‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 106 sur 152 · PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE

DISSERTATION SUR LA VÉGÉTATION {Suite) (1). Des tissus élémentaires : celulles, fibres et vaisseaux.

On ne peut comprendre les phénomènes de végétation d'une {^nte qu'autant qu'on connaît sa structure intime, c'est-àdire les élémenrs qui la constituent . Nous consacrerons donc ce chapitre à l'étude de Tanalomie végétale.

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(4) Voir années 486| et 4863.

Tous les végétaux, nous l'âvons déjà dit, ne présentent pas la même organisation. Les uns^ comme les algues, les muscé« dinées ou moisissures, ne sont composés que d'un seul élément nommé cellule ou utricule. Dans le Protococctts^ c'est une cellule xmique qui constitue l'individu^ le sujet. Cette cellule est g]ol>uleuse, et, vue au microscope, elle ressemble à un de ces petits ballons rouges qui servent de jouet aux enfants. Dans d'autres cas, comme dans les conferves, c'est-à-dire dans ces filaments verts qui s'attachent aux parois des tonneaux d'arro^ sements ou des bassins, ce sont des cellules plus ou moins allongées dans UD sens, et placées plusieurs bout à bout, comme des tonneaux disposés enpiles. Enfin, dans les champignons et dans toutes les parties tendres du végétal, des milliers de ces cellules sont entassées les unes autour des autres, et constituent un tissu, dit tissu cellulaire, qui offre autant de cavités qu'il y a de cellules et dont l'ensemble représente assez bien l'aspect de toutes ces cavités qui forment la mie de pain.

Les parois de cellules, appelées aussi utricules, sont trèsminces, perméables par les liquides, d'abord homogènes, puis épaissies sur divers points, de manière à donner aux cellules des aspects différents : des points, des lignes transversales, des cercles, des réseaux^ des lignes spirales. Toutes ces cellules sont liées entre elles, comme les pierres d'une maison, par une sorte de mortier, qu'on a nommé matière intercellulaire , et quand les cellules ne se touchant pas sur tous les points de leur contour, laissent entre elles des vides plus petits qu'elles, on appelle ces vides méats intercellulaires.

Le tissu cellulaire est le laboratoire du végétal; toutes ces petites cellules sont, pour ainsi dire, autant de cornues dans lesquelles est distillée l'eau que la plante absorbe dans le sol et qui est transformée en sève, en principe colorant, en sucre, en amidon, en sels divers, enfin en tous ces principes immédiats que l'on trouve dans les végétaux .

Cest aussi le tissu cellulaire qui est l'agent générateur ; car c'est par lui que tout commence ; il ne peut rien se former là où il n'y a pas de tissu utriculaire . C'est une chose importante à sayoir^ pour guider dan» certaines opérations, comme le boufurage, le marcottage et le greffage; généralement l'aspect du tissu d*un végétal fait connaître le mode le plus sûr et le plus rapide de multiplication*

Outre le tissu composé de cdlules dont le diamètre est à peu près égal sur tous les sens, et qui a une consistance molle , il y a dans tous les végétaux, d'un ordre élevé et soumis à la culture, on autre tissu de consistance solide , qu'on appelle tissu ligneux ou prosenchyrae. Il est composé, lui aussi, d'une foule de cavités, mais de cavités beaucoup plus allongées dans deux sens opposés, et qui se terminent en pointe aux deux bouts. Ces sortes de cavités portent le nom défibres* On les re* reconnaît facilement à leur forme allongée, pointue, et à leur paroi beaucoup plus épaisse que celle des cellules proprement dites.

Le tissu ligneux forme la partie solide du végétal , c'est-àdire la charpente osseuse ; il est impropre à la génération ; autrement dit, il ne se développe jamais le moindre* bourgeon d'une portion de plante composée exclusivement de fibres ; son rôle est un rôle passif; il procure la solidité, la dureté de la partie ligneuse ; c'est à l'épaisseur des parois des fibres qu'est due la solidité du bois; c'est à une substance particulière nomn^e ligneux^ qui imprègne et incruste les parois de ces fibres, que le bois doit sa dureté.

Enfin un troisième élément se trouve encore dans tous les végétaux, dit phanérogames : c'est ie vaisseau. On désigne sous ce nom un long tube^ comparable au tuyau de gouttières, quant à la forme ; on les rencontre au milieu des tissus cellulaires et fibreux » et sa longueur est souvent celle du végétal. Comme chez les cellules, ses parois sont primitivement très-

minces, faomogèaes et perméables; mais elles deviennent ponctuées, rayées, annulaires , réticulées, etc., par l'épaississèment irrégulier de la partie interne.

Pour certains botanistes, le rôle des vaisseaux est inconnu. Les uns considèrent oelong tube comme un organe chargé de porter Tair dans Fintérieur des tissus ; les autres prétendent, mais sans trop l'aiErmer, que c'est lui qui transporte Teau puisée par les raeines jusqu'aux extrémités des rameaux, dans les feuilles^. Nous étudierons cette question en examinant les phénomènes de l'ascension de la sève.

Les vaisseaux sont de plusieurs ordres s on distingue les gros vaisseaux ponctués, rayés, etc., dont nous venons de parler et qui sont généralement simples ou peu ramifiés ; les vaisseaux du latex ou laticifhres qui sont des vaisseaux d'dn diamètre beaucoup moindre, très-ramifiés, et dont même les ramifications se soudent entre elles, formant une sorte de réseau, c'està-dire des mailles comme ceux des fileta de pêcheurs : on les rencontre dans les tiges, mais dans l'écorce seulement, puis dans les nervures de feuilles, les stipules, etc .

Ënfin^ il y a les trachées ^ sortes de vaisseaux moins gros qne les gros vaisseaux rayés, ponctués ou réticulés, et qui sont trèsremarquables^ en ce qu'ils renferoxent un fil enroulé en spirale, qui se déroule par la rupture de la paroi du vaisseau. Gestra* chées occupent toujours^ dans la tige, le pourtour de la moelle ; dans les feuilles, on les trouve sous l'épiderme de la face supérieure ; elles existent dans les pétales, les fruits et les graines; mais jamais dans les racines.

Tous les divers organes des végétaux, tiges, racines, feuilles, fleurs, etc.» étant composés de ces différentes cavités nommées cellules, fibres et vaisseaux, on comprend facilement comment la sève circule dans toute la plante.

F. Herincq.

BIBLIOGRAPHIE ET FAITS DIVERS

SOQÉTÉ IMPÉRIALE D'HORTICULTURE.

Séimee Ai 49 mon. -^ Le comité d'arboriculture avait k exantinfr des Noix qui avaient été adrewécs à la société pair M. Gujot de ViUe* neave^ propriétaire an château de Hontalivet-Lagrange^ prtâ Sancerre. Ces fruits, eneiHis sa? un Noyer venu accidenteUeiuent sur les ruines d'un vieux cbàfeau, ont une ferme plvlAt eanée qu'obieBgcie ; leur coque est mince et l'amande très^dévdoppée. fiien que ce fruit présentât quelques difféiences avec plusieurs variétés^ le comité s'abstint cependant de lui donner un mm. L'arbie, dit M. Guyot de Villeneuve^ est âgé d'MviroB vingt ans. Les qualités de toa fruit ne sont pas Tuni^e caract^ important qu'il préeente; sa végélatioa tràs*tardive, analogue en quelque sorte à celle du Noyer de la Sain^Jean {Jugimê regia L. wxt. serotina) vaudra sans doute au présentateur de nombreuses demandes de greffons^ surtout si, comme il l'annonce, Tabatage de cet arbre doit aroir lieu à une époque peu éloignée.

M. Landry jeune présentait une Orebidée fleurie et innomée qui n*èlait autre que YOncidium peeiai^e Lem.*, plante plua rare que jolie.

Nous présentions une terrine de Saxifraga 0ppo$iiifol%a L., dont la floraison était tiis-remarquabte. En effist^ dans cette terrine^ d'un diamèftre de 30 eentimètres, on comptait plus de I50flsurs4 Daais une noie que nous avons lue sur ce Saxifrage, nous avotts indiqué les soins de culture qae cet élégant pygmée réclamait dans nos jardine et dont voici le résumé : Cette plante , comone on le sait, abonde dans toutes les montagnes élevées d'Europe; on constate sa présence à eirriroo 4^IKK>à 4 ,W^ mètres d'altitude, et elle s'élève jusqif à la limite des neiges éter** nelles, c'est-à-dire jusque environ 3,000 mètres au-dessus du niv eau de la mer. Sa culture dans les jardins peut se faire soit en pots, soit en pleine terre. Dans le premier cas on draine fortement le vase ; os se sert de terre de bruyère plutôt tourbeuse que siHoeuse et grossièrement concassée^ la plantation opérée, on place les vases dans «m endroit abrité contre les rayons du soleil, on les dispose sur une tombe de sable ou d'escarbifles afin d'éloigner les vers ou les limaces, puis il n'est pins besoin que d'entretenir la terre dans un état de firatcheur constante; à Tautomne, avant l'arrivée des pluies continues^ on place les vases sous châssis froid, on les arrose modérément une ou deux fors par mois, et au printemps, ainsi cultivée, il est rare que cette plante ne fleurisse pas abondamment.

ga multiplication peut s'opérer d'éclats ou de boutures, les premiers,

se font en août, c'e$t le moment le plus convenable pour la diTkion des Saxifrages. Quant aux boutures, on peut les faire en toutes saisons mais mieux au printemps ; on les fait dans du sable fin^ dans une serre à Tair libre, c'est-à-dire sans les recouvrir d'une cloche. Ces boutures émettent des racines très-promptement ; dès^ qu'elles sont reprises, on les plante séparément dans des petits godets, on les rempote successivement deux ou trois fois, et à l'automne on les réunit dans des terrines. Les boutures sont préférables aux éclats, elles produisent l'année suivante m6me des individus qui donnent déjà des fleurs, mais leur floraison n'est véritablement belle qu'à la seconde annéer.

Quant à la culture en plein air de ce charmant Saxifrage, elle est la même que celle des autres espèces de ce genre. Pour les voir se bien développer, à une exposition ombragée on ouvre une fosse de 30 à 49 cent, de proiondeur ; on place dans le fond une couche de gravier ou d*escarbilles de 4 0 cent, qu'on recouvre de 4 0 à 4 5 cent, de détritus de terre de bruyère, au-dessus desquels on dispose une couche de 40 à 45 cent, de terre analogue à celle dont nous avons parlé pour la culture en pots. La plantation se fait au printemps ; l'été on arrosQ fortement et, comme dans la culture en vase, les fleurs se montrent en février-mars.

La floraison de cette plante dans nos jardins est non-seulement remarquable par son abondance, elle l'est surtout par sa grande précocité. A l'état spontané, suivant Taltitude et Texposition où il croit, le Saxi' fraga oppositifolia fleurit du mois de juin au mois d'août. Or, en comparant l'époque défloraison dans les conditions naturelles de végétation les plus favorables et où la floraison est par conséquent la plus hâtive, avec celle à laquelle elle produit dans nos jardins, on trouve en faveur de cette dernière une précocité de près de quatre mois. Nous savons que les plantes transportées des hautes régions dans les jardins y fieurisseot généralement beaucoup plus tôt; néanmoins c'est un des rares exemples où Ton ait constaté une différence aussi grande. Notons que pour expliquer la floraison très-hâtive de la plante qui nous occupe, on ne peut invoquer l'efi'et seul de la température, puisque la même espèce, cultivée en plein air, fleurit en même temps que celle qui a été hivernée S0U5 châssis.

Nous avons encore un exemple d'une floraison analogue dans une plante qui ne croît généralement que de ^,000 à 3,000 mètres au dessus du niveau de la mer, c'est le Saxifraga retusa Gouan dont la floraison spontanée a lieu vers la fin de juillet ou dans la première quinzaine d'août, tandis que dans nos jardins ce Saxifrage fleurit en mars.

M. Louesse entretient la Société d'un légume inconnu en France, mais dont on fait une assez grande consommation en Angleterre : ce sont les pousses étiolées de Navets qui, préparées d'une certaine &çod,

par exemple comme l'Oseille, fournissent un aliment anquel M. Louesse reconnatt sinon de grands avantages culinaires, du moins la possibilité de tirer parti d'un produit généralement perdu.

M. Forney dépose des étiquettes dont il est Tinventeur et sur lesquelles ayant pris un brevet, il ne peut donner de grands renseignements. La composition qui fait la base de son procédé est un silicate de potasse dans la solution duquel on délaye du noir de fumée. M. le D' Boisduyal reconnaît une grande résistance à ces étiquettes ; il en a enterré une pendant trois années, qui, retirée au bout de ce laps de temps, n'était aucunement détériorée.

Notre collègue, M . Vavin, a fait part à la Société d'un fait qui lui a paru intéressant. L'an dernier, ayant placé deux Jacinthes sur carafe, 11 remarqua que Tune d'elles ne se développait pas, malgré l'abondance de ses racines. M. Va vin eut l'idée de couper ces racines et la Jacinthe poussa et fleurit . Il renouvela l'expérience sur tin autre bulbe qui pressentait le même caractère et le résultat fut identique au premier. C'est un procédé qu'on ne peut éHger en règle, mais qu'il sera peut-être bon d'essayer quand le même cas se présentera.

B. Vbrlot.

REVUE DES JOURNAUX ÉTRANGERS

GàRdener's ghronicle.

Dendrobium Fitchianum^ Dateman . {Orchidées). Jolie espèce reçue de Moulmein, l'année dernière, par MM. Hugh Low; elle leur avait été envoyée par M. Parish, leur corespondant, mais c'est au colonel Fitch qu'est due la découverte de cette nouvelle espèce. Elle a montré ses belles fleurs, pour la première fois, en décembre, à Pendleburg bouse, et peu après chez M. Low. Ces fleurs sont d'une blancheur éclatante dans toutes leurs parties, sauf, aux deux petits lobes latéraux de la lèvre, qui portent des taches cramoisi. Elles forment de gracieux rameaux de la longueur de la main, et sont sans odeur.

BOTAIÏICAI MAGAZINE.

Aristolochla Letiooneura, Linden. (Aristolochiées) . C'est une très-remarquable espèce, très-voisine de VA. arborea^ et provenant de la même contrée, la Nouvelle-Grenade , d'où M. Triana l'a fait parvenir à M. Linden; il l'avait découverte entre Houda et Magdalena« Mais cette nouvelle espèce se distingue facilement non^'Seulement par son feuillage^ mais encoie par l'organisation et la structure intérieure de ses fleurs, qui ont paru à Kew en septembre dernier.

Pelargonium Bo^i^rkerl, Harv. ifiéramacées). M. Harvey figura

cette curieuse espèce dans son Thess^urus capensis, après l'avoir décrite dans sa flore du Cap. Elle est originaire de Trans-Kei^ où elle a été découtertepar H. Bowker^ qui a tant contribué, avec sa femme, à la coqnaissance de la floredusud de l'Afrique. Mais, presque à la même époque, M. Gooper, collecteur de Wilson-Saunders^ l'expédia de son côté. Ce Pelargonium n'est pas seulement une espèce curieuse ^ c'est une trèsriolie plante^ dont les fleurs sont semblables à celliis des P. ichi^ zopeialum^ Amatymhicvm^ eiCaffrum^ mais dont les feuilles presque radicales rappellent celles d'un Eschollzia, et ne ressemblent à celles d'aucun autre. Malheureusement^ le coloris des fleurs est terne et manque de ce brillant qui faisait tant rechercher les Géraniacées du Cap.

Schisofttylis ooooln0a> Backh et Harwey. {Iridées), Cette iridée esl cultivée à York^ où elle a fleuri en novembre. Elle provient du sud de rAfrique^ où elle croit le long des ruisseaux, dans le voisinage immédiat de Tean. Elle a de grandes fleurs rouges et atteint environ un mètre de hauteur.

lUmulas repens» Bentb. (Sçrofularié^sy M. Benthamaénuméré vingt-neuf espèces de Mimtduè, dont la plus grande partie se com* pose d'espèces de l'Amérique du nord, et croissant sur le versant de l'océan Pacifique. Trois sont originaires de l'Inde, une de Madagascar, une du Cap, deux de l'Australie tropicale, et deux de la zone extratropicale de ce même pays. Les espèces de cette contrée ont ce caractère particulier d'être rampantes, caractère que présente l'espèce citée ici. Elle fat découverte par M. Brown, à Port-Jackson, mais on la retrouve jusqu'à Victoria ; elle apparaît encore dans la Tasmanie, et le D' Hooker la dit commune dans certaines parties de la Nouvelle-Zélande, mais elle tôt tout récemment cultivée en Europe.

Forrc^stia hispida, Less. et A. Rich. Campelia marginata, Plum, PoUia purpurea, Hort. (Commélinacées) , Magnifique espèce de serre chaude^ mise au commerce par M. Bull de Chelsea. Elle était cultivée cornmelePo//ïa décrit par Thunberg, mais c'est évidemment la plante découverte d'abord dans la Nouvelle-Guinée et décrite par les auteurs du voyage de l'Astrolabe. Elle est répandue dans l'archipel Malais, à Sumatra, Java, Singapoor, dans l'Inde même. La beauté de cette Commélinée, que Fon doit placer parmi les plantes à feutthg» orMoveiital, Tient en effet de ses feuilles épaisses, longues de 20 à 80 c.> obovaleslancéolées, plus on moins poilues à la face inférieure, d'un pourpre foncé, an moins sur Texemplaire cultivé à Kew, et d'un vert légère«ent glauque parcourue de stries à la face supérieure.

Ipomdea filicaulisl, 61. UJdr. {Cmvolvulacées). Assez jolie plante commune dans de vastes contrées, dans l'Inde, l'Australie, l'Afrique. Elle est remarquable par sa légèreté et Tahondaiiee ê» soi petiftes fleurs

blapcbâB vâinée» de jaane et doai le tube est rouge intémiMiiieDt Mais elle est annuelle^ et eemme telle^ d'une culture difficile en serre; les pays qu'elle habite montrent assez qu'il lui faut beaucoup de chaleur,

Gladiolus sericeo villosus> Hooker. (Iridées). Espèce de peu d'intérêt, à fleurs petites,, d'un jaune un peu verdâtre; originaire du Cap où Va découverte M. Cooper.

Trichantiia minor, Hooker. (Gemiriacées). Cette plante , d'un aspect bizarre^ est fort jolie. Elle n'était connue que par des échantil* Ions desséchés, envoyés de la Colombie^ dans TAmérique du Sud par M. William Lobb; mais MM. Veitch rotit reçue vivante de M. Pearce» et elle a fleuri en novembre dernier. Elle avait été recueillie près de Guayaquil en 4861 . Le T. minor est grimpant. Ses fleurs à corolle tubuleuse poilue extérieurement, jaunes à la partie supérieure, ont un calice coloré, divisé en cinq parties ; ses feuilles rappellent celles des Hoya; elles sont d'un beau vert supérieurement, pâles et parcourues de veines rouges à la face inférieure.

Dendrobium cillatum, Parish. {Orchidées), Plante de collection peu orneiaentalf , découverte par le Révér. Parish^ à Moulmein.

Helichryeum Kannii , Hooker fils. {Composéet). Voici maintenant une belle espèce, très-digne de nos soiniï. C'est assurément la plus belle de ces plantes que l'on a nommées immortelles ; et d'ailleurs elle est propre à orner nos serres pendant l'hiver. Elle a été trouvée par M. Gustave Manne, au sommet du pic du Fernando Po, et dans les montagnes de Canaroon de 1,000 à 3,000 mètres. Elle est voisine du fœtidum, espèce originaire du Cap, mais elle s'en distingue aisé^ ment par sa grandeur, sa vigueur et plus encore par son aspect presque ligneux. A. ds Talou.

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