FRUITS NOUVEAUX
Un fruit est une bonne chose, mais pour cela il faut qu'il soit bon ; aussi sont-ils rares les fruits recommandables , et quaud il avrive d'en rencontrer quelques-un^, e^t-il prudent de s'abriter derrière Tautorité de plusieurs noms connus ; car rien n'est plus capricieux que le palais : le mien peut trouver délicieux ce que celui de mon voisÎQ trouve détestadole^^^e^^ aice i)€nâ. C'est donc avec réserve que nous annonçons les suivants, laissant la responsabilité aux auteurs qui les ont ftit eomialtre.
La Prune Decaime est un gain obtenu par MM* Jamin et Durand, d'un noyau de la Prune Goé. L'arbre a fructifié en 1 850 pour la première ; quoiqu'ayant €on9ervé les cara<rtères généraux du type producteur , il en diffère, néanmoins, par l'écorce de ses bourgeons qui est moins colorée; par ses feuilles ovales , étalées , régulièrement dentdées , tandis que celles du fifimiér Coé sont un peu contournées, chagrinées, gaufrées et irrégulièrement dentelées.
La maturité du fruit commenoe vers le mois de septenolbre H se prolonge jusqu'en octobre, c Cest, dit M. Carrière, un excellent fruit, qui vient faire suite à la Reine^Ciaude. » Cette Prune est à peu près oUongue, arrondie aux deux bouts, non atténuée en mamelon au sonmiet, comme dans la Prune Goé. La peau minoe, prend une couleur jaune à la maturité, et est finement pointillée de gris, quelquaCois lavée de rose viohoée du cAté du
8(deil; kchavttifoodiuate» plus ou moins adhérenie au noytiu, et contifliit use eau suciée à pwia aatâulée^ relevée d'une sa- Teur fine et agréable.
La PooMM Calvilk Garibaldi^ est une nouvelle Ponune obtenue par H. Fontaine de Ghélin, d'un semis fait en 1 S42 ; elle est livrée an conunerce par U. Aœbroise V^wshaffelt, qui l'expnme ainsi à son égard : « L'arbre produisit pour la première ^ en 1 860 ; il est Hrès^vigooreux , très^ferkile et doué d'un beau p(»rt . Le fruit est gros, globuleux, à 5 ou 6 côtes arrondies, à peau d'un beau jaune, avec quelques petites maculei brunes. La base en est profondément enfoncée; Tombilio de même avec le calice persistant. La cbair est ferme, blanchâtre, intense, d'une saveor très-sucrée, agréablemaii par&mée • Il mûrit à la miseptembre et se conserve jusqu'à la fin d'avril. C'est im excel^ lent fruit de dessert. »
Notre confrère, M. Edouard Moiren^ auquel M. Venmhaffelt a envoyé deux tpédmens de cette nouveauté, dit^ l'ayant dégustée, qu'il la croit tout à fait de première qualité, et que l'époque avancée Jusqu'à laquelle ce fruit se conserve est, du reste, ime haute recommandattoiu
Th. LAftCHt.