‹ L'horticulteur français de (volume 4)Chapitre 7 sur 160 · UN BRUIT QUI COURT · texte numérisé non relu

UN BRUIT QUI COURT

• Après avoir essayé, en vain , de la médisance et de la calomnie, les «nemis de VHorticuUeur français, qui ne peuvent s'habituer à vivre avec de ce journal et qui ne lui pardonnent pas sa bonne vieille franchise gauloise, en sont réduits — les malheureux,— à user du cancan. Ils vont dire aujourd'hui, à l'écho complaisant : a Vous savez la grande nouvelle; Hérincq quille Y Horticulteur français; il a écrit à M. Bixio, poor entrer à la Revue horticole, et il y va passer avec armes et bagage.

Le procédé est assurément fort ingénieux, mais il ne réussira pas mieux que la médisance et la calomnie employées,itour à tour, pour détruire le seul organe qui reste en France, pour défendre les intérêts de rhorticuliure française et des amateurs, contre Tempiéiement toujours croissant de Phorticulture belge.

On peut voir des horticulteurs ne comprenant pas leurs intérêts, et des présidents de sociétés, oubliant leurs devoirs, porter leur science à rétranger pour élever des monuments à la gloire des autres nations et aor lesquels on ne manquera pas d'écrire : « L'horticulture française reconnaît son infériorité vis-à-vis de la Belgique, etc.;» mais on ne verra jamais le fondateur d'un journal, créé pour relever l'horticulture de son pays et défendre les intérêts de ses concitoyens, abandonner son œuvre, surtout au moment où il reste seul dans l'arène, et où des membres de sociétés horticoles, chargés de défendre ces mêmes intérêts, vont par delà la frontière travailler à couvrir de ^lamiers les concurrents et les rivanx de leurs compatriotes.

Nousne voulons certainement pas d'exclusion ; nous avons donné main . tes fois des preuves de notre impartialité envers les étrangers ; mais Doos aimerions à trouver un peu plus de patriotisme et moins de partialité, dansées institutions françaises qu'on nomme sociétés d'horticulture* Il semble que ces associations sont fondées exclusivement pour encourager les œuvres et le commerce étrangers; car leurs bulletins ne manquent jamais de vanter les publications de Textérieur, et ils oublient, très souvent, de dire un mot sur celles de l'intérieur.

Mais c*cst ainsi qu'en France .On encourage rart, le commerce et la>cience.

Jusqu'à présent V Horticulteur français a marché sans l'appui d'au- ^cune société, d'aucune coterie,— c'est là son grand crime^— et il conti-

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