L. Neumann
ISOTYPUS ROSIFLORUS, Trtana {Cat. Linden).
Le genre Isotypm appartient à la tribu des Mutisiacées, de la gi*ande famille des Composées. 11 a été établi par Humboldt , Bonpland et Hunth, pour yne plante herbacée de TÂmérique ti'opicale, dont les feuilles sont radicales, pennatifides*lyrées, cotonneuses -blanches en dessous, et les capitules disposées en corymbes rameux au sommet d'une hampe simple. Ces capitules, dont Tinvolucre est composé dé nombreuses petites écailles multisériées, sontmultiflores, et les fleurs toutes semblables» ayant le limbe de la corolle beaucoup plus long que le tube» simulent un capitule de Chicoracées. Le réceptacle, sur lequel reposent ces fleurs, est garni d'écaillés très-finement découpées en sortes de poils. Les étamines ont les filets distincts lisses, et les
anthères sont armées , h la base , de deux appendices piliformes. Le style glabre euraionte tin ovaire qxâ devient un akène poiln, linéaire, à S côtes, terminé par un rostre épaissi, couronné pat une aigrette de longues soies égales, denticulées et plurisériés.
La plante qui fait l'objet de cette note, est une nouvelle espèce de la Nouvelle-Grenade ; elle croit" dans les lieux pier* reux et secs de la région chaude ; je Tai trouvée sur les bords des chemins entre la Mesa et la Rivière de la Ifagdalena, près de Bogota, à une altitude de 500 à 1000 mètres du niveau de la mer.
Cet IsotypuSf auquel j'ai donné le nom ronflorus, est une plante très^égante^ haute de 40 à 80 centimètres, à feuilles presque toutes radicales, pennaliséquées*lyrées, glabrescentes et d'un vert tendre sur la face supérieure, duveteuses blanches sur la face inférieure, à lobe terminal très-grand, triangulaire hasté , aigu , inégalement denté, tandis que les lanières latérales, sont relativement très-petites, en général entières et aiguës. La hampe très-peu ramifiée porte, sur de longs pédon- ' cules, des capitules de fleurmis nombreux, d'un rose foncé brillant, et qui rappellent ceux de certains Bamadesia.
Cette charmante espèce, qui a été propagée et mise au commerce en Europe par M. Linden, de Bruxelles, fleurit ici pendant l'hiver. Les jolies fleurs roses, et la teinte blanche de la face inférieure des feuilles, en font une belle plante d'ornement de serre chaude, d'un aspect des plus agréables. Elle se distingue de risotypus onoseroides, H. B*'. K., par ses capitules beaucoup plus grands, plus longuement pédoncules, à pédoncules simples ou peu ramifiés ; Tinvolucre a ses bractées plus serrées et plurisériées; enfin le lobe terminal de? feuilles est deltoïde hasté, ou à trois angles aigus, au lieu d*ètre à cinq angles.
La culture de Vhotypus rosiflorus n'a rien de particulier ; il faut seulement éviter Thumiâité' du sol ; ce qu'on obtient par
on bon draiiiag« ; et la plante doit être placée, dans la «erre ehaude^ le plas prêt possible des yiitw .
TbiANA.
QUELQUES PRÉCEPTES SUR LA CULTURE DE L'OEILLET REMONTANT; ET VARIÉTÉS NOUVELLES.
Si l'on veut obtenir en peu de temps de fortes plantes^ bleii trapues, c^est h la fin du mois d^avril ou an commencement de mai que l'on devra mettre en pleine terre les jeunes boutures du printemps, et on leur choisira une exposition bien aérée.
L'Œillet remontant, à cause de sa vigeur, s'accommode de tous les sols ; mais il {)réf%re une terre franche, peu terreautée, onreaus'éconlefacilement. . •
On fumera fortement le terrain avec du fumier de cheval, puis on bêchera profondément, et, à Tépoque indiquée plus haut^ on mettra les boutures en place, à 30 centimètres les nnes des autres. On donnera de temps à antre lin léger coup de piochon, et surtout après les grandes pluies, afm de rompre la croûte qui se durcit par l'action du soleil. Les arrosages peu répétés maïs copieux leur conviennent.
Pour conserver les plantes plusieurs années et les maintenir toujours basses, il suffira simplement de rabattre chaque tige florale (après son entière floraison) a six ou sept centimètres au-dessus de sa base ; par ce moyen facile, on obtiendra des plantes, en peu d'années, d'un volume remarquable et d'une floraison continuelle .
Pour jouir de la floraison en hiver, on mettra les plantes en orangerie.ou en serre tempérée et on leur donnera de l'air le plus souvent possible. Il ne doit entrer en serre que des plantes en fleurs on en boutons, parce que les boutons limitant la croissance ascendante des tiges, empochent celles-ci de s'étioler ; au contraire, si Ton met en serre dea plantes dont les tiges flo-
raies, ne sont pas encore munies de leurs boutons, ces tiges s'effileront pour ne donner au {H^intemps que quelques fleurs avortées sur des pieds dégarnis et peu gracieux.
Au mois d'octobre, on fera le rempotage avec une terre franche; et dans des vases de cinq à six pouces ; on aura soin d'ombrer pendant huit à dix jours, et on ne rentrera les plantes en serre quQ le plus tard possible, seulement avant les gelées qui pourraient attaquer les boutons.
Pour les plantes qui ne seraient pas en boutons, on pourra les faire hiverner dans une bâche, sur laquelle on ne mettra les châssis et les paillassons que pendant les grands froids ; mais il faut les garantir de trop d'humidité. On peut aossi les laisser en pleine terre; elles supporteront parfaitement T hiver si Je terrain permet h Teau de s'écouler facilement. Dans ce cas, il serait prudente de les couvrir légèrement de paille, afin de les abriter des coups de soleil qui sont si funestes aux plantes lorsqu'elles sont gelées .
Voici lesCHillets remontants nouveaux, provenant de mes semis, livrables pour la première fois, à partir des mois d'avril et mai 1864.
.Secrétaire Guzin, ardoisé, écarlate-feu^ nuance nouvelle, 5 fi'. M"^ BoNDET, jaune-paille^ largement bordé par des striures d'un
beau violet ; fleur énorme^ 5 fr.
M"^ Pégoud, aurore à reflets feu, bordé de striures ardoisées;
nuance nouvelle, .5 fr, Robert-Fortune, blanc pur, très largement bordé de striures
amarante ; plante naine, vigoureuse et florifère, 5 fr. Ernest Benary, ponceau-feu, strié marron; très-beau, 5 fr. Président Faivre. Flamand remontant^ blanc, à large ruban
cerise ; fleur énorme et bien faite. Cette plante vigoureuse et
florifèreest une bonne fortune pour le genre remontant, 1 0 fr.
Alégatière,
Hortienltear i Lyon.
L'HoiUcttiteur français de liSi,
PODUEB FORMt PYRAMIDE PENTAGONE
nrli, - Imprimerie 1
ABBORICULTURË FRUITIERS.
POIRIER FORME PYRAMIDE PENTAGONE (voir la figure).
La conduite de cette forme est très-oonnae, on la rencontre fréquemment. Celle que je décris et dont nous doniions la figure, dans ce numérOt diffère seulement dans la direction à donner aux branches charpentières. Ces branches, en effet, sont redressées à leur sommet et greffées toute? les unes sur les antres, de manière à venir se relier sur la flèche pour ne plus former qu'une seule tige. Je n'ai pas encore rencontré de Poiriar soomis à pette direction, quia l'avantage, sur les autres pyramides en forme pentagone, de ne pas avoir besoin de soutien pour maintenir ses branchés latérales dans la position qu'elles doivent occuper ; il en est de même pour les distances entre elles. Ce moyen fait disparaître tout appareil que nécessitent \es autres formes pentagonales, pour maintenir leur cliarpente.
Cttou^,
péplftiérisM à Sceux (Seine).