‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 36 sur 152 · LEScmrER · texte numérisé non relu

LEScmrER

CORNUS FLORIDA. L. (Pl. XIV.).

Le genre Cornus a des fleurs disposées en cymes, rarement en ombelles ; le calice est à quatre divisions ; les pétales, au nombre de quatre, sont sessiles ; il y a quatre éfamines à filets subulés; un style filiforme épaissi au sommet, avec le stigmate terminal aplati ou capité. Le fruit est drupacé, charnu, petit, renfermant tm noyau à deux loges, rarement trois.

Les Cornouillers sont des arbrisseaux ou des herbes vivaces, à feuilles entières, opposées, (alternes dans une seule espèce et verticillées dans une autre)i originaires de la zone tempérée de rhémispbève septentrionale. Le nom Camus vient du litàa

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— Baronne dé Meiners (Rend . ) , mauve clair, centre carmin ; — Hélène (R*), blanc porcelaine, centre étoile rose yif avec œil blanc; — Henry de l'Epée (R.), rose violacé centre pourpre, œil blanc; — Ida Merker (R.), blanc de neige, centre carmin; Joséphine Touret (R.), blanc pur à centre étoile rose foncé; — Léon Lalvée (R • ), pourpre foncé, œil cramoisi noir ; — Soulouque (R.)y pourpre légèrement veine lilas foncé, à centre cramoisi ; — Zoé Renard (R.), blanc pur, largement étoile de pourpre. — Ces variétés sont cotées de 1 fr. et 3 fr. la pièce, pour les derniers de M. Rendatler.

Parmi les hybrides de decussata el de pyramidalis, M. Rendatler annonce : Compacta hybrida, rose pourpre centre plus vif; — omniflora decussata^ rose foncé étoile blanc. — 3 fr. la pièce.

Les pyramidalis ont fourni au même horticulteur : — C(wtellane, rose mauve^ centre rouge; — Comte Kostia^ blanc marbré rose, centre rouge foncé ; — Corneille ^ rose lilas, marqué de cinq bandes blanches; — Cybhle, lilas rose tendre, centre blanc ; — Diane , lilas foncé, à cinq bandes blanches; — Duc Léopold, rouge centre pourpre ; — élégant, blanc marbré violet centre pourpre. — 2 fr, 50 la pièce.

Chrysanthèmes. MM- Ronamy frères, de Toulouse, ont obte nus, en 1861, une mention particulière de la Société d'horticulture de cette ville, pour les variétés suivantes. Parmi les grandes fleurs : Mme Lemoine ; . dans les renonculiformes : Mme Demeure, Mme Doat, Mme Toumamille, Mlle Ida Sayssinçlj Mme de Cours, Mme Vidal, Mme Bardon. Les matricarioiformes sont : Vicomtesse de Cadignan^ Mme L. Faur^ Mlle Laroche, et Mme V. CibieL Dans le prochain numéro, nous donnerons les autres gains de 1862.

E. RONARD.

Ptris. •— lap. de E. Dommaui», ne CasMtto, 9.

Comu, Corne; il a été astiqué à ce gMM à esuse de la durelë du bois de la plupart des espèces* Les esptees décrites sont anjoiffd'hui au nombre enTiroii de vingt^trois, mais ime quinzaine seulement ont été introduites dans nos eultares.

Le Camus florid^^ figuré dans ce numéro (pt. ïiv), a des fleurs sessiles, agrégées en capitule «m* un réceptacle convesce^ accompagné de quatre grandes bractées Manches ou rosées au sommet; les pétales sont en outre spathulés» Ces mract^res distinctifs ont même déterminé M. Spach à crée^ pour lui un nouveau genre; le genre Benthamidva^ auquel doit Mre égale • ment rapportée une espèce mexicaine le Cormis Aisci/hru .

Les reuiUes du Cornus ^tVia sont ovales, acuminées, aigufis, très-grandes, d'un beau vert glauque h la face supérieure, et très-pjde à la face inférieure. Les fleurs, très^petites, sont jaunes et disposées en un capitule très^serré, qui est entouré de quatre grandes bractées arrondies blanches ou parfois roses, on même rouges, étalées. Ce Cornus forme un grand arbrisseau ou même un petit arbre. Il parvient, dans son pays natal, jusqu'à 10 on iSmètres, et son tronc n'a pas moins de 30 à 35 cent, de diamètre. Ces proportions, dit Michaud, dans son histoire des arbres forestiers de TAmérique septentrionale, sont rares, il est vrai, mais communément sa grosseur atteint 1 2 à 15 cent, sur 6 & 7 mètres d^élévation. Dans nos cultures, on ne \oit guère cet arbuste plus élevé que de 4 mètres; mais il est îK peu cultivé, si rare, qu'il est difficile de dire à quelle hauteur il pourrait atteindre, d'autant plus qu'il est toujours planté isolé et non au milieu des arbres, comme à Tétat sauvage. Pourtant Loudon en cite à Syonhouse, un pied de 7 fnètres et un autre de 6. Ils ont tous les deux disparu, ou du moins 1^ ai-je inutilement cherchés dans ce beau parc.

Le Cornus FloHda est originaire de l'Amérique du Nord. Son extension est considérable. C'est dans Tétat des Massachussets, dit encore Miehaud, entre les 42 et 43 degrés de latitude^ en

se dirigeant du nord aa sud, qu'on commence à robserver.il se trouve ensuite sans interruption dans tous les états de l'est, et Toûesty ainsi que dans les deux Florides jusqu'au Hississipi. Hais c'est surtout dans le New- Jersey, la Pensylvanie, le Mary* land et la Virginie qu'il est le plus commun.

n se plaît dans les sols frais et graveleux, sur les pentes des collines. Très-abondant dans les forêts des deux Carolines et de la Géorgie, sur le bcM^d des marais, on ne le trouve plus au Kentuchy dans les forêts où le sol est très-fertile^ mais seulement dans les parties pierreuses et médiocres de cet état. M. Âsa Gray assure qu'il est bien plus abondant ail midi qu'au nord des Etats-Unis, et son opinion était celle de Michaud. Mais M. Emerson, dans son beau travail sur les .arbres des Massacbussetts (1), le dit fort commun dans cet état, un des plus septentrionaux des Etats-Unis, et M. Alphonso Vood (2) le cite au Canada, oii M. Tabbé Brunet, processeur à l'université de Québec, m'a assuré Tavoir vu jusque sur les rives du Saint- Laurent, surtout autour de Montréal.

Ce bel arbuste n'est pas rebelle à la culture; il n'a pas besoin des soins qu'on lui a, très à tort, reproché de réclamer. Le récit d' un voyageur nous fournira du reste des renseignements très^exacts sur l'habitat de cette espèce. M. William Bartram s'exprime ainsi au sujet d'une contrée couverte de Comm florida sur les bords de«la rivière Alabama; « Noos • entrâmes alors dans une remarquable localité de Dogwood » (Comm florida)^ qui se continuait sans interruption pendant » neuf ou dix milles, excepté, ça et là oii surgissait quelque 9 saipevhe Magnolia grandi flora. Cet endroit est complètement » plat, le sol en est bas, mobile, noirâtre et repose sur une » épaisse couche d'argile jaunâtre. Les arbres avaient environ

(1 ) Beport on tke trees and schrubs growing in the forests of Massachusetts. P. 443.

(1) Clasê book ofhoiany. P. 394 (Édition de New-York, 4864).

3 4 mètres de haut , - et s'étendaient horizontalement ; leurs N branches se croisant et s'entremèlant les unes aux autres 1 formaient un vaste bocage, obscur et froid, épais et humide, t qu'aucun rayon de soleil ne pouvait pénétrer et sous lequel - • ne pouvait vivre aucun autre végétal (1 ) . »

Placé dans une terre unpeu firalche et à mi-ombre ilse développe vigoureusement et se couvre de fleurs . Il réussit même dans un sol sec; et aride, et accepte également le couvert d'une futaie. Ainsi sont souvent rejetés de nos jardins de belles espèces que Fona comblées de tropde soins à leur introduction.Dana sa pittoresque histoire des arbres et arbrisseaux, Desfontaines prétend qu'on doit le cultiver en terre de bniyère ; M. Spach confirme cette opinion qui est aussi celle du Ban* Jardinier. Cesi évidemment une erreur, qui s'est perpétuée, le Cornus florida n'étant cultivé presque dans aucun jardin. Car tous jfies sujets plantés dans des situations très-diverses, ont poussé vigoureusement et ont, en moins de 4 ans, atteint environ 3 mètres de hauteur, Hs se couvrent de fleurs, auxquelles succèdent de jolis fruits rouges qui le font ressembler au buisson ardent. Aussi les groupes de ce beau Cornus, sont-ils, à Segrez, lobjet d'une grande admiration, d'antantplus que les fem!les à Fautomne se colorent d'un rouge intense. Au printemps au moment où les bractées, qui rendent si superbe la floraison de cette espèce, passent de leur teinte verte au blanc pur, les feuilles participent souvent de ce changement de couleur et l'arbuste parait ainsi panaché (1). Enfin, ajoutons que les bractées sont souvent roses, puis rouge violacé au moment de leur chute.

Comment une si belle espèce, si anciennement connue, n'estelle pas devenue l'hôte habituelle des parcs et des jardins ? Je

(4) Travels in Qeorgia and Florida. P. 400.

(î) Ce D'est pas un fait unique de coloration passagàre. J'ai une variété d*orme qui ne devient panaché qu*au.moÎ8 d*août. Les hêtres pourpres et Caprea devienneot verts à i*automne.

ne pais me Texpliquer qu'en Toyant le grand nombre de celles qui sont également délaissées, la mode ayant, en hortieuliare comme dans tonte chose, une autorité bien souvent malheu-* reuse. C'est dès 1735 que fut introduit en France le Ccrrm florida. Il avait été découvert d abord par Banister, puis il le fut de nouveau par Gatesby* Fairchild le cultiva dès 1731 en Angleterre ; et Miller dit qu'il y était commun en 1 752. Il y a donc un siècle, et aujourd'hui quelques pépiniéristes la possèdent seulsi quoique sa multiplication soit facile de graines, de marcottes et de drageons .

Je devrais ra'arrèter ici et ne pas m'étendre d'avantage sur ce seul arbuste ; mais ayant parlé de sa beanté, puis-je passer sous silence . sa grande utilité et ne pas chercher à le faire également apprécier à ce point de vue ? Son bois très-dur a toutes les^qualités du Euis. Aussi porte-t-il en Amérique le nom de Box wood (bois de buis), aussi bien que celui de Dog wood (bois de chien), qqi s'applique du reste également à d'autres Cornus américains. Mais ce bois est plus coloré, et son cœur même teinté de couleur chocolat. Dans la Louisiane on le nomme Feuillard.

La grande utiUté du Cornus florida consiste dans la propriété considérable qu'a son écorce de pouvoir être employée comme succédanée du quinquina. Les habitants des campagnes, en Amérique, s'en servent depuis un siècle dans les fièvreis intermittentes, fort communes souvent dans les années qui sui« vent les déMohements • Cette propriété est si bien reconnue, qu'en 1803 une thèse fut soutenue sur ce sujet au collège de médecine de Philadelphie (l)et l'analyse des écorcès de Cornus florida démontre sa grande analogie avec celle du cinchona offlcinalis. Un médecin de Pensylvanie Ta employé plus de 20 ans et a reconnu que. 35 grains de Bov v)ood étaient Féqui-

(4) Mieh.y t. 3^ p. 449.

valent de 30 graiiis de quinquina. Le docteur Bigelow. (1) constate également le soccès que lui à toujours procuré Yem^ ploi de Técorce de Cornus /hnda{i). Le docteur Barton s'en sert comme dentifrice à la place de ciuchona et l'a déclaré également bon.

J'ajoute quesnbstitné àla noix de Galles^on fait detrès-bonne encre avec écorce et que les Indiens en extraient une teinture rouge.

Mais ce n^est pas de son utilité que je dois m'occuper ici : je souhaite que cet arbuste soit cultivé dans nos jardins pour sa beauté. Peut-être quand il sera répandu songera-t-on a profiter de ses incontestables qualités.

Alfronse La vallée.

REVUE DES JOURNAUX ÉTRANGERS

GARDENBR^S GHRONIGLB.

Adianthum tinctum. T. M. (Fougères.) Espèce du Pérou, introduite par M. Weitch ; elle est voisine, mais pourtant trèsdifférente, du concinnum^ puisqu'elle n'est jamais «pie bipennée. C^est une jolie addition aux Fougères de serre, à cause do la couleur rose de ses jeunes frondes.

Litobroehia (Ikryùpteris) nobilis. T. M. (Fougères). C'est encore à M. Weitch que Tborticulture est redevable de cette Fougère, qui fut couronnée à l'exposition de juin de Tannée demièie au palais de Rensington» Elle avait été introduite en Angleterre par M. Wicks^ de Rio-Janeiro. Le L. Nobilis ressemble au L. palmata, mais il est deux ou trois fois plus grand et ne produit pas de bulbilles.

(0 Bigekw'i mtdical botwy , P. tS.

(t) H. le D' Janin , médecin français , qui a longtemps exercé dans la Louisiane, m*affirme avoir souvent employé Técorce du Cornus florida en décoction, sortent pour les rechutes, et en avoir obtenu un grand snceès.

Lastrea Standishii, Moore. Polystichum concavum Moore. (Fougères), C'est à M. Fortuné qu'est due encore Tintroduction de cette bdle plante^ qu'il trouvacultivée dans un établissement d'horticulture du Japon, Le célèbre collecteur l'envoya à M. Standish. Par sa couleur vert pâle, mais brillante, par ses frondes élancées, par ses feuilles étalées^ ce Lastrea diffère de ses congénères et devient unç remarquable espèce d'ornement. Elle sera d'ailleurs parfaitement rustique^ puisque M. Standish déclare avoir laissé la plante mère supporter 12 degrés de froid»

Trichomcmes aneepSf Hook. (Fougères^. Celle-ci est originaire des Indes orientales. File fut exposée dernièrement par M. Bull de Chelsea, qui lui avait improprement donné le nom de T. magnificum. Elle est surtout remarquable par la hauteur de ses frondes^ par leur mollesse, et l'apparente largeur de leur surface, quoiqu'elles soient dans leurs parties les plus développées quatre fois pennatifides. Cette largeur apparente provient de leur molesse et d'une membrane qui réunit entre eux les segments. Lea frondes sont d'un vert violacé très-sombre, avec un reflet métallique.

Dendrobium infundibulum. (Orchidées). Cette très-belle plante que l'on doit placer entre le D. fùrmosumy et le 1)^ Ion" gicome a les larges flews de la première espèce, mais le port grêle et les feuilles étroites de la seconde. Elle a été reçue de Mauhnein par MM. Low qui lui donnèrent pi*ovisoîrement le nom de D . Maulmeiniense. C'est une fort belle plante, bien supérieure au D. formosum. Elle avait, du reste, déjà été signalée par M. Lobb.

Poinciana Playfairii. (Papilionacées). Espèce voisine du P. alata que M. Andersen du jardin botanique de Calcutta a fait recueillir à Aden en février 1861, époque postérieure à la publication de sa Florula adeniensis.

BOTANICAL MAGAZINE.

Cœlogyne lagenaria^ lÀnà\. (Orchidées). Très-petite plante alpine comme tous les Cœlogyne et Pleione dont la culture est si Men entendue en Anglet^re : il faut en effet à ces plantes une sene froide et sèche pendant la période du repos» et, an contraire, beaucoup de chaleur et d*huœidité tout le temps de leur végétation.

Cette espèce vient de THimalaya : elle a fleuri pour la pre* mière fois dans TétabUssement de M. Jackson à Kingston. Les feuilles n'apparaissent malheureusement pas en même temps que les fleurs, car les beHes couleurs de celles-ci, et la forme bizarre des pseudo-bulbes lui assurent une place dans cliaque collection .

Encephalartus harriduSf Lehm. Variété irispinosn. (Cycadées). Cette espèce à longtemps été cultivée à Kew comme un Encephalartus du Cap, comme le Zamia tridentaîa de Wildenow, plante qui , d'après les spécimens de l'herbier de ce célèbre botaniste, et la figure donnée par Miquel, en diffère essentiellement et est plutôt un Macrozamia» C'est simplement une variété de V Encephalartus hcrtidus.

Aspidislra pwictaUij Lindl. Var. foliis albo maculatis (Aspidistrées). Cette plante mise au commerce pai' M. Bull est originaire de la Chine. Elle ne diffère des Aspidislra cultivés dans les collections que par ses ponctuations blanches ou jaunâtres.

Une digression à leur sujet. — Les Aspidistra , sont les meilleures plantes pour la culture en appartement. Ils y résistent bien et y poussent vigoureusement, malgré la poussière, la sécheresse et l'exiguïté du vase où ils sont emprisonnés. Ds aiment pourtant l'humidité, mais la condition essentielle de leur culture est Tombre. Aussi sont-ils plus beaux dans les salons que dans les serres. J'insiste sur cet avantage incontesta-

blè, car la rare vitalité de ces espèces les fera, peut-être, pré- . féftr aux laides plantes artificielles, par les personnes qui redoutent les soins et les dépenses des végétaux vivants.

Les Aspidistra connus sont au nombre de trois : les A. elatiw Morren et Decaisne, lurida^ Rer. etpunctata, Lindl.Âu premier il . faut rapporter la variété à feuilles panachées et au demi^ celle décrite dans le Botanical magazine et déjà répandue depuis bngtemps. Outre ces espèces et variétés le D' Sîebold a introduit, dans ces derniers temps, deux Aspidistra qui sont des variétés da Velatior ou des espèces distinctes, les A. tnacraphytla ei angustifolia. Le premier par ses longs pétioles et ses grandes feuilles est assurément le plus beau de tous. U nous parait réellement constituer une espèce. Le second est très-gracieux et fait bien dans de petits vases.

Je cite encore VA. elaticr^ variété marginata à peine distinct du variegala. J'ignore par qui il a été mis au commerce* Enfin, M. Van-Houtte porte sur son catalogue une autre variété qui nous est inconnue, l'A, elatiorfdiis vittatis. Je nesaiâ pourquoi cet horticulteur indique ces plantes comme de seisre chaude, elles y viennent mal. Elles sont d'ailleurs parfaitement rusti* ques et n'ont besoin d'aucun abri ; mais leur développement est plus beau cultivées en serre froide ou même sous un châssis au nord, ou aacore mieux en appartement. C'est alors qu'on les a, tout extraordinaire que cela paraisse, dans leur plus grande beauté.

Revenons à notice Revue.

Codonopsis cordata, Haskl. (Campanulacées). Très-jolieplanle grimpante d'un genre trop peu connu dans nos cultures françaises. Les fleurs en sont grandes, mais moins belles de couleur que le C. gracilis (Hook. fils) de FHimalaya. Elle a été découverte dans les bois marécageux des montagnes de Java, à une altitude de 15 à 2500 nôtres ^ par le, docteur Anderson, du jardin botanique de Calcutta. Ce Codonopsis se rapprocha du

C. rottmdifolia par la couleur de ses fleurs, mais la corolle en est pios étalée et plus remarquable , et surtout les segments du calice, que Decandole r^arde comme un involuere, sont tout à fait indépendants de ToTaire.

Les Codonapsis sont des plantes à propager dans les collections.

Lycioplesium pubiflarum, Griseb. Latua venenata, Philippi (Solanées). Voici vraiment une jolie plante nouvelle que MM. Weitch ont reçu du Chili méridional, de Valdivia, de leur collecteur, M. Pearce, qui lui appliqua le nom de Latna venenataj donné par le docteur Philippi, habitant de Saint- Yago, dès 1858. Mais le docteur Grisebacb en avait reçu des échantillons da même botaniste en 1854^ et l'avait nommé du nom que nous adoptons.

Cette très-jolie espèce est parfaitement rustique, au moins avec une légère couverture, à cause de son excessive précocité, puisque ses fleurs apparaissent dès la mi-février. C'est uu arbrisseau épineux, ressemblant à un Habrotamnus ^ mais ayant des fleurs bien plus grandes, d'un rouge violacé, et fort nombreuses. Les feuilles tombent en partie chaque été (1).

Calanthe Weitchii. Hybride de Calanihevesttta et de Limatodes

(4) Le D' Lindley a aussi publié quelques reriseigneineDls sur celle jolie es- ^ dans le G[Wrdener*s Chronicle : La grandeur el ia profusion , dii-il, des leurs de eet arbrisseau chilien lui assure ua rang dans bos cultures ornemeû- "Ules, d'autant plus qu'il est à pea près rustique. — Les habitauls du Chili l'appellent Latue^ Polomoto/ Tarhre des magiciens^ et le considèrent avec une grande superstition. Son fruit, comme du reste ua^rand nombre de Solanérs^ coutient un violent poison narcotique. On savait depuis longtemps que les Indiens étaient en possession d'un éner<^ique poison végélal, mais on n'avail aucune certitude delà plante dont ils TeKlrayaient^ jusqu'à ce que le père Bomualdo, nûsûonnaire à DagLipuili» découvrit que c'était de cette planfe. Le fruit ressemble aune pomme encore jeune ; aussi des voyageurs allant de Osorno à Moulliu. ^mpés^r Tappareoce^ en mangèrent et arrivèrent presque sans connaissance et dans un état de pro«tration complsl .

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