NOUVEAU SYSTÈME DE POMPES
PROPGUSEUB HTOBAUUQITE DUROZOI.
Cette machiné .hydraulique est appelée à rendre de grands services à rhortîculture par sa simplicité et la modicité de son prix. Elle peut remplacer tous les systèmes de pompe inventés jusqu'à ce jour ; elle peut puiser l'eau à toutes les profondeurs sans aspiration ; elle n'est pas sujette aux réparations con^tanres delabotteh étoupe et du piston, et sansavoir recours à destrin* gles d'une force en raison de la profondeur du puits et du frottement des guides pour maintenir la tringle qui est mue au détriment du moteur^ le godet retombant de son {»*opre poids permet d'employer la chaîne.
Cette machine étant sans ajustage et sans précision ne peut se déranger ; de plus, elle n'est pas sujette à dégrener ni à geler, attendu que tout l'appareil est placé au fond du puits. On homme d'une force moyenne peut tirer, sans fatigue, avec une machinée double effet, d'un puits profond de 15 à 18 mètres, environ ^ept mille litres d'eau à l'heure.
l-/r<.rlM(™r fr^f i. * 18si>- '• ■'*.•«'.»""•
Tous les appareils, peu vent s'adapter à quelque mouvemeot que ce soit. , . ,
Nous avons vu fooctionner^ à Pans, cet ^ippareil chez MM. Thomas et Gaudin, boulevard du Temple, 1 i«
SAUX BABYLONICA SALAMONII.
Rien u'est plus difficile à spéciéiser que les individus appartenant à des genres très-nombreux en espèces susceptibles, par conséquent^ de présenter beaucoup de formes intermédiaires. La difficulté est d'autant plus grande, que ces espèces sont difficiles à déterminer à cause des caractères souvent ambigus qu'elles présentent. Tel est, au plus haut degré, le Salix Bohy^ Umica Salamonii qui fait l'objet de cette note. Le Muséum le possède depuis environ 6 ans ; cet établissement l'a reçu de M. Villevieile père, pépiniériste à Manosque (Basses-Alpes) ; il était accompagné de cette note : t Arbre venu spontanément dans la propriété du baron de Salamon ; il monte en pyramide, se s'^le pas conune le saule pleurer, bien qu'U conserve le caractère général, très-prononcé, de ce dernier. En raison de son origine et en raison surt(>Dt des grands services que, de son vivant, mon excellent ami, M* 4e Salamon, a rendus à Thorti-^ oulture, je désirerais que lenom que je lui ai donné lui restât, v
le désir exprimé par M. Villevieile est trop buable et même trop juste pour que nous n'y accédions çomplélemçntjf nous le faisons avec d'autant plus d'empresseipent que les diverses re* cherches que nous avons faites ne nous ont montré rien dé semblable au Se Babylonica Salamonii parmi tout ce qui est cchquu ; disons même que nous n'avona pour ainsi dire rira à ajouter à la description que M* Villevieile en a faite dans la note d'envoi. Nous ajouterons pourtant que le S. Babylonica
Salamoini pousse plus vigoureusement que le S. BahylonicOj et que, tout en produisant autant d'efiet que ce dernier, par Ses rameaux et ramilles pendants, H s^élève ]beaucoup plus haut et forme un très-grand arbre qui pourrait être utilisé comme arbre forestier et pourrait peut-être même rendre de grands services à l'industrie, car son bois, assez bon, est susceptible d'un beau poli. Au point de vue de Tornement, l'effet ' est presque magique ; ces arbres sont très-propres à orner le bord des esiut ; comme ils viennent très-bien aussi dans les terrains secs, nous ne serions pas étonnés qu'on pût^ avec avantage, en orner nos boulevards ou nos places publiques, ce qui en varierait un peu l'aspect. Gomme toujours, l'administration du Muséum se fera un plaisir d'en donner des boutures à ceux qui lui en feront la demande. CARHiÈRe^
Chef des pépinières duMoséam.
SOaÉTÉ IMPÉRIALE D'HORTICULTURE DE PARIS.
* Les apports de fruits abondent à la séance du 8 septembre; pour n'en citer que quelques-uns, nous rappellerons celui de M. Marc, âgé de 80 ans, demeurant rue de la GaSté prolongée, n^ 43^ consistant en un panier de différentes Pèches que le présentateur présente coaume améliorées» moins sous le rapport du goût que sous celui du Tolume» M. Bossin, à Hanneucoart (Seine et-Oise), envoyait différents fruits, notamment un Chasselas à grains oblongs, plus précoce que le Raisin Malingre et auquel le Comité reconnaît d'excellentes qualités, et une nouvelle variété de Prunier obtenue de semis. A cet envoi esl jointe une note qui a été imprimée dans les Annales de la Société eu 4^53, dans laquelle M. Bossin engage les jardiniers et amateurs i faire de nombreux semis d'arbres fr^uiti^^s, notamment de Ceri$iers, Pruniers, PécberB et Abricotiers, dans le but d'en obtaiir des variétés pins» tardives. Cette théorie u*est pas nouvelle; car en 48i9, M. Vilmorin a appelé l'attention des arboriculteurs sur les avantages que pourrait procurer Tapparition d'une variété tardive d'Abricotier. Le moyen qu'il conseillait alors consistait dans des semis extrêmement nom** breux; mais nous pensons que la réussite serait plus assurée en semant des noyaux d'Abricotiers recueillis dans les localités les plus septen-
trionales où cet arbre peut être est oultivé, plotftt qu'eu employant des noyaux récoltés snr des individus éietés dans Jes contrées ntëridiooales. Nous ne voulons pas décourager les personnes qui voudraient se livrer à ces expériences ; mais^ comme nous Tavons fait remarquer ailleurs, il pourra arriver, une fois la variation tardive obtenue, que celle-ci ne présente pas toutes les qualités désirables ; il faudra alors continuer Vexpérience jusqu'à l'obtention des deux caractères : tardiveté de la floraison et qualité du fruit.
H. Lepère, de Montreuil^ présentait deux magnifiques corbeillea de Pèches en exemplaires remarquables, dont quelques-uns mesuraient jusqu'à 265 millimëires de circonférence. L'une de ces corbeilles ^it formée par les variétés Belle-Bausse, du Prado^ Reine dea Vergen et Galande ; l'autre par plusieurs sortes mûrissant habitneltement à celte époque et moins généralement répandufs dans les cultures de Mon-^ treuil : c'étaient les Pêches de Malte, Pucelle de Maline» et Belie de Vitry^ tous fruits excellents. M. Lepère montrait enfin à la Société des fruits d'une Piiche d'origine montreuilloise qui a nom Gain de ilfon* treuils Ces fruits, qui sont d'un volume remarquable et qu'on considé* rerait A priori comme étant de bonne qualité^ doivent être cependant classés dans la catégorie des fruits médiocres. Le mésooarpe fortement adhérent au noyau offre une résistance comparable à celle delà pomme.
M. Jamin (J.-L.) appelle l'attention de la Société sur quelques-^unes des Pèches présentées par M. Lepère et tout particulièrement sur la Pèche Galande, à laquelle ce pépiniériste reconnaît d'excellentes qualités, notamment celle d'une longue conservation, pourvu tpato* fois que sa récolte soit opérée deux ou trois jours au plus avaut sa eomplète maturité. A ce sujet , M. Jamin rappelle que le meilleur moyen pour rendre une Pèche apte à supporter un voyage comparativement lointain est de la cueillir dans les conditions qu'il vient d'indiquer. M. le D' Andry ajoute qu'on doit pratiquer de même pour la cueillette de tous les fruits à noyau de la famille des rosacées, quHls aient ou non à supporter un voyage.
M. Fontaine, le grand semeur de Phlox, en présentait quatre variétés, dont trois très^nrieux par leurs coloris out été nommés séance tenante par le Comité. Ce ^nt P. M. Thibaut, d'un rose orangé à centre pur^ purin; P. Arthur Fontaine, de couleur vermillon; M, Pierson, d'un rose foncé.
Dans une lettre adressée à la Soâété, M. Trouy, jardinier à Ver* «ailles, annonce le résulxat négatif qu'il a obtenu par l'emploi, dans cinq expériences successives, du tourteau de Colza pour la desti^uction des larves de Hanneton.
Cette question ne cesse de préoccuper tous les cultivateurs, et la So-
<»été (I'borkieii)ture de Ch^eau-Thierrr adresse à la Société nne note imprimée sur uu moyen de détruire l'insecte arrivé à son état le ptos parfait. Pour cela on planf eraît des arbres dont le feuillage est recherché par les Hannetons, puis en temps opportun, «chaque matin et de bonne heure, on secouerait les arbres, on ramasserait les insectes et on les mettrait dans un tase dans lequel on répandrait de l'eau bouillante. CSe procédé serait certainement un des plus efficaces parmi ceux qui ont été préconisés jusqu'ici; mais nous ne croirons à son efficacité que lorsque les particuliers offriront nne prime aux personnes qui se livreront il cette destruction, et c'est aussi l'opinion de la Société de Cliàtean- Thierry, ou bien lorsque le haonetonage sera non-seulement recommandé, mais encore prescrit par le gouvernement comme Téchenillage. M. Leboeufi d'Argentenil, communiquée la Société le résultat des expériences qu'il a entreprises sur la propagation de la Vigne telle que la recommandée M. Hudelot. Ces résultats sont à peu près ccmipléte* ment nuls. M. Baltet, qui assiste à la séance, dit avoir expérimenté le même procédé, et que le résultat qu'il a obtenu est des pins satisfaisants; d'où 11 conclut que Tinsnccès de M. Lebœnf ne peut être attribué qnli la manière dont ce dernier ra appliqué.
Sé€mc€ du 22 septembre. ^ Comme à la dernière séance, les fruits sont nombreux; nous remai-quons plusieurs spécimens d*une variété nouvelle de Pécher obtenue de semis et présentée par H. Chevalier aine, de Montreuil. Celte variété, de bonne, quahté se lapproche de la Grosse mignonne hâtive par la forme, le volume et le coloris; elle s*en distingue parsa maturation d'au moins quinze jours plus tardive; sous ce rapport, le gain de M. Chevalier pourra, sans doute^ offrir un certain intérêt.
M. le D' Pigeaux dépose deux Poires de maturité i peu près parfsite accompagnés de feuilles dans lesquelles on constate la présence de petites chenilles encore vivantes. Cette présentation est faite pour convaincre qu'à défaut des feuilles^ les chenilles s'attaquent aux fruits eux-mêmes; en effet, en examinant les Poires de M. Pigeaux, on reconnaît aisément sur leur surface, surtout aux endroits en contact avec les feuilles^ qu'elles offrent de distance en distance des plaies qui ne peuvent être occasionnées que par ces animaux.
M. Ivon, horticulteur, route de Châtillon à Montrouge, présentait un pied d'Aster M ad. Soymier, obtenu dans un semis de TA. reperttis ; ses tiges forment un buisson dressé^ compacte, très-régulier, de 35 à 40 c. de hauteur, et ses fleurs excessivement nombreuses sont, comme dans le type, d'un rose tendre. VA» Mad, Sopmier doit être employé à l'ornement des plates-bandes; un pourrait encore Tutiliser pour faire dt's bordures aux massifs des grands jardins paysagers.
ll<r de lÉ Roy, maire 4ti Pin (Seine*el^ltarae)^ montre à h compagnie défit grappes d'un raiaiii qui a nom Perle blanche et i laquelle on recoUBatt généralement la faculté de ne pouToir se féconder naturelleùieiit ; i\ine de ces grappes est complètement stérile ef Tautre qui a été fécondée artiflciellement présente des grains nombreux et d'un développement normal. Le présentateur se propose de continuer ces expériences nôn-seulement sur le Raisin Perle blanche^ mais sur d'autres Tariétés et de propose d'adresser à la Bociéié une note sur les fé^ SFuhats qu^l obtiendra. Tl peut déjà lui annoncer qu'ayant opéré sur les Clumelas Napoléon et gros Ribier ou JUaroc, pour le premicf il obtint un résultat satisfaisant, tandis que pour Tautre ce résultat fut tout à fait nul. H. le D* Pigeaux dit qu'à son retour d'Orient, d'où il avait rapporté un rameau de 40 variétés de Vignes, il n'avait pu les amènera fructifier d*nne manière convenable qu'en les soumettant & la taille longue; par la taille à bœs court il n^obtenait aucun résultat; or la dissemUanee dans les résultats amène M. le D' Pigeaux fc se demander si les expériences comparatives n'auraient pas été faites sur des rameaux de taille différente. M. de la Roy répond que aes expériences portaient sur deux longs rameaux d'un cep.
M. Fùrest rappelle que toutes les Vignes exotiques doivent être taitlées i long bois et que plus les yeux sont éloignés de ta b^se, plus Its de* viennent productifs. M. Porney partage la même opinion ; pour Itil, nos cokms algériens n'ont des Raisins qu'en substituant la taille longue i la taille courte.
Un pied de Vigne de la variété dite de Palestine qtii se trouve datis l'école de botanique du Muséum est complètement improductif toutes les fois qu'on lui fait subir une taille courte ; au contraire il produit quelques fruits lorsqu'il est soumis à la taille longue, et ses fruits sont en générât situés à une distance assez éloignée de la naissance du sair* ment, de 40i:60 e. environ. Ceci nous amène à reconnaître cette grande vérité dont ont devrait toujours tenir compte: c'est que, pas plus pour la Vigne que pour d'autres productions végétales, il ne peut être indiqué de règle absolue sur les soins qu'il convient de leur appliquer, parce que ces soins sont entièrement subordonnés aux conditions climatologiques ou terrestres dans lesquelles vivent les végétaux.
Sétsnee Ar 43 octobre. — La Société était convoquée en assemblée générale à l'occasion de la distribution des médailles aux lauréats de fa quatrième et dertiière Exposi-Kon partielle de 48^4.
Parmi les objets qu'avaient à examiner les différents Comités, nous mentionnerons renvoi do M. Glaudius Hoti^seati flts, jardinier à Beauvais, de plusieurs tobei^cules d'une Pomme de terre nouvelle obtenue de semis en 4857 et à laquelle il a donné le nom de Beliè de Gtùy^
Suisnes. Dans une note accompagaant cet envoi, le présentateur annonce que 5 litres de cette Pomme de terre ont produit 40 décalitres de tubercules analogues à ceux qu'il adresse à la Société et d'eicellentgoùt. Il ajoute en outre la précocité de cette variété, caractère qu'à démontré une culture de sept années.
M. Gauthier (R. P.) dépose deux fruits de six variétés de Poiriers cueillis les uns petits et rugueux sur des arbres abandonnés à euxmêmes, les autres plus développés sur des arbres auxquels il a donné quelques soins. Répondant à une question qui lui est adressée, M. Gao^ thier dit que le terrain de son jardin est léger et très-sec et que les soins dont les arbres qui ont produit les plus gros fruit» ont été l'objet, se bornent à des arrosements fréquents pendant l'été et à rétablififi&ment d'un paillis sur le sol qui entourait leors tiges.
Parmi les fleurs, nous avous remarqué le DahHa nouveau de semis faits en 1863 par M. Chardiue, et auquel il a donné le nom d'Empereur du Mexique; un joli Pelargonium zonale strié provenant des semis de M. Babouillard et déposé par M. Mézard, horticulteur, àRueil, Tobten* teur de jolies plantes de ce genre; enfin un élégant bouquet formé de plusieuris variétés d'Helichrysum bracteatum eimacranthum était présenté par M. Moreau Louis, jardinier au château de Verrières (Seine-et-Oise). Lecture est donnée d'une lettre de M. Henri ^ de 8aint-Micbel-fiur-0rge^ sur le succès complet qu'il obtint dans plusieurs expériences sur la destruction du Puceron lanigère par l'emploi de Thulle à brûler répandue sur les parties atteintes au moyen d'un pinceau. M. le secrétaire général pense qu'il serait à craindre que cette substance ne nuisit aux jeunes po usses des arbres, si elles en étaient recouvertes. C'est aussi l'opinioii de M. Rivière^ qui rappelle que ce moyen a été employé autrefois et qu'on lui a reconnu des inconvénients, notamment celui dont parle M. Andry, et il ajoute qu'il croit avoir expérimenté toutes les substances conseillées jusqu'ici pour la destruction du Puoeron lanigère et qu'il n'a reconnu une efficacité évidente^ et sans inconvénient pour les arbres, que dans l'emploi de l'alcool répandu sur les parties affectées à l'aide d'un pinceau.
M. Forest dit également avoir essayé bien des moyens, même celui à l'aide duquel M. Rivière a obtenu un succès, mais toujours. en vain; il cite entre autres procédés mis en pratique celui de l'emploi de l'essence de lavande, qui fut préconisé par M. Leroux; or, l'ayant appliqué sur des arbres atteints du Pucerou, il n'en a point obtenu de gué* rison, tandis que des arbres voisins, non moins malades, se sont trouvés entièrement dépourvus de ce fléau, et ce sans avoir été traités. D'où ce résultat ? M. Forest l'attribue vaguement à la sécheresse ; en tout cas, il ne considère pas ces arbres comme devant être pour toujours à l'abri
du Paeeron. Poor^ lai, U lAeilIeur moyen de se débarcaseer de eet en Demi est de Pécraser, et il ajoute que, dans la plupart des cas, on ne procède pas autrement, eu sorte que la destruction du Puceron résulte moins peut-être de l'efficacité du remède que du frottement qu'occa* aionne son emploi»
M. Remj^ de Pontoise, dit avoir employé trois substances contre la destruction du Puceron lanigère. Ce sont : de Teau de lessive, de Turine et une certaine essence inconnue qui avait été adressée à la Société de Pontoisé comme devant amener une guérison assurée. Par l'emploi de cet^e dernière, M. Remy n'obtint qu'un i^ttltat négatif ; l'urine brûla les parties atteintes ; seule Teau de lessive produisit les résultats recherchés.
II. le Secrétaire rédacteur donne lecture de son rapport sur la der* njère Exposition partielle de la Société, et la séance se termine par la remise des médiôUes aux lauréats de eette Exposition.
B. Verlot.
EXPOSITIONS DHORTICULTUaE.
Pantoise. — La Société d^horticulture de Pontoisé doit sa prospérité au zèle de M. Remy, vice-président, et de M. Baron, secrétaire. Aussi des hprticulteurs étrangers à la localité ontils répondu à leur appel, et la présence de leurs produits a contribué au succès de l'exposition du 7 septembre dernier.
En première ligne se plaçaient MM. Baltet frères, de Troyes, qui gagnaient, pour leur nombreuse collection de fruits, la mé^ daille d*or offerte par le président de la Société, M. Lelèvre- Pontalès. Choix judicieux, étiquetage irréprochable, tels sont les titres qui distinguaient les produits de MM. Ballet.
Venaient ensuite les arbres fruitiers, les fruits et les conifères de MM. Deseine^ de Bougival, auxquels fut attribuée la médaille d*or de la ville de Pontoisé, et c* était justice, car le bon goût avait présidé au choix et à Tarrangemeut de ces productions.
Le prix des dames patronnesses a été décerné aux jolis
Glafeuls de M. Loke, el celui da mifiistre à tmè fort intéressante collection de céréales.
Un grand nombre de jardiniers marchands ou en senrice ayaient exposé des groupes de flenrs^ de légumeftel d'arbustes pins ou moins intéressants.
Les objets d'industrie ne manquaient pas, surtout les serres en fer, les fermetures de châssis^ les plans da jiffâiu^ les roidisseurs et les grillages fabriqués à Pontoise^ et fabriqués aree art. Exclus des expositions de Paris, ils se réfugient dans les villes voisines.
En somme, Texposition était fort brillante et nous regrettons que les noms des exposants ne se êoiml pas trouvés plaoés au moment de notre visite* car nous aurions pu donner un aperçu complet de cette solennité ooteeiéttit avec la foire et la fête de Pontoise.
Il y avait encore dans les jardids de l*hôtel de ville des volières de poules, pigeons, oies, canards et dindons ; mais sontce bien là des auxiliaires du jardinage?
Beaune. — Nous avons déjà parlé de la Société dliorticulture de Beaune, qui marche sans bruit, fait de la besogne, sans se douter que son chef-lieu possède une société plus ancienne, qui est fort embarrassée de savoir coomient elle recevra le congrès de Lyon,
. Faut-il parler du jardin improvisé sur la place Saint-Pierre, des plantes étonnantes de M. Boursier, de Santhenay, des Pétunias de M. Liger, de Beaune, des Cannas de MM. Avoux et Crozy, de I.yon^ des Bégonias de M. ttartenot, des (£itlets de M. Nardy?
Faut-il vanter encore les fruits nouveaux de MM. Baltel frères, de Troyes, la collection de M. Perraut, de Châlons, les jolies Poires de M. de Joigne et Petot; celles de M. Dufoor, les Chasselas de MM . Courmeaux et Gagnerot, les Pèches de la colonie deCiteaux, qui avait en outre un monceau de légumes.
et enregistrer les objets d'art ou d'industrie plus où moins horticoles ?
Nous préférons appeler Tattention des sociétés sur le prix d'entrée modique dé l'exposition de Beaune. Ouverte pendant deux jours seulement, elle a été visitée par 15,000 personnes : on payait dix centimes en entrant.
Et le toast au banquet, porté par un délégué de l'àdminisiration municipalet U est unique en son genre.
Meduao. — Un toast que nous aimons mieux, c'est celui que M. de la Hoy, maire de le Pin, a porté au banquet de la der* nière exposition de Meaux, à notre savant collaborateur, M. Carrière, chef des pépinières au Muséum d'histoire naturelle. Dans un banquet horticole, les discours doivent être horticoles, et Ton n*a pas besoin d'attendre que les gens soient morts pour célébrer leurs travaux.
Grâce à l'honorable M. de la Roy, nous avons pu comparer les Raisins de la foie avec les fameux cépages du Bordelais. ' L'exposition de Meaux était spécialement pomologique, et n*a duré qu'un jour, genre anglais. Elle était aussi belle qu'on pouvait îa désirer. M. le baron d'Avéne, organisateur principal et président de la Société, a dû être satisfait.
Les assiettées de fruits se comptaient par milliers.
Dâle. — V Horticulteur français n'a point encore parlé, je crois, de la Société de Dôle.
C'est un oubli réparable ; nous en profitons pour féliciter son président, M. Guillaume, de l'avoir créée et de l'avoir dirigée dans une voie où elle ne trouvera que succès et progrès. Comme sa sœur de Beaune, elle ne gaspille pas ses finances à imprimer un bulletin parfaitement inutile. Si les membres n'y lisent pas les élucubrations des docteurs qui fécondent les Poiriers avec la sabine, ou engraissent des taupes avec des vers blancs, en revanche ils reçoivent des semences, des grelTes, des boutures d'espèces nouvelles, et ils bénéficient d'une foule
d'autres avantages. — Les instituteors qui s'occupent de jardinage y reçoivent des encoaragenients sérieux.
Il parait que cette localité montagneuse n'avait pas encore vu de Dahlias aussi corrects^ aussi brillants, aussi richement variés que ceux de MM. Baltet frères, deTroyes^ ni des Glaïeuls aussi frais^ aussi éclatants que ceux de M. Loise, de Paris.
Les Zinnias doubles de MM. Baltet étaient bien de la haute nouveauté : des coloris capucine, orangé, paille, cramoisi, ponceaui marbré, carmin^ lilas, rose, crème blanchâtre, etc., plus de cent nuances différentes; jamais nous n'avions vu chose pareille.
Les fruits de ces habiles horticulteurs étaient^ ce qu^^ils sont partout, nombreux, bien choisis et parfaitement étiquetés.
Tandis que Dôle leur accordait une médaille d'honneur comme prix d^honneur réservé aux étrangers à la localité, Paris leur décernait une médaille d'or, i" prix de la plus belle collecHon de Poires.
n y avait à Dôle peut-être deux mille assiettées de firuits. M. Perraut occupait une large place avec ses Poires, Pommes, Pèches et Raisins.
MM. Gugeney-Deliot, Ardiot (François), Brenne,Weber, méritent des éloges. Les Chasselas de M. Brenne n'auraient pas craint la concurrence de ceux de Thoraery.
Les fameux ceps de Vigne provenant de boutures d'yeux, de M. Hudelot, ont obtenu une médaille de bronze,
Charleville. — Dans lé climat des Ardennes, on trouve de chauds amateurs d'horticulture ; il suffirait de citer M. Destousseaux, Président de la Société d'Horticulture de Charleville, qui, secondé par l'intelligence de son jardinier, le sieiffAchin, obtient des produits remarquables dans les diverses branches de cet art. Aussi, avait-il enrichi l'Exposition de Charleville de superbes Palmiers, Dracœna, Cycas^ Pandanus, Musa, Achimènes, Caladiutn, Bégonia de semis^ etc. Deux vigoureux
Ananas et un fort régime de Bananier représentaient les fruits des tropiques, tandis que ses admirables Poires, Pommes et Prunes prouvaient que les soins ne sont pas donnés exclusivement aux plantes de serre. Du reste, une collection de légumes complétait la série des produits qui ont valu au jardinier une médaille d1ionneur«
Un autre prix d'honneur, grande médaille d^or de S. M. Tlmpératrice, a été la juste récompense accordée au lot splendide de fruits de MM. Baltet frères, horticulteurs à Troyes. Sans parler des nouveautés, qui abondaient, on était frappé deia beauté de leurs Poires Van Marum^ Beurré Clairgeau, Belle Angevine, Fondante des bois, Beurré Six, Duchesse d'Angouléme, Beurré Diel, Van Mons, Beurré Luizet, Beurré Bachelier; de leurs Pommes Empereur Alexandre, Belle Dubois, Joséphine, Calville Saint-Sauveur, Calville blanc, Reinette de Canada, Ménagère, Reinette de Caux, Reine des reinettes, et la série des charmantes Baccifères à petits fruits rouges et jaunes, de diverses formes et grosseurs, imitant lu cire •
Les lots de fruits de MM . Thiriot frères et autres étaient aussi dignes dMntérèl. MM. Thiriot exposaient 4 variétés de Poires de semis, récoltées pour la première fois. Une commission les appréciera et nous dira ce qu'elles valent.
M . Laurent-Wiart avait quelques jolis exemplaires de Co« nifères.
Les plantes de serre de M« Albeau doivent être mentionnées.
Une intéressante collection de Pommes de terre, exposée par M. Ledoux*Bouvart, instituteur à la Berlière, se composait de 90 variétés bien distinctes et bien étiquetées, parmi lesquelles on remarquait plusieurs de ses gains, comme Coquette Ledoux, Ardennaise, Délices des Ardennes.
Le lot complet de légumes de M. Louis Dufour satisfaisait toutes les exigences. On doit lui savoir gré d'avoir mis sous les yeux des amateurs autant de variétés.
Enfin, adiresâoos nos félicitations à AI"' Boulogne, qui est une véritable artiste dans la confection des bowjoets.
Laval, — Le département de la Hayeipe a eu aussi ^on Exposition, qui nous a révélé plusieurs amateurs sérieuxi entre autres MM. La Beauluère et Landevaisin, dont les collections de plantes de serre exposées par leurs jardiniers, renfermi^t de& espaces très-remarquêbles comme l>eanté et aouveauté. M. Rabouin, horticulteur, avait un apport très-intéressaQt^ en Conifères, arbustes à feuillage, parmi Ie8qu0l|i boa nombre d'introductions récentes ; puis des plantes à fleurs : Lantana, Calcéolaire. Pétunia et Dalhia.
H. Loise, de Parîs^ avait enrichi cette Exposition des plus beaux Dalhia de sa collection; et les jardiniers de MM. le comte de Viennay, Trillon, Chamaret et de M^.Trochon.y avaient apporté des Fuchsia. Pétunia, Acfaimènes, Gioxinia, Peliu'gonium, Dalhia et Marguerites, qui ont été couronnés.
L'horticulture maraîchère et fruitière occupaient noblement leur place dans cette Exposition ; les plus belles collections appartenaient à MM. Grimaud, Dupré, Vannier, Hutin, Laro^e, Huard, et Rapibourg ; comte de Viennay, de Berset, M'^" Sesnier et Chamaret ; les religieux du Port^du-Salut à Entrammes, avaient de monstrueux Potirons qui auraient fait pâlir celui qui a été couronné roi aux halles de Paris ; ils Tauraient fait pasaer, le malheureux roi, par une drôle à'étamine, s'il se fiit hasardé à l'Exposition de Laval.
La Société de la Mayenne ne faiblit pas, comme on voit, et nous ne désespérons pas de lui voir occuper une des premières
places parmi les plus importantes sociétés horticoles de la
France*
Ëa&. DE MARTAM»nr*
CATALOGUES D'HORTICULTURE
WimAmtf hortSeoltenr-pépiniMiUàlvoii, prêt FonteioeblMa (Seine-ê^MarM).
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Kiolan, grainier fleuriste et cultivateur, rue de la Pelleterie, dite Quai-âui-*Fleurs, 3, 4 Paris. — • Catalogue des Glaïeuls, Pivoines, Fraisiers, Rhododendrons, Arbres fruitiers, etc.
Itf • têmàmmêÈ, marchand grainier«»ftBiirisle, 4 5, rue dt l'Areade* à Paris. «^ Cata* logue d'oignons à fleurs, plantes 4 bulbes et turberculeS| griffes et pattes pour l'automne 4864 et printemps 4865.
•imo«-lio«in frèvna, rue d'Asfeld, 8, à Mets (Moselle)* -*> Catalogue descriptif des arbres (ruitiars» Fralsieis, Framboisiers, Grôseillers, Vignes, eta. — Arbres d'avenue, paysagers et forestiers, arbustes et arbrisseaux d'omeaeni^ Conifères» -^ Jeunes plants d'arbres, arbustes el arbres verts. «- Griffes d'Asperges. ^ Oignons de fleurs.
liOirtft Oaiwé, horticulteur, à Saint-lulien, pris Troyes (Aube). «^ Catalogue des Arbres fruitiers, Rosiers et de plantes nouvelles de serre et de pleine terre
HUllanl fils, dit la Graioe, pépiniériste à Fontenay-aux- Roses (Seine). -^ Supplément au catalogue des arbres et arbustes*
Cteté, horticulteur, 9, me du Sentler-SalQt-'ADtoitte) Paris. -«'Catalogue des plantes nouvelles inédites obiemies dans rétablissement. Oeianiums, Lanlana et Verveines.
Mésard, horticulteur, 4 Rucil (Seine-et-Oise). — Prospectus des Géranium zonale nouveaux, obtenus dam rétahtissement.
Travaux du mois de Novembre*
Jardin potager. Le potager commence à ri'vèlir sa tenue d'hiver; mais ie Poireau, le Coleri, les Choux, la Chicorée, la Scarule el la Laitue d*iiiver, et^j couvr»'nt encore le terrain. Hour prolonger sa jooissaace de Fraise^ ou place des cbAssis sur les planches ; il faut songer à la plautation de nouveaux Alisiers. Lo»qu*on craint la gelée, on arrache une partie des diâéren^s légumes, pour les rentrer dans la serre aux légumes, ou ies mettre en jauge pour les couvrir de feuilles ou litière sèche, afin d'en avoir toujours à sa «lispusitieo. On prépare également la couverture pour les Artichauts^ Céleri, Ch.corée, Scarole, etc., resiés en place. On arrache les Choux-fleurs qui commencent à ma^ q)ier pour ies planter dans la serre aux légumes, ou dans des tranchées sur lesquelles on pose des châssis. A défaut de serres et cbAssis, on peut couper les Choux-fleurs au-dessous de la tète, en supprimant les plus grandes feuilws, et on les suspend avec une ficelle dans un cellier. Pour ceux dont la lëte n'est pas encore formée, il faut ies couvrir pendant la gelée, et les découvrir dès que la température est radoucie* On butte le Céleri en place ou on i'entene profoDdément dans du terreau pour, le faire blaochir. On repique encore sur oôtière: Choux d'York. Cabus el Laitues d*hiver.
Vers la fin du mois, on commence à forcer les Asperges^ soit en plaçant un châssis, entouré de réchaud, sur une planche d'Aspei^es en pleine terre, soit en p. autant des griffes sur couche chaude et sous chftssis. On sème encore, sur de vieilles couches chaudes ou sur terreau el sous cloches de la Laitue ciépe et gotte» Romaïue, Choux^fleurs ; sur couche ti^de. Laitue à couper, Radis h&iifs; on repique aussi les Salades et Choux-fleurs semés en octobre.
Jardin fruitier. Trois opérations appellent Tatlen lion du jardinier : le défoncemeut, la plantation et la taille des arbrea. Pour la plantation, il D*y a aucuo inconvénient à replanter sur i'emniacement d'un, arbre u.orl ou épuisé^ pourvu qu*on fo^e un trou plus graua qu'il ne le serait daus un terrain neuf, et qu*oa renouvelle la lerre. On ne peut laiiler, dans ce mois, qu*un petit nombre d'aibres fruitiers, ce sont les vieux sujets épuisés; ies jeunes, plus vigoureux, peuvent attendre jusqu'aux dcruicrs jours de février.
Dès qu'on craint les gelées, on doit rassembler toutes les branches des Figuiers, à l'aide de cordiss^ cl les envelopper de liiièru sèche ; ou bien on creuse de peiites tranchées au pied des arbres, dans lesquelles ou rabat les brauches en les y maintenant avec des crochets en oois ; on les recouvre ensuite d'ooe épaisseur de terre suffisante pour que la gelée ne les atteigne pas.
Jûrdin d'agrément. On va encore quelquefois dans son parterre jouir des charmantes i«eur8 de Chrysanthèmes, et contempler tristement les derniers A«ieis, ou chercher à^i deruicrs brins de Réséda. Apres avoir taillé les Rosiers do Btingale, et couvert de feuilies les plantes et arbustes qui craigneut les froids, arracher les Dahlias pour rentrer leurs tubercules dans une pièce bien sèche et à l'abri de la gelée, séparer et piaitter les plantes vivaces. Tulipes, jaciuthes et Narcisses, etc., on peut dire adieu pour longtemps au jardin
d'agrément.
Serres. Les plantes de cette température n'exigent que peu de soins pendant ce mois ; il faut seulement arroser avec disceruement ; bassiner de temps en temps les feuilles de Camélia: veillera maintenir ta température au degré néces-saire, en' observant que la température de la nuit soit plus basie que cède du jour ; rcuouvelor l'air toutes les fois que le temps le permet; et, enfin, eutreteuir les plantes dans, un état parfait de propreté.
Parts. «- iBprimerie bortlMls de E. Domuua, rae Gasittte, 9.