POUR
So«sier-Cli»«iFlère, 152, rue de la Roquette. Paris. Dahlia 9 tiéranium
(Pélargonium), et plants divers de serres et de pleine terre. ■•«eliarlAiy 30^ avenucfl de la Croix-Roasse^ à Cuire-les-Lyon (Rhône).
Culture spéciale de nouYeautés des genres Pélargoniam, Fttchsia^ Petuoia,
Yerbena» Lanlaoa, Chrysanthème, etc.
F«Brioià-BaJot, à Chierry, près ChAteau-Thieriy (Aisne). Arbres fruitiers,
forestiers; jeunes plants et vigne pour la Champagne. Ambroifle VertcliafféU, 50, rue du Chaume, a Gand (Belgique). Plantes
DOUTelles (pour l'été 4 S64) de serre chaude, de serre froide et tempérée, de
plein air, etc.
Lémolne, à Nancy (Meurthe). Plantes nouTelles^ propriétés ddrétabiisaement;
Fuschia, Pentstemon, Bouvardia, Potentilles, Pyrethrum, etc. Jaeqnin atné, 64, rue de Rivoli, Paris. Extrait choisi de toutes les graines
potagères, fourragères, économiques.
Adolphe Vl^elek, à Strasbourg JBas-Rhin). Dahlia et graines de fleurs. —
Extrait du catalogue générai 2 Plantei diverses de serre et de pleine terre.
Kandafler^ 95 rue de THospiee, à Nancy (Mtturthe). Plantes noQvelles pour l'été de 4 86t4, et que livre rétablissemeot : Lobélia, Delphinium, LanUna, GeraDÎum, Phlox, Verveines, etc. — Dahlia et plantes de serres diverses.
diarloehet, à Lezimes, près Tonnerre (Yonne). Arbres fruitiers. Arbres et arbustes d'agrénaent.
fiagène Verdier fils idué, rue Dunois, 3 (ex rue des Tiois-Ormes ), £111* arrondissenaenty Paris. Rosiers nouveaux, livrables au 45 avril, en greffes d*hiver non forcées, sur sigets en pots.
Travaux du mois d'Avril.
Les travaux de ce mois diffèrent pou de ceux du mois précédent.
Potager. Oa peut semer maintenant en pleine terre toutes sortes de légumes, tels que radis, raves, épiaards^ laitues, romaines^ chicorée d'étéj céleris, choux de Milan et de Bruxelles, brocolis violets, navets bàtifs^ betteraves, haricots, pois, potirons^ etc. On plante les laitues^ choux-fleurs^ concombres, aubergines, etc.^ élevés sur couche ; les artichauts, asperges, fraisiers, etc. On sème encore sous chÀssis des haricots, melons, choux-fleurs, aubergines, tomates, pour obtenir des récolles à différentes saisons.
Jardins flruitiers. On achève la tdlie des arbres vigoureux, et, vers la fin du mois, quand les bourgeons ont acquis une longueur de deux à trois centimètres, on supprinre ceux qui sont inutiles ou nuisibles au parfait développement de l'arbre. On termine les greffes en fente; on veille les arbres en fleurs, afin de les protéger, par un abri quelconque, des gelées tardives qui peuvent détruire toute la récolte.
Jardins d'agrément. On repique en place les plantes élevées sur couche; on continue aussi la plantation des plantes vivaces ; les semis de plantes indiquées au mois de mars: plus les Belles de nuit, capucines, haricots d'Espagne, Inpins, œillets et roses d*lnde, volubilis, etc. Il faut se hâter de terminer la plantation des arbustes d'ornement.
Serres, Le soleil commence à prendre de la force; on peut se dispenser do faire du feu dans les serres. 11 faut donner de Tair toutes les fois que le temps le permet, et arroser en raison de la chaleur et de l'état de végétation des plantes. On pratique les boutures et les greffes de différentes plantes.
Paris, Imprimerie horticole de E. Donmadd, rue Caueite, 9.
soiuu M» âincus GMnmB dirs a mndto.
K. IlÉBiRco : dir^nl^ae. — Lou» Nboiahi : Lo IJawi trlcyasHi. (M* XII). — TmANA : Le ÎÊmtjpnm r««lfl«ni0. (PI. X). — > AlegahIii : Qnelqaet préceptes nir la cuUiire de rsiUel rem^Ateal et TAriétca nouvelles. — Clioox : P«lrter forna pjrsBide pentagone (flgore noire). — pAniN ; Etat de l'borticnltnre froilière en Algérie. — A. Mas : I«« JartflB de la Fervae : traTaai du Verger. —- S. E. le maréchal Vailuht | ObserTStions snr la callure de la PeauMe de lerre. — Eue. ni Mabtiacbt : GiéiUcu de la Peniflie de terre par la culture tardife. — > L. Oobdibi ; Coltore de PtoeeMlU blaaclil. — E. ée Martm^My. Le Congria d'hortienltnra de Brnselies. — Boma» : tlastc» MeiiTellee pour 1864. — CalaïUisaee d'horticaltore pour 4864. — ' Travani do nota de mai.
CHRONIQUE
L'Exposition de Bruxelles ; GonsidératioDs générales sur les expositions belges et françaises ; ce qui fait le succès des unes et rinsuccès des autres ; L'Exposition du 44 de ce mois à Paris. MH . Verlot et Carrière, lauréats dans la question dos Variétés; NouveQe question à traiter pour 4866. Expositions pour
Une fête splendide, comme nous n'en connaissons pas en France, vient d'avoir lieu en Belgique . Bruxelles n'était pas cependant pavoisée de mille drapeaux aux couleurs des nations européennes, mais ses habitants avaient revêtu leurs habits* de fèie^ et tous les cœurs étaient dans la joie. C'est que la Société royale de Flore avait convié, pour une exposition d'horticuUure 9 tous les horticulteurs et amateurs belges et étrangers et que tout ce que la Belgique et la Hollande possèdent d'hommes s'occupant sérieusement de la culture des plantes, avait répondu à sa gracieuse invitation ; car pour le reste de l'Europe, on ne comptait qu'un Autrichien^ un Allemand, deux Anglais et une douzaine de Français, au nombre desquels figurent MM. Ballet frères, Jamin4)urand, Marest et Renaud, horticulteurs.
On ne se fait pas l'idée, en France, de ce que sont ces expositions dans le royaume de Léopold ; elles ont, pour les habi-
Mai 4864. 9
tants du pays où elles se tienueut^ uae importance presque aussi grande, relativement, que cette fameuse, et célèbre foire de Beaucaire, où se rendent annuellement près de 100,000 négociants venant de toutes les parties du monde ; c'est pour eux une. question commerciale .
La Belgique, il faut le dire et l'avouer, est un pays essentiellement horticole; rhorticultm'e est une des branches les plus importantes de son commerce , aussi est-elle puissamment encouragée et soutenue par le gouvernement. En outre, les Belges possèdent le feu sacrée de l'horticulture ; ils aiment les plantes; et ils les aiment pour elles, et non, comme on les aime chez nous, parce que c'est la mode, et que c'est- le bon genre d'en avoir jusque dans ses appartements. On doit être heureux, vraiment, d'habiter dans un pareil pays, où l'on peut au moins s'entretenir d'opérations horticullurales, avec les personnes qui font les honneurs de leurs serres !
Sans doute nous possédons, en France, des amateurs vrais ; mais ils sont si rares, qu'on pourrait facilement en faire la récapitulation ; et puisy pour des nK>tifs qui n^ont rien de bien sérieux, ils s'abstiennent le plus généralement d^exhiber leurs plantes dans les expositions. En Belgique, au contraire, les amateurs sont très-nombreux, et ils [»'enneiit presque tous part à ces luttes pacifiques, dans lesquelles ib ne craignent pas de se mesurer avec les horticulteurs les pins en renom, bien qu'il y ait des concours entre amateurs. Ainsi à cette dernière exposition, M. Beauearne, notaire à Eenaeme, était inscrit dans huit concours, et, dans celui des orchidées exotiques en fleurs, il avait à combattre le formidable Veitch, de Londres.
M"' Legrelle d'Hanis, qui se présentait dans 21 concours, a accepté la lutt^ avec le redoutable Linden , dans le concours des plantes de serres à feuillage ornemental, pour le* quel elle avait un lot où figurait un Theophrasta d'un aspect majestueux^ qui n'avait pas moins de 4 mètres de hauteur ;
pour les concours d^ Anectochilns et des Azalées, elle se trouvait avec Âmbroise Yefschaffelt. M. Van der Ouwelant, qui a pris part à 25 concours^ a battu Jean Verschailelt dans le 66* (50 camellia en beaux exemplaires) , et Van Riet dans le 6* (SO espëoes fleuries en 80 beaux exemplaires); ainsi de plusieurs autres.
Mais il faut le dire, toutes les belles plantes qui figurent dans le lot des exposants belges, ne sont pas toujours les produits de leur culture. Au moment des expositions^ les horticulteurs vont faire des emplettes en Angleterre, et même en France, seloti les spécialités, et il n'est pas rare de leur voir acheter pour 25 et 30 francs de plantes; les amateurs, de leur côté, achètent aux horticulteurs belges, qui vendent alors très-aisément 100 francs, ce qui vaut, en temps ordinaire, 50 francs. Ces petites frauder sont parfaitement acceptées des horticulteurs belges, qui y trouvent un bénéfice réel. Comme après tout les expositions sont créées pour favoriser le commerce, peu importe que la vente se fasse avant ou après. En France, on n'accepte pas aussi facilement cette manière d'agir ; et c'est ce qui fait que les expositions no profitent à personne. Avec un peu .moins de sévérité, concernant la provenance des plantes, je croîs qu'on verrait les amateurs français, imiter les amateurs beiges ; nos expositions y gagneraient de Téclat, et nos horticultem*s ne perdraient rien, à laisser remporter quelques médailles à leurs clients . ,
Pour Fexposition de Bruxelles, qui vient d'avoir lieu du 24 avril au i^mai, 130 exposants (je ne parle pas des industriels), dont i^us de cinquante amateurs, ont fourni 389 lots de plante», et ce n'étaient pas des sujets microscopiques qui ^composaient ces lots. Un seul exposant, M. Van der Ouwelant, président de la société d'horticulture de Laeken, exhibait 556 espèces cataloguées, sans compter ses collections de plantes panachées^ Renoncules et Anémones ; un autre, madame Legrelle
d'Hanis, propriétaire à Anvers, avait un apport de 414 plantes qui ont exige 1 2 wagons pour leur transport à Bruxelles ; et celui de M. Âmbroise Yerschaifelt, de Gand, composé de plus de 400 sujets, n'a pu tenir dans 52 wagons ; il a fallu en ajouter un 33* ! Quarante- cinq wagons pour deux exposants seulement 1 combien en a-t-il donc fallu pour les 128 autres? Un de nos confrères a assisté au déchargement de 103 wagons dans la gare de Bruxelles, et il n'y est resté qu'un moment.
On comprend qu'avec de tels éléments, les expositions de la Belgique ne peuvent être que splendides, et cette dernière asurpassé encore toutes les précédentes. Mais disons aussi que la société royale de Flore fait bien les choses. Elle prend à sa charge les frais detransport (aller et retour) de tous les objets expédiés pour ses expositions ; et , comme ces expositions ont lien sous les auspices du gouvernement, qui se montre généreux, c'est le ministre deVintérieur qui nomme le jury, et il choisit les membres parmi les botanistes et les horticulteurs les plus notables de l'Europe. C'est ainsi que nous trouvons danslaUste des jurés : MM. Bateman, Henderson, Veitch, d'Angleterre ; le baron de Hugel et Lagler de l'Autriche ; toutes les notabilités horticoles de la Belgique, les exposants compris. La France était représentée par MM. Brongniart, Lucy, Barrai, Comte de Lambertye, Baltet, Planchon, Thibaut, Charles Verdier, etc. Parmi les jurés prussiens, on trouve les noms les plus distingués de la botanique et de l'horticulteur : Goeppert, Karl Koch, Benary ; dansceux de la confédération germanique, ce sont Reichenback, Von Seibold. Lh Russie avait pour représentants le D' Regel et le D' Grelle ; la Suisse, MM. Decandolle et Fischer ; Tltalie les professeurs Gasparini et le comte deMédici Spada : enfin l'Espagne le Portugal, la Suède, avaient aussi leur contingent de savants distingués, et l'Egypte même avait M. Gastinel, directeur du jardin d'acclimatation au Caire , qui la représentait.
Quand on voit un jury composé de tels hommes, on ne craint . pas de se faire juger- par lui ; les vainqueurs sont fiers de ses décisions, et les vaincus acceptent leur défaite avec résignations, sans murmures, parce qu'ils ont confiance dans le savoir, et l'impartialité de ses membres. Je ne prétend pas dire que les jurys des expositions de Paris agissent avec moins de sincérité ; je ne mets nullement en doute Thonorabilité de MM. les jurés ; mais je crois que les sociétés acceptent trop facilement les membres que les sociétés correspondantes leur envoient. Ce qu'il faut pour constituer un bon jury, ce sont des spécialistes, des hommes s'occupant des genres de plantes exposées. Un rosiéristeest un excellent juré pour juger des collections de roses, mais très mauvais pour apprécier le mérite des collections de plantes deserres qu'il ne connaît pas. Quel rôle peut jouer un arboriculteur, dans une commission chargée de reconnaître les nouveautés florales ou les introductions exotiques? Celui de re* marqué j et s'il a choisi un remorqueiir incapable, son vote fait pencher la balance du côté qu'il ne faut pas ; de là de justes récriminations, des mécontents qui ne reparaissent plus dans les expositions.
Que notre société parisienne imite donc les sociétés belges ; qu'elle choisisse et désigne à ces correspondantes, les hommes qu'elle dédire pour constituer son jury. Quand les amateurs et horticulteurs sauront qu'il^^y aura, pour juges, des hommes spéciaux, faisant autorité dans la spécialité, ils n'hésiteront plus à reparaître, comme- autrefois, dan» nos expositions florales ; car Paris a eu aussi des expositions splendides, et nous espérons bien en revoir encore ; mais disons-le franchement, ce n'est pas en exchiant, comme on le fait pour Texposition du 14 de ce mois, les plantes les plus remarquables de la saison, celles précisément qui font la réputation de Thorticulture de France,de toutes ces plantes molles, dans la culture desquelles nos horticulteurs excellent, telles quePélargonium, Azalées in^
diennes, Roses, Verreines » etc« Pourquoi eiclure aussi les autres plantes fleuries , les beaux et gros spécimens en fleurs? Le$ élénoients de s^uccès, pour les expositions, ne manquent pas tout à fait à la société de Paris; ce qui lui manque, c'est une bonne administration et une intelligente direction dans la ré* daction de ses programmes* Qu'elle se bâte donc de modifier celui de Texpositton procbaine^ en ouvrant ses portes à
toutes les plantes fleuries; autrement , aucun de mes
collègues, en mon absence, ne voudra, encore cette fois , en faire le compte rendu.
Quant à celui de l'exposition de Bruxelles, nous sommes obligés d'en remettre la publication au numéro prochain ; M. Charles Verdier, qui a bien voulu s'en charger, n'étant pas de retour de son exploration, en Belgique, au moment où il nous faut livrer la copte à l'impression. — Nous publions plus loin, quelques détails sur les conférences horticoles qui ont eu lieu; pendant cette exposition, et dont nous avons publié le pro** gramme.
le parlais dernièrement du concours ouvert par la société impériale et centrale de France, sur la question des Variétés, ' et de la lenteur de la commission chargée d'examiner les mémoires présentés. Dans sa séance générale du 14 avril dernier, cette commission a lu son rapport ; le mémoire couronné est celui de notre savant ami et collaborateur, M.Verlot; nos abonnés peuvent juger par là, de la valeur des hommes attachés à la rédaction de Y Horticulteur français. Un deuxième prix a été accordéejà notre collègue du muséum, M. Carrière. Nous ferons connaître prochainement le résumé de ces mémoires et les opinions des deux lauréats. -
Pour Tannée 486Ô, la société d'horticulture de Paris met au concours le sujet suivant :
« Exposer, ens'appuyantsurdesobservationsprécises, Thistoire du bouturage eonsidéré aux point de vue ?
» 1* De l'influence qu'exercent sur la reprise Thumidité, la chaleur, le sol, la lumière et Taîr;
> 2* Du rapport qui existe entre le temps nécessaire pour la reprise et le degré de lignification de la bouture, la nature des sucs laiteux, résineux ou lion, etc.
• 3^ Des points sur lesquels se développent les racines et du mode de développement de celles-ci. »
Les mémoires devront être écrits lisiblement, en français. Ils seront adressés au siège delà société, rue de Grenelle- Saint- Germain, 84, avant le 31 décembre 1865. Le nom de Tauteur sera renfermé dans un pli cacheté joint au mémoire, et portant en inscription r épigraphe de celui-ci. Le prix, consistant en une médaille d'or de 500 francs, sera décerné, s'ily alieu, en 1866.
F. Hérincq.
P. S. Outre l'exposition de Paris,quiaura lieu du 1 4 au 1 9 de ce mois, on nous annonce encore en France, pour le courant de mai, celle de : Orléans, du 6 au 1 1 ; Tours, du 6 au 9 ; Evreux, du 1 4 au 1 9 ; Strasbourg, Mulhouse et Lyon, du 1 9 au 22 ; Limoges du 20 au 24 ; Angers, du 20 au 26 ; Caen du 21 au 24 ; Saint- Germain en Laye, du 22 au 25 ; Cherbourg du 28 au 30. L'exposition de Bordeaux indiquée pour le mois de mai est fixée définitivement pour le 9 juin. Dans le mois de juillet aura lieu la troisième exposition partielle de Paris (Œillets, Roses, Orchidées tropicales, etc). En septembre aura lieu la 4* de Paris (Fruits^ Roses^ Dahlias, etc.), et celle de Versailles ; puisPoncin (Ain), du 2 au 4; Valognes, du 3 au 6 ; Coulommiers, du 25 au 28. — A l'étranger, il y a expositions : à Londres le 1" juin et le 6 juillet, et à Namur du 3 au 4 juillet.
FLORICULTURE