmgtfaliû, Bot. Mag.); C.vatiabiU Her6. [Amaryllii poriabik), et le C. Jlfeldense qui supportent (fb bien les froids de no^ bifers saMs^ u«e simpfe codche de feuilles.
Ces plantes demandent, en général, une bonne terre franche substantielle; la ten^ de bi'oyère mélangée avec un peu de terreau de feuilles convient très bien également à plusieurs espèces.
Presque loos leï Crinw/n conservent leurs feuilles^ pitisletfri' années, et leurs racines ne meureUt pas tous les ans comme celles de beaucoup f Oignons. Oij leS Cultive soit en pots, soit en caisses. Comme ces plantes aiment la chaleur, on se trouve bien de tenir les pots enterrés dans la tannée de la terre chaude, toutes les fois qu'on en a à sa disposition. De copieux arrosemcnts sont nécessaires pendant la période végétative; on les ralentit graduellement après, mais sans les supprimer eotièrement pour les espèces qui oonservenl leurs feuilles ; on les cesse complètement pour celles qui les perdent. Ces dernières doivent alors être misas daas un endcoit sec, sur les* tablettes d'une' serrev juMpi^à» la reprise de la végétation, qui esMe moment de tes rempoter.
C'est ainsi quejfai traiiile Crimm BêHeymH^ et j'en ai obtenu vm tris beau, résiliai L*aya4iCi reçu direetement de son pays naiaF, le PUragvaj, enl«iilel.48M^jel{empotai aussitôt et le mis en serref chaude. Vers le nvois d'avril dernier, les oignons développèrent leurs premièi^ feuilles^ et au commeneenent i» juin suivant, un pied noutnlit m hampe qui bientôt ^e couronnait de fleurs des plus« joUes et des pluai suavei^. Eo.ayaat r(pçu plusieurs oignons dans le même envoi, fen' cédai qudques-uns à* l'bonoraMe H. Charles de Belleyme, qui possède la plus riche çoUectioP d'Ajnaryllis, et dans laquelle deux exemplaires de cette nouveauté ont égalemeni fleuri ;; il mt reste encore un certain nomibré de bulbes de force à fleurir, que Je puis mettre, dès à présent, à la disposition des amateurs.
Le rempotage des Crimm n*est pas strictement néaessaireehaque;inâétt>;
— Si4 —
on ne le fait habitaellement que tous les deux ans pour les individus cultivés en pots, et tous les trois pour ceux qu*oii cultive en caisses. Lors de cette opération, il faut avoir bien soin de faire tomber loiite\ia terre d'entre les racines et de supprimer une grande partie d^ eeU^a qui sont très longues et qui emplissent promptement les vases ^ms lesquels ils sont plantés. On a remarqué qu*en faisant ce travail.de suppression des racines tous les ans, les plantes fleurissaient plus régulièrement.
Le rempotage doit se faire au printemps, au moment de la reprise de la végétation. On enlève en même temps tous les cayenx que certaines espèces produisent en assez grande quantité; d'autres, au contraire, n'en donnent que très rarement» surtout quand on les cidUve en pots.
Cest généralement pour les cayeux qu'on multiplie les (7nntim ; car il n'y a que quelques espèces qui fructifient assez bien dans nos serres. Leurs graines ont» le plus souvent, l'apparence de bulbilles chamues.
Thiéry-Tolurd,
marehud grainler, quai de U MégiMerie, à Paris.
REVUE DES JOURNAUX ETRANGERS