PLANTES NOUVELLES DE 1863, OBTENUES EN FRANCE
M. Boucharlat atné, à €uire (Lyon), nous a annoncé au mois de décembre dernier, quelques gains obtenus par lui, sous les noms de :
Comtesse Alexandre de Pourtalh, Rose (»range magnifique;
à 5 pétales largeiiieui maculés de cramoisi veloulé feu, à centre lamé de blanc.
Comtesse de Mamesia. Rose vif pourpre; pétales supérieurs largement maculés de cramoisi et feu velouté ; les inférieurs maculés de marron ; centre et bords des pétales blanc pur ; iimbriés comme Docteur Andry.
Coquette de Lyon. Superbe rose brillant, veiné pourpre avec un large centre blanc pur ; presque toutes les fleurs à pétales réguliers.
Duc de Bassatu). Pétales supérieurs rouge écarlate feu^ largement maculés cramoisi noir; les inférieurs rouge carmin, maculés marron à centre blanchâtre •
Gabrielle de Peyronny. Rose nankin des plus délicats, nuancé orange; les pétales supérieurs. maculés de marron feu, bordés argenté, à centre nuancé blanc.
Mme veuve Maher. Fleur grande blanc violette ; pétale^ supérieurs uiaculés noir, flammés carmin vif; les inférieurs largement maculés marron pourpre.
Mme veuve Munier. Pétales supérieurs rouge cramoisi velouté, les bords des pétales fortement ondulés et liserés de blanc; les inférieurs cramoisi écarlate veiné noir, à centre blanc pur.
Mme Vacogfie. Fleur très-grande ; pétales supérieurs parsemés de cramoisi noir velouté, bordé de rose, maculé marron et feu; centre blanc.
Mme Ingelrelstf pétales supérieurs rouge carmin, entièrement qiarqués de petites macules blanc pur, liserés de blanc ; les inférieurs blanc rosé: tout le poui'tour des pétales est flnement ondulé.
Striata ambelliflora. Fond blanc pur, veiné de rose carmin, 5 pétales largement maculés de cramoisi marron .
Chacune de ces variétés est cotée 6 fr., et les 1 0, 50 fr.
PELARGONroM (gERANIDM) ZONALE.
Etienne Henry (Rendatler). Fleur très-grande, aurore saumoné très-vîf, nuancé de blanc sur les bords. — 6 fr.
Amandine Hans (Lemoine). Larges ombelles; fleurs grandes, rouge cramoisi.
Louis Sch'weitzer (L,). Fleurs bien rondes* saumon graduellement plus foncé vers le centre ; point blanc.
Marie Rendatler (L.) .Fleurs h, fond aurore, recouvertes d'une •belle nuance orangée vive.
Ces trois derniers sont livrés au commerce par M. Lemoine, au prix de 5 fr. l'un, et le premier par M. Rendatler, tous deux horticulteurs à Nancy. Les suivants ont été mis au commercé par M. Boucharlat aîné, horticulteur à Cuire (Lyon) :
Crépuscule (Galland). Blanc de neige, largement éclairé de rose Vermillon vif au centre ; plante naine et trapue .
Etoile de Denicé (G.). Fleurs très-grandes, bien arrondies, joli blanc nacré, éclairé d'une auréole de rose aurore vif au centre.
Napoléon lll (G*)« Fleurs de 5 centimètres de circonférence, vermillon cerise écarlate velouté, éclairé au centre ^ar de petits filets blancs et couleur sang.
Jtf. Galland (G.). Fleurs très-grandes, rondes, du plus riche ponceau écarlate*
Mme Comelissen (Boucharlat). Pleurs parfaites, d'un beau blanc nacré pur, éclairé d'un large centre écarlate vif»
Rosa Bonheur {h.). Fleurs grandes, d'un très-beau rose, et pétales supérieurs maculés blanc pur. Prix 6. fr. l'un ; r^ les six, 25 fr.
Phlox decussata.
Cardinalis (Crousse). Rouge éblouissant.
Mme Herbst (Cr.). Rose mauve très-fraii , œil rouge coc* cioé.
Maréchal Mac-Mahon (Cr.). Ronge foncé violacé ; œil pourpre.
M. Dufloi (Cf.). Rouge éclatant; œil pourpre vif.
Niobé (Cf.). Blanc, centre rose frais.
Roi des feuûo (Cr.). Ronge cooeiné très-vif; centre écarlate. Ces 6 variétés se trouvent chez M. Crousse, à Nancy. Prix» 3 fr. Tune. Les 4 suivantes sont annoncées par M. Lemoine.
Colbert (L.) . Blanc lilacé, à large centre violet pourpre.
Crillon. Rouge vif reflété marron, à centt*e cramoisi.
Dtfjrtiesclm. Blanc, très^large, centre violet bleuâtre.
Femand Cariés. Beau rose graduellement plus ioncé vers le centre. Prix, 3 fr. 50 Tune; 10 fr. les 4.
POTENTILLES DOUBLES.
M. Lemoine vient de livrer deux nouvelles variétés de ces charmantes Potenlilles (1) :
HamleU Fleurs doubles, grandes^ à 4 rangs de pétales brun noir velouté. — 4 fr.
VcLse dCor. Fleurs les plus grandes, et les plus doubles, globuleuses, beau jauue de chrome foncé. — 5 Cr.
PYRKTHHUM A PLBURS DOLBLES*
Ces espèces de Pyrethrtim sont des sortes de Reines Marguerites vivaces ; le type, qui a été introduit il y a quelques années, est à fleurs simples (2). Depuis, les semis ont produit de nombreuses variétés à fleurs doubles d'un efiet magnifique; les nouvelles de cette année sont (5) :
(«) UHùrticidteur français, 486S, pi. IX,
(2) Voir y BorUcuUeur français, année «S58 PI. Ul.
(3) Ces Tarîétés tont lÎYréefl au commerce par les obtenteurs.
Àtropurpureum (Grousse). Fleur grande, très-double, cramoisi vif velouté amarante ; ligules nombreuses et serrées ne laissant pas voir le disque au centre. — 6 &.
Reine Blanche (Cr), Très-grande fleur bien double, du blanc le plus pur. — 3 fr.
Gustave Heitz (Lemoine). Fleurs très-doubles, rose foncé cuivré, tubes longs, roses à bouts dorés. — 5 fr.
Hermann Stenger (Lemoine). Fleurs de 9 centimètres de diamètre bombées; tubes très -longs échancrés, transformés en pétales rose foncé, à centre rose tendre. Ces fleurs ressemblent à une Reine Marguerite imbriquée. — 6 fr.
M. fionam^ (Lemoine) . Fleurs moyennes, pleines, bombées, blanc à centre jaune paille. — 4 fr.
Wilhem Krampen (Lemoine). Fleurs de 7 centimètres de large, bombées et pleines, rose carmin foncé. — 5 fr.
{Extraits des Catalogues . )
Pâlie. — Imprimerie horticole de E. Donnaod, rue GasMtte, t.
CHR0NIQUE
Exposition florale de Paris; Nouveau congrès horticole international pour la classification et la synonymie des plantes; sa r* cession à Mayeoce; Les Traités de la culture forcée par le Thermosiphon^ du Melon, de la Vigne et du Fraisier, par M. le comte de Lambertye; TCEillet paa- M. A. Dupuis; les Mandes et ses nouveautés, par Tabbé M oigno •
Les promeneurs qui circulent béatement dans la rue de la. Chaussée-d'Ântin, à Paris, s'arrêtent en ce moment, devant le squelette très-léger d'un édifice en construction au coin de la rue des Mathurins^ et se demandent, mentalement, à quoi pourra servir ce vaste établissement en charpente. Cest la tente destinée à l'exposition, que la Société impériale et centrale d'horticulture va ouvrir du 9 au 14 de ce mois. Cette fois, les produits du jardinage seuls seront admis, à cause de Texigulté de l'emplacement ; mais il parait, cependant, qu^à la suite de Texhibition florale, il y aurait une exposition des produits qui se rattachent plus ou moins à l'horticulture. S'il en est ainsi^ la Société agira prudemment en enlevant les bannières qui portent : Exposition d*hortieuUure, car les visiteurs croyant admirer des fleurs et ne trouvant que des pots vides, des serpettes et autres produits analogues^ pourraient bien n'être pas très-satisfaits, et faire entendre de vives et très-désagréables réclamations.
Soixante-dix-sept concours sont ouverts ; plusieurs sont consacrés aux plantes à la mode, c'est-à-dire aux végétaux à feuillage ornemental: Aralia^ Rhopala, Afaranto, CakuUum^eic. Les Calcéolaires sous-ligneuses ont aussi les honneurs d'un concours spécial (le 47*) ; mais il est probable que la grande lutte aura heu entre les Rhododendrum. les Azalées indimnes^ (unéricaines el caucasiennes, eileB Pelargonium. Tout nous fait^
Mai 13Q3. V
espérer une véritable exposition ; remplacement un peu restreint, ne permettant pas la dissémination des lots, on aura de ces masses fleuries qui «hawnent les yeux, et qui forcent les regards à se fixer sur les objets exposés. Nous applaudissons donc à ce retoiœ au passé.
La Société impériale et centrale, annonce en outre à la fin de soi! programme, qui a été peut-être trop tardivement publié, une autra exposition d* automne destinée uniquement aux fruits, ainsi qu'aux plantes d'introduction récente, ou obtenues nouvellement par la voie ded semis, dette exposition aura lieu au çiége de la. Société, 84, rue de Grenelle Saint-G^main, vers la fit! de septembre ou au commencement d'octolH:^.
Mayence, veut imiter Namur; elle fait, pour la Floriculture^ ce que l'ancien ehef-lieu de Sambre-et*Meuse a ^itrepris pour la Pomologie ; je lui souhaite plus de succès. L'inauguration d'un vmgrhs horticole intemational^ vient en effet d'avoir lieu, le i 2 avril dernier^ dans les murs de l'antique ville où fut in* vantée l'imprimerie. A ses deux vieilles gloires, Mayence veut en ajouter une nouvelle : celle de fonder une féd&ation générale des Sociétés d'horticulture, dont le but est de chercher, de trouver et d'appliquer ensuite les remèdes qui doivent faire tlisparaltre les nombreux abus qui retardent le développement de l'horticulture. Comme celiû de Natnur, le congrès dfi Mayence se propose d'établir la dussification et la synonymie des plantes et fleurs en général sur nne base sûre et certaine ! Bossuet ayant dit avant moi, dans son discours sur rhistoire universelle, que la tour de Babel est le « premier ixK)nument de l'orgueil et de la faiblesse des hommes, d je renonce à la parole sur cette question ' des congrès, et passe à Tordre du jour, qui appelle la discussion sur les Traités de la culture foixée par le thermosiphon des fruits et légumes de primeur.
le dois d'abord quelques mots d'éloge à l'auteur, M. le comte de Lambertye, qui poursuit avec amour une grande et difficile
tâche qoe lui «eul pouvait entrepcaadFe. Peu d^hommes aadEet sont en position de itfiitf pratiquemetit de la oalture foicée. Aux horticubeun primeumtea de proiéesioDy o'ert le temps d'écrire qui ùuuique ; aux primeurisies amateo» ee sont les connaissances pratiques qui fout défaut, car ils regardent à deux fois, avant de remuer légumier et le terreau. Les premiers n'écrivant pas, ne peuvent rien faire connaître ; les seconds, écrivant quelquefois trop, répandent et propagait les erreufs des vieux auteurs qu'ils copient, ou celles que des jardiniers jaloux et envieux leur font commettre, en Leur founrisMnt de faux leaseignemaits. M. le comte de Lamfaertye, n'est pas du noml»e de ces amateurs; il met la main à la pâte, et, comme il nous le disait à une exposition d'horticulture à Troyes, lors^ qu'il fut obligé de prononcer, comme président du jury, quel* goes mots de discours : «Je ne suis pas à mon aise ici, dans let hafail. noir et ma cravate blanche; dans mon potager, chaussé de mes sabots, et revêtu du tablier traditionael, qm teud» hélas I à disparaître , Taffadre irait tout autrement; je vous dirais en deux mots, sans ces grandes phrases qu'on croit obligi^res, qui, le plus souvent^ ne disent rien, et qui toujours jettent la confusion. Nous autres jardiniers, nous n'aimons pas ces grandes phrases^ qui ne ee comprennent pas tout de suite ; il nous faut la ccmdsion dans la brièveté » . Ce spirituel préam^ bule qm fut couvert d'apt^udissements, fait connaître pai^ faitement le savant aute8r des trsités de la culture forcée par le thermosipbon. A chacune de ses œuvres, je me retrouve, eu la lisant, en présence du président du jury de l'exposition de Troyes. Dans son traité de la Vigne comme dans celui du Melon, c'est toujours cette bonne iûmplicité de l'homme distin^ gué et du vrai savoir : cette mente concision^ ce même laco* nisme; pas. un mot de trop, pas une seule expression ^incompréhensible* M. le comte de LanoJ^ertye, semble vouloir démontrer qu'on peut faire de la science sans emprunter aux langues
étrangères des noms barbares; en tout ca^^, il sait se faire lire et se faire comprendre par tout le monde.
Son dernier opuscule qui vient de paraître, depuis si longtemps demandé et si impatiemment attendu^ traite du Fraisier. Il commence par quelques réflexions sur Tart du forçage ; puis il passe ù la description du matériel et à la construction des bâches ; en tout six pages ! Qu'on me cite beaucoup d'auteurs de cette force-là. Vient ensuite le choix des variétés ^ parmi lesquelles il recommande particulièrement la Marguerite. La culture commence par l'éducation du plant dans les pépinières sous châssis froids et à l'air libre ; elle est suivie de l'hivernage, soins préparatoires, de l'empotage, des époques de forçages, du degré de chaleur qu'exige chaque période de la végétation, foliation, floraison et fructification. Enfin, l'auteur, crsagnant sans doute d'être encore trop prolixe, en réunissant toutes ces données en 38 pages, ajoute un tableau dans lequel il se résume en deux pages et demie! Remercions donc M. deLambertye pour les services qu'il rend à l'horticulture, en traitant des cultures forcées en termes aussi clairs, et surtout avec cette précision quenepossèdentqueles hommesdu métier. La science horticole peut, à juste titre, s'enorgueillir de posséder un pareil adepte, ou plus justement, un pareil maître .
Voici maintenant un autre petit traité, fait d'après le même principe que le précédent : brièveté et concision. C'est le Traité de r œillet; son histoire et sa culture, par M. A. Dupuis, savant ' professeur d'histoire naturelle, qui a occupé pendant longtemps une chaire à l'institut agricole de Grignon. Dans le premier chapitre de ce petit livre (1 ) l'auteur passe rapidement sur l'histoire ; le second est consacré à la description des espèces et variétés. Dans le troisième il est question du sol et des engrais;
(4) Paris, chez Albessard, libraire, 8, rue Guénégaud^ el Louvier tiuai des Grands-Auguàtins, 25.
les autres traitent des semis, du choix de la graine, des repiquage, empotage, etc. Enfin rien n'est omis dans ce petit lÎTre. Il est appelée rendre d'utiles services aux personnes qui aiment la plante que le grand Condé cultiva, et que la Scudéry chanta.
I^ Co^mo^ayant sombré, je ne sais comment, M . Tabbé Moigno^ son rédacteur en chef et fondateur, a recréé les Mondes^ revue hebdomadaire des sciences, dans laquelle le nouveau seul est admis. Voici le résumé d'un article de Physiologie végétale, amusante, pourrait*on ajouter^ qni se trouve dans la â* livraison. L'article est de M. Millot-Brulé, Tinventeur des branches verticillées quand même. Cette fois, il s'agit d'opérations inédites : d^extraire la tige ou le bois parfait (Tun arbre. J'ai lu plusieurs fois cet intéressant article, saus le comprendre et sans pouvoir en tirer un extrait quelconque ; tout ce que j'ai compris, mais sans m'expliquer comment le faire se peut, c'est qu'il faut, au préalable, percer deux trous avec uneégohine (ou scie à la main) et que, après avoir extrait le -bois de la tige, l'arbre répare la portion absente, et que « plus tard on n'y verra plus rien » .
Une autre opération également inédite, consiste à allonger la tige d'un arbre. Pour cela faire, on coupe la tige en travers, et l'on supporte la partie supérieure à Taide de greffe en anse de panier ; quand ensuite on veut allonger son arbre, on redresse les greffes en anses de panier,, et l'arbre se trouve allongé de la longueur de ces greffes. — 5* opération inédite pour raccour^ eir la tige d'un arbre. On extrait tout de suite la quantité de bois dont on veut diminuer la hauteur; on taille en V la partie inférieure, et en coin la partie supérieure après quoi il n'y a plus qu'à faire descendre la partie supérieure dans la partie inférieure : comme le périoste remplit les vides dans les fractures, dit l'auteur, le combium par son agglomération agglutinante relie insensiblement les deux parties qui semblent résulter d'une
— ^et —
galvanoplastie dirigée par la main de Dieul Le tour est fait. Ces opérations peuvent être très-*amusantes, mais il n'est pas nécessaire de faire des efforts inouïs, pour en comprendre la puérilité. Que nos lecteurs se gardent donc d'allonger ou de raccourcir leurs arbres par le procédé Millot-Brulé,
F. HftRINGQ.
lOGHROMÂ GRANDIFLORUM ; Bentham (Pl. IX.)
VIochroma grandiflorum, est un arbrisseau de la fanuUe des solanées, qui a reçu successivement les noms dehchroma WarS' cewiczii (Regel) et Cleochroma grandiflarus (Miers), Originaii'e de l'Amérique équatoriale, il fut découvert d'abord parHartweg dans les montagnes de Saraguru> au Pérou, puis par Lobb, et enfin par M. Warscewicz, auquel on en doit rinlroduction dans les collections européennes; nous Tavons vu en fleurs chez M. Lier val. C'est un magnifique arbrisseau, très-distinct de ses congénères, à beau feuillage, et dont les rameaux sont anguleux-striés, couverts d'un duvet floconneux dans la jeunesse. Les feuilles sont largement ovales, a base arrondie, munies d'un court pétiole, acuminées au sommet, pulvérulentes et vert clair en dessus, vert pâle et mollement duveteuses en dessous, longues de 11 à 12 centimètres, parcourues par 10 à 12 paires de nervures latérales formant angle droit avec la nervure médiane. Les fleurs, d'un beau bleu d'azur et pendantes, sont réunies par 6 en bouquet, au sommet de courtes ramulesT; elles présentent : un pédicelle grêle long de 5 à 4 centimètres ; un calice tubuleux un peu renflé, à cinq dents, et couvert d'un duvet mou ; une corolle dont le tube est cylindrique glabre, long de 3 centimètres environ, sur 8 à 10 millimètres de diamètre, subitement évasé en un limbe étalé, large de 3 centimètres, di-
visé en 6 lobes obkNags aigus. Lm étamines, au nombfe de de cmq, apparaissent à Torifioe du tube de la eorolle.
Cette belle espèce est bien supérieure, comme mérite ornemental, à Viochroma tiibttlosnm, introduit depuis fort longtemps en Europe, et répandu alors dans le commerce août le nom à^Habrotamnus eyaneits.
Pour obtenir d'elle toute sa splendeur florale, il lui fout la serre cbaude ; elle fleurit moins en serre froide. Par sa nature un peu vorace^ elle exige une teire riche en humus^ comme par exemple un compost de terre de bruyèi*e, de terre franche et de terreau, entrant chacune pour un tiers dans le mélange. Sa multiplication est facile par boutures faites avec des rameaux un peu aoutés ; on la trouve cotée dans les catalogues aux prix de 1 fr.
n existe encore dans les collections un lochroma coccvMaj qui n'appartient certainedientpas.à ce genre, dont toutes les espèces sont à fleurs bleues ; c'est très^probablement un Chœ^ nesthesy genre voisin; peut-être même, n'est-ce que leCA. lanceolata de Miers, qui a fait une récente apparition sous ce nom nouveau.
F. HtaiNCQ.
WGNONIA JASMINOIDES SPLENDIDA (Messire).
Pl X.
Le Bigrwnia jasmùtùideê^ qui. porte actuellement le aom de Tecoma jasminoides, est un délicieux arbrisseau grimpant de la Nouvelle Hollande, qui, depuis 1830, tapisse les murs de nos serres froides et de nos jardins d'hiver. Ses fleura, disposées enpanicules terminales, sont de couleur blanche teintée de rose clair à la goige.
Jusqu'à ce jour on avait respecté sa constance, et il avait
conservé tous les caractères du type originel. Mais M. Messire^ ayant voulu mettre cette fidélité à l'épreuve, ne tarda à s'apercevoir qu'elle était aussi fragile que celle des autres plantes. Comment s y prit-il? On n'en dit rien. Toujours est-il que le Bignonia jasminoides a donné naissance à des produits différents du type, et qu il en donnera probablement maintenant beaucoup d'autres.
Le Bignonia jatminoides splendida^ que nous figuronis, planche X, est un de ces produits. Ses fleurs sont plus grandes que celle de l'espèce: elles sont en outred'un riche rose vif, tachetées et marmorées de rose foncé, et la gorge delà corolle est de cou* leur cramoisi foncé. Cette variété est annoncée comme très-florifère par M. Lemoine, de Nancy, qui en a acquis la propriété, et la livre au commerce au prix net de 1 0 fr .
Une autre variété, à grandes fleurs blanc de neige, est également livrable au prix de 5 fr. chez le même horticulteur, sous le nom de Bignonia jasminoides alba magna.