‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 112 sur 152 · TERRE · texte numérisé non relu

TERRE

PAR,S. c/LB'MAMteâAli Va1LL41IT(1). ^

* Quelques questions sont encore indécises relativement au meilleur mode de culture de Pommes de lei*re ; j'ai entrepris de ine fixer, celte année, à Végardde plusieurs de ces questions, et d'abord sur celle-ci : Y a-t-il avantage à butter les Pommes de terre ? Sans méconnaître que la réponse ne saurait être absolue, et que le résultat peut varier suivant que les produits sont disséminés assezi loin de la mèr^, ou ramassés près de celleci, nous venons faire connaître ce que nous avons obtenu avec la Pomme de terre Caillaud.

Une bande de terrain très-léger, sablonneux, calcaire, bien fumé vers le mois de janvier (fumier de cheval, faute d'autre)» a été divisée en deux parties absolument égales, ayant chacune 25"» S 856. (Longueur totale de la planche, H°»,20 : largeur, 4", 86.)

Dans une des parties^ que j'appellerai Â, j'ai planté

(4) Extrait du Bulletin de la Société impériale S Agriculture de France.

14)i^P(uiittedjBi leml Caillaud, «t dam TÀuti^ partie, que j'àp^ pellerai B, j'en ai pUmté 108. Les 106 pesaient, ecîilme W 100 autres^ ISO?!»; ensemble 15^«8%0.

LésSlft^ Poooamwile. (arteiteietit^ peur ainsi dirè^ dé âiètne pcôds^ Tœil n'apeecevait pas de différence; elles avaient â(6 choisies dans un gros tas, bieaitaiûeâ^ et avec des-gertnes k pekaH apparente

La plantation eut lieu le ^mara/parun temps aigre, avec étt giboulées.

Les Ponunes de terre de la partie A furent buttées uûe fois le 1"" mai; c^les de la partie Bn'ont poiniété buttées. '

Le SaoAt, toutes les fanes étaient bien sèches depuis quel* ques jours déjlty j'ai procédé à rarraobage, et yar trouvé dans lapwlîe buttée 1^350 Femmes de terre et dans la partie non by*téél,270,

l^ i t%^ peMient ensemble, au moment de l'anBcbâge»: 02S 905, et les t A^f> p^saîeht ettsemUe. S^^mi.

La différence 9^,445 (ua diadàioe) représente Teffet du but-

tage. ;'•.■••

Disons que (J^ns I4 pitftie buttée il n'y avait presque auc^^e Eoo^e de terre v^te ou mn mangeable ou ayantvu le jour, tandis qu'ily en avait bie9 ime doUiZainô de cette espèce dana la pajptie non buttée^

< Seconde question : Vantail mieux planter de grosses Pbm<<' mes de terre et les laisser tout.etU^!efl|.ou est^il plus avantageux, quant au produit à espérer^ de couper ces gros tubereulea en q^artier^ du poidai 4^ 70 à SO grammes à peu près?

Deux, boudes de . terr^ ayant même longuenr et môme largeur, et étant dans des conditions absolument identiques sous le rapport de la nature du sol, de l'exposition, delà fumure, ont été plantées en Pommes de terre le 6 mars i 8d5. La longaieur de chaque bande était. de S'^tO, la largeur de S'^^IS, et

laeurlace, {>ar conséquent» de 11'°% 85. Le sol, cultivé depuis

sepl ans comme pota^ger, est très-meuble^ très*légcr otcalcaire« U ireçoit pQur engrais du fumier de chev&l •

)> Dans la partie que je désigne par A, j'ai planté :

1» i* Si}c grosses Pommes de terre que j'avais reçues de Lorraipe; elles ont été laissées entièi'es. Elles pesaient, au moment de la plantation, 1\9Q0.

9 V Trois énormes Pommes de terre de l'espèce dit€ Shaw, laissées entières ; elles pesaient 1^,365.

» 3* Trois Pommes de terre Chardon, assez grosses» plantées entières ; elles pesaient ensemble 0^,360.

» 4' Trois grosses Pommes de terre CailloMd , plantées en^ tières et pesant ensemble 0^^900.

» S*" Des Pommes de terre dites Am/ZaiW, couleur rose tendre, avec des creux d*un rouge plus foneé« EUes étaient très -belles, très-saines, comme toutes celles des précédents paragraphes. Dix*neuf ont été plantées entières dans le terrain A ; leur poids, pour les dix-neuf, était de 4^,150.

1» Dans le terrain B, j'ai planté :

D 1"" Six grosses Pommes de terre de Lorraine, coupées en vingt-quatre morceaux, pesant ensemble i^,800.

» T Cinq Pommes de terre Shaxc^ coupées en quatorze mor* ceaux ; le poids total était de 4*^,360.

9 3* Onze petites Pommes de terre Chardon , pesant ensemble 0S350.

» 4" Neuf petites Pommes de terre CaiUaudj pesant ensemble 0^885.

» 5* Enfin , vingt et une Pommes de terre dites Anglaises^ coupées en soixante-huit morceaux, qui pesaient ensemble 4\1S0.

» En résumé,

» J'ai planté dans le terrain A :

6 grosses Pommes de (erre de Lorraine .• 1S900

3 grosses — Shaw . 1 ,365

Report 3k,265

3 belles Pommes de terre de Chardon. ..... 0 ,360

5 grosses — Caillaud 0 ,900

19 Pommes de terre dites anglaises 4,150

Total, 34 Pommes de tarre pesant ensemble 8^,675

» On voit que c'est, en moyenne, 0^,255 pour le poids d^me Pomme de terre, et 0^,348 pour la surface de terrain affectée à chaque Pomme de terre .

» J'ai planté dans le terrain B :

24 morceaux de Pommes de terre de Lor-

raine. 1S800

14 morceaux de Pommes de terre SAatr. . . 1 ,360

H morceaux de Pommes de terre . GAarrfon. 0,350

9 Pommes de terre Caillaud 0 ,885

63 morceaux de Pommes de terre anglaises. 4 ,150

Total, 121 morceaux pesant ensemble 8S546

9 C'est, on le Toit, en nu>7eBne^ un poids de 0^,71 par morceau de Pomme de terre et 0*^,098 pour la surface de terrain afleetée à chaque morceau.

• On peut remarquer que la moyenne du poids des grosses Pommes de terre étant 0^,255 et la moyenne du poids des petites étant 0^,07 1 ^ il y a entre ces moyennes un rapport représenté par 1/3|59» et que la moyenne de la surface de teiTain assignée aux grosses Pommes de terre est de 0*^,348, tandis que la moyenne de surface de terrain affectée aux morceaux de Pommes de terre est de 0"''098, nous ayons pour ces surfaces un nq^port de i 73,55, qui diffère bien peu du précédent.

» Faisons observer aussi, que le poids total des grosses Pommes déterre étant, au moment de la plantation, de 8^^675, tandis que le poids total des morceaux n'était que de 8^,545, la diflërence est peu de chose, c'est vrai, mais toujonrs est-il

qu^eUe sçinblaii pBomettre une plus forte récolte dans le terrain A que dans le teiyiwn B. . :

p Çh bien 1 c'est le con^aire qui a eu lieu. Les Pommes de tei:re arrachées le 13 novembre (les fanes n'ont été un peu âècbes qu'à cette époque) ont donné 62^.030 pour la partie A, les grosses-Pommes de terre*, ei64*,l40pour la partie B, les

.pinceaux de Ppmme3 d^'*?*^#* -

> La di^jfence. S^MOiâsl peu .eoii#dérabla sans doute»

mais elle suffit pour démontrer ce que nQW a?on# tOuj^HirHf cmi

être la vérité, à savoir : qu'un ^rrain ét^^Qt denaé.^uffî^iHaament

grand poi^r i^Q^voii* d^AS d^ bpnn^ conditions de végétation

da^ Pommes de terre d'un poids total de ,.w^.peu importe*»

cjuant au produit à jéQolter^r.f^ les^c^mesde t(Bfre soient

^^planti^es grosses 0 tpal; entières^ ou , qji'on les plantes coupées an^ morceaux du poids de 70 à 90 ^amme3 chao^%> Ajoutons, &ck terminant, <me le^ daux tas di; PonEimes de te^r^ -fécoltées

.avaient absolument le même aspect , et que chacun d'eux contenait à très-peu près le* nîiéiôé nôAibre'de gros tubéf ouïes, de moyens èi dé pëtiis; Ja: balance «ettle faisait reconnaître une

{différèm» entre eefd6ax;tas-

» Chose singuli^, que nous aë'poUVdns atti^nei^ qnW hnari; les trots ou quAti^ 4«b^âlQs «x«é^6titaéltei»êh^ l^s dans le tas prcy^nant du lenfahi B, l'em{toKaiètït en git>S($ëtir et è» pDids sor les trois on quatre tdrbêrt^itleis les plus gros pro'«

^eaaiit du terrain A; .

GUÊRISON De la POMME DE TEBRE,

Page 1