‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 125 sur 152 · SÎ · texte numérisé non relu

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nstes à Troyes^ et qui se courre actuellement de signatures, MM. les horticulteurs adressent leurs réclamations à S. Exe. M. le minisire de Tagriculture et du commmerce, au sujet des difficultés incessantes qui surgissent entre les compagnies et le commerce des végétaux, d'où résulte un mécontentement qui tourne au détriment de Thorticulture. Les pétitionnaires se plaignent surtout du tarif trop élevé des transports par grande vitesse ; de ce qu'on refuse généralement aux bagages les colis dits arbres de pépinières ; de ce que la petite vitesse classe au-dessus de la première catégorie les végétaux qui payent le tarif avec une surtaxe de moitié en plus; et enfin des lenteurs d'emmagasinage que subissent les plantes vivantes, au départ, aux embranchements, au transit, aux arrivées, etc. -^ Ils demandent en conséquence que les compagnies veuillent bien modifier leurs règlements, en apportant surtout : réduction notable du tarif par grande vitesse; admission aux bagage?, et accélération des expositions par petite vitesse, notamment pour les envois accomplis sous certaines conditions de poids et d'emballage. MM* Baltet invitent les intéressés — pépiniéristes et horticulteurs — à leur adresser, au plus tôt, leur adhésiqn pure et simple ou motivée.

Sans m'initier dans cette affaire, j'ajouterai que j*ai été sou* vent surpris du peu de soin qu'on donne généralement, dans les administrations de chemin de fer^ aux ballots de plantes vivantes dontle transport leur est confié. Ainsi, revenant de la campagne par une belle, mais très-glaciale matinée d'hiver, je fus très-étonné de trouver, en gare, des T^agons chargés de ballots d'arbres qui avaient ainsi passé la nuit, et une nuit de plusieurs degrés de froid, h la belle étoile, sans autre abri qu'une mince couche de givre tombé de la veille. Je souhaite donc à MM. Baltet chance et succès; mais trouveront- ils appui auprès de leurs confrères ? that is the question.

F. HfiRIKGQ.

FLORIGULTURE

GENETYLUS FUCHSIOIOES (Pl. XV.)

Le genre Genetyllis appartient à la famille des myrtacés. Il a été créé par de Candolle, pour de charmants arbrisseaux de la Nouvelle- Hollande, dont les feuilles^ généralement linéaires, renferment, dans leurs tissus, des petits réservoirs oléifères qui se présentent, au dehors, sous la forme de ponctuations glanduleuses. Les fleurs sont très-petites, réunies plusieurs en des sortes de capitules accompagnées de grandes bractées colorées pétaloTdes, et qui donnent à Tensemble de chaque capitule toute l'apparence d'une fleur. Chacune des petites fleurs, renfermées dans ces capitules, est composée d*un ovaire infère . anguleux, à une seule loge, contenant 5 ou 6 ovules ; d'un calice à 5 sépales entiers ; de 5 pétales persistants un peu scarieux ; de 20 étamines fertiles et d*autres stériles dépourvues d'anthères ; d'un style filiforme^ très-long, terminé par un stigmate barbu plunoeux.

Ce genre comprend plusieurs espèces; mais deux seulement, jusqu'à ce jour, ont été introduites vivantes en Europe. Ce sont les Qenetyllis tulipifera et fuchsioides ou mieux macros-tegia.

En effet, le Genetyllis fuchsioides des horticulteurs, que nous figurons dans ce numéro, est le Genetyllis macrostegi^f que M. Turcsaninow a décrit dans le BuUeiiu de la Société impériale des sciences naturelles de Moscou, et qui a été figuré dans le Botanical magazine^ planche 4860. C'est un petit arbrisseau de 1 mètre environ, glabre sur toutes ses parties, à rameaux

grêles, portant des feuilles ponctuées, le plus souvent opposéeSi étalées, presque sessiles^ linéaires^ mais rétrécies graduellement vers la base, àrrondies^obtuses au sommet, bordées d'un liséré cartilagineux, très-finement denticulées, d'un vert foncée en dessus, d*un yert glauque en dessous. Les capi< tules des fleurs, qui naissent au sommet des rameaux, sont penchés et accompagnés d*un bel involucM €Oi*olk>Id6, en forme de clocbe, composé de bractées elliptiques, obtuses, mucronées^ d'une belle couleur rouge ^ermillonnée uniforme^ mais qui tourne ensuite aux teintes carminées, plus ou moins violeltées. C'est rinrolure qui fait le mérite de cet arbrisseau ; car les fleurs sont insignifiantes, ainsi qu'on peut le voir dans le capitule situé à la droite et au bas de notre planche xv, et privé d'une partie de ses folioles.

Le GenetyUù tulipiferay originaire de la mémo contrée et découvert, comme le macrostegia, par Drummond^ se distingue par les folioles de Finvolucre, qui sont d un blanc jaun&tre, picturées de rouge sang.

Ces deux espèces, introduites en Angleterre, cheis MM« Ga^ raway, de Bristol Nursery, vers i 855, sont deux ravissants arbustes d'ornement de serre froide ; leur floraison, qui ooai'> mence au commencement de Tbiver, se prolonge jusque ven le mois de juin, ce qui ajoute encore à leur mérite»

Leur culture est très-facile. Il leur faut beaucoup de lumière et d'air, et Teau ne doit jamais leur manquer ; c est, en un mot, la culture des bruyères. On peut les multiplier de graines ; les boutures reprennent assez difficilement ; la greffe parait réns* sir. Notre collaborateur, M. Louis Neumann, a grefTé le Gènetyllis fuchsioïdes sur Melaleuca et Metrosideros^ et l'opération^ jusqu'à présent, ne laisse aucun doute sur le résultat de ce genre de multiplication.

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