POIRES NOUVELLES
L'ilhitm i. Rambosson Ta dit i On Mn^4iMlanl de i>êriété$ de Poires qme de Poiriers, La Palisse neAlpûs.HkiiMix parié. On ferait un
recueil curiêui, si Peu rêoni^sait lés bons mots horticoles de ces petits journaux soi-disant à bon marché, fondés tous, disent-ils; pour répondra aux besoins du siècle, dâDs rintérët des masses, etc., etc. Ainsi 'JXoheûû\s^\iV2iniTe]oûr:Tagri(mlturè dégénère m ^^ Girard assure que dans la Terme impériale de Yilteneuve-l'Etahg, on remarque plus de 50Ô variétés de Magnolia; ei V. Borie affirme avec iiD sérieux magnifique que les fleurs d'Èlychrysum exposées à Rouen ressemblaient à de F Immortelle : le Congrès de botanique de France D'y avait point encore songé. Et la mouche truffigène ? comme tous ces rédacteurs à la course Tont caressée ; il y a la même sympathie entre eux qu^entre le dindon et la trufté. Il est vrai que M. Marlin Ravel, de Montignac, a lancé des corn mis- voyageurs qui se sont entendus avec les journalistes pour faire Tairticle ; des circulaires, des brochures ont été distribuées; et le dépOt de glands du Gbéne trnffier a été établi chez des hommes jouissant d'une renommée sérieuse; ainsi, à Lyon, on peut $e procurer cette bagaielle chez M. Nérard fils, honorable horiiculieur à Vaise.
A la botte, à la hotte! tous ces faiseurs.
Dans notre numéro d'octobre, nous avons décrit quelques variétés de Poires trouvées danjs TAnjou. En voici d'autres maiatenant obtenues en Normandie, dans le département de la Seine-Inférieure.
On sait déjà que Rouen est la patrie de pomologues instruite, d'arboriculteurs éminents, d'horticulteurs distingués. Pour réchauffer le zèle des hommes qui ont le goût du jardinage, deux associations ont été fondées: l'une sous le titre de Société impériale et centrale, avec la présidence de M. Tougard; l'autre sous celui de Cercle pratique (l't)orticullure et de botanique, présidé par M. Wood, succédant à feu Prévost. Les titres de ces deux corps ont assez de rapport ^vec ceux des ancien pes, Spciétés de Paris; mais de ce que Tune s'occupe d'expositions et de visites, l'autre de bulletins, de collections et de rapports, il n'est pas croyable qu'une fusion s'opère comm^ à Paris. Maintenant laquelle fait plus de bien ; est-ce celle qui a le piûs'd^argent ou celle qui a le plus de talent? nous aimons à croire qu'elles en font toutes. deux, et qu'elles contribuent par là d'un commun accord — sans le vouloir — au progrès de l'horticulture normande.
Les variétés de Poires dont il s'agit ont été gagnées par M. Boisbu. nel, horticulteur à Rduen; toici les passages les plilii sailltBts de la description qu'il en & présentée au Clercle.
Sucrée blmehe; s^rbf^ vîKoareox, se ramiOant bien, très fertile; rameaux longs, divergents; feuilles petites, laneéolées Fruit assez gros, torbiné-pyriforme, blanc verdltre passant au jaune clair teinté rose lors de sa maturité qui arrive en août-septembre. La cbair est Hne, Toodante, beurrée, remplie d'une eau très sucrée et parfumée. Pédoncule long, gros, charnu à la base; calice couonné, placé à fleur du fruit. Ce gaîB, dont le semis remonte à 4845, paratt provenir de la Belle-d'aoïlt.
Bergftmolte- Reinette; arbre vigoureux, fertile; rameaux moyens, llexaeax et duveteux; feuilles moyennes, ovales-lancéolées. Fruit asseï gros, roDd, ventru^ tronqué, souvent plus large que haut, légèrement bosselé, vert clair maculé roux, jaunissant h la maturation (commencement de septembre). La chair est demi-One, fondante; l'eau abondante, sucrée, acidulée comme la gelée de Pomme de reinette, laissant un arrière-goflt raffratchissant, très agréable. — Pédoncule court, assez gros, implanté droit dans une cavité assez profonde; calice petit à sépales terdâtres, légèrement enfoncé. Le défaut de cette variété, semée en 1846, est le grain de la chair un peu gros autour du trognon; mais il est racheté par la forme et la qualité du fruit, et surtout par sa propriété de se garder au fruitier, sans mollir, jusqu'à un certain point, bien en* tendu.
Beurré du Cercle pratique de Rouen (Ce nom est trop long, et ne sera jamais prononcé dans son entier). Arbre vigoureux à branches nombreuses, très fertile. Fruit moyen ou gros, turbiné pyriforme allongé, feotru. souvent obtus, très variable dans sa forme; l'épiderme lisse, jaune clair, recouvert de taches fauves, légèrement coloré de rouge au soleil, ponctué blanc, lui donne l'aspect du Beurré aurore. Chair fine, très fondante, beurrée, juteuse, avec quelques concrétions pierreuses au centre ; eau sucrée, parfumée, acidulée, comme le B. gru. Pédoncule court, placé obliquement presque à fleur du fruit; calice sans divisions. Ce Beurré, semé en 1845, mûrit en septembre-octobre.
Nous avons parfaitement foi aux bulletins du Cerclé rouennais qui nous ont déjà initié à une série de bons fruits nés dans ses parages. Ceux dont il vient d'être question sont comme les Professeur Dubreuil, Docteur Gall, Beurré BoisbunelyEeatcoth^ c'est-à-dire des fruits de moyenne grosseur, mais de l^e qualité. Et de plus, c'est encore trois variétés nouvelles de Poires, donc autant que de Poiriers (Style Ramboss).
Thébàt-Larché.