L. CoimiER
BIBLIOGRAPHIE ET FAITS DIVERS
SOCIÉTÉ IMPÉRIALE IT'HORTICULTDRE
Séance du 28 janvier. — Les plantes déposées sur le bureau étaient peu nombreuses. On y remarquait un Viola apporté par M, Quihou, jardinier en chef du jardin de la Société d'Acclimatation . Celte violette^ dont les feuilles rappelaient celles du F. odoraia et dont les fleurs^ grandes et odorantes, avaient quelque analogie aYçc celles du V. mirabilis, n'était pas dans un état suf&ant de végétation pour qu'il ait été permis de la déterminer botaniquement. Nous ne croyons pas, comme le pense M. Quihou, qae cette plante soit originaire d'Australie. On sait en effet que les Violettes de cette contrée ont un faciès tout particulier et fort différent des espèces européennes. -^ Deux magnifiques' potées à'Hœ" maria di^color, élégante Orchidée dont la végétation rappelle celle d'une espèce indigène, mais moins grande et moins jolie, le Goodyera repens, étaient présentés par JM. Rivière. Ces potées offrant chacune plus de 20 tiges florales étaient dans un état parfait de végétation» M. Rivière donne de vive voix quelques détails, sut le mode de culture auquel il doit ce remarquable résultat. VBœmaria discolor^ dit l'habile jardinier en chef du jardin du Luxembourg, est originaire du Brésil, où il croit & Tombre des forêts. En le plaçant dan« un lieu réunissant à peu près ces conditions, c'est-à-dire dans une serre chaude où la lumière soit diffuse et l'air saturé d'humidité, et en le plantant en terre de bruyère tourbeuse, grossièrement concassée et arrosée de telle façon qu'elle soit toujours fraîche, on sera toujours assuré de le voir bien végéter. Avant que les fleurs qui terminent l'inflorescence soit entièrement flétries, on coupe les tiges florales un peu au-dessus de leur naissance, afin que les stériles puissent acquérir un accroissement suffisant pour produire des inflorescences aussi remarquables Tannée suivante. Ces tiges stériles sont rampantes, rameuses et s'enracinent facilement ; c'est en les sectionnant qu'on opère la multiplication de cette Orchidée, qui n'est pas précisément d'une rareté ♦îxtrême, mais dont on ne voit qu'exceptionnellement des échantillons comme ceux dont il vient d'être question.
Plusieurs autres Orchidées fleuries, peu remarquables par leurs fleurs, mais très-^curieuses par les odeurs qu'elles répandent à des heures déterminées de leur épanouissement, sont également présentées par M . Rivière, qui donne à ce sujet les renseignements suivants : de 6 heures du matin à H heures du soir^ le Rodriguezia crispa exhale une
odeur d6 Vanille mélangée de Rose ; de minuit à 5 heures du matin, Tf pidtndrum cîftare répand également une délicieuse odeur; VEpidêndrum coc/deotum fragrans répand une odeur de Jacinthe depuis 6 heurea du matin jusqu'à 6 heures du soir ; VAngrcBcum dùtickum oflCre, de 4 \ heures du matinà 6 heures du soir> une odeur analogue à celle de la Jacinthe; le Caitleya bulbom est également très^odorant (odeur de Va* mile et de Rose) de 6 heures du matin à 7 heures du soir; enfin le Cal* tieya luteola eihale une odeur de lait suri de 6 heures du matia à H heures du matin. On avait déjà remanpiéque certaines plantes n*é« tsient odorantes qu'à des heures plus ou moins, déteimiuées. Tel est par exemple X^Nyeteriniaeapenmj qui n'est odorant que la nuit. •— On sait en outre que Todeur des Pétunias est plus prononcée le soir que dans la journée, et la même remarque a été faite sur les fleurs du Réséda. Mais, jusqu'à présent du moins, nous ne sachons pas que des obs^va* tions de ce genre aient été faites sur les Orchidées. La Société, par Torgane de ton président^ prie M.Rinére de poursuitre ses observations sur l'émission des odeurs diverses que répandent les fleurs de ces plantes.
Notre coUègoe M. Neumann, présentait des rameaux fleuris deZtntim tri^ffnum. « Cette plante, dit M. Neumann, est loin d'être aouinelle, car elle a été introduite vers la fin du siècle âfiomier, mais elle n'existe que dans quelques jardins i^ivilégiés, où die est oïdtivée en pots et le plus souvœt reléguée dans les parties les plus reculées des serras tempérées. Cependant le UMom trigymtmM plus qu'intàressant : ses fleurs sont grandes, d'un jaune doré, tranchant agréablement sur un feuillage d'an vert intense; de plus elles sont nombreuses et se succèdent sans interruption depuis le mois de septembre jusqu'en avril . » Nous nous abstenons de. donner ici d'autres détails; nous réservant de les faire connaître dans un prochain numéro, qui contiendra le dessin de celte charmante plante.
Le comité des plantes potagères propose de délivrer un jeton à M. Bourgeois pour, son apport de tubercules d'Igname de Chine assez lemarquables par leur volume (de 3 à 4 kilog.), et par la forme digitée qu'ils présentaient, — M. i^abbé Lioult, curé de Landelle, près de Vire, avait envoyé deux beaux fruits de la Poire BellC'^ Angevine : l'une pesait 4500 gr., l'autre 4200. Ces grosseurs ne sont pas exceptionnelles, mais cependant assez remarquables.
M. Rivière signale, à la Société^ les heureux résultats qu'il a obtenus par l'emploi de petites incisions longitudinales pratiquées à la base de différents rameaux grêles {dards), qui ne donnent généralement pas de fruit malgré leur âge souvent avancé. C'est principalement sur les rameaux de Pêchers que H. Rivière a opéré. C'est là une heureuse application de l'indsion ou scarification ; car cette opération n'est pas nouvelle,
ea l6 sîiit^ mail jus^âlcleUe n'avait ëté employée m rêiMmmandée, 0f^7OiiB*nou8, que dans le but de faciliter la naitiaDaft d'abord» puis lé déTeloppemeat des branchas charpentiàrea. Différents arbotionHeurg» bonunea tEà^eompéteats, que nous avons inletvogéssar ^ point, entre autrea, M. Carrelet, professeur d'arborieuItnreàMontteml, m'o&taasuM que les Ifontrenillois ignoraient remploi de la .scarifloatloà pratiquée sur les coursons du Pécher^ dana la bnl d'avanoer leur mise à fruit. H. Ritièrepensedonci que» généralisée, oeltê pratique rendrait ^'éminents serviœs.
M. Rivière entretint égalenant la Sooiété d^une pratiqué dont if
est fortement question de nos jours^ celle de l^arcore appliquée aux ra«
meauxdes arbres fruitiers. Sana s'appesantir aCHr les réscdiats que oe
moyen peut ptoduire» M. Riviài'e rappelle que i'araufe a été préconisée
par tea aneîans : ainsi Lawrenoe^ ministre du culte en Angleterre, t*a
décrite.ea 1710; Don François Barbier, vers 1770, Fa également con-
a^lée dana son livre bten^onnn : le JaréMir Mitàin; enfin, dans un
mémoire adressé à llustitut^ en 1 8ft6, Cadet de Vaux rendit' compte des
Qxpéhenees qu'il entreprit i oe sujet en 1 80S, expériences qui durèrent
quatre année* En consultant le rapport que les commissaires de IMnsti^
tttt, MM. Tboain et iGels, firent sur le mémoire de Cadet de Vaux^ on
vertacpie œ derni^ courbait lea rameaux entrs^eux au moyen de liens,
tandis que, dans le jardin dea Cbartreux, Don Frani|eis Bsrbier obtenait
ce résultat» en attachant rextrémité dea rameaux, avec une ficelle^ à
l'autre extrémité da laquàUe était fixée une pierl» dont le peids^ plat
ou moins considécaUe, donnait l'iadinaiaon désirée. Ainsi, on le iroit,
le procédé recotnmandà par (e jardinier bongroia, M. Daniel Hooibrenkr
n'est pas nouveau, comme on est généralement porté i le penser^ Mais
si captocédé, malgré les excellents résultats conatatéa autrefois, et bien
que recommandé à des intervalles aussi considérables, n'a paa été ad^
mia dans la pratique, et n'a pas tardé à être abandonné, ne scmimês-
noua pas en droit de nette demander s'il n'en, sera paa deméme de la
tentative actuelle, et s'il ne porte pas avec lui dea inconvénienta suffis
santa pour justifier cet abandon. Aujourd'hui que rinolinaison des
rameaux bs/L une question pour ainsi dire à l'cffdre du jour, que de
toutes perts on insista sur les avantages qu'elle présenta, noi|s er6)rons
qu'il est au moins prudent, d'après! l'expérience du psasé, d'attendre
que ce mode de culture, continué pendant un assea grand nombre
d'années, ait fait aes preuves, et qu'on ait pu constater, définitivement,
que lea bons résullata actuels n'ont rien de précaire, qu'ils sont vraiment
durables^ ei qu'on peut compter lea voir se continuer indéfiniment.
M. Rivière termine sa conununication en rappelant ce que U* 1^ D' Fleurot, directeur du jar4in botaniqçie de Dijon, a ditdansune lettre
«ttUl » adtifiééi It 8o<^ ; i «tTOÎr qm la ta^l loag boit m ptq- ¥ait>âMi (ffulifiritt. gur les fignet Oàra^rs. A Tappai de cette oyiniDni M» lUvièie eîte lepewige d^a Uvreintitalé le Vigntr^n expefi (l)> par ll< lAvoeali dans lequel l^Mir énumère iea meeiivéDieiita produite pv ,eeU# tlîlla.^6iifiB It. BiYîàte duona hctare d'asile lattn qm lui a Ac adraiBée par M«ffiiipt dePétmpoUt^ d^ns laqoeUe il lui aqnoiMe l'envoi de lOftd à. 1S0A oignant d-j4McifyMte pfoMrtf Drai. Avis aux amaieun.
iM aanntieâévétaiie rédaclaaY menlra i fat SumM nos londelle de imoémârm TulifriftM, Agé fenteonnl déaftane^ ertte atbw «vait alirâik idia^ètte toofteii de M Uâi. fiantes str la psopriété iù M. I)a^dio> dans nu sol argikHeilicèux et fraie, ce lUlpier 5 pôuaaa anrecna ffette ngnear 91e lee opneliea cenemtfîqnee apon^bi étaient padrfeia.eqpaeéei de e«eni.
Sémcéiuiï /^fnRr.-^SariebaMaQeafenNfftuaitnnmagiiifiii^ konqottl de Itaeelonéei apporté parBLLauitntalaé, dont les eàUntes jnftâiBBnffftoe grande renoanmée, M« RMà» ptésentaii deni màgni- Sfuaa^MperntftiDi kinomaiéi : Fnn très^Toism» da S. arèonum, maie âertaânainepi j^iÊàok^^ pabbahiemeiit décrit par M. Webb. C'est nne flatite eqpeiise ; latigs eal devée d'eaviion 50 à M eei^t.^ MoeHsa éa teommèi; à iaaaifieafiane tamiinées par de remaaqoaUea teeeitee de grtndee fenlUea^Umginee-obûvéfib On nilien de Tnne deeea rqaettes s'est développée une vaste infiorescence paninoiée^ portant des fleurs jawe (for «tbeaiuofip phia grandes qne celles du 8^ arbot^m. La deraèoae^pàaejileal pas fameuse) sa tige eit simpIevdtaye/roiHiele, baitfe de 40 à BD eant eorienae par la présence de petites cicatrices deltoidefl indiquant i'eni))}aGfiilieDt qn'ocenpuent les buitliBs. Cette tige -est «surannée d'imemagnifigne Toeaae de feuilles «n peu pins longues qqa celles du précédent. Yealaiit laîre lamiiisr cette tige, tf. Rivière Vétéla deiXK fois, sans que oette sèstimi ait ptednH. le résultat dietché.
Nemaav nna Itt une opte snr une variété nouvelle de Petuma viidaœa ebtemie ptf IL A. LavaUée dans;son jardiit à 8eg»s« Cette vaiiélé, oée eeDÎdeninllsiuentdanenn wàmiâàaP.niatqmê de ia FBt^U/tfcA éloigne par idttsâfinrs caractèree 2 asnst^ t6ndis que dans ce dernier la œnknir des ieiiva est d'un rese légiàreoMst violacé sdr tonte retendue de la GoreUe et an pen plus p&le dans riatérieur du tube^ dans la variété nouvelle le tube est» à Tintérieur et à l'extérieur^ d'un blanc pur; la décoloration existe même un peu an^desena de la gnrge et la partie supérieure idn linbeest d'un beaurose^ Cette variété, qui se trouve maîntenant dans le commerce (t) sous le nom de P. Gloire de Segrez^ donné
■— ^— — ^— B^— — ^— — ^— 1^— *— — M^f I • I • I — ■— ^i^^â*—— — ^i— i— <*t— iW^
(I) PêgO «.
(1) Chez MM. Vamori*, Aidti «t C», qusi d« |« MéfiwcT'w.
par la maiton Vilmorin^ tnais qae bou8 ptospomos d'appeler oadatu^ n'est pas seuleinènt curieuse par la délimitation toujours parfiitemeat établie de la bande edorée oceupantia partie supérieure de la cMoUe^ eeqûilareiidyéritableineutoculée^ caractère rare, sinon même iBO(»uiu dans rbistoire des Pétunias; elle Test eneoi» parce qu'elle a élé fixée, c'esi-à-dire que ses graines la reproduisent identiquement; née il y a quatxe ans, sa fixation a été obtenue du immier coup> et cela sans qu'il ait été besoin de souattaire les fleurs àTaction d'un pollen étranger.
Séance duVSfévrkr.^VL Laurentdépoeaitâsplendides bouquets dont I de Lilas et S de Roses^ deg variété» Triwa^ de rExpoiMan et iSounenir de la Reine d'Angleterre* L'habile cultivateur de ces pioduils communique quelques détails historiques sur la culture des Roses forcées. C'est, dit M. Laurent, après avoir dirigé mes expériencea sur près de 80 variétés de Roses que je suis amvé-à trouver 40 6a 42 variétés réunissant toutes les conditiens qu'exige ce genre de culture. M. Laurent est si bien au courant do la végétation des variétés qu'il a adq^lées qu'il pourrait faire fleurir ces plantes pour une époque longtemps déterminée à l'avance. La Société» nous n'en doutons pas^ amndt été heureuse d'apprendre, de M. Laurent, le nom des variétés sur la choix desquelles il s'est arrêté (4), ainsi que l'indication précisedesrèglesqu'il suit, depuis le moment où il commence à préparer les plantes jusqu'à l'époque de la floraison .
M. Rivière expose un pied oiErant 4 fleurs épanouies de Cypripe^ dium kirsntiittmum. — Il est accordé un jeton de 3* classe à li. Renif, horticulteur à Pontoise, pour des fruits assez beaux et bien conservés, de Pomme Reinette du Canada et P. Calville Uanche. — H. Lebrun, i Jumel, avait adressé une pomme de terre nouvelle qui mûrit à la mîr août et qui produit régulièrement de 40 à 42 tubercules. «- M. te . D* Aube déposait plusieurs tubercules d'Igname de Chine provenant d'un semis fait par lui en 4 860. Ces tubercules^ &gés de 4 ans, oflinient un volume assez remarquable.; plusieurs d'entre eux avaient fructifié en 4 863, c'est-à-dire après 3 années de végétation. Sur 30 tubercules arrachés, M. Aube n'a remarqué aucune modification sensible dsns leur forme. M. Aube se 'propose de continuer les essais qu'il a déjà tentés depuis plusieurs années, dans le but d'obtenir, dans la forme de ces tubereides, une modification vivement désirée, car elle rendrait plus pratique son emploi dans la culture.
Après la lecture d'un rapport de M. Pépin, sur l'ouvrage publié par MM. Vilmorin-Andrieux et C% intitulé les Fleurs de pleine terre, laSo-
(t) Nos aboDDés trouveront les noms de ces yariétés dans l'arltcle de M. LajeaDense, inséré dansée recueili anoée 4863, page S5t»
eiélé mimé It ketioe de eelai de M. Ddchartfe sur Taotnige de M. le eomte Léovice de Lambertje^ iatitalé le Fraùter, $a ctUture, etc.
Répondaat à une lettre qui lui avait été adressée par M. Vavin, M. Rivière donna de vive voix quelques renseignements sur ]a* multipUeation par boutures de raeines de VAratia papgrifera. Ces bouturée, dit M. Riviète^ doivent être faites au printemps ou mieux en automne, à l'air libre, dans une serre peu cbauffée, et en employant une terre sa* bionneuse ou mieux du sable fin de rivière.
Revenant sur une discussion dont noue avons parte dans notre pré« eédent numéro, M. OiapeUier advesae une noie sur Jes modifications qu'il a obasrvées dans le fruit du Mirabilùjalcpa, lorsqu'il a été fécondé par le pollen du M. langiflùraf et conclut que la fécondation bybride ne modifie pas seulement l'individu qui en résultera, mais le fruit luimême, et que celte modification peot Mre constatée danâ certains cas.
II. Dnchartre fait observer que les conclusions de cette note sont certainement trop absolues, et Téminent secrétaire rédacteur ajoute que les modifications signalées par M. Chapellier ne portent pas en réalité sur un fruits mais sur un'organe étranger au fniit^qui arrive à l'entourer complètement et h former son enveloppe extérieure. M. André objecte que quel que soit Torgane modifiât la modification n'en existerait pas moins.
Les faits connus jusqu'ici sont trop en contradiction avec ropinion de M. Chapellier^ et ses remarques ne nous semblentpas assez évidentes |»or que noua plussions noua rallier à ses conduaione. U y aura lien d'examiner si ces modifications ne. rentrent pas dans la catégorie des variations d'hué graine h une autre, comme cela arrive dans les variétés de Belle-de-nuit. On sait en efiet que toutes les graines recueillies sur un même pied de Hirabilia sont loin d'offirir entre ellea une identité
B. Vkrlot.
EXPOSITION D'HORTICULTURE A TROYES
La société d'Horticulture de TAube ouvrait, du 24 au 38 septembre dernier, une exposition dans l'ancien jardin du Musée de Tioyea^ transformé par elle en un dâicieux ps^terre, clasâné avec intelligence et bon goùt«
Un peu plus de flenrs n'eût pas nui à Tefiet d'ensemble ; la plupart des massifs étaient envahis pap les arbces, et appreliaient aux visiteurs étrangers, que l'arborieulture est la partie
de rhertiûultare ta plus floritsaûte éans le dépârtemenl de
TAube. . .
Amvapt à TexameQ de détail^ on adinirait des arbres frui* iioDB de pé{nmèpè kréproehaUeft dans teur régntoisiiét wnâttito «ous les formes les plus dîvevses ; des eôfi^res eddes af bUstes . à feuillage persistant d^ espèces ou de variétés fort nombreuses; âttestwt tons une b(mm jcuUuçei et coioptajQt parmi eux des exemplaires da {otm r^oiarqsahle. Ja difbi de mite qnB ras thàgnifiques produits venaient de Tëtalflissement deMMi Rsdtet frères, qui avaient voulu consacrer aussi, dans leur pays, îa supériorité qu'on lew a tavyoura^ ipecoxmae d«as ]»s coaçours étrangers qui lés ont possédés»
Sur les gradins établis pour recevoir les fruits cl les fteurt coupées s'étalaient, des mêmes e^^posants^ ^e riches apports de Ro^eaet de Dahlias^ poiftime eoUaetioii de fruits v^ié« <iu« je ne ]^ouvais melassei^de contempler^ taût elle étsât nombreuse^ de bon choix et loyalement étiquetée. Du reste, j'ai passé scrupuleusement .en revue tous, leurs produite; plusieurs des, juré^ m^'oot dit eÉ avoir &î( autant» eteux^ pas pkfi «que aiei^ n'ovl pu trouver une erreur d*étîquette. Aussi ront ils constaté en ajoutant, aux prix/ des mentions particulières. J'ai noté une vingtmna de fruits n^aveaux ou peu oonans, qui n'ont pas
encore été e;tppsés à Paris.
Venaient ensuite de nombreiix lots de fruits d'amateurs, juslifiant la remarque que j'ai faite en commençant ce compte rendu. Le^ Variétés les pliiâ saillantes étaient les pobes Belle Angevine^ Yon Maram^ Triomphe de lèdoighe, Bètnnré Clbirg0an> Beurré Baôhôliisr, de ïongree, Colm^r d'Ârenbërg, Duchesse d'Angoulémej ;Fondantâ àei Boiârlefi pommas- Jlâutr gère, Empereur Alexandre, Bdle Dubois, ëlo. -^ MM« Séoér oMt Ferrandi étaient les. mieu^i partagés. M.Dosâeur exposait les dkm.h^ la vannée; il avait airtisteinekit tnonté aa pyramide de a¥pdrb^ poires^ pommes^ péehes et raisins» , .
M. Dapont^PoulM,' tam^rtà^ vim dotinfale d'Anàifiâs assez bien cultivég. h Ymf^gB à pros^rer dans oeite voie, leâ té^ soltato le dédMimageront agréabl^midnt de ses soins.
IpB planton de serre et d'orangerie sortaient do TâtaMisse^ meritdo M. Léger. Tn^ ooUectîons de tégélaujc à beau leuil^ lage complétaient la partie ornementale.
Je citerai encore les beaux lots de 101. Fortin, Gaoribey, Cane, «Pasqntor, «te. Besteat k èxatnaner les nouveaatésJ De» plantes de «eire et do plein. Air^ do M< Légsr, et deiii aiiires ot arbustes téoemment introdoits du Japon, exposés par MM. Baltet> proiifv«îent que la Champagne no tient 'pM la queue dans la voio du progrès. J'ai encore vu des semis intéressants non dans le commerce et n'ayant pas encore été exposés. En fruits, c'étût unebdle poire nommée Beurré Lebrun, ressemblant à la poire des Deuic-^Sœurs et à la Bonne d'Ezée, et une antre poire moins belle; mais toutes deux mûrissant au commencement d^octobre^ ce qui n'est pas en leur faveur. En fleurs une quarantaine de jolis DahUaS) de MM. Ballet; una coUeotion. d^ Yervaiae*, ém mèques; une (H^eolioft de Glajenlfij de M. Légei^»
Bn somme si nos expéditions de Paris et de Versailles sont plus riches en fleurs, il n'en est pas de même des fruits et des arbres.
Je ne terminerai- pas le compte rendu de cette fftte hottlcoîe^ dont la Société de l'Aube peut être fièrfe, sans parler des ré-' flexions que m'a suggérées la lectu|*e du proèès -verbal de la séance de distribution des prix. Trois discours ont été prouon*^ ces ; l'un, improrisé par M. IdPféfbt^ ét«it^ m'arb-w diti ^bmmantet tout de oii^constance ; ednidoM* le Président, t&çsoù* duit dans h^ Annales, est un discours académiqde et pasaabfo^ ment coMisan. Aussi Je lui préfère le compté rendu des impressions produites sur le Jury; U. le secrétaire parle aux exposauts en bpn style^ dair, familieri qui doit rester dans leur
J'arrive à ladUtanbation des médaiU«^. M« Léger ea a obteau onze, et MH. Baltet frères dix-sept I Je doute que ces Messieurs soient beaucoup plus avancés d'avoir augmenté d'autant leur collection de médailles, et je me demande s'il n'eût pas été préférable de les convertir en un bel ouvrage sur la partie dont ils s'occupent. Il y aurait évidemment là double avantage : enrichir d'iin bon livre la bibliothèque du lauréat, en récompensant l'écrivain horticole pa^r Tacthat de son travail laborieux. Tous les exposants ne seront peut-être pas de mon avis ; aussi j'engagerai les Sociétés d'horticulture à laisser chacun libre d'opter pour la médaille ou pour la récompense utile •
Eco. bE Ma&t&agny.
REVUE DES JOURNAUX ÉTRANGERS
BOTANICAL KÀGAZUaS.
Microstyllis discolor^ LindL (Orchidées). On devra placer cette espèce i cAté des AneectochUus.EW^ est presque aussi jolie, avec ses feuilles pourpres bordées de vert lendte, et provient également de Ceylan. Les fleurs sont^ il est vrai, très-petites, mais elles offrent cette particularité^ qu'elles chang^t de couleur; de jaunes elles deviennent orange-foneé.
Sphsaralcea acerifolia, Torrey and Gray. Malva, Nutt. (ifa/vacies). Plante herbacée, découverte par Nutall sur les bords de la rivière Wallawallo^, mais dont le D' Lyall envoya le premier des graines à Kew. Elle atteint environ 60 cent, et est toute garnie de panicules de fleurs roses d'un bel effet.
Cranthemum tuberculatùm, Hooker. {Acanthacée$), L'origine de cette belle plante est restée inconnue^ quoiqu'on puisse snp< peser qu'elle habite, comme ses congénères, les lies du groupe de la Nouvelle-Calédonie^ Tayalty et Tile des Puis. Elle forme un petit arbrisseau, à branches opposées ou verticillées, parsemées de petits tubercules. Les feuilles sont elliptiques ou presque ovales, courtement pétiolées, entières, obtuses ou échancrées au sommet. Les fleurs sont d^n blanc pur, si abondantes qu'elles cachent complètement le feoiUage.
EDes Bont axUlaûes, Alîlairea et presque seanlee. La plsnto dans iob ensemble aTair d'un Plumbago. Elle naos panh deittnée a contribuer autant que ce beau genre è Fomem«it de noe aenM.
HiUscnui HuegoUi, WBnété quinquewlnera (Malvaeées). La synonymie de cette espèce est prodigieuse. Elle est originaire de la riTiàre des Cygnes et a été d'abord cultivée par M. Tbompson dlpswich. BUe est très-beUe; ses fleurs, grandes comme celles de VN. manikot^ sont rose violacé avec une taohe pourpre i la base de chaque pétale.
Stauranthera gnauUfoUa, Benth. La famille des Cyrtandracêes n'est guère connue dans nos cultures que par les genves y£!icAynoHthus et Streptoeatpus. Bu yciti un autre qui pourra^ à cause de son beau f euiUage^ mériter aussi une place dans nos serres chaudes. Ce Stau^ rarUàera croit dans Tlûde anglaise^ près de Haulmein» où la découvrit le Révér. Parish . Mais le D' Wallich l'avait reconnue dans le Penang.
Gardénia octomera, Hook. {HuNaeées). Originaire de Peman«do-Po, dans le golfe de Guinée, cette espèce, quoique encore petHe, a donné une grande fleur blanche bordée de verdàtre qui rend la plante digne de nos soins.
Micania pulvemlenta, Ruiz et Pav. {MHastcmacéeB). Du Pérou^ et décrite par M. Naudin dans sa monographie des Mélasiomacées. tïette espèce est déjà cultivée en France.
VrebMa plnifolia^ De Gand. Ccnyza eaneêcens. Thunb. (Corn* posées) . Ce Webbia est commun dans la région oemprise entire la ville du Cap et Port«Nata1. Il mérite parfaitement d'être cultivé, à cause de la belle couleur violacée dQ ses fleurs, qui forment de gros corymbes souvent nombreux sur un môme pied, et malgré l'aspect chétif de son feuillage. Il poura être semé en place comme nos plantes annuelles.
Fugoaia ouneiformls, Benth. Hibiscus, De Cand. (Malvacées) . Ce genre est intermédiaire entre les BiUscus et les Gossypium (cotonnier); il appartient à T Australie. Ce F. cuneiformis est un bel arboste. Ses fleurs sont grandes, d'un blanc pur avec une tache pourpre à la base des pétales^ et ses feuilles étroites, entières^ très-différentes de celles des autres malvacées.
Florist and pomolooist.
Abricot canino grosso. Variété obtenue dans la ville de Ga«nino (Ëtats-Rcmiains), et introduite en Angleterre par M. Rivers. Cet Abricot ne serait^ parait-il^ jamais sujet à la gomme; il présenterait le grand avantage de donner des fruits bons et parfumée^ en espalier, aussi colorés que ceux cpie nous voyons sur les arbres en plein vent« Il a un
p«t Fa^eel dri YAMBci ioyal> maàs sob goAt te nppraika de l^àbri-* eot^péohev H Aitt Atte daisé panm leg héliAr»
Delphinium «topeourdldw. Yasiété trèS'doQbliB, très^féga- Uire, fotoiMt de ])etTts pompon» 4e flatisà bléiM à eeaUe jiaiia dVin asaei pli effet
Boire bt^itisb qnean* Une de» rares poire» dignes d'être enlii^ téee^ àbleniittsurilB eol de ht Oiande-Bretagae,. £1U a été obtenue par H. Ingram, jardinier dn palais de Fragoiorey qui put Pentoyer au pmee Albert qnelqiiee oioia avant àa tâtieié OBlui-toi aurait dMtlaré n'avoir jamaia mangé ^ a ai boa firait BUe est grosse, de forme pyr&* sûâale> et d'une belle app^renee. EHe mârit en octobre.
DiBA gxmndillora) Tariété $upif*ba {ûrehidéu). LeFlorùtandpi^ maiêgùi a biefet fait d'appeler de nouTeau rattention sor ctetle ni4pu« fique plante, dont on n'pbtieiBt pas de belles floraisens, fauta de saTOir la ioultiver^ Odiginjôjre de la fiioatagne de la Table, au ^ap de fi(«uellspéffance, elle n'a paa be^a de I9 chaleur à laquelle oa la soumet, et une seriQ froide, aàcbe, lui contiendrait bien mieux. La naôété mi0^ perba a été obtenue par M. Leach; elle a des fleurs encore jAus gran* des, et ses couleurs sont beaucoup plus iateoses. . Brugnon Vietoiia. Si les Français et les Beiges comptent bien plus de succès en pomologie qu^ les Anglais, il faut ayauer que leurs brugnons TeoipQrtentsur les nôtres; cela parce qu'ils iq^récteal beauc^npi^ ce sQUie dj^ fruits* Celui dont il est question a étA obtenu par Ml» ftiY^rsi de la léeoadatioa de fleurs du Violet h&tif pra le poUen du Sianviok, opérée en iWI. Les graines qui en résultèrent donnèrent ( pieds de brugnons dû&t quatre périrent en 4660. Les deux autres très* identiques oa^ fmotiflé en septeodm dernier. Leurs fruits sont magni* fiques» treg^^QS» tràs^eolorés^ et supérieurs à toutes leaTaiiitéa eenaues jusqu'à ce jour. Aussi a«t41 ^alu à seai oblenteur de belles récompenses.
. ClMaftlia Forttuiei. Voici encore une des admirables aouT^utéa tarées dn Japon. Cette magnifique plante, rapportée par M. PoKttmsi. aura un sneoès analogue à celni des C. iMugmoêa et C. pqjteM^ des» quelles elle se rapproche du reste beaucoup. Elle a une flonûson bcau-^ coup plus prolongée et parait pent«>èire plus rigoureuse. Ses feuilles^ ' qui se rapprochent du C. patens^ sont plus belles. Elles sont remarquables par la présence d:'une sorte de bande médiane d'un yert presque blanc ou tout eu moins heauoeupi plus pftle^uele reste du limbe delà fottilto. Le8.fleQr6.0Bt 4S ou 46 cent, de diamètre; elles seat d'ua blanc t>i6*4égàremettt verd&tre et offirent cette particularité ;de ne pas être
' --•as— • ■
étalées, mais aa contraire TesBerrées entièrement eomme dans les Cbrysanlhàmes. Cest nne superbe acquisition pour nos Jardins.
Lafairta LyaUl Pirkloie. Ariu» des nmOagnef lUcheua^ àA^ otmtert par |l. Lyall, â tme hauteur de plua de l>0<M mètvesL U «tteim ^xiton 45 mëtTQs do haut. Il es^ caractérisé par la présence, sur hg bott{ga<wet les jeunes pousses^ d'un duTct laineux ressemblant à une tpik i'tnigat» et par ses écailles frangeuses»
Platm flttld&B. IJames. Des montagnel Roehaiises^ an noatean Mexique; dans la région sulmlpine. Û est dissAoftiné a?ee le P. ûMtoria^ et OB coi^titue jamais è lui seul des forêts. Cest un petit arbre, mais élégant^ 4UÎ peut enrichir nos collections.
PélyitHxm eanau oarvl. KuhL etHaaseU. (ÛrcAtWes). Encore uneeq^ceéiie àint. Low. Bile lessandileaun BiutUaoptù et est Iste* (nmementale« JBlle provient de Moulmein, comme le Ikndtaèkm *i« JwdUnUtmt, qnt I4 b^nté duquel revient encore le Garétener*$ dans son' amaéro de déifiato»
A. aaTAUOOii
CATALOGUES D'HORTICULTURE
Mi« «e BAyMla, tefoarg Sainle^Gcoh) à Gblloos^wiNteriM. Nou«4attlé« «t spâcMitit aa Bsgonta, PelargoaiMi, Atosaila. GaLMliiaai, GloaiuM, As»leSyt^uebaîB, Petwiia, ï^vetoê», ai plaates divetnaa lie B^rre ei 4e pleioe Uêtb : ï^iTM ei fVaiiiort aoavea«x.
AeMiHl to«May, à Alfas (Pfti'dfCakds). GollecÉioot tpéeialet d'AsaUes, €a^
' metta^ PoeMa, LmiUmm^ Palargeoiiua^ IUio4fidfiiidroii» planjkaa 4if craea à% serta et pleine tewe ? nouveauté» an ptaaiw é» coMactioni <péeiaifa>
9Êaàmm livMte (ltèm)y me d'AstoM, à Mais (Btaalle) 2
1* Arbias fruHiers; ^bre» d^omeaMsat} janlieB plsMls d'arbras» aapavgaf at#oi<* inoM a sMivSf
t* Plantes de serres et de pleine teirei
9*lt6aiert) * • ■ . • -^ . .
4« Gndnes peii|^, fcaftagèrea, daeiiM^
<fe Ortiizîes de pkaM «BnUDltaa» MNiuBoelha éi vt^ÊUèâ d*oiaaiaaoi^
^^otffêamiiéBpttataa d'araeaMolda^kiioatafin..
ma«at et Keteleer^ rue de Gharonne, n» 4 4& Gktalagae gAaéiU des jilaaaw disponibles pour le printemps de tS64 : serre chaude, serre tempérée, orangerie et pleine terre ; arbres réaiaaaii ala^ —
Mt^pèohe. 11 doH èti» clasaé panni leB hètifr. «A^O'
Delphinlum «lopeourbldOT. Vwiété trèhdoabk, ^'^^'^^^S^^ li^re, fotmant d« ])etHa pompoiw de flsoM Uéuif à «eatw Ji»»^ ^ assez joli effet. ^
Boiir« b«*lli8h quMti. Une des raies poire» dignes d'être ^^^^ tési, dbtenmsuc le eol de la Giande-Ketagae^ EUt a <té obteïM»* ^^ M. Ingram, JàrdiniOT du palais de Fragmore, qui pat Ymrcff^ l pnac» Albert quelques moi» avant sa taai* ùAvi>é avait àr^^ o'avolt januds mangâ fia ^ bon flcnit. Elle est grosse, de tatco» «idaie, et d'une belle app^renee. Elle mûrit en odotee,
DlB« ontadiflora, variété mperba (Orehidia). UFloHst cOtéV^^ mkgitt a Jtieà fait d'appefet de nouveau l'attention tm tau» fo"^." flque plante, dont oa n'pbtient pai de belles floraisttis, taxai» à» s»^***' U «ulUver, Oc^hïm de la nooiagite de ta TaM», au «ip étf S»o'^'
«spéwM», «ilfl n'A pag bep«n de 1| ehaleur à Istqwslte 0» 1» »oV^^^' et «ne seno froide» aôcb», bu conviendrait bien 10^03^. La t«»^ *"' perba a été obtenue par M. Leach; elle a des fleurs «hmi» plu» g'*"' des, et «es eauJ«ii»fl(nit beaucoup phu inteoic». . Brugnon Victoria, Si les Français et U» b^-^ compw»* ^' plus de succès en pomologie quç les Anglai.. U W™^ V* * ^ns reaçorteutearlee ^t^fcél^^^^^^nt ' ^ ««Wwed^fruite. Celui dent il «^ ,^^^oW^ M. mven. de la léeondatioii de ilaa« 4» v^T^^ * i!r,. Sian^ck, opérée en i^. LeaSa^^V^^^ïo pieds de brugDone dûM quatre péritentl!; f ^ ï*8«ittoettt d°^
Identiques «atihmtiflé eu septembre dair«- **^^- 1«^"* flqws, trè»^Q$, teôacolerés, et Bupé^^îr?!* Uuwftai^ iuaqu'à ce jour. Aussi a-^ol vata à attiBn^!!^*^**^**''*'
C»«tt*4l« Ptorttmel. Voici «ncoî^*^*"***"^*^^ *fc tfhSes du Japon. Calta magrufique J^^*^^*^^*» »*" *w» BU Buooéa analor à iv»h.ftl,^ V?*****^^?^' qnelle» elfe se râppro u — é^ v-T ^^ >iWto
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fichrader Aéweaa friiillage; le règne ;i[iparLaineDt. Jardin 'l'.-ij des gnînier) ia
la sœur aînée de
latoire des champs.
iiG nouvelle consécra*
, le Brome de Schrader^
Eilroduit, dans les jardins, s graminées, sinon comme comme plantes remarquaa légèreté de leur infloreses graines de fleurs offrait platystachys, polystachyus, et pendula. Notre ami et vallée, qui ne néglige rien procura les graines de ces as à reconnaître que ces èce. En outre ilcrutrecon-
Travaux du mois de Mars*
Potager» (Test pendant le mois de mars que l*artichant eiige le pins de soîds. On peut eommencer ver» le 45 i dégarnir Jes sonebes Ae la terre ei dn (om&er entassés à chaque pied : la litière sèehe doit rester à portée pour fecooTrir si la température Texigeait. aussitôt que le hàle n'est plus à craindre, il fianteolenr à chaque» souche les œilletons superflus et ne laisser que les deux plus beaux ; après cette opération^ il faut arroser cdpleusement les artichauts et leur donoer une bonne couverture de fumier. C*es( aussi pendant ce mois qu^on sàmst laboure et fume les asperges. Le fumier de cheval est le meilleur pour te dernier usage; mais^ dans ks terrains très^secs, on doit employer le fumier de vachs; Tun et l'autre doit être à moitié décomposé. On plante choux-pommés, choQxfleurs, fraisiers, laitues, oignon blanc, oseille, poireau, romaines. Onfsitles semis de carottes, chicorée sauvage, choux-fleurs, choux-cabus de Saint- Denis, de Milan, de Bruxelles, épînards^ fèves, ciboaks, cresson alénois, panaisj penili poireau, tous les pois, radis rose et noir^ salsifis, scononères, p^mimies de terre Yen la fin du mois ; céleri à couper, cerfeuil, choux Quintal et de Poméraoie] toutes les laitues, romaines blondes et grises.
Les couches et châssis exigent beaucoup d^attentionf car, à cette époque, les réchauds dont on entoure les couches sont trop forts : il se produit des ocnfs de chaleur qui détruisent toute la récolte ; il faut aussi veiller aux coups de soleil, qm produisent le même effet.
On sème sur couche : concombres, melons, piments, tomates, ravesy salade
et fournitures diverses.
Jardm fruitier. Finir la taille, labourer et pailler les plates-bandes.
Jardm d'agrément. Terminer les labours, travaux de propreté, la taille des arbustes divers et la plantation des plantes vivaces; ftiie des boolaDrea d'arbru et d^arbriMseaux. On sème en pleine terre: Giroflée de Mahon, Adonis, Core<»pnh Nigelles, Hésj&da, Kenwpkila^ Clarkia, Gilia, Crépis roses. Giroflée jaune, Malope, Œillets de Chine, Pois de senteur, Reines-Marguerites , Capudoes, Volubilis, Collinsia bkoîor^ Siléné à fleurs roses, Balsamines, Belks 4e {^oit el Belles ds leur, Muflier, Pétunia, Thlaspi, Scabiease ou Fleur des Veuves, FhaceUa, Linaria bipartia. On sème sur couche : Gélosia Gréte de coq, Amaranies, Balsamines, Reines-Marguerites, Galcéolaires, Quarantaine, Martinia, Gosraeib
On place aussi sur couche les tubercules de Dahlia pour déterminer la v^è* tation des bourgeons, les séparer ensuite et les mettre en pot jusqu'au moment de les livrer en pleine terre.
Serres. C*est en mars que les Camellia sont dans toute leur beanté; il ftat leur donner des arrosages modérés et entretenir avec soin la propreté des fsnillages. Pour les autres plantes, même soin que pour le mois précédent ; mais on Veillera pour éviter Tefiet des coupa de soleil; on blaoefatt les vitres avec de k idumai ma l'on tend des toiles.
Paris, Imprimerie Horticole de E. Dohnadd, rue Cassette, 9.
SMMIU NS AKIMUS OUTimS MRS Cl RMtM.
K. HùiNcv : C:hr*Bl4«e. — 0« Liscutci *. !#• Llllam avrataai (PI. YII). -^ L. Kn- MANM : L<! r^lBsettla ^vIcherrlM» (PI. Vf 11). — H. Baiuo« : Sor It loriifon iTob LiTivtftBA «iMiCralls, tu Jirdin dei plantes de Paris. -» E. Bomas» \ Goe belle plante oraemeBttle, le lll€#ltea» WlgaadltoMMi. *A. Nas : ■«• Smsr€\m 4e 1* P«rai« ; traTaoi d'entretien da Verger. — • Ajibiié Liiot : COoeervation des Jeonei plants d*Arfl- •ha«ts.— F. UAtiRco : Distcnatiou snr U Tégétation (snite) : W^m t^mmmm éléaiMBt*lr«i.-*B. VnktTi Soeiété d*taorticQltnre : némmtm dn 10 auts«— A. m Taloo : des joninaui étrangers ; Plamies ■•aTeHes.^-Traraiix dn mois.
CHRONIQUE
lofloence de rhorticultare Bur ragricultare; le Brome de Sckrader devenu ptaotd fourragère; 'EsopotUiom de Fart». Les plantée à feuillage; (e règ:ne
. des BUbergia Les MaratUacées ne réassisseat pas en appariement. Jardin d'hiver de li. Berlin fils ; floraison des Camellias. Fraudes des grainiers du Céleste* Empire, Fructification des Aucuba.
On a souvent dit que rhorticniture est la sœur ainée de Tagriculture, et que le jardin est le laboratoire des champs. C'est une vérité qui reçoit chaque jour une nouvelle consécration ; aujourd'hui une planta fourragère, le Brome de Schrader, vient témoigner en faveur du jardinage.
Depuis quelques année^ la mode a introduit» dans les jardins, une foule de plantes de la famille des graminées, sinon comme des plantes ornementales, du moins comme plantes remarquables parVélégance de leur port, ou la légèreté de leur inflorescence. C'est ainsi que le commerce des graines de fleurs offrait aux amateurs, les BromusSchraderif platystdchys^ polystachyus^ unioloides; les ceratochloa australis et pendula. Notre ami et savant collaborateur M. Alphonse Lavallée, qui ne néglige rien de ce qui concerne l'horticulture, se procura les graines de ces différentes plantes, et il ne tarda pas à reconnaître que ces six noms, s'appliquent à la même espèce. En outre ilcrutrecon-
Àwil 4864. 7
naitre danft «Blte ^ramitiéé Tétei^ â'iiitë bOHtie plante fourragère ; il ressaya comme telle, dans un coin du potager et six années de culture expérimentale^ kii ont prouvé qu'il ne s'était point Irojbpé, que le Êrome de Schrader esl une plante îounagère de premier mérite.
Dans un mémoire lu à h. Société impériale et centrale d'agriculture de France, dans sa séance du % février dernier, M. Alphonse Lavallée fit donc connaître les qualités de cette graminée. «C'est, dit-il, une plante très-vigoureuse qui donne quatre et cinq coupes en vert^ par année. . • Les vaches trouvent dans cette graminée un fourrage qui est particulièrement favorable à la production du lait, que l'en voit, sous cette influence, augmenter sensiblement et devenir de iiualité meiUeiiirey ^...
Ge mémoire imprimé en entier ou pàt^éllt^^eât par la {rtupart des journaux de France, aètè édité à part (1). Malheu- | reusement ceux qui le liront et auront le désir de cultiver cetie I plante fourragère ne pourront que difficilement se'procurer des graines. Là maison Vilmorin n'en à plus; Haaje et Schmidtj à Erfari, n'ont pu satisfaire que quelques demandes (2).
Le Érome de Schrader est acquis dès maintenant à la grande culture, et c'est à rhorticullure qu'il le doit; la science du jardinage mérite dojic d*étre encouragée aussi bien que T agriculture .
Quant à M. Alphonse Lavallée, il a des droits à la reconnaissance du pays ; car en faisant connaître les éminentes qualités et i les propriétés de ce Brome, nous croyons qu4] a rendu un grand service à ragriculture. « Celui qui fait pousser, deux brins » d'herbe, a dit Swift, là où il n*en venait qu'un seul, a fait plus » pourrhumanité que le conquérant qui a gagné vingt batailles.
(4) .Chex M. Roihscluld^ éditear, 44, nie de Buci, Paris» (2) Reçtela maisoa J. G. Boolh et Gie, Nachfolger, grosse ReichenstraBse, n^ 3J, Matnbxirg, qui vcn J ccUe graine sou» le nom de CerofocA/oa av^ol^*
- ôd -
Cette devise de la Société d'Agrîcullute de Belgique est là devise de tôtis les périples civilisés.
L'exposition florale qui â eu lieu du lî au <7 du mois der^ nîeir n'a pas eu, patait-il, tout le succès qu'en attendait la Société impériale el centrale d'horticulture de France. J'étais absent de Paria a cette époque, et je n'ai pu en juger de Disuç mais, à en croite le dit*e des uns et des autres, et suivant nos collaborâteui^ eux-tnênies, cette exposition n'offrait qu*un médiocre iiitétét. ïé n'essayerai donc pas d'en rendre compte d'ap)*èéles rapports qui m'«fn obt été foits. D'ailleurs on connaii les Uia6 Ûancsde M« Laun^, Je ^ais quel excellent choix de GâHDélîas ont dû faire MM. Hiibaut^Kételeèr et Landry qui dùi exposé l'éUte dé leurs vanétéB. On dtait un tot de Cycla*> âMis deFouMitfr^ quelques Asalées et Bruyères etdeuxcoliectkrns de Jacinthes dont une remarquablCTmmt belle appartenante M« Loise» Quant aux Cinéraires, il parait que les plantes de ïim des cscposants éUdent dignes d'élogts pour lear belle eultai^e^ et celte de rauta»> à cause du bon choix des variétés. Tdi est l'ensemble de cette exposition spéciale de fleurs du priâtemps»
Cetln eiposkion avaii^ à notre sens» une double utilité, et il est regfettaUe qu'elle n'ait pas produit de moeurs résul* * tais (1 ). Elle était exciusivanient florale et devait ainsi offrir une résktanœ 4 ce goèt peut-être exagéré des plantes à feuillages. Loin de tnoi dé oritiquer l'euploi de ces végétaux.
^ fc 1 1 1 ■■.lit ttt * m
(I] Il est curieax, après ce que aous venoas d'exprimer, de lire uq petit article (lu Gardener's Chronicle^ du 19 do ce mois sur le bon goûlaveclequcl, cû France, ]«sexpotAint8 disposent de 4e\ir8pfodait8. Cet éloge mus fait utt tif pi«Hiir, car il prouve Tart ^ue neiM mettoos à faire ressorUr la beauté des plaolcs* « On sait bien, dit Ip journal anglais^ que les expositions. à Paris et toutes celles » de France sont moiUs belles que les nôtres sous le rapport des fieufs, plantes » et frtits exposés^ maû le loixt est bien naieux disposé, et prodott an ^ffet » général beaucoup plus attrayant que chez nous. D*une façon ou d'une autre, » notre manière cause un grand préjudice aux exposants anglais : ces surfactis « p!ate% etmrei^les À^un drap Veritottt usé» sur ksquelics sokitrâiigées les plantes « co k>i^iM8 iignas moaotODis» j^armettent aux critiques de voir le manque, de » soins qu*on importe à ces expositions^ etc. »
J'approuve^ quand il s^agit de Palmiers, de Dracsna, de Broméliaûées de Cycas, de Yueca même; mais je la blâme lorsque ce sont des Rhubarbes, des Sardanes, conmie quelques amateurs trop zélés ont voulu le faire^ ou de ces tristes panachures, images de maladie et d'étiolement, dont le bon sens a fait bien vite justice. Pour nous^ la mode a toujours raison, même dans ses allures un peu extravagantes ; je ne m'insurge que contre ses excès. En horticulture, connue en toute chose, la versatilité des goûts est nécessaire pour empêcher l'uniformité, qui serait bien vite suivie de l'abandon le plus complet. Ainsi, au moment, où je me récrie, contre l'exagération de l'emploi des plantes à feuillage, je voia poindre à l'horizon, pour romement de nos appartements, Tannée prochaine, toute ia tribu des Bilbergiacées, que l'on a reconnues très-propres à vivre et à fleurir dans le milieu si défavorable donné aux plantes de nos salons. L'essai de ces genres de végétaux tenté avec succès à Paris, a eu im plein succès : je puis citer lés Bilbergia zebrina, pyramidalis et thyrsoîdea, le Tillandsia recurvata et une espèce nouvelle du Nouveau-Mexique. Les Belges et les Allemands ont cherché à cultiver, pour les salons, les belles plantes de la famille des Marantacées, mais ils ont complètement échoué. H faut attribuer la difficulté de cultiver ces plantes, dans des ap- ' parlements, à la trop grande sécheresse du milieu ambiant. Du reste, le D' Koch, qui a pubhé dans le Wochenschrift un mémoire sur quelques nouvelles plantes ornementales de la famille des Marantacées, dit que le besoin d*humidité est cause que les végétaux de cette famille ne réussissent pas dans les appai*tements et finissent même promptement par y périr.
Mais je suis loin de mon sujet* Je disais que l'exposition vemale de cette année avait une double utilité ; et , en effet , elle permettait, du moins à certains spécialistes, de faire cou* naître leurs cultures. Il ne faut donc pas se décourager pour cet échec, personne n'était prêt; pour celle du mois de mai
nous aoFons mieux. D'ailleurs, je le dis avec assuraiice, on Gommeuce à être blasé des plantes à feuillage ; on revient, et on reviendra toujours aux fleurs ; il est donc bon de prouver qu'il est possible^ en toutes saisons, d'en avoir quelques-unes. Enfin cette exposition, toute piteuse qu'elle était, nous iait entrer dans une voie nouvelle, qui a bien réussi à nos voisins d'outre-Manche.
Si je n'ai pu jouir des quelques jolies fleurs de printemps exposées à Paris, je me suis amplement dédommagé en visitant le gracieux jardin d'hiver de U. Bertin fils(l)^ qui persiste, et on doit Ten féliciter, à cultiver les CamelUa ; car, à l'exception du Jardin d'accUmatation , il est le seul horticulteur chez lequel on trouve encore de beaux spécimens et une riche collection de ce bel arbrisseau du Japon.
En entrant dans sa serre on est frappé, tout d'abord, de la parfaite santé des plantes dont le feuillage, d'un vert foncé presque noir, ressort admirablement sur le sable rouge des allées qui serpentent sans jamais laisser apercevoir la limite du jardin. Les Gamellia, en pleine floraison, se comptent par milliers et of&ent les tons les plus variés, du rouge clair au plus foncé ; de rose le plus tendre, du blanc le plus pur et des stries, des panachures de toutes sortes.
Parmi les rouges ^ on remarque : Minuta de Low, jardin d'Hiver, comte Criwelli, Cerenantolla Jeffersonii, archiduchesse Âugusta et Nitida. Dans les roses : Walteveredo et Augusta superba tiennent la tète ; puis viennent : Saccol, Hen* dersonii, fra Arnoldo d'Abresia, T Avenir, Storyii et Napoléon III. Les plus beaux Hlancs sont cei-tainement : duchesse de Berry, Washington, Innocenta, AlbaCasoretti, Lavinia Maynii et comtesse PauUne Maynii. On y admire les striis : Optima, baronne Pronay , Négrie, Jubilée, Tricolor de Matha, Giovachino Rossini,
(4) Rae SaiDt-Syniphorien, n*4, è Versailles.
et tant. d^ftBtres encore coiome Sweeti de GolvilU macquise d'Exeter, Praserpine aux fleurs énormes^ eto.
Dans cette forêt de Gamellia, on rencontre aus^ des naassîfs de Mimosa et d'Acacia aux feuilles si variées, et encore des Fougères de serre froide dont les principales sont : Al^ophjlla ausiralis et Loddigesii, Balantium Antarotiaum , Bleobnum brasiliense. Dans un massif de Dracena figurent un Draeena australis de â mètres de hauteur, et dont les feuilles n'ont pas moins de 10 centimètres de lai^e ; un.Draoena Banksit, aux feuilles de 2 mètres do longueur, et formant une curieuse spirale à la base ; puis une fo4ile de petits Dracena in4ivisa congesta^ rubrà, australis qui se comptent par mille, et un beau Dracena ( Cordyline ) indivisa vera, de i mètre de haut, 4 ""50 de large, et portant 50 feuilles admiraUement rayées de jaune.
Enfin les Palmiers ont pour représentants ; de beaux Cha-* mœrops excelsa et humilis, des Gorypha austr^s (i), le Falsia iapoûica, et beaucoup d'autres de ces beaux: arbrisseaux, qui sont recherchés aujourd'hui pour leurs feuillages , et dont rénumération me conduirait trop loin.
En parcourant ce délicieux jardin, je n'ai pas trop regretté de n'avoir pas vu notre exposition de Paris. . La Société d'acclimatation a i^ecu dernièrement une collection de graines de Chine, renfeimées da.ns des sachets^ sur chacuu desquels était peinte, avec un assez grand soin, une plante, qui devait être cellp dont les semences y étai^nt renfermées. Ce ne fut pas l'opinion de M. Louis Neuraann, chargé d'examiuer ces graines ; l'intelligent i^hef des serres froides; du Muséum p n'est pas homme à se laisser prendra k la rus^, t^nt bien habillée qu'.elle soit, d^s marchands du Cétest^r^-pire. En effet, comme toujours, la précieuse collection se
(4) Voir la oole sur le Levistonia^ pag«: 4<^S
compo^îait de ra(î|p. ch^nwe, PQj?a, furn^, elQ. 0 y av^jj hm des Canpa, des Aipvwtes et 4es Soi|ci?, mai? on 4eyine pe qiie eievqnt les yariétéç que les Chinois cpnufepteut à dqnner ^px barbares d6 rOccident- Qette fraude postière a en m topl aatre ri&^ult^t ep ^n^leterr/a ; des paquets sembl^blei^, ^u nombrp 4^ six cent?; mjs en veg^e par adjudication, Hog^ dit le Qardenef's Çhronicl^f pjif, atteipj des prix élevés, n ya ^ans djre que ces espèces et variétés sont tout aussi in^iÇ^nte^ que celle? reçpes par la Société d-accliinatation. f^a senle différence vient de ce qu'elle^ avaient été expédiées du Japon^ pt n<m de Chine, |ae Çfffdeiier'f Çf^ronicle trouve bon^ à ce propos, . de parler des fraudes nombreuses^ dit -il, dont les Anglais sont victimes, de la part de marchands du continent : des fruits monstrueux, des orangers greffés sur pommiers, des roses bleues, des dalhias de même couleur, etc. 9 sont offerts à Favide euriosito de nos voisins, par des Français, des Belges ou des Allemands. Qu'il nous permette de lui dire que messieurs ses compatriotes ne me paraissent pas mériter une confiance absolue ; il a oublé cer* taines yapjéMis» car|l«»ines introductions annoncé^^ I^uyammmt poreux e^^peu dîgAe^ d*inLépièt. Ce genrjs de fra^fle est plus j»aU)^we^, car les plus habiles y son); prisf tandis q^'il fiMt mm »a!v^ de premier ordre pour »^ lai^er dyper comme Tiadî^WB h lédacteur du Gardener^s Çhro^icle, qui ^'a pas craint d'acheter, à la vente 4es planjii&s japo^^e^s^ le Di^lytr(f $pect(fbili$ à fleurs bleues l ! !
}^e$ JQuroaax anglais soni; remplis; d« dé;l,ai)b9 wr le§ noji^* yeaux iliicu6f . On a déjà un exemple de &jgictjfi,catio]^, ait ui^ pied ^«yuyiert 4e baiey a été exposé {^ar ^. Sflandish a SiQAth Kî^singtoOy où il a été l'objet de j'admi^ation générale. lii ^ni)ert Foftuae^ dans )me longue lettre pubUée dans le/lerj)iei^ ujunér^ du Gardenev'$ Chr<miciey nous fait paj:t .dv plaisîr f^'a épri^vait jt j^dîr cep beaux arbus^e^ du Japon ; il^ y p^Q*
duisent un grand effet par leur feuillage sombre • Le courageux explorateur de ces lointaines contrées^ s*éténd ensuite sur rhistoire de ces plantes. 11 fait remonter à 1783 l'introduction de notre Aucuba commun. Il raconte comment il se procura, dans un jardin près de Yedo, le pied mâle qu*il expédia en Angleterre, et insiste sur Tintérêt qu'il y a à réunir les deux sexes pour obtenir le luxe de la fructification de ces arbustes. Nous ne tarderons sans doute pas à jouir de cette fructification en France, car j'ai vu chez M. Gustave Morlet, à Avon, près Fontainebleau, deux ylMCMÔa, mâle et femelle, en fleurs, et réunis pour opérer la fécondation.
F. Heringq.
FLORICULTURE
LE UUUM AURATUM. Lindl (Pl. VII).
Nous avons déjà pu jouir, une fois en France, des admirables fleurs de ce beau Lis, si remarquables par leur colons, leur forme, et surtout leur grandeur. Nous en verrons beaucoup de pieds fleuris cette année, et le succès de cette introducticffl sera plus grand encore que celui du Lilium speciosum^ dont il est d'ailleurs très- voisin.
.Cette excellente acquisition japonaise a été introduite de trois côtés différents ; d'abord par le D' Van Siébold, puis par M. Veitch, et enfin par M. Robert Fortune. A peu près à la même époque, M . Gardon-Dexter l'envoya aux États-Unis. • Cette espèce n'a été rencontrée à l'état spontané que par M. Veitch, qui le trouva dans les provinces centrales du Japon, sur le versant des collines. Suivant les autres célèbres explorateurs que nous citions, ce ne serait pas une plante propre à la
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SQUQ ce pom qpe U plantée qui fai| Tùl^jet de pette note est cQQQUjd daqa le OQj^aieree horticole.
Le Poingettici pukh^tn^ epk im petit arlM^îsse^u dressé, rameuxy à rameaux aytindcique^ g^re, vert ; ses feuilles soot alternes, aocidentellemeQt opposées, pétiolées, ovaleS'^eUipti* ques, aiguesi plus ou ipoias simfâuaes sur lesbûsds. L'daflores* oeacei ou le petit bouguet de fteurs qqi termine les raEieaux, est accompagnée de magnifiques bractées^ ou feuilles florales» d'une belle couleur vermillon, et qui ont à peu près la forme des feuilles raméales ; ce sont ces bractées qui constituent Tapp2u*eil ornemental, et certes, il est rare de trouver des fleurs produisant autant d'effet , au point de mvè de rornementation.
Culture. «— l^ Poimettia pulcherrima n'est pas une plante' nouvellement introduite dans les cultures: son introduction ddte de 1854. Mais, comme beaucoup d'autres végétaux^ il a été négligé, pui^ ab^ndqnn^ 4p.? bortipultQi^rs» gf^i voyaient en lui une plante très-difficile à cultiver. Il n'en est rieâ cependant. Le foimeUia oraint simplemeat i'hpniîdîié ; aussi cultivé en serre chaude^ il fond très-Fapid^mept• Pour jouir dô ee beau végétai, il faut le placer en serre froide ou jardin d'biver, en pleine teire^ danj; une partie bien éclairée et dans un sol parfaitement drainé* La multiplication est Cacile par boutures. Aussitôt après la floraison, on poupe des rameaux, pour bouturer, d'une longueur de SO à SO centimètres, et on las pique dans du sable de rivière d^s^fin, ou en terre de bruyère sa* bieuse; faites en serre à boutures, elles n'ont p^ bewin d'être couvertes d'une cloche ^ dans ui^ serre froide ou dans le jardin d'hiver la* cloche devient nécei^saire, et il fsuit les placer sur le devant afin qu'îles puissent recevoir le plus pos$ii}l(^ de lumière. Quant aux arrosenaei^ts, il faut je rappeler que le ?oinseUia craint l'humidité, et qu'il faut arroser très-modéré*
laaat pendant Tétai àt itpoci de U plapto ; mm an pleine yé? géUtlioQ^ le^ arrosements peuvent ètrd donnés largeaioat.
Lorsque le^ l)outu?e8 ^at enracinées on les relève avec soin» sans endommager ie$ racines^, qui dont très^délûîates, et on les met dans des pots ds 20 eentimètres, dont le fond est bien garai de gros gravier ou de tessons^ pour établir te drainage; la», terre doit être up mélange de terre de bruyère et de terraau de feuilles, ou, à défaut de ce dernier, di) terreau de fvpuBf h}pu consommé. Ces boutures, ainsi empotées, 4Qivej)t être placées sur une couche chaode ou en serre cbauda et bi^ii exposées ^ la lumière, car la luniièro est la condition d'existence de cette plante; pour favoriser le développement des feuilles, oq donne de légers bassinages* Les boutures» ainsi traitées, peuvent, au bout d'un mois et demi, éti*^ livrées à la pleine terre des jardins d'hiver, à une exposition phaude et bien éclairée, pq ayant soin de bien drainer la tOFre, à latiudle on ajoute moitié de terreau. Dans une telle condition, les jeunes plantes acquièrent un beau développement, et quelques-unes montrent leurs brillantes bractées avant Tautomne. Mais, pour obtenir une belle floraison, il faut lever les Poinsetiia de la pleine terre au commencement de Taptomne, et^ avec le plus grand soin, ménageant bien les racines, les remettre en pots proportionnés à la quantité d'organes radiculaires. Après ce rempotagC;, on transporte les plantes en serre chaude, sur la tablette de devant autant que passible, pour qu'elles se trouvent bi^n écIairé^s. Au bout d'un mois et demi de séjour en serre chaude, vers le mois de janvier, les Povi$etiia montreront leurs éclatantes feuilles florales. Si l'opération du rempotage a été bien faite ; si les racines n'ont pas été endommagées, les plantes auront conservé leurs feuilles vertes, qui serviront de repoussoir aux bractées, dont le tendre vermillon se détachera magni(l({uenient sur le vert clair du feuillage. Dans cet état défloraison on rapr porte les Poimettia dans les jardins d'hiver, à la place qu'ils
occupaient) et là ils conserveront leur feuiUage involucrale, pendant tout le restant de Thiver, surtout si Ton a soin de les garantir de rhumidité et de ne pas les seiînguer ; car Veau sur les bractées fait tache et les détruit très-rapidement. Après la floraison^ on rabat les branches pour multiplier les ramifications et augmenter ainsi la splendeur florale.
Telle est la culture du Poinsettia; elle est simple. Nous espérons que cette belle plante pourra enfin prendre la place qu'elle devrait occuper depuis longtemps, si les horticulteurs veulent se donner la peine de la multiplier . Le remarquable succès^ et les beaux exemplaires que j'ai obtenus en la traitant comme je viens de le dire, nous a engagé à en donner un dessin pour en faire connaître le mérite ornemental et faire revivre une ancienne plante injustement abandonnée. On trouve le Poinsettia chez la plupart des horticulteurs^ et nous en avons vu de belles multiplications, l'hiver dernier, chez M. Burel, rue du Helder, 5^ à Paris.