VII. i** llT. — Février
nuera sa marche aumilieB des épines qu'on jette sans cesse sur sa route, appuyé seutemeot sur ses tutears naturels : sou fondateur et ses savants collaborateurs, qui, tons libres et indépendants, ne cesseront jamais de Tailourer de leurs soins pour lui conserver sa belle santéi et maintenir sa prospérité toujours croissante, qui soulèvent tant de haines et de jahlousies.
Que ses tecteurs se rassurent donc. Son rédacteur en chef n'a pas écrit à M. Bixio, pour rmlnr à la Bnue horticole; il est trop heureux d'avoir Mevé pendant six ans ce jeune EortieuUewt firanfais, qui promet de Sj belles espérances, et qui, maigre ^spelitts espiègleries, que les intrigants trouvent de mauvais goût, rend de si grand services» en mettant les horticulteurs et amateurs en garde contre les pièges que le chariata* nisme tend à leur crédulité, et contre ifi$ hérésies que l'ignorance répand^ dans la acienoi* (Test du moins ce que prétendent bon nonabre de ses abonnés.
Or, puisqu'il est loué par ceux-ci et blAmé par eeux-là, il continuera de dévoiler de temps en temps rigaorance des fiuix savants et das iaaapaoités ; de déjouer les calculs des intrigants, çooime las réclamas des charlauns, et, bravant toutes les colères, riant de tous les Maaaax»
son rèdMteur an chef signera toujours :
F. HfianiGQ.
P. S. On nous avait annoDcé un nouveau Journal frtmçaii, publié atee !• oeneouTS dea amateurs, des horticulteors et des présidents de sôtiéiés, les pli» oennua «o Plranee. Nous attendions avec tapatleDM oe nonveiiu eempagaaii qui deTsit noua aider dans notre t&ohe ; mais en parosuraat le preMÎer niinite du cette tiout>«Us publtcofton françaiiêf qui vient de nous partenir nous avonsépronvé Une oraelle déception. L^administratlon de c^nowyeaurêcueilhorticol» français^ iaftome, dans un aviaimportant, placé à la V pafçe de la cOtttertare,qne ce non* vaaané u*«tqu*ui petit ffteux qui se publie depv&s quelques auaéis ai lelgiqua, •t qui a simplement changé aoa titre, pour prendre un air plus frmçM* Le rédtoteur en chef, soutient, an contraire, dans nne éloquente préface, qu'il est bien nouveau, puisqu'il entreprend une nouvelle mission. Nous le voulons bien, et nous lUi souhaitons que sa nouvelle mission lui soit légère. t.H.
.Inni-i- iS.i~ ri a
LOBELIA RAMOSA (Benth).
(Pl. îi).
: Dédié à Lobel, botaniste et physicien distingué,du xvn* siétle; mort en 4616.
fMtflle des LMliaeées de Jussiea ; Pentandrie momgynie^ de Linné.
cmrm^néw^m sénéri^wM. ^ Les EiobdiA sont ieê Iwrbes génénlgfeMit irtvtees, i^tu'i mies wileaentéetti aMOénes. Leurs feuiKes sont teujovre ■Itenes, 4époarfues 4e stipite di It iNise. Les fleurs, im^gyUèresy neissem en grsp^, en 4pis ou en corymliest et jurésentent : un calice tabulons à 5 dents et soudé avec rovaire ; une coroHe mooopétale aune ou deux lèvres^à tube fendu dans la partie supérieure; 5 étamioesk filets et I anthères soudées en un tube fonnent une sorte de gaine au style qui est terminé par le stigmate à deux lobes arrondis. L'ovaire est infère (situé au-dessous des folioles catictnaies) à 2 ou 3 loges, et devient, à la maturité, une capsule qui 8*ouvre en 2 ou 5 vi&vespttiir mettre «n litartipliiftleuri petites graliiM rnguttMaSi
DESCRIPTION ET CULTURE. — Cette charmante espèce de Lo- MiGj originaire de TAustralie, forme une plante de 20 à 30 cent, de bautear environ 0t très hranchue dès sa base; ses branches dressées sont revètaes d'une pubescence extrêmement soyeuse, et portent di3s feuilles très variables en forme: les inférieures sont incisées en segments irréguiiers, les supérieures sont en Itères, lancéolées, algues.
I^ fleurs sont inodores, d*un très beau bleu de cobalt, étalées; aussi produisetit-elles un effet magnifique par leyr ampleur et leur beau coloris ; elles som portées sur des rameaux grêles & Taisselle des feuilles, f .e calice est cylindrique, pubescent, à cinq lobes linéaires aigus, soudi^s vers le milieu, strié. La corolle est pubescen te comme toute la plante, divisée en deux lèvres très inégales; la supérieure est très petite etdivfséi en ietxf ariies; i'ioflérieiife, très Itifi, e&t divisée ea tr 04$ lobes, le Wbe Mitral ts^ tof«t, ttucroné^ les latéraux plus petits et retev<:«. liMBiftes, an awibre 4e cinq, attachées 4 la base de la corolle; filame^^s SOTÉit à lepr sonmet ; style court.
Le Lobelia ramosa offre beaucoup de ressemblance avec le Melia iMm)pkfUm^ qui s'en d^tiague par sa Uge anguteuse, simple, etpar son <ealiaa^qiii h Mea d'être eyiîAdriqae estovoide.
la AttNnagDe, on a obtenu d^à depuis longtemps deux y^fièUk^ fMie Maûdie^ Tastre nmge^ <iui ttélangées daasmi parterceypro4iù< MM aa éUMmt coup d'asil. Voici ooounaat 9b y oattive cotte plaatc :
on la sème aa mois d'août ; dès que les graines sont levées, ce qui arrive au bout d'une quinzaine de jours» on repique les jeunes jdants en petits pots qu on fait hiverner en serre froide; on les rempote au premier printemps, et bientftt chaque plante se couvre d'une infinité de fleurs qui se succèdent une partie de Tannée. On la cultiva aussi avec avantage en la semant au printemps et en la repiquant en pleine terre au mois de mai. Le Lobelia ramosa est une plante qui mérite d'être répandue dans les jardins ; car étant une des plus jolies espèces annuelles qu'on puisse cultiver, les horticulteurs en tireraient bon profit, en même temps que les amateurs augmenteraient leurs jouissances.
Nous ne connaissons que Maund, in The Botaniist, S, 93, ou cette plante a été figurée; et tout récemment la Revue horticole, qui en a donné la caricature. Louis Ingelrest.