PLANTES NOUVELLES OBTENUES EN FRANCE
Dans notre dernier numéro, rarticle Plantes nouvelles com-^ menée par celles de M. Boucharlat atné de Lyon, mais sans titre générique, de sorte qu'il est difficile de savoir à quel genre appartiennent ces variétés. U importe donc de réparer cet oubli. Toutes ces nouveautés, de M« Bouchariat, sont des Pelargcnium . Voici maintenant ce qu*on nous annonce encore pour 1 863 : SfjDainsonia ferrandi (Ferrand), variété intermédiaire des S. Orayana et ciJTowUlœfoUa^ à fleurs blanc déneige, disposées en
grappes longues de 60 cent. — 3 fr. dxei Lemoine, de Nancy.
Anémone japanica Honorine Jùbert^ accident fixé à/Ieur« hlanchef de Tanémone de Japon, n'ayant aucune analogie avec VA. japonica hybrida (elegans). -— 5 fr. chez MM. Rendatler et Lemoine, à Nancy.
JDelphinium Duchartre (Lemoine) ; fleurs très-pleines, de forme globuleuse, d'un ^ns rosé nuancé delilas tendre^ — 6 fr.
Delphinium Rouillard (Lem.); fleurs très-grandes, compactes^ doubles^ lilas clair transparent^ mouche brune. -* 5 fr.
Clematis erecta hybrida (Lemoine), hybride qui tient du Cl. erecta^ par la disposition des fleurs et son port dressé, et dertntegrifolia, par la couleur et la forme des fleurs, violet foncé, à étamines jaunes, disposées par 25 à 35 en grappes paniculées.
— 8fr.
Ceanothus Amoldi, variété rustique obtenuepar M. Amould, pépiniériste à Nancy ; fleurs bleu de ciel formant des thyrses de 20 centim. de longueur .—r 3 fr», chez M. Lémoine.
Véronique gloire de Lorraine (Rendatler), hybride des V. Devoniana et Andersoni purpureaj à fleurs bleu de ciel nuancé de lilas, avec centre blanc, disposées en épis réunis par 6 à 8 en panicule. — 6 fr. — Anne de Beaujeu (Rend.), rose vif, à centre et tube blanc. — 4 fr.; les deux, 8 fr.
Gazania auranliaca (Rendatler), fleurs grandes cooune le type^ beau jaune serin, à large auréole noire tachetée de blanc.
— 4fr.
Antirrhinum Alphonsine (Rendt.), fleur rose veiné et réticulé de poui'pre ; — Cardinal, violet rose, veiné pourpre foncé ; — Julien, lilas nuancé jaune, fortement veiné de rouge; — Bené Martin, cramoisi foncé, nuancé noir. -— Là pièce, 2 fr. 50.
E. RONARD.
Paris. -^ Imprimerie horUeole de E. 1>eiiiATO^ me Cwette, 9.
CHRONIQUE
Eipositioas de Paris et de Versailles. Le goût en bortieultare ; les plantes à la mode; les {^machines et les chloro tiques ; nouveautés exotiques pour 4863.
Ainsi que nous Tavons annoncé dans notre dernier numéro, TExposition de la Société dliorticulture de Paris a eu lieu du 9 au 14 mai, sous une vaste tente» rue de la Ghaussée*d'An-'> tin. Les préparatifis nous avaient fait espérer une brillante exhibition, comme à l'époque où il y avait deux Sociétés d'horticulture parisiennes. Notre espérance a été quelque peu déçue. Mais, disons-le de suite, si cette Exposition n'a pas obtenu tout le succès que nous avions annoncé, la faute n'en est pas à la Société impériale. Le coupable, c'est le goût, qui dirige tout en ce monde , et, il faut l'avouer, celui qui préside actuellement aux destinées de l'horticulture n'est pas précisément ce qu'il y a de plus épuré. Ha bonne grand'mère, si elle vivait
encore, ne manquerait pas de me chanter :
« Mon enftint tout dégénère. »
De son temps, en effet, on aimait la belle ( iture , la nature
vivante. On admirait les fleurs fraîches et brillantes, d'où s'exhale ce parfum de vie, qui embellit tout être animé ; c'était le bon temps de la Rose cent-feuilles, du Jasmin, et des joues colorées. Aujourd'hui, tout est changé. Depuis que les fleurs d'un autre règne que celui qui a pour objet les végétaux, se sont imaginées de ressembler à des spectres, en se farinant le visage pour avoir une teinte cadavéreuse, on n'admiré plus que la nature morte, les êtres rachi tiques et chlorotiques ; on recherche ce qu'on évitait autrefois; on reste en contemplation devant ce qui, jadis, n'inspirait que de la répulsion, et — chose pénible à dire — ce mauvais goût s'est emparé du monde horticole ! Nous le trouvons maintenant en admiration
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devant une pauvre petite plante de nos champs à moitié décolorée, difforme, malingre et chétive^ rappelant la pauvre jeune fille cachectique ou phthisique qui a déjà un pied dans la tombe. La Rose n'a plus le moindre attrait pour lui ; il la dédaigne ; il Tabandonne pour une touffe de Sainfoin soufreteuse aux p&les couleurs!. .. Cette préférence peut dénoter un cœur compatissant et sensible ; mais elle ne dénote pas, certes, un bien bon goût.
Je comprends les panachures, puisqu'il s'agit de plantes à feuillage panaché, quand elles se présentent avec régularité, comme chez certains Galadium , entre autre les Belleymei , Brongnartii, Argyrites, chez les Sonerila, AnaBCtochilus, Maranta, etc., comme» ceux qui formaient le lot de M. Chantin. Làt ce sont des panachures naturelles ; les plantes n'ont pas la moindre apparence maladive.
Gomme tout le monde j e proclame la magnificence du Gissus discolor; mais jamais on ne me fera comprendre la beauté d'une touffe de Bardane, qui a trois feuilles bien vertes et unies, et une quatrième rabougrie > boursouflée, dont la dixième partie est d'un jaune verdàtre, et les neuf autres d'on vert plus ou moins douteux ; je ne vois même rien de curieux dans un Sycomore possédant 3 ou 4 mille feuilles et qui, sur ce nombre, en a une dizaine dont un quart est jaune, un quart et demi vert très-vaporeux, et l'autre quart et demi d'un vert foncé. Un pied de Menthe sauvage, à feuilles ratatinées blanc jaunâtre et vertes m'a toujours aussi désagréablement impressionné, que la vue d'un individu au nez rouge et bourgeonné, ou à la face couperosée et marmorée par le virus scrofuleux. Je ne vois là, en effet, que des êtres impurs, à moitié morts, laids et même très-laids ; admirer et collectionner de telles plantes c*est pousser l'amour du panaché par delà des frontières du bon goût.
A cette dernière Exposition de Paris, ce sont donc naturel-
lement les panachures qui dominaient ; aussi certain recoin du jardin, ressemblait-il à Tinfirmerie d*uii hôpital. Les plantes qui jouissaient de cet avantage appartiennent à la haute nou- Teauf é exotique ; le fretin chlorotique de nos prés a eu le bon esprit de ne s'y point présenter. Les Species foliis plus ou moins luteo ou albo variegatis et marginatis pour 1863 sont, en effet, des Evonymus japonicus, Farfugium species nova du Japon, encore moins beau que le Grande, Cleyera japonica, Kerria japonica^ Ligustrum coriaceum^ Lonycera brachypoda , Osmanthus ilicîfolius^ Dichorizandra, Dracena, Hibiscus; Aralia Sieboldtii^ Bambusa fortunei, Ophiopogon Jaburan, Serissa fœtida, Elœagnus japonica, Cyperus alternifolius, etc. , presque toutes d^origîne japonaise. Quant aux nouveautés non panachées, ce sont des plantes et arbustes à feuillage dit ornemental, ayant noms : Pachysandra terminais; Raphiolepis ovata; Ariopsis peltata; Aphelandra liboniana; Caladium ou Alocasia Boryi, Cannaertii, mirabile, regale, Lowii et Veîtchii ; Chamaranthemum verbenaceum ; Coleus atropurpureus et scutellarioides; Doryopteris grandis; Geissomeria marmorea; Sphaerogyne lalifolia; Artanthe cordifolia; Astronium Libonianum; Bégonia radîata et Tascellezii; Cupania undulata; Crescëntia nigrîpes ; Coccoloba gîgas ; Cossignya borbonica ; Calyptraria lœvigata; Dipladenîa peltata; DiefTenbachia cestala ; Lithobrachia nobilis et Alsloni; Meliosma speciosa; Pali< sota Barteri; Pilçcarpus simplex; Picramnia brasiliensîs, et tant d'autres qui ne brillaient pas par leurs fleurs, et qui ne brilleront jamais par là. Tai cherché quelques fleurs parmi tant de nouveautés exotiques, et le Franciscea calycina, du lot de M. Chanlin, m*a seul oflert deux belles et larges corolles d*un magnifique bleu de ciel; espérons que plusieurs autres nous laisserons jouir bientôt de leur splendide floraison ; nous pouvons au moins compter sur les Hydrangea japonica rosea et alba, du lot de M. Rougier-Chauvière.
Comme plantes tout à fait nouvelles^ non seulement pour la France, mais pour l'Europe, il y avait les introductions de M. Porte, infatigable explorateur qui a visité les Philippines d'oïl il a rapporté les trois espèces de Dieffenbachia, le Philodendron, le Pothos, le Graptophyllum rubricaule, TAlocasia zebrina, ek les Dracena, Aralia, Artocarpus, Urtica, etc., non encore nommés et qui figuraient aux lots de M. Lierval.
Ce n'est donc pas la nouveauté qui a manqué dans cette circonstance solennelle ; MM. Thibaut et Reteleêr, Rougier-Chauvière; Lierval et Chantin, ont présenté un contingent de 118 plantes nouvelles, Il doit y avoir certainement dans ce nombre de bonnes et belles choses ; mais dans l'état où ils étaient, ces précieux végétaux parlaient peu aux yeux, et il est difficile de prédire l'avenir de chacun d'eux; cependant, pour beaucoup, et particulièrement pour les individus aL\xx Pallidi-colores on peut dès aujourd'hui annoncer qu'il ne sera jamais aussi brillant que celui de l'humble violette ; ou alors, c'est que notre espèce aurait tout à fait perdu le sentiment du bon et du' beau.
Ce qui n'ajoutait rien à l'éclat de cette fête, ce sont les nombreuses collections de plantes grasses. Cactées et Agavées. Ces collections étaient assurément très-intéressantes ; mais au point de vue botanique seulement. Jamais, peut-être^ les Expositions n'avaient offert aux amateurs, de plus riches collections de Cactées que celles présentées celte fois par MM. Ffersdorff et Cie, Landry aîné, Landry jeune, horticulteurs, et Guedenay, amateur. Celle du premier, principalement, était composée d'individus d'une rare beauté, dont quelques-uns montraient leurs trop fugaces corolles.
Les Agaves de M. Cels et des frères Landry, les magnifiques Palmiers du lot de M. Chantin, les arbustes à feuillage de M. Lierval, les beaux spécimens de Conifères de M. Marlet, d'Avon, ajoutaient beaucoup à l'intérêt de cette Exposition ; mais rien à l'attrait.
La partie florale était pauvre comme nombre ; car les quelques lots qui la composaient ne mancjuaient pas d'une certaine richesse ornementale. Rien n'était plus splendide que les Orchidées de MM. Thibaut et Keteleèr, Luddemann et Rougier • Chauvière ; les élégants Aerides, les Dendrobium, les Vanda» et les Phalenopsis, attiraient les regards des curieux qui contemplaient leurs bizan'es fleurs, sans rien comprendre à leur structure; le Gypripediumcaudatum, du lot de M. Luddemann, étonnait surtout par les longues et étroites divisions internes de son périanthe ; TAtacda cristata de MM. Thibaut et Keteleèr est restée fleur incomprise ; mais le magnifique Himantophyllum miniatum de M. Rougier était admiré conune un des plus beaux lis de couleur orange, bien que cette plante appartienne à la famille des Amaryllis, ce à quoi les admirateurs attachaient peu d'importance.
Les Roses n'étaient représentées que par trois lots apparie* nant à MM. Hip. Jamain, Fontaine frères et Renaud, de Versailles, que nous voyons pour la première fois entrer en lice.
Trois lots de Pivoines arborescentes en fleurs coupées de VM. Dupuy-Jamain^ Verdier (Charles), Modeste-Guérin et Hip. Jamain, prêtaient leurs concours aux Azalées indiennes de MM. Margottin et Michel, et au Rhododendrum de MM. Jamin- Durand, pour jeter quelque éclat sur cette sombre Exposition.
M- Dufoy avait exposé un beau lot, malheureusement trop peu fleuri, de Pelargonium à grandes fleurs et fantaisie.
Dans la collection de Pelargonium zonale de M. Victor Jaiiot, figuraient trois variétés nouvelles, gains de Texposant qui portent les noms de Mme Barillet (blanc), Fanny Labrousse (saumon) et Prince impérial (rouge). Le Pelargonium Eugénie Mézard, était représenté par une petite corbeille d'une vingtaine d'individus exposés par M. Mézard; on a pu juger ainsi du mérite léel de ce gain nouveau de M. Babouillard.
Enfiu^ d66 Calcéûlaires de MM. Tabar et Bootard ; des Pétunia de MM» ReudaUer et Tabar; de belles variétés de Giaéraires de M. Alphonse Dufoy ; des Tulipes de M. Boutard ; des Pensées de MM. Falaise, Papillon et Moulard ; des Gloxipia de M. Marest; de jolis Œillets Flon de M. Paré; une jolie corbeille de Verveine rouge (MUe Lefèvre) de M* Clouet^ et un lot de plantes variées de pleine terre, de M* Thibaut-Prudent, complètent la partie florale de TExpositiob parisienne. On peut voir qu'elle ne brillait pas par les fleurs.
tes fruits et légnmes étaient r^tivement plus nombreux. Madame veuve Froment, successeur de Gontier^ à Montrouge, MM. Blaustier, Ghantrier, Gallet, exposaient comme primeurs: KaisinSy Prunes, Cerises^ Melons, Concombres, Tomates et de beaux Ananas ; une jolie collection de Fraises de H. Gloéde embaumait Tair de leur agréable parfum : puis il y avait parmi les légumes, les belles et grosses Asperges des deux Lhérault^ qui surpassaient de beaucoup celles de M. Gauthier.
Enfin, pour ne rien oublier , disons que deux Anglais ont pris part à cette exhibition : Henderson, horticulteur, pour une Capucine, le Tropœolum Bail of fire ; et le pasteur, Henry Dombrain, pour une charmante et très-intéressante collection . d'Auricules, qui nous a fait regretter de ne point voir ces rsr vissantes plantes, plus répandues et plus à la mode en France. Les Âuricules du révéœnd pasteur anglais , sont bien autrement curieuses et jolies, que toutes les panachures qui pro* viennent des infirmeries japonaises.
Quelques jours après Texposition de Paris • s'ouvrait celle de Versailles , coquette et délicieuse , qui a ranimé mon courage un moment abattu par le résultat ci -dessus con-* staté au sujet de l'exposition parisienne. Il s'y trouvait bien des plantes panachées et des arbustes à feuillage, mais en telle minorité qu'il a fallu les yeux scrutateurs d'un critique sévèW; pour les découvrir au milieu de masses de fleurs qui ne permet*
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talent pas à Fœil de se reposer un seul instant. Ce qui plaisait surtout j c'était la disposition! le groupement des plantes; chaque collection était séparée et formait des massifs, des cor-* beilles isolées, autour desquelles on pouvait circuler. Ici on voyait des corbeilles de charmantes Calcéolaires comme il y en a peu, et qui étaient exposées par M. Pineau; à c6té, des groupes entiers de Pétunia de M. Tabar, de Pensées de M. Falaise ; plus loin, des massifs de beaux Fuchsia, entourés de ravissants Mimulus, de M. Larcher; d'Azalées caucasiennes et de Rhododendrons, comme on n'en voit que chez M. Bertin fils; de Rosiers d'une beauté et d'une végétation qui font le plus grand honneur à M. Renaud aîné. Partout, enfin, dea fleurs, et toujours de belles fleurs.
J'ai été heureux de constater que Versailles avait conservé le goût exquis et l'élégance d'une époque dont elle montre, à chaque pas, d'admirables et grandioses souvenirs; espérons que, semblable au Mycélium du Champignon^ le premier rayonnera autour de ce point, et nous débarassera des ces hideuses (Morotiques, qui régnent en maîtresse, ansaî bien dai^ les salons que dans nos jardins.
F. Hékincq.
PHALiENOPSlS SCHfLLERlANA. (Pl. xi.)
Le Phalcsnopsù Schilleriana est une charmante plante qui ne le cède en rien au Phalœnopsis amabilis. À l'état spontané, une seule hampe porte deux cent& fleurs d'un blanc rosé, et qui atteignent de 5 à 6 centimètres d^ diamètre. Notre dessin les représente moitié de la grandeur naturelle. Cette plante est fixée au tronc d'arbre sur lequel elle est implantée, au moyen de nombreuses racines aériennes de 40 à 50 centimètres de longueur. Les feuilles, en nombre qui varie sebn la force du sujet, sont disti-
queSy ovales ou ovales-oblongues, longues de 15 à 20 centimètres, de 5 à 6 de largeur, plus ou moins arrondis au sommet, épaisses, d'un vert pâle en dessus, et marqué de taches plus ou moins grandes d'un vert foncé , disposées ordinairement en bandes transversales; la face inférieure est d'un rouge pourpre un peu brunâtre. De l'aisselle d'une feuille naît la hampe florale, qui se dresse d'abord et se recourbe ensuite gracieusement sous le poids de ses splendides fleurs, disposées distiquemenf , de couleur blanche, avec une teinte purpurine au centre qui va en se dégradant jusque vers le milieu de chaque foliole du périanthe. Le pédicelle et l'ovaire sont continus et forment ainsi une sorte de support floral qui mesure de 4 à 5 centimètres de longueur. Les fleurs sont étalées, un sépale, le supérieur, est dressé elliptique, obtus au sommet, rétréci à sa base ; les deux latéraux sont inférieurs, à peu près de même forme que le supérieur, mais plus larges à leur base. Les deux pétales sont beaucoup plus grands que les sépales, très-larges et un peu ondulés à leur sommet, rétrécis en forme de coins inférieurement : sépales et pétales présentent à la base de l'onglet une teinte pourprée qui se dégrade et se perd vers le milieu du limbe. Le labelle est de la longueur et de la couleur des sépales, mais de plus picturé de pourpre et de rose ; très-étroit, hnéaire à son point d'insertion, sur une longueur de 8 à 1 0 millimètres, il est tout à coup dilaté en deux grandes oreillettes ou lobes latéraux très-obtus; au delà de ces deux lobes il se prolonge en un lobe médian ovale, terminé par deux sortes de cornes très-divergentes, opposées, arquées et très-pointus. Au centre du périanthe est la columelle ou colonne de couleur rose pourprée, longue de 1 centimètre, terminée par un petit bec qui dépasse l'anthère.
Le Phulœnopsis Schilleriana croit sur les grands arbres, aux liés Philippines, appliqué perpendiculairement sur le tronc, vers le sommet et non sur les branches. M. Porte, qui a enrichi
nos colIeclioDS de précieuses plantes de ce pays, ne l*a jamais rencootré dans les forêts humides et sombres, mais toujours dans des localités situées à une latitude de HOO à 400 mètres au-dessus du niveau de la mer et où la saison de sécheresse est manifeste, mais plus ou moins régulière.
Cette espèce n*est pas d'une culture difficile ; elle est une de nos plus rustiques orchidées exotiques ; cependant elle veut one température rpii varie de 20 à 25 degrés centigrades.
O. Lescuybr.