LES ARIS^MA
Les ArizcB^ma sont des plantes herbacées diolques, de la fanulle des Acoldées» vivaces» à rhieome tubéreux, acaules» puis paraissant parfois ne pas présenter ce caractère» la gaine des
feuilles embrassant la hampe et simulant une tige, f^es feuilles, toujours composées, le plus souvent à 3 folioles palminerves presque sessiles, terminées en pointe. La spathe est convolutée inférieurement ; auriculée» en forme de casque^ recouvrant le spadice qui est en forme de massue, unis dans le bas, portant parfois des rudiments d'organes sexuels à la partie supérieure et nu au sommet.
On connaît divers Arizcema; les uns originaires de l'Amérique septentrionale, les autres du Japon. Ce sont ces derniers qui doivent fixer l'attention des horticulteurs, surtout aujourd'hui que le goût est porté aux plantes à feuillages qui ont la physionomie de celles venant sous les tropiques. D'ailleurs l'inflorescence bizarre de ces plantes, aux couleurs singulières • leur^ donne encore un certain attrait.
Les espèces de l'Amérique du Nord cultivées, sont les A . atrorubens de Blume {Arum triphyllum. L.), sa yaviété zebrinum et TA. Dracontiiimj introduites toutes deux au milieu du siècle dernier ; la première de la Caroline et de la Floride, la seconde de la Caroline et du Canada. Une espèce cultivée, mais peu répandue, le macrospatha deBentham est d'origine inconnue.
Celles du Japon, beaucoup plus ornementales, sont au nombre de quatre, toutes dignes de nos soins. Les spathes sont d'un blanc transparent, mais traversées par de larges lignes violet rouge intérieurement et vert extérieurement. La partie terminale auriculée est de ce même violet rouge un peu plus foncé. Ces plantes ont deux très-grandes feuilles composées de folioles longues souvent chacune de plus de 40 centimètres. Elles n'atteignent pas, il est vrai, de pareilles dimensions dans nos serres, mais on peut les mettre en pleine terre en mars et ou en obtient ainsi une splendide végétation. Pourtant ces plantes supportant bien le appartements , on se trouvera bien d'en élever en serre dans ce but ; on les plante alors en pots' en j.anvier, et dès la fin de mars les Arizaema sont développés et fleuris. Ils
restait dans cet état plus d'un mois, puis se fanent, sèchent et doivent rentier dans leur longue période de repos. Lenr Tentation • est plus longue par la culture en pleine terre et dore jusqu'à la fin de septembre. Ces aroidées demandent moins d'eau que leurs congéuères. Une terre douce et substantielle, une situation à demi («mbragée leur convient parfaitement. A défaut des graines excessivement rares, ces plantes étant dioiqueSy on les multiplie très-facilement parles bulbiles de leurs rhizomes dont les individus fleurissent d'ailleurs Tannée même de leurs séparations; mais ils n'atteignent tout leur développement qu'un an après.
VArizœma ringens^ SchoU., introduite dès 1800, est la plus haute de toutes, et atteint facilement 60 cent. Les folioles, complètement sessiles, auriculées^ sont d'un beau vert conmie vernissé àlapartie supérieure, et très-glauque à la face inférieure. Ses nervures saiUanteS|Comme dans toutes les espèces du genre^ sont blanches et transparentes. Les deux pétioles de ses feuilles d^Missent de 20 c^nt . le capuchon formé par la spathe ; ils sont dan violet bleuâtre ainsi que le pédoncule qui porte le spadice. La gaine est grande, très-verruqueuse, plus persistante que dans les autres ArizâBma.
VArizcsma serotium. Siebold, est due au docteur Siebold, qui l'introduisit en Europe il y a quelques années ; elle est 'moins haute, mais ses feuilles atteignent un bien plus grand dé- Teloppement. Elles sont atténuées «en une longue pointe linéaire de 7 eu 8 cent., qui donnent encore plus d'élégance à ce beau feuillage. Mais aussi glauque à la face inférieure, elles sont d'un vert plus pâle à la face supérieure, et leurs nervures sont moin^ saillantes, moins tranches et moins transparentes. Les foUioles sont pétiolulées et non auriculées.
La spathe forme un capuchon plus ferme, plus aplati que dans l'espèce précédente. On doit rattacher à cette espèce VA. prœcoxy de Siebold qui n'en difière que par le plus gr.md dé-