‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 108 sur 152 · I.INUM TRIGYNUM (Pl. IX · texte numérisé non relu

I.INUM TRIGYNUM (Pl. IX

LeLtnwm trigynumn'est pas une nouveauté, il n été décrit et nommé par Roxburgh, et introduit vivant, des Indes orientales, en 1799. Mais ce charmant petit arbuste n'existe plus que chez quelques rares collectionneurs, où il est chétif, par suite de sa culture en pot. On peut donc, à la rigueur, considérer ce Lin , comme une introduction récente , et nous pouvons assurer qu'il est beaucoup de plantes nouvelles qui sont loin de produire autant d'effet^ et d'être aussi ornementales.

Les fleurs du Linum trigynum sont grandes, d'un beau jaune doré; elles apparaissent dès le mois de septembre et se succèdent sans interruption jusqu'en avril ^ bien cultivé ce Linum est la plus ravissante plante d'ornement des jardins d'hiver; les feuilles, d'un beau vert foncé, disparaissent quelquefois sous la masse de ses fleurs éclatantes .

Voici la culture qui parait le mieux convenir à cette plante : Au printemps, on livre à la pleine terre, dans un sol léger, sablonneux et frais, de jeunes individus de ce Lin. Ils ne tardent pas à pousser vigoureusement ; avant l'arrivée des froids, par exemple en septembre, on a des individus forts et vigoureux quoique n'arrivant pas à fleurir ; on les lève en motte et on les met en pleine terre dans une serre tempérée. Peu de temps après, les fleurs apparaissent et la floraison se continue comme il a été dit précédemment. C'est en employant ce mode de culture que j'en ai obtenu un exemplaire qui mesure environ 80 cent, de hauteur sur plus de 60 de diamètre, et qui a été couvert de fleui'S tout rUver dernier. Il peut arriver qu'on n'ait pas, dans la

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serre, d'endroit convenable pour livrer cette plante à la pleine terre^ au moment même de sa rentrer ; il faut dans ce cas^ la mettre dans des pots proportionnés à la grosseur des mottes» qu'on dispose alors plus commodément. Sans donner un résultat aussi satisfaisant que le précédent, ce moyen , néanmoins, a Fa* vantage de produire une floraison assez remarquable, et qui peut se prolonger pendant près de cinqmoîs. Le Linum trigynum fvuotifie raremeftt, même lorsqu'on le féconde artificiellement. Ainsi^ sur plusieurs milliers de fleurs, qui se sont succédées sur le sujet du grand pavillon tempéré du muséum, je n'ai pu constater la présence que d'une seule capsule i*enfermant des graines fertiles. De là, la nécessité absolue de multiplier ce Lin de boutures, qu'on fait à l'automne ou au printemps, dans une serre peu chaufiée, et de préférence dans du sable fin de rivière ; en outre, ces boutures ne doivent pas être placées sous cloche.

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