LE JARDIN DE LA FERME
TRAVAUX d'eNTRFTIEN DU VERGER.
La formation de la tète de Tarbre exige aussi quelques soins, . pendant les premières années ; il faut veiller à ce que la vigueur se répartisse égidement entre les trois ou quatre premières brancheii, lorsque la variété est disposée à se former en couronne, *-^ et à maintenir, au contraire, la supériorité de la branche centrale si la nwiété est disposée à prendre la forme pyramidale. Cet équilibre s'obtient facilement en raccourcissant les branches qui ont une tendance à devenir trop fortes, et en relevant et en laissant dans toute leur étendue celles qui sont trop fiables. Lorsque la première direction aura été bien donnée^ on pourra ensuite abandonner Farbre à loi-même. Les
hrancfaes de charpente ayant bien la force relative qui leur est nécessaire, la sève se distribuera régulièrement dans les petites branches, et la tête de Tarbre, tout en augmentant ses dimensions, conserverasapremière forme, jusqu'à ce que les branches soient usées, et que la nature indique un moyen de les remplacer, en produisant des gourmands sur lesquels on peut rabattre les bois improductifs pour reformer la tète de l'arbre^ si sa vigueur permet d^espérer qu'il fournisse encore une végétation suffisante.
Les branches et les rameaux réclament encore un autre soin quel'on néglige trop souvent : c'est la destruction des chenilles, de quelques espèces qu'elles soient. C'est en autonme, aussitôt que les arbres sont défeuillés, que l'on peut commencer ce travail ; et pour les chenilles qui forment des espèces de repaires appelés bourses, le moment le plus favorable est après une pluie ou un brouillard ; les bourses détrempées se détachent facilement, et toutes celles que la main peut atteindre sont enlevées, sans nuire au raiAeau qui les portait ; pour celles qui sont hors de portée, on se servira de l'échenilloir, en prenant bien garde de ménager les rameaux autant que possible. Si l'été a été favorable à la propagation des papillons déposant leurs œufs en forme de bague autour des petits rameaux, il échappera nécessairement un grand nombre de ces nids aux recherches les plus minutieuses; alors au printemps suivant^ on veil* . lera au moment de l'éclosion de ces œufs. Le soir et le matin, de bonne hem?e, on trouvera des petites chenilles réunies en bandes nombreuses aux points de jonction des grosses branches ; elles passent ainsi la nuit et eusuite se dispersent sur l'arbre ; il suffira, pour détruire toutes celles d'une bande d'un seul coup, de bien les mouiller avec un pinceau trempé dans la préparation suivante.
Pour 5 litres d'eau, mettre 5 grammes de quassia amara, cinquante grammes de savon noir ; faire chauffer le tout jus-
qu'à éboHitioa proliMigée pendant cinq ou dix minutes ; puis s'en servir à froid. Le titre de cette composition revient à quatre centimes.
Voyons- maintetiant quels sont les soins a donner aux firuite. La cueillette des fruits d'été doit solaire cinq ou «x jours avant la maturité. Le moment où Ton doit cueillir tous les fruits d'un arbre est celui où Ton en aperçoit quelques-uns ayant déjà changé de couleur. Il faut les détaoher avec précaution^ de manière à ne pas rompre trop de petits bois à fruit ; puis les transporter dans des corbeilles pas trop grandes, et ne pas trop les entasser. On les retire dans un lieu frais, afin d'en prolonger la maturité. Ceux qui ne peuvent se conserver/ qui blettissent promptement, doivent être cueillis encore plus tôt; et si l'on ne peut suffire aies consommer, on les utilise en les faisant pas« ser au four et sécher pour provisions d'hiver. Certaines variétés fournissent des fruits bien sucrés qui, ainsi préparés, sont excellents cuits dans de l'eau additionnée d'un peu de vin, et même dans l'eau pure.
Pour les fruits d'hiver, dont je recommande aux cultivateurs de la campagne de ne pas trop multiplier les arbres, la cueillette doit se faire au moment où ils cessent de grossir, où l'on s'aperçoit que la sève se retire des feuilles qui commencent à prendre une nuance plus claire, avant de jaunir tout-à-fait. Celte remarfiue facile pour le poirier l'est moins pour le pommier, dont les feuilles, souvent, restent bien vertes jusqu'aux gelées ; il faut cueillir les pommes lorsqu'on voit qu^elles ont toute leiij* grosseur et leur couleur. On doit conserver ensuite tous ces fruits dans un lieu peu éclairé, et dont la température soit toujours la même ; mais avant de les y placer, il est bien de les laisser entreposés quelque temps dans un lieu aéré, afin qu'ils sèchent un peu et que ceux qui ne doivent pas être de bonne garde, soient facilement reconnus au moment de les enfermer définitivement.
Mat 4864. 40
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mtBur^emg&t; l'amiée gro^aiae je m'ttica(>arai d'une peirtie non moins importante du jardin delà ferme, celle où seM col- ^véqf \e» légwoeeidQQtila, eohiOQimiatioa peut appoorter une si grande éeobonûe dans lea dépenses du inénage .
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CUIiTmE MAMICÏÏBIRE