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veloppemaait du capuchon, la raideur verte de la galae et par ses follioles sessiies et auriculées. C'est toutefoiâ une Tariété encore pins vigoureuse .
Arizœfna ternatum de Thumberg. Quoique introduite dès 4774, cette espèce est plus rare encore que les précédentes.
Àrixœma Sveboldii^ de Vries, est une espèce peu connue et trèsHrare, mats très-^belle ; nous Tavons vue dans le jardin du docteur ^ebold jl y a déjà deux ane.
Ces plantes sont cultivées dans les collections de S^res, ok dles fond dans ce moment Tadmiration de tout le monde.
A.deTalou,
LÏS BORDURES DE ROSIERS ET D'ATRAGENE AIJPINA.
Les bordures de nos plates-bandes et de nos parterres sont aujourd'hui beaucoup plus soignées que jadis, et les {Nantes choisies pour cet emploi sont tout auti^; ce ne sont plus les Violettes, les Lavandes, le Gazon d'Olympe, la Mignardise, riris, l'Arenaria, etc. plantes ou trop hautes ou formant de petites touffes toutes indépendantes les unes des autres, laissant des vides nombreux, et produisant 'en définitive nu pauvre effet à moins de soins presque impossibles. Le classique Bois lui-^méme est abandonné, et, je dois avouer que je le regrette, car c'est la bordure par excellence, la seule qui, occupant pea de place, ne réclame pour ainsi dire aucun soin, restant toujours garnie, retienne bien les terres et fisisse en définitive un bd effet. Quelle ne serait pas Tadmiration de chacun si cette plante, nous étant inconnue, nous arrivait comme use nouveauté! Du reste, les bordures aujourd'hui sont, comme nous le disions, bien mieux entendues . On ne recherche pas les plantes faites pour bordures, mais on les fait, et une de celles qui a été le plus aimée dans ces derniers temps, ie Lierre, est une
preuve de la bonne voie dans laquelle on est entré à cet égard. Mais je ne saurais admettre les Roses tremières et TOEnothera biennis pau^ exemple, comme je Tai vu faire à Paris. Il faut au moins s'adresser à d^ plantes qui, par leurs rameaux flexueux rampants ou volubiles, ont une tendance toute naturelle à être placées régulièrement et facilement comme nous le désirons . le crois que le nombre des espèces prOpes à cet usage pourrait être beaucoup augmenté, l-es Rosiers et surtout le Rosier Bengale sont très-jolis disposées ainsi. Leur emploi n'est pas aussi nouveau qu'on pourrait le croire,, puisqu'il y a déjà une dizaine d'années, un jardinier de la Sarthe, nommé Champion actuellement jardinier^chef au ch&teau de Segrez, en avait entouré les parterres du fleuriste du château de Touvoye ; il en refait de semblables actuellement au fleuriste de Segrez. Pour obtenir de belles bordures biens garnies de fleurs^ Champion plante ses rosiers à 50 cent, les uns des autres ; partage les rameaux en deux parties qu'il couche l'une à gauche et l'autre à droite, en les fixant par de petits crochets de bois. Ces sortes de bordures donnent une abondante floraison; elles sont parfaitement garnies, et méritent d'avoir des imitateurs. C'est assurément le meilleur emploi à faire des Ben gales et des Pompons de Bourgogne. Les autres sortes de Rosiers réussissent du reste bien, mais ils sont moins indiqués pouf cet usage ; les soins à apporter à ces sortes de bordures consistent à coucher ou à supprimer les nou* velles pousses et à ôter les roses fanées.
VAtragené Alpina {Clematis 4/pma Lam.), est aussi employé à Segrez en bordure. Chacun sait que cette plante vivace, assez * peu cultivée du reste, toute charmante qu'elle est, a des tiges et des rameaux grimpants pouvant atteindre environ 1 m. 50, qui se couvrent, dès le mois de juin, de fleurs solitaires à grand calice bleu. Le feuillage fascicule est d^un beau vert> et les nombreux fruits sont des akènes longuement plumèux^ blancs et disposés en rosettes. On plante conime pour les Rosiers, mais
à peine a-t-on besoin de fixer les rameaux par des crochets* Ces bordures sont couvertes de fleurs jusqu'à la fin de septembre, et, à cette époque, les fruits réunis aux fleurs, ou leur succédant, concourent encore au joli effet de cette Clématite, C'est une des plus jolies bordures que Ton puisse voir. Aucun doute que VAtragene sibirica et même le Ctematis recta, avec leurs fleurs blanches^ ne fassent un aussi bel effet.
F. Hérincq.
TAILLE DES AFIBUSTES QUI FLEURISSENT AU PRINTEMPS, EN AVRIL, MAI KT AU COMMENCEMENT DE JUIN.
La culture des arbustes à fleurs est tellement répandue dans toutes les habitations, qu'il est essentiel de faire connaître les soins qu'on doit leur donner pour en obtenir le plus de jouissance possible.
Il importe bien de les planter dans une bonne terre, de leur donner l'exposition qui leur est convenable et les soins qu'ils réclament pendant les grandes chaleurs; mais, joint à cela, la manière et l'époque de les tailler contribuent à leur faire donner une plus ou moins grande quantité de fleurs.
On peut diviser en trois séries les arbustes, par rapport à leur floraison ; les uns fleurissent au printemps, les autres en été; et enfin la dernière série en automne. Si j'indique tes trois époques de floraison, c'est pour faire observer que tous les arbustes qui fleurissent avant le commencement de juin, demandent à être taillés aussitôt la floraison finie, et voici pourquoi : Ces arbustes ne fleurissent que sur les ramifications de l'année précédente ; une taille d'hiver ne donne que de jeunes scions qui ne fleurissent que Tannée d'après ; tandis qu'une taille faite aussitôt la fleur passée, il arrive une non-
— HZ —
Telle y^tatioa moins vigoureuse et qui se couvre de fleurs Tanûée suivante. Tels sont les Ldlas, les Chanuecerasus, les Phyllades, les Spirées^ les Forsythia et cent autres espèces cultivées dans nos jardins, dont Ténumération deviendrait fastidieuse.
Tai cm devoir attirer l'attention sur Fimportanoe de la taille piintaniëre, généralement peu pratiquée par nos jardiniers de province. E n'en est pas de même à Paris, où cette taille est soigneusement faite dans tous les jardins des palais.
Les antres arbustes qui ne fleurissent que pendant Tété et
rautomne doivent se tailler l'hiver . On ne peut leur appliquer
cette taille printanière, attendu qu'on détruirait les fleurs et que
la saison trop avancée ne donnerait plus le temps à cette non-
?eQe végétation de s'aoûter suffisamment pour résister aux
Qgueurs de Thiver.
La taille printanière peut aussi être appliquée aux plantes
Tivaces qui fleurissent en avril ou mai, et desquelles on ne
veut pas conserver les graines. Par ce moyen, on obtient
presque toujours une seconde floraison à l'automne et souvent
plus belle que celle du pr'mtemps.
André Leroy.