‹ L'horticulteur français de (volume 4)Chapitre 61 sur 160 · LESfl^nnw · texte numérisé non relu

LESfl^nnw

L'CIMel, qui semblait depuis quelques années passé au rang de Toubli^ a reconquis, par suite de sa faculté de renumter, le rang de plante indispensable de Jardin ou d'appartement.

UOEilIet remontant fleurit en tonte saison ; il pare et embaume nos jardins depuis le printemps jusqu'aux gelées. En biver, il orne nos • salons; dans nos serres, il apporte tout Péclat qu'il possède par la richesse ^ de ses nuances, qui varient à Tinflui, et produit par groupes un effet admirable. Il est d^une culture facile; il passe l'hiver en pleine terre, dans un terrain ob l'eau s'écoule facilement, pour refleurir abondamn^eot durant la belle saison.

' Après la floraison de chaque tige, celle-ci devra être rabattue à trois ou quatre centimètres au-dessus de sa naissance, afin que les plantes é^liH^issent sans s'élever. Par ce moyen on peut, en peu d'années, obtenir des plantes d'un volume remarquable etd*une floraison permanente.

Les premiers Œillets remontants ont été obtenus à Lyon et se sont améliorés depuis par les semis entendus des horticulteurs parisiens et lyonnais.

M. Arégatière, de Lyon, se livre aux semis d^OEillets avec one ardeur qui l'a déjà récompeDsé de ses peines. Il mit en vente, l*année dernière, les variétés d*élite ci-dessous décrifes, que nous pouvons recommander aux amateurs qui n'aiment pas les déceptions. Charles Ballet^ fond rouge recouvert de flnes striures cramoisi. Giralda^ fond rose saumon» fortefâent bordé de cramoisi foncé velouté. Beau Soleil j fond jaune saumon, très fortement pointillé et strié rouge

capucine.

Due de Brabant, fond janne orange, pointrflé et Hséré ronge. Port'Boyalj fond rouge saumoné strié grenat. Alphonse Karfj fond rouge vineux, mélangé de Unes striures pourpres . Esmeratda^ fond blanc légèrement strié rouge. Diadèrnsy fond blanc sotafré, fbrtemeut bordé rose et violet. Agnis, fond blanc largement bordé par des striures cerise et grenat. Aelion^ fond blanc rosé, rubané rouge feu et cramoisi. Louis Fontaine^ fond blanc légèrement soufré, strié rose. Othello, fond jauiuhpaiUe bordé cramoisi, néié d'bortenita. Aramis^ fond jaune à reflets roses, strié rouge cerise. Michel-Angej fond blanc largement bordé par des striures lilas. Buby^ fond jaune à reflets rouges, fortement strié cerise M pourpre IndiasHh fond saumon strié rose.

/tdipii, fond blanc rabaaé strié rose et poarpre. Alalêf fond jaunenierin à peine moncketé rose. Chateaubriand, beau rose vif.

Mignonne, fond Uaite bordé par des strioras roses. L'Océan, fond blane liséré VioltL

YARiiTÉs RAJKE8 BCMONTANTCs. — Le premier OEiltei uaiB remontant est de la création de H. Alégatière; obtenu en 1860, il fiot mis dans te commerce en 4854 sous le nom de M^ Alégatière. Depuis, cet inteW'* gieat borticttitear a produit le Boiielet, l'Aigle^ma Folie, plus 4 S variétés, dont la descripiiott va suivre, et qui sont livrées au commerce depuis le mois d'avril 4857.

Ce type nouveau n'a pas encore atteint celte perfection de ferme que Ton exige dans rOEillet flamand, nais en nevanche sa floraison perpétuelle sur des tiges lilliputiennes produit, dans nos jardins et dans noa serres, Teffet le plus ravissant. -^ Pour qu'ten OSilIel remontant soit reaoDBU.naîn, il Uni qu^ la boirtare mise^n pleine terre s- élargiaie par de nombreuses ramiflcatîonai sa base et sans le seeoars dm pincement,

et que ses tiges florales ne s*élèveat qa!à 30 ou 40 centimètreÂ, comme

les nouveautés suivantes :

Malmaison, nuance rosée très tendre.

(7/ara, fond blanc rosé rubané rose.

Zino^ beau cerise.

Ève^ fardé de rose carminé bordé blanc*

Malakoff, blanc pur, odeur suave.

Jean Bart, rouge vif.

Abelf fond rose strié pourpre.

Esther^ rouge groseille.

La Fierté^ fond cerise brillant strié pourpre.

Alphonsine^ fond rose fortement strié cerise.

Jf m« Debelfort, fond blanc brillant légèrement strié violet.

Petit Saint-Antoine, pourpre foncé .

Thébat-Larché.

CULTURE DU BROCOLI MAMMOUTH. PAR H. Chauyelot.

r. Dans une communication qu*î] a faite à la Société d*borticn1ture da Doubs, H. Cbauvelot, professeur dliorticulture dans ce département, a foit connaître la culture du Brocoli Mammouth^ qu'il regarde comme une plante potagère de première qualité. Voici, en substance, ce qu'il a communiqué à ce sujet.

. Le Brocoli Mammouth est une variété de Brocoli blanc, et, comme tous ceux de son espèce, il ne diffère du Cbou-fleur que par ses feuilles ondulées, ses'dimensions plus grandes et ses couleurs. Né en Angleterre, il en a rapporté une santé robuste, une constitution vigoureuse. Il passe constamment Tbiver sans aucun abri; en effet, en 4853, il a parfaitement résisté, et pendant une assez longue série de jours, k une température extrêmement froide et descendant souvent, la nuit surtout, 440 degrés au-dessous de zéro. M. Cbauvelot n'avait ni couvert, ni coucbé ses plants, et il n*en a pas perdu un seul.

Cette culture, du reste, lui a toujours parfaitement réussi ; il a obtenu des têtes de Brocoli, dont la beauté, la fraîcheur légèrement teintée de janne^ ne laissaient rien k désirer ; leur volume a atteint, et très souvent dépa^ celui du plus gros Chou -fleur ; un certain nombre n'ont (ns mesuré moins de 80 a M cen^ttmètres de diamètre.

Legofti de ce léguM ait farfait ; d^apito Tautair dé II ooaiiiimicatkm, il estplos fondaiily plos tendre et Ha une lavetir fiv» agréable qoe le C3iou«*flettr^ . • . p t

Mais ce qui Tait son plus grand ttérile, <i*ést répoifné de sa matliHté. Lorsque le Mammouth montre ses praxrières têtes^ les setros potagères sont veaves des produits qu*0B leur arait conOAli Mpré?isi(yns sont épuisées. Le printemps, alors chargé de promesftcts et de fleiirs, trop souvent détruites \iir les gelées tardires. n'a pu encore rlea doaner de passable. Qoelqnes petites Raves, quelques Saludès^* queUques Asperges encore rares etcbèresi voîià tout le menn oertége'qai^^dans beaucoup de pays du moins, escorte dV)rdinaire le mols'dranil.- li'é^ôque des beâtuc et bons légumes n*esi pas venue. Le Hamtaiontb se montre fout à propos posr combler le vide laissé p.ir répnisemeqt des réserves d'hiver et la production insofflsante de la saison printanfère. (7esi le trall^'untoÉ iiécessaire entre ré))oque qui s'en va et celle qui arrive. ï^a maturité commence souvent dès les premier jours d'avril^' tout* <an moins vers le miHeu de ce mois, poorseeontiDuer lentement, prégreisitement jusqu'il la flDde^mai. '^ • -

Si Ton désire obtenir une saison de Brocoli commençant plus tAt;, on fera bien de combiner la culture du Mammouth avec du Brocoli blanc. Ce dernier est plus précoce que le Mammouth d'environ quinze jours , mais il est moins rustique, moins robuste; il gèle quelquefois, bien que le plus souvent il résiste et Téi^ssit . Il ûe fAiït pour cela que prendre la sinjple précaution de lui faire, un pied, et, w e^jkOÊÙ, une lèsse étroit^' ojil.Vn coucbe la tige en rio^linaoit, pniîs ool^fecouvre^ urre en ne laissant passer que la tête. Si le froid deveimit très iuieose, on la xecjiavriraU^ d'une litière longue. Cette culture ^nabipée donnerades réeoitesdès la deuxième quipaaineode um%, pour se fceloABitr jttsqu'A la âede mai»

La culture des Biocelis en gènéial et spécialenieai du Mâmmèifth est Irèssimpleeieaûfe^beaueeap moiasde^^aoioisiqtte ûeU(^^au€hott-fteur; iia4Mt auastmdîBS difflcilea sur la naUisedu terrain.. Les^écautioni te^ plus sages et le travail le mieux entendu ne suttneoi pas^toujeura pour prfMuiw unefioolta paa^aMAd«» ChAusTAsurs demHhursv variété la mieux» appropriée à notre eliinat, tandis que le Utm>\\ ae manquent presque jamais en le traitant de la matière suivante': . On le sème,. du 45 au a(^ mai, sur plaache blenurroiiite; lorsque le plant a unis ou quatre feuUles» M le ropiott^en pépinière dans un

^a le fortiflera ei pr^yaqaaat'SttrsesrfacînesaoAipkB grande ']iihsa»4te chevelu. Vers la fin de juillet, on plante à demeure, à la diMtkoato 60 ceaiiniètres en taas seusv d^ns «h s#l Mea fiiaiè^

Il n« jaut jamais perdre de: vue que plus le plant anra att|iils dDioiHJb et de dévei^pp^meot airani .rhiver, plois aussi le.isiiocès 4e œtte oulttuHî sera assaut. Au contraire, plus il serahibte, moias il avra de force poar , résistei'.aux ngueura de tl'faWer, et par «é4frséq«ient moint il offrira de chanees de réassite. En m «lot, ilifaetp^ndue tous ks «Mtjretts laëeeaaaîres pour que, vers le cooMneneement de décembre, le)plaai ait ottsiot jgo»^plus'graqd4<!!Véloppenvso4'6n 4ige et «n feuiUag», afintjaMoe lui mia^kisi au <pri«tempsi» -é attife Wlravâii à «aocmnptir que de ipreodHÉ sa 4)omm€i^oêqu'41 Tait dës.le premier ^réveil de^ia Béye. Voilà le pointai il AtfiL airiyar pour obteaiiMiiie récolte abondante et prtelanière. Ma» on 4Jk>it se garder dîiiileriaii delà, oar^on v^oifromettrait tautr. Si le Mafti^ 4aQoa4b aiftiMicoonnieMèià pottiœer avant les grands froids^ îl n'y résiaterait ptuisk(>ia A^WigèlArplt fj^nfuiltiMoaienrU 'Aânai» lU ifaal qu'aafmoiâ de décembre il soit près de pommer, mais qu'il n*ait pas cûromclBed ce iravail.:.' î •..-..,• •

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