PAR LA. CULTURE TARDIVR
Après un tMp eMrt séjour à la ehaitnànte Exposition de ïroyes, je me suie dirigé vers ChÂlonB«6ar'MaiiQe. Nob^e véhicuie^ quoique chaj^é du sai^ce des posteii, non
aiaîimementt regre&ler qde.lés lignes de tfhèkkùtifl dé fM^ ne soient pas universelles. Les steppes de la Champagne, surtôtrt .entMArei» et Gbâkms^ sont à pema ^yés par quelques plantaiJQBfl de Pinm itflvsiirU qui mériteraient d'être répanduei^, aveo dVuitres esaencei suffisamment étadiées par lessyi^iéult^nra. Gë n'est po» ici Jieu dg disserter sur les 'troupeaux de k race oivin&y qui foisonneat dans ce» désèvta de la Champagne Pouilleuse*,...
J'ai piofité d« rtf/at de Ghâlons pour tisifet le magnifique étabiiflflevièni de M. Jacqueaaoori, la place lorte de M. Daniel .HooShrenck. Je ne sais pas si l'Autrichien iiemâra longtem{Vs contre rarliUerie dès assiégeants ; le isiége est fait en règle, les p^mUèles sont ouvertes par le géuie ; le canon de la Bciehoe gptonder.
L'assiégé, en homme fort habile, évite la moindre sortie ses mortiers sont inclinés hiii degr^ et demi^ ni 'plus ni hiotns ; des manivelles de houppe lanoeât de la poudre aux yeux de r^jDBMit ; et iês pk^tégés du défet»9eur goûtent les charmes d'une lune de tni$lf sous -la fâcheuse influence de la InrtB rouâsef sans aiotre nmmdtnrè que l'amour, je veux dire le pollen, et Tair extérieur que leur envoie le fameux 'drainage a£moq3hiéiî(pre(!) . . * ' •
Jane pariemi p» davantage des travaux de M.Hooibrenôk. Sea. nombreuses rédames dans les joutnaux et son établissexneiit de cordes^ de houppes fécondatrice!^, etc., a suffisamment,éclairé le public sérieux stor la valeur de. ses prétendues découvertea-
Tarrive donc à Meaux en. Brie .pour étudier la culture tardive des Pommes de terre, c'est-à-dire plantation en juin, système Ponsard, grand agriculteur chàlonnaîs; ce système d'après le Moniteur j empêche le fruit Uic)^ d'éjhpe malade.
Voici dope ce qui a été con^itaté .che;^ rhonorablO: Président de la Société d'horticulture de Meaux, M, le baroa d'Avèn*
(celte note nous a élé fournie depuis la récolte des Pommes de terre).
» Uaare plaoté le 24 juin, dans un terrain sablonneux^ arendu à l'arrachage^ le 24 octobre, 333 litres de tubercules sains, par' faitement mùrs^ et pesant 210 kilos, et 40 litres de tubercules complètement atteints de la maladie, qui s'est déclarée dans les premioFS jours de septembre» après une forte pluie, succédant à une sécheresse de plusieurs mois*
» Une autre plantation faite à la même époque, chez M. le vicomte de Lamotte^ dans un terrain argileux, a donné aussi, à. Tarrach^e, un rendement considérable correspondant l\ 16,000 kilos à T hectare, mais ie sixième des tubercules était gâté; plusieurs autres essais ont donné des résultats analogues quant au rendement ; mais partout la maladie a sévi avec plus de force que dam les platUatiofis hâtives.
> Un cultivateur des environs ayant tenté Tessai de plantations à époques graduées par quinzaine de jours, croit pouvoir affirmer, au contraire, qu'il n'est guère, possible de recommander plutôt une saison qu'uneautre, attendu quele rendement et la maladie ont été aussi inconstants pour chaque mois expérimenté. D
Quant à moi qui, à cette annonce, avais cru voir sourire Parmentier en buste (l), me voilà eno(H« condanmé à digérer les tartines de Pomme de terre, que nous préparent les savants de la capitale et de la province, sur les nouveaux procédés de guérison de ce précieux tubercule.
ËUQ. DB MaRTRAGNY.