‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 129 sur 152 · EXPOSITION DE VERSAILLES · texte numérisé non relu

EXPOSITION DE VERSAILLES

Tout le monde s'accorde à dire que cette exposition était charmante, et je isuis, cette fois^ de Tavis de tout le monde. Une superficie de i,860 mètres lui était consacrée ; le terrain avait été gracieusement vallonné et divisé en corbeilles de formes diverses, pour recevoir les plantes qui n'ont pas fait défaut. Il n'y avait pas^ comme d'habitude, de rivière; Feaa manque à Versailles, la ville aux grandes eaux! Les organisateurs ont su s'en passer; ils avaient dessiné un gracieux parterre, dans lequel des allées, habilement tracées» égaraient,^ par leurs détours, les visiteurs qui s'engageaient dans ce petit labyrinthe fleuri , imité du labyrinthe du kc Mœris par un Dédale versaillais ; on se retrouvait souvent au même endroit, et, après y avoir passé plusieurs heures, on se demandait : ai- je tout vu?. . Pour mon compte, je ne garantis pas que j'ai bien tout vinté ; mais Flore me guidait, et elle a dû tout me faire voir. Le premier objet qui frappa ma vue, fut un bouquet à la main qui a dû faire partie des présents que la belle Omphale offrit a Hercule; il mesurait plus de six mètres de circonférence , et quant an

poidSy seul le fils de Jupiter et d'Alcmëne a pu le tenif à la main. L'auteur, M. Maupoil, du village Levallois^ s'est montré fort habile dans Fart de confectionner les bouquets ; trop fort peut-être; néanmoins, un troisième prix a été sa récompense.

Comme ensemble de collection, c'est à M. Fournier, jardinier en chef de madame Furlado, que revient le prix d^honneur. Plantes variées» nouveautés et belle culture, se trouvaient réunies dans son magnifique lot. Ses Caladium et Bégonia étaient admirables de culture. Ses Achiménés laissaient un peu à désirer, mais ses Reine «Marguerites étaient superbes.

M. Lecointre» jardinier chez M. Boumet^Aubertot, à Groissy, avait de très-beaux lots de Palmiers, Cycadées, Pandanées, et Caladium bien cultivés et en fort sujet.

En plantes deserre-çhaude, il y avait encore les remarquables lots de MM. Lierval et Dantier,* horticuUeura ; celui de M. Lier* val surtout, mérite d'être placé hors ligne, par la diversité des espèces, et le grand nombre de nouveautés ; cette collection est inanalysable ; il faudrait citer toutes les plantes.

Comme nouveautés, outre celles de M. Lierval trop nombreuses pour être énumérécs, il y avait encore une magnifique et curieuse orchidée. VAngrœcum sesquipedàle, exposée par M. Rougier*Ghauvière; trois Dracœna de M. Trufaut fils, de Versailles, les Dracoena Coopern, limbata et robnsia\ et enGn quatre plantes de M. Joseph Lan^, horticulteur, rue de la Croix, à Paris : les Jambosa magnificat Medùiilla farinosa, Horsfieidla aculeata et Alsophila tatebrosa.

Je mentionne ici le Dracœna indivisa vera de M. Bertin fils ; c'était bien im vrai vera l) aux larges feuilles parcourues par des nervures d'un jaune foncé, caractère que ne présente pas le faux vera. En disant que c'est le plus bel exemplaire qui existe dans les collections, je crois dire la vérité vraie.

Dans les lots de belle culture, on admirait beaucoup les beaux Bégonia et Coleus de M. Thévard, jardinier de ma-

dame Marquis^ à Ville-d' Avray ; les Chrysanthèmes de M. Cyrille Lecot et de M. Placet, jardiniers à Versailles, et les beaux Lanlana de M. David*Dieuzy.

. Les lots de plantes de serre tempérée, consistaient : i^^en Pelargonium zonale et inquinans de MM. Michau-Bazy, Lusson, Louis-Gallien,^ Couet et David-Dieuzy ; 2** en Fachsia'de MM. David-Dieuzy et Placet^ qui se sont montrés maîtres en cette cnltpre ; 3* en Pétunia, peu remarquables ; 4* en Agave, Aloes et Yucca de MM. Dieuzy-Fillion et fils; 5"" et enfin en Glayeuls de M. Loise, grainier, quai aux Fleurs, à Paris, qui en exposait une très-riche et nombreuse collection , ^aus laquelle se faisait surtout remarquer : Impératrice Eugénie, Flore, Charles Dickens, Docteur Lindley, Léonard de Vinci, l'Ornement des parterres, Walter-Scott, madame Adèle Souchet, madame Péreire, Prince Impérial , et beaucoup d'autres encore. M. Loise avait en outre présenté : Madame A lester, Madame Elluin, Madame Monerot, Monsieur Camille Bernardin et Monsieur Charles Smith, comme nouveautés de ses semis, et qui seront livrées cette année au commerce.

En végétaux de pleine terre, cette exposition offrait une remarquable collection de Conifères de MM. Deseine et fiis, horticulteurs, à Bougival; des Chênes de M. Latinois; des arbustes à feuilles panachées de MM. Dieuzy-Fiilion et fils ; un massif de plantes annuelles à feuillage ornemental de M. Léon Duval ; des * Reine-Marguerites de MM. Foumier et Dorival ; des Dahlia de MM. David-Dieuzy et Chardine; des Phlox de M. Lierval, et un lot de plantes annuelles fleuries variées de M, Léon Duval.

La partie fruitière et la partie maraîchère n^offraient pas moins dintérêt que la partie florale. MM. Deseine avaient exposé un lot d'arbres fruitiers formés, d'une rare perfection.

Les collections de fruits étaient très-belles ; elles appartenaient à MM. Deseine, Moreau, Picquenot et Chardine.

De beaux raisins étaient exposés par M. Knight et M. Moreau

(Robert)^ et les magnifiques Ananas de MM. Fourmer et Joseph Renault ont fait ouTrir bien grands les beaux yeux des visiteuses.

Je ne dis rien de lasplendide corbeille de 'fruits et légumes du potager impérial ; mes éloges seraient encore au dessous du mérite de son jardinier en chef, "M. Hardy fils.

Quant aux légumes, jamais exposition n'eu fut mieux fournie ; trois lois étaient très-remarquables par la variété et là» beauté des produits ; en première ligne se plaçait la collection de M. Picquenoty l'habile jardiniier de M. le marquis de Boissy, à Louveciennes ; en second, celle de M . Michau-Bazi; jardinier de M. Pavant, au ohàteau de Glatigny, et celle de M. Remy, horticulteur, à Pontoise.

Rien ne manquait à cette exposition.

Adressons donc nos félicitations à la Société de Versailles et à tous les exposants ; et souhaitons^ aux autres Sociétés, des hommes aussi intelligents et aussi dévoués aux intérêts de rhorticulture, que ceux qui ont présidé à Tinstallation et à l'aménagement de Texposition versaillaisa.

F. Heriticq.

REVUE DES JOURNAUX ÉTRANGERS

BOTANICAL MAGAZINE.

/ESohinea dlstlcanjtha) Lemaire. Billbergia polystachya, Paxt. Boplaphyttmi, Bcer. {Bromeliaceœ). Espèce de rAmèrique du Sud, de la province de Saint-Paul. Ses feuilles longuement acuminées^ oanaliculées^ sont glaùcescentes ; elles sont garnies > sur les hoTÙs, d'épines éparses. Les fleurs forment un long épi distique, leurs bractées sont rouges, les sépales roses, et les pétales pourpre-violacé.

Trichlnlum Manglesii, lindl. T. maeroceplkdum^ Nées. (Amaranthaeeœ.) Plante de la province de la rivi^e des Cygnes, cultivée à

Ipswicb, par M. Thompson. Qaoiqae placée jnsqn'ici en serre cbaade, elle pourrait évidemmeot recevoir la culture des plantes annuelles. Ses grosses cimes de fleurs d'un rouge violacé en font une très-jolie plante ayant assez Taspect des petites espèces d'Amaranthe.

Thlbaudi^ sarcantha , Hook. Psammma éarcmtha Batem. Piommisiatclerophylla, Pianch. et Unden {Vaecineœ). C'est de la Nouvelle Grenade que cette plante fut introduite en Europe. M. Bateman la cultiva le premier et Texposà à Kensington .

Dendrobium Farmeri, Paxt.^ var. aureo-flava (Orchideœ), Plante intermédiaire entre les D. Farmeri et D. ekrysotosum^ originaire de Moulmeine, où la Rev: S.-P. Parish, la trouva dans son iardin.

Desmodlum Skinneri^ Benth . Var. ûlbo^lineata. Rhynchom alb^niieni Hort. Verschaff^ (LeguminosiCB). Très-charmante petite plante grimpante dont les feuilles sont parcoorues par une banda blanche, d'un effet gracieux.

Blaoleania apedosiMlma, Hook. TMbaudia elliptica, Hort. Lind. {Vacciniœ). Voici une espèce tout à fait ornementale. Elle forme un arbuste très-florifère du plus bel effets qui a été très-admiré à l'Exposition d'avril, de Kensington, où il était présenté par U. Bateman qui Tavait reçu en 1859 de M. Linden sous lé nom de Thîhaudia etlip' iica. Mais cette Vacciniée ne peut être ^ette espèce décrite par Rui2 et Pavou^ car tons ses caractères la rattachent au genre Macleania. Elle se rapproche du M. angulata de Hooker.' Elle est originaire de Golombia et réclame la serre chaude. Il faut la placer près du jour, dans un grand pot, pour jouir de sa luxuriante floraison. Ce Macleania forme un arbuste presque rampant, dont les branches allongées s'étendent assez loin. Ses feuilles sont distiques, persistantes, coriaces, entières, obtuses, courtement pétiolées. Mais lorsqu'elles çont Jeunes, lenr texture semble fort délicate, et elles sont presque transparentes, roses oa rouges, même pourpre. Les fleurs très-nombreuses ont l'aspect de celles d'un Cnphea. Elles garnissent les branches dans presque toute leur longueur ; elles sont d'un rouge brique, et jaunes è l'extrémité.

Dendrobium marginatum, Batem. {Orchideœ). Jolie espèce

de Moulmeine, découverte aussi par le Rev. G. S. R. Parish et mise au

commerce par MM. Hugh-Lav. Ses fleurs, d'un blanc pur, avec le

labelle orange-foncé, sont asses grandes, toujours très-nombreuses et

. faciles à obtenir.

Mterantliella GandoUeit Naad., Chatog^êtra molliêDC., Rhêxia moliii 9at7Bl. {Melastomaceœ). M. Anderson Henry, d'Edimbourg^ fat le premier qui cultiva cette plante dont il avait reçu les graines de

• Quito, par les soins du professeur Jannisson. Mais elle est originaire des Andes où elle croit à une élévation de plus de 3,000 mètres. Elle appar-* tient aussi à la Flore delà Nouvelle-Orenade ; elle 7 fut découverte

^ par M. Triana ; et au Pérou, dans les environs de Ldma^ d'apràs Ruia et Pavon, et d'après M. M'Lean. (Vest un petit arbuste de serre chaude, très-digne de culture. Il a des branches^opposées ainsi que ses feuilles et est couvert^ dans toutes ses parties, d'une masse de poils appliqués qui prennent une couleur de.rouille'par la dessiccation. Ses feuilles sont ovales-oblongnes. Les fleurs forment des panicules terminales, qui sont feuillées dans le bas ; elles sont violettes^ puis roses avec des anthères saillantes portées sur des filets pourpres.

Meconopsls aculeata, tiojh {PajHweraceœ). C'est une superbe plante, qui a fleuri dehors en juin de cette année. Les graines en avaient été envoyées à Kew, l'année dernière parle D' Clegharn, des hautes montagnes du Kumaon. Elle a du reste été signalée dans diverses contrées de l'Inde par Royle, Munro, Winterbottom. Elle croît toujours à une grande élévation.

Cette belle Papavéracée a Taspect du Cambnca^ mais ses fleurs^ plus grandes, sont d'un lilas brillant passant au violet. Elles sont d'un trèsbel effet.

Qymbldium tigrinum, Parish {Orchideœ) . Petite espèce de la Péninsule Malaise^ dont on doit la possession au Rev. Parisb. Ses sépales sont d'un jaune verdàtre, tachetés de rouge. Le labelle est énorme, trilobé, blanc^ mais couvert de larges taches rouges, et complètement rouge en dedans.

Corylopsis spicata, Sieb. et Zucc. ' {Hamamelideœ.) Ce nouvel arbrisseau très-intéressant, car il pourra probablement braver la rigueur des hivers du Nord de l'Europe, a été introduit de Yokahama, au •Japon par MM. Veitch (1), et il a fleurira Kew cette année même. Ses fleurs, apparaissant avant les feuilles, disposées comme les chatons des noisetiers, sont as fez grandes et d'un jaune intense brillant, avec des anthères légèrement saillantes de couleur pourpre . Les feuilles pubes-

(4) Il était en même temps iniroâuit par le D^Van-Siebold à Leyde.

A. de T.

centos et même poilues et blanches en deseons, sont inégiles conime cheE les Bégonia ; eiies sont garnies à Textrémité de chaque nennre d'une dent qui en est la prolongation . La disposition de ses Aenrs et son aspect ont Yaln à cet arbrisseau le nom générique très-heoreosement donné de Corylopm. C'est une bonne acquisition pour nos jardins.

Dendroblum ebumetim, Reichenbach. (<)rcAtV2e«s). Encore une espèce découverte à Moulmelne par cet infatigable collecteur d*Ordiidées, le Rev. Parish. Elle croit confondue avec les B, formositm et antres espèces. Elle est très-jolie , très-florifère et d'ui^e culture facile* Ses ffeurs sont grandes, pendantes^ et ont Tapparence de Tivoire poli, relevé de quelques lignes d'un rouge foncé au centre.

BLalanchoe grandlflora, Wall. K. wightiana. Wall. (Craou" laceœ). Plante gfasse d'un assez beau port, à cimes florales grosses et produisant quelque effet. Elle est originaire de llnde.

Delphinium Brunonianum, Royle ; D. moschatum^ Hook, et Thoms. (Ranunculaceœ). Ce nouveau Delphinum ^fort singulier, a l'Inde septentrionale pour patrie. Il croit dans les hautes paontagnes du Thibet, à plus de 5,000 mètres d'élévation et y fleurit en août et septembre. Il sera probablement de pleine terre en Europe. Ses fleurs se distinguent de celles de tontes les autres espèces par leur couleur lihs avec un centre noir, et par Todeur très-forte de musc qu'elles répandent et qui ne se retrouve que chez quelques espèces alpines.

Cœlogsrne adoratlsslma, Wight (Orchideœ.) très-petite espèce de Ceylan^ répandant une odeur très-suave. Elle pousse sur les troncs et les branches des arbres^ et fleurit de mai en octobre.

Apbelandra liboniana, Hort» Linden (AcanthaçeiB). Cette plante est très<belle et très digne de nos soins. On ignore malheureusement son origine. M. Linden la croit du Brésil, patrie de VAphelandra vartegata.

Ses feuilles sont ovales, entières, elles sont parcourues dans leur milieu par une bande blanche. Les fleurs forment un gros épi ; elles sont jaunes, mais enveloppées par des bractées d'un rouge orangé, qui rendent surtout cette plante ornementale. On croirait voir l'inflorescence d'une Broméliacée. '

Epldendrum {Spathium) Gh6midophoruni.Lindl.(0rrAiVfe«)

M. Skinner a découvert cette plante au Guatemala, dans la province de

QuesalteDango^ à une très^grande éléTation ; aassi ne réclame-tHelie presque aucune chaleur. Mais il est pourtant difficile de dire exactement quel froid elle peut supporter et comment on doit la cultiter. Elle ressemble plus à un Arvndo donax par ses feuilles et ses tiges qu'à une Orcliidée. M. Veitch a obtenu dernièrement sa floraison^ qui est très-belle.

Cette acquisition est considérée par le Gardeners chronicle comme trè^précieuse^ et le journal revient deux à reprises différentes sur rintérèt que présente cet Epidendrum^ puisque le goût des Orchidées de pleine terre ou de serre froide commence à se répandre.

A. de TALOU.

SOCIÉTÉ IMPÉRIALE D'HORTICULTURE DE PARIS,

Séance du '^juillet. Deux volumineux bouquets de Glaïeuls floribun* dus^ psittacinus et gandavensis^ composés de variétés nouvellement introduites dans les cultures, formaient un assemblage des plus remarquable; ils provenaient des cultures de M. Ëug. Verdier. Le même horticulteur avait également envoyé un troisième bouquet de Glaïeuls formé exclusivement d'une variété nouvelle obtenue dans ses cultures» a laquelle il a donné le nom de G. Madame Eug. Yerdier; ses fleurs sont grandes et teignent un joli coloris cocciné.

M. Chaté déposait des inflorescences de deux Pelargomumzanaley les unes offrant des fleurs semi-doubles et les autres des corolles très* doubles. Ces plantes ne sont certainement pas d'une beauté remarqua* ble, mais espérant qu'elles deviendront peut-être l'origine de variations du même ordre, et présentant en même temps des fleurs ou plus grandes ou à divisions plus nombreuses et plus régulièrement disposées^ lé Comité proposa d'accorder une distinction à M. Chaté pour son apport, le premier de ce genre qui figure aux séances de la Société. On devait encore à M. Chaté une très-nombreuse série de variétés de PhoxpaniciUata ainsi que plusieurs Verveines de semi«:.

M. Rivière dépesait un rameau fleuri d'Eûpatofnum maeropkylium L. (Hebêclinium macrophylliim D. C), remarquable Composée de la Jamaïque^ de la Guadeloupe, de la Guyane et du Brésil; son feuillage est ample et ses fleurs d'un bleu clair, ressemblant à celles de TAgérate, forment une vaste grappe corymbiforme. L'inflorescence présentée par M. Rivière ne mesurait pas moins de 30 à 35 cent, de diamètre. hHe-

ieclini^mmacrophyllttm^ dontl'iatroductioQ est encore toate récenie, se plait dans les sols un peu oonsistants mais (rès perméables, frais et à une expositioQ 4emi-ombra([ée, Par exemple aue terre de bruyère tourbeuse^ à laquelle on mélange un cinquième de ferre i blé, lui convient parfaitement. Il est inutile d'ajouter qu'il est de toute nécessité que cette terre artificielle soit bien drainée.

Le savant jardinier en cbef du Luxembourg déposait encore un pied pourvu de 2 tiges fleuries de Cephalolus follicularis. On sait que cette plante est toujours rare dans les cultures et que sa floraison y est exceptionnellement constatée. On sait de plus que sa conservation dans no8 jardins est généralement considérée comme très-difficile; telle n'est cependant pas ropiniondeM. Rivière^ qui fait une communication à la Société sur le mode de culture qu'il emploie et que nous reproduisons à la page 268.

A regard de sa remarquable potée de Cephalotus, M. Rivière rappelle qu'au moment delà floraison qui s'est efii^ctuée en juillet, il l'a transportée de la serre en plein air,dans un lieu un peu ombragé, dans Tespérance que les insectes favoriseraient la fécondation; jusqu'ici il n'a encore que des indications peu précises sur le résultat recherché.

Séance c/» 4 4 août. La Société avait été convoquée en assemblée générale pour la distribution des médaillés aux lauréats de sa troi^ème Exposition partielle; en outre elle s'est livrée à ses travaux habituels. Cette séance a été intéressante pour le nombre de plantes fleuries et notamment des Glaïeuls^ fleurs de la saison, qui y ont été apportés : c'était presque i regretter que la Société n*ait pas ouvert une expositioo spéciale pour ce genre de plantes. Nul doute qu'elle n'eût attiré un grand nombre d'amateurs et de curieux, amis des fleurs. On sait qu'en Angleterre ces sortes d'expositions^ qui n'ont ponr but qu'un seul genre de plantes, sont fréquentes, et que souvent elles ont trait à des plantes dont le mérite est certainement inférieur à celui des Glaïeuls. Trois horticulteurs bien connus dans cettecultnre^ MM. Souchet^ Verdier (Engène) et Loiseen présentaient chacun, en quantité difi^érente, une série de variétés récemment obtenues de semis. Le lot de M. Verdier, qui s'est fait un nom dans cette culture» était excessivement remarquable à tous égards; cependant il était encore dépassé parceluideM.Soucbet, beaucoup plus important et formé de variétés d'une beauté presque idéale. On sait avec quelle passion M. Souchet s'occupe des Glaïeuls : ses collections, sur lesquelles notre rédacteurenchef seproposert'appelerprochainement l'at* tention des lecteurs dé l'Horticulteur français^ occupent une étendue de plusieurs hectares; ce n'est évidemment que par les soins qu'il apporte dans le choix de ses porte-graines, et en opérant sur une échelle aussi

vaste, que M. Souchct a pu obtenir cette série considérable de Glaïeuls de choix dont se composait son apport, et qu'il augmente chaque année de nouvelles et encore plus remarquables variétés. Disons que ces trois lots formaient un ensemble d'une éclatante beauté : c'était en quelque sorte une Ej^position spontanée qui venait d^imer un cachet plus solennel i la cause principale de cette réunion. La 3ociétéj d^ns Timpossibililéde pouvoir récompenser ces collections à leur juste valeur, a dû se borner à rappeler les récompenses qui leur pnt été décernées précédemment, et qui sont : pour M. Souchet une médaille d'or; pour M. Verdier (Eugène) une médaille de première classe^ et pour M. Loise une médaille décernée en 4863. Le Comité exprimait en même temps un vœu auquel nous ne pouvons que nous associer, c'est de devoir un jour décerner à M. Souchet, dont le nom est devenu européen, une médaille exceptionnelle pour les acquisitions dont il a doté l'horticulture.

Signalons encore les beaux PeiuniaàeM. Tahar et les Ztnnta doubles et très-variés de M. Trony; les remarquables Cerfeuil bulbeux de M. Gadier (Jules), de Saint-Michel; les Fraises quatre-saisons recueillies sur des filets plantés seulement en avril dernier et non repiciués, de M. Bordelet.

A propos de Prunes présentées par M. Gilles,%t récoltées sur des arbres qui avaient subi en juillet dernier une plantation i racines nues, une discussion s'engage entre MM. Forney^ Forest et de la Roy sur la possibilité de ces transplantations. Ce qui nous parait en résulter, c'est que si la réussite de ces plantations n'est pas chose impossible, elle est cependant soumise à des soins particuliers qui l'empêcheront d'être jamais autre chose qu'une opération exceptionnelle.

La séance se termine par la lecture du compte rendu de la troisième Exposition partielle cfe 4864, par notre collègue M. André, et par la distribution des récompenses aux lauréats de cette Expositien.

B. YiRLOT.

CATALOGUES D'HORTICULTURE

roua L^AUTOMNE Ds 4864.

CStilll** âlS) chomin dei PiDS, à Lyoû (Guiltolièrc), Prospeclus de rosicrâ nouveaux, et catalogues des rosiers disponibles pour Taulonine de 4864.

Udabert, pépiniériste à THooiois près Brissac (Maine-et-Loire). Catalogue (pour marchands) des arbres fruitiers et de plants d'arbustes et d'arbres d*oniement*

et Ackmidl, horticulteurs à •Erfurt'(Prus8e) . Catalogue «foignoDi à fleurs^ bulbes^ rbisomes, grïSas et tubercules; grande irariété et beaux choii.

•j (PranQoi8*EmmaaueI), pépiniériste à Bollwilier (Haut-Rhin). Catalogue des arbres fruitiers, arbres ^'alfgnemenl et arbusles d'ornement, etc. ~ Supplément au catalogue général n*44.

Travaux du mois de Septembre.

Potager* On continue de semer en pleine terre* des Radis, Raves, Carottes hâtives, Pimpemelle, Poireau, Cerfeuil, Cbicoréc fine d*Italie, Laitues diverses. Mâche, Ëpinard ; Choux pommés hâtifs, Choux-fle rs, etc. — On prépare les meules à Champignons; on conlioue de butter le Céleris ou on Tarrache, ainsi que le Cardon, pour le faire blanchir, en les plantant profondément en rigolles dans du terreau.

Pépinière. On veille toujours à TéquilibratioD dos arbres ou espaliers; pincer long, coucher et palisser les branches vigoureuses; dépalisser et redresser les branches faibles; découvrir les fruits trop ombragés.

Jardin d'agrément. Récolte des graines, et semis d'automne (votr page 444, 1854). Vers la fin du mois, o: peut commencer à planter dans des pots oa à mettre en carafes, pour les ap artements, lesOigoons de Narcisse de Constanlinople, grand Primo et Soleils d'or, les Jacinthes, les*Crocus> Tulipes hâtives. — Il faut avoir soin de choisir des Oignons très-réguliers, bien fermes, et la couronne, où naissent les racines, tres-saine. On peut attendre le mois d*oc^ lobre pour planter ces oi nous en pleine terre.

Serres » Les nuits commencent à devenir fraîches; oa doit rentrer, dans la deuxième quinzaine, les plantes de serres chaudes; rempoter^ avant, celles qui en auraient besoin; les arrosc.nents doivent ôlre donnés préférable ment le matin. On dispose, vers la fin du mois, les panneaux des serres tempérées, châssis, bâches, etc.

PArl«. -« iBpximcrie hottieoU de C. Dorkadp, me Caneitet 9»

miutt ns Aiinis mmm ftiRsci mniBO

^ Hmaco. €lM«»Mi«e; — Uè rimaib»»* on BentolAlrM (Pi. XIX); ~ CAsato MkiBifell* (PL XXI); * Coliore de l'«lll«i flaaMaA d'après li mélhode de Ytrvlen;— HojdBt de faire grottir et d^empècher la cfanU des rêekesi et procédé éMiiomiqne foor garantir lee trtiUes àm nvage dea ttouelMs owlIiArea; — OoMpte renda de rSK^alamm dea fruits, Daklia* etc, k Paris, — B. Viklot. HéaMtr» su U prodoetiOA des ? Sr riétéa, etc. (suite);-* B, Vumt: Séanee de U Soelété Impériale, ete. : — Gréitiea et IxatiOD des variétés.^ PlâDtesaonTelles. €»lalttS«e é*li«Hte«ll«i« p«ir Pantonae de 1864; — TraTics 4a motf d'oetobri.

CHRONIQUE

Vente des pluitet de rétabiisaemenl Debrie; reachère d'an jardinier; les primeurs da chàieea de X. • . ao mois de jaillet; l*igiionQee de certains jardiniers; résnltaU de la fécondation d*aprës le système Hoolbrenck; le rappel des plantes à flears^ et la retraite des plantes à feuillage.

T<mt n'est, ma foi, pas rose dans le métier de rédactear en ohef d'mi jouroal d'horticulture, surtout dans la période des vacances. Sous le fallacieux prétexte de pérégrinations horticoles dans lea 88 départements de la France et à Tétranger, les collaborateurs vont courir les garennes, et laissent au « cher maître » le soin de confectionner le journal tout sent, ni {dus ni moins que le grand Alexandre... Dumas. Faites donc, ô mon Dieu^ que cette tâche me soit légère !

Triste nouvelle pour commencer .

Encore un gi*and établissement qui disparaît de la scène horticole. La veuve Debrie vient de faire la vente de ses ma*» gnifiques plantes, qui ont attiré, route de Ghàtillon, à Montrouge, l'élite des amateurs de tout le continent. L'établissement Debrie ne faisait pas, à proprement parler, le commerce des plantes. Il s'était créé un genre d'industrie tout particulier qui consistait à orner, végékilenierUf les appartements les jours de fête ; et il comptait, au nombre de ses clients^ le Palais des Tuileries, l'Hôtel-de* Ville et les Ministères. Mais dq)uis que la ville possède son gigantesque établissement de la Muette, à

Ochbvc 4 8b 4. 19*

Passy, elle «e fonmit aalurdl^m^dt «es pkmtofi pour orner son hôtel, les jours de fête et de réaeplion, et, en i)OBBe Gama,^ rade, elle les prête à ses attiis «t connâissuncëé ; ce qtlî è^i ebcore trësHiatur^, La maison Debrie n'a donc plus e& effet sa raisoû d'êlre. C'était pour h^mplîr les exigences du métier que rétabUs»ement éè la roiite de ÇhâtiUon possédait une grande quantité de beaux sujets en Palmiers, Pandanées et plantes de toutes sortes à feuillage ornemental. Ainsi s'explique i'affluence des amateurs à cette vente, dont la durée n*a pas été moindre de quinze jours , et le prix quelquefois fabuleux auquel ont été adjugés certains spécimens.

L'asmtance a été égayée un instant pai^ Tenchère d'un de ces tristes jardiniers qui ne possèdent de leur profession que le nom, et qui sont la cause du ridicule que le monde répand sur le corps tout entier b Uii brAve bourgeois^ ébloiii sans doute parle titre de membre d'une société d'horticulture qudooiique« croyait posséder une finie /Zebr en la persônitie de son jardîmert iM'envoya donc à cette vente pour faire l'acqoisitîon de quelques plantes. Cet illustre cônfirère avait wôm tnodiestement enchère sur tous les lots sans pouvoiit en obtenir un. Le jour baissait et il se voyait menacé de ritoumer à &!.••> j'aUai< citer la ville, quelle indiscrétion! ^-^ il allait donc rentrer ches son maître, comme un chasseur don^ la Gamassîèt^ est restée vierge de gibier, quand apparut sur Testràde un Dieffénba(h\4i picta. Â peine le oommissaire-priseur avait-il pi'ononcé la phrase sacramentelle : c A combien la mise à prix, ^ que notre homme lança dans les airs un formidabie : cinqmni^ francs 1 La foudre, tombant au milieu de l'assemblée, n'eût pas prodnit plus d'effet : ttupèur générale; le commissaire^prîseiîr luimême en laissa tomber son petit marteau d'ivoire. Mais bientôt^ revenu de sa surprise^ chacun laissa éclater le plus vaste éclat da rire qu'oreille humaine ait jamais entendu. La plante valait largement dix francs ; elle fut adjugée naturellement an

gâiérrax fixateur âe la mise à prix^ au bruit de rtiilarité géoénde. Le lendemain le maître venait proposer, hunhorliculleur de Pirid , d'échanger son Bieffenbacchia de 50 francs contre trois ou quatre plantes à 2 francs piëce; et Vhistoire rapporte qu'il n^était pas eontent de son habile jardinier; rranchemont, il nNivait pas lieu de Pêtre^ Que je connais, grand Dieul de Jardittiers de celte force-là»

Dans le courant de juillet dernier, je visitais une belle et riche propriété des environs d'une ville très-connue par un Opéra<^mique. Il y avait dans un grand potager une soixantaine de côffi«s, tous recouverts de leurs panneaux. Que peut-il y tKVoir là^dessous î demandai-je au jardinier en chef. Ce sont des Pommes de terre et des Radis, me répondit-il gravement* Si mes bras n^ étaient pas solidement attachés, ils me seraient tombés des mains, pour parler à peu près comme Scribe, ou je serais revenu à Paris tout au moins manchot. . . Payez donc un jardinier 2,000 francs et même seulement 1,200 francs, pour qu'il fasse pourrir vos coffres à faire des primeurs de Pommeâ de terre et de Radis, à la fin de juillet !

C* est plus fort, il faut en convenir, que le cerisier forcé , exposé paup un ex- vice-président d'une Société d'horticulture, vers là fin du mois de juin, et dont les cerises commençaient à rougir!... on m'a assuré que c'était de V habile primeuriste qui les avait exposées.

La rougeur des cerises me rappelle que je n*ai pas encore parlée cette année^ des résultats obtenus de la fameuse méthode de fécondation artificielle des céréales et des arbres fruitiers, par la vertu de laquelle la production du sol devait èlre doublée. La commission nommée par le gouvernement, pour suivre et constater les opérations, n'a pas encore, que je sache, fait son rapport; mais des hommes sérieux se sont livrés à des expériences, et ils ont déjà déclaré qu'ils étaient loin de compte avec le célèbre inventeur. Ils ont tous établi, ce que j'ai an-

nODcé Tannée dernière dans ce recueil : que Topératiou de la corde et des houppes enduites de miel ne pouvait que contrarier la fécondation et diminuer la production. Ainsi M. Bellat directeur de la ferme-école de Grignon, a annoncé à la Société impériale et centrale d*agriculture de France que des arbres fruitiers fécondés artificiellement, d*après le système Hooïbrenck, ont donné moins de fruits que les autres non fécondés, ou du moins pas davantage. H* Dailly, agriculteur, membre de cette société, a confirmé cette assertion, et c'est aussi ce qui a été constaté au potager impérial' de Versailles, oîi Tinventeur a opéré lui-même. D'un autre côtéj M. de Thou, habile agronome du Loiret, a expérimenté sur les céréales. Excepté dans un cas où le produit a été le même, toujours il a obtenu un quart en moins des blés fécondés ; mais il parait que l'inventeur se propose de démontrer que, toutes choses inégales, d'ailleurs, c'est ce qui produit le moins qui fournit le plus I II est assez habile pour cela.

— Mais quel est ce bruit?

— C*est la retraite des plantes à feuillage que fait battre le directeur général des plantations et promenades de la ville de Paris.

— Vraiment! êtes-vous bien sûr? Cette batterie ressemble cependant au rappel !

— Naturellement, mon cher. La retraite des plantes à feuillage, c'est le rappel des plantes à fleurs ....

— Je vous passe celui-là, ô chroniqueur; mais n'en faites plus. Et où bat-on ce rappel ?

— Au bois de Vincennes particulièrement^ dans la partie annexée, entre l'ancien bois et l'ex-parc de Bercy, au bout de l'avenue de Reuilly. On me l'avait dit, et le fait me paraissant des plus étranges^ j'allai le vérifier. Je vis, en effet, des fleura en abondance dans tous les massifs d'arbres, depuis la porte de Tavenue jusqu'à la route des tribunes ; des fleurs dans un bois,

c'est beau 1 Taî constaté^ néanmoins, que cette détermination de revenir au fleurs avait rendu tris-soucieux le directeur des plantations de la ville ; car, partout où il a fait planter des fleurs, ce n^est que Souci!... Oh I pardon, lecteurs*; sur celuici je brise ma plume ; elle me ferait passer pour un homme léger • En ce monde, l'homme n'a quelque valeur qu'autant qu'il est et reste toujours sérieux ; il ne doit jamais se livrer à la plus petite joyeuseté en public ; il ne peut se réjouir qu'en dedans, et doit garder sa joie pour lui. Mon écart à cette loi est bien pardonnable aujourd*hui. Au rappel des fleurs , quej^aime tant, quand elles sont belles, mon cœur a bondi ; j'ai laissé échapper ma joie; et, à la vue des grands Soucis de M. le directeur des plantations municipales il m'a été impossible de garder mon sérieux.

F. Herincq.

FLORICULTURE

LES PLUMBAGO ou DENTELAIRES.

Plumbago coccinea (Pl. XIX).

Le genre Plumbago comprend des herbes, mais plus généralement des arbrisseaux à feuilles alternes et à fleurs roses, blanches ou bleues, disposées en épis ou en grappes très-élégantes. Chaque fleur est composée d'un calice tubuleux à 5 dents, et relevé de côtes hérissées de poils glanduleux; d'une corolle monopétale à tube très-long , couronné^ par un limbe étalé à 5 lobes. Les étamines, au nombre de cinq, renfermées dans le tube de la corolle^ et opposées aux lobes, ont les filets dilatés à la base et les anthères ovales. L'ovaire est unilocalaire, surmonté d'un style filiforme et de S stigmates aigus. I>e

fruit est une capsule renfermée dans le calice petsî«taat, à une seule loge qui ne contient qu'une seule graine.

Les Plumbago sont au nombre de ' cette prodigieuse légioa de vieilles^ mais jolies plantes d'ornement, qui restent confinées dans les établissements horticoles, faute de publicité conyena* ble, et qui sont bien autrement ornementales que la plupart des introductions nouvelles.

Rien de plus élégant et de plus cpquet que ce charmant Plumbago coccinea ou rosea (Pl. XIX), arbuste buissonneux, originaire de Tlnde, et qui se couvre de nombreux épis allongés de délicates fleurs du plus beau rose. C'est une espèce de serre chaude, qui exige beaucoup d'eau pendant sa végétation; on la multiplie par drageons.

Le Plumbago Zeylanica est moins beau ; ses fleurs sont plus petites, d'un beau blanc pur et disposées en épis. Il est de bonne serre tempérée ; veut une terre nutritive,— terre franche allégée par un tiers de terre de bruyère, — beaucoup d'eau l'été, et peu pendant la période de repos: on le multiplie par bouture.

Le Plumbago Capensis est la plus splendide espèce. Ses tiges sarmenteuses peuvent atteindre jusqu'à la hauteur de 15 à 20 mètres, et tapissent très-rapidement lefi murs d'une serre froide ou d'un jardin d'hiver; car la plante est très-rustique, et n'a besoin que de très-peu de chaleur pour produire la plus luxueuse fleuraison. Vers le mois] de juillet, apparaissent les premières fleurs, d'un beau bleu tendre, disposées en épis raccourcis au sommet des rameaux, qui se détachent delà masse de verdure ; bientôt après les feuilles disparaissent par la multiplicité des bouquets azurés qui se succèdent jusqu*au mois de novembre. On peut maintenir cette espèce à l'état de buisson^ et la livrer à la pleine terre, à l'air libre, pendant Tété ; elle y fleurit non moins abondamment qu'en serre, lorsque l'eau ne lui fait pas défaut .

A l'automne on rabat ses rameaux ; on la relève de la pleine

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tetre pour la remettre eu pot« et la conserver en simple s^^ froide, ménageant alors les arrosements. La multipUoat^Qa efl( très-faeile par la bouture*

ËnfiQ la^ pleine terre a paiement son Plumbaga^ qui est le Plumbago Larpentœ, originaire de la Chine ; c^est une petite plante herbacée, haute à peine de 30 centimètres, et 4ont les fleurs, d*un beau bleu cobalt, disposées en petits bouquetSi^ n'apparaissent que vers le mois de septembre. Par ses tiges flexueuses, elle peut convenir à la garniture des vases suspen-t sion ; à faire des bordures, et même des massifs. Plante assez vorace qui n^est pas difficile sur le choix du terrain, et qui supporte nos hivers sans le moindre abri.

On coupe chaque année ses tiges rez-terre ; de nouvelles naissent des souches souterraines qui sont trançantes et qu'il faut cerner de temps en temps pour éviter l'invasion. La multiplication se fait donc par la di^isiou de ses souches souterraines.

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C\SSIA SCHINIFOUA (P^- XXÏ),

Sous le nom de Casiia Schinifolia M. Alphonse Oecandolla a décrit une charmante petite Casse de la Nouvelle-Hollande, que Sweet, avaul lui, a nommé CassiaBorclayanck, Nous ayw» yu en fleurs Tété dernier, chei; Mi Rougier^ cette petite planta qui fleurit très^jeune, ^ peine à la hauteur de ^5 ou 3Q oçutt timèties, ce. qui permet de l'élever dans de petits vases pqur la garniture des jardinières et des (corbeilles d'appartement, ToutQ la plante est glabre; $&i feuilles, d'un beau ver( iuT tense, sont composées de 6 à 8 paires de folioles IfmcéoUies, acuminées^aigues, et mucronées, garnies de grosses g^ftndes aplaU^s à la base du pétiolet Ses fleurs d'un beau jaune

sont disposées en large bouquet corymbiforme au sommet des rameaux.

Comme ses congénères, le Cassia fioribundaf grandi flora^corymhosa, etc., elle peut concourir à Tomementation des parterres.

On la livre en pleine terre à l'air libre an printemps, et à l'autonme on la relève pour la rempoter et la rentrer en simple orangerie pendant Fhiver . Les boutures sont faciles pour la multiplication.

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