‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 37 sur 152 · A. DE T · texte numérisé non relu

A. DE T

rosea (Orchidéee). I.e Gardener's chronicle de 1859 parle tinsi de cette splendide variété obtenue par l'hybridation ; C'est une belle touffe qui se couvre de fleurs d'un beau rose plus ou moins nuancé» suivant l'âge de chacune. Elle a été obtenue par M. Domini» attaché à rétablissement de MM. Weitch et &ls, d'Exeter. Cet hybride reste intermédiaire entre ces deux parents^ mais tend à se rapprocher plus de la mère que du père. C'est bien le mode de végétation de celui-ci , mais c'est la couleur de la mère.

La plante est à propager, assurément» et embellira nos sentes de tout son éclat extraordinaire.

* Alocasia Lowii (Aroidées). Encore une brillante espèce d'Alacasia introduite de Bornéo par MM. Hugh Low et fils, horticulteurs à Clapton, chez lesquels elle a fleuri en janvier. C'est une de ces belles acquisitions qui font sensation dans le monde horticole.

Les feuilles de Y Alocasia Loicii sont radicales et n'ont pas moins de 1 4 à 16 pouces anglais de long sur 5 dans leur plus grande largeur . Elles sont cordées-sagiltées, et ont un sinus profond à la base, formant deux larges lobes oblongs et obtus. Leurface supérieure est d'un vert fpncé , avec leurs bords et les nervures blancs, tandis que la face inférieure est d'un pourpre intense. Les longs pétioles de ces belles feuilles, insérés à quelque distance de l'ouverture du sinus et renfermés à leur base dans une large gaine » sont également pourpres, mais d'un ton plus pâle. La spathe blanche renfermant les organes floraux , quoique peu grande, ajoute à l'éclat de cette magnifique nouveauté. •

A. DE*TiULOU.

CULTLRE DU TORENIA A^IATICA.

Cette belle plante est originaire des Indes orientales, où elle fleurit à l'état sauvage tout l'été et môme pendant les pre-

ffliers joars de TautoniDe. Galtivée dans nos climats, elle conserve ses qualités et devient le plus charmant ornement de nos serres ; malheureusement elle est trop négligée.

Pour avoir des Torenia en fleurs pendant Thiver, il faut préparer chaque année de jeunes plants au moyen de boutures. Ces dernières sont coupées du jeune bois vigoureux au mois de février, puis piquées dans la couche ou dans des pots placés dans la serre chaude^ qui devra avoir de 20 à 25 degrés Réaumur.Âu bout de quinze jours, les boutures ont pris racines.On les plante alors isolément en pot de 6 à 8 centimètres de diamètre, dans un mélange d'un quart de détritus de feuilles, d'un quart de tourbe, d'un quart de terreau dé fumier et d'un qoart de sable. On garnit bien le fond du pot de quelques morceaux friables de tourbe, en partie pour ménager un écoulement facile aux eaux, mais surtout parce que les Torenia aiment à enfoncer leurs racines dans la tourbe qui leur donne une ix)nne nourriture, car la bonne tourbe parait contenir de nombrenses parties d'humus.

One fois les plantes empotées, on les met dans une couche chaude, en les tenant à l'ombre, au chaud et à l'humidité. Au bout de quatre semaines elles auront pris de bonnes racines dans leurs pots. On ne négligera pas de supprimer tout bouton ie fleurs qui seiuontrerait, ni d'étèter les pousses trop longues, afin que la plante s'habitue toute jeune à devenir rameuse et touflTue.

Après ces quatre semaines on retransplantera dans des pots de 18 à 20 centimètres, avec la même composition de terre; seulement on les mettra dans une serre chaude , mais avec cette difl'érence qu'on les habituera à Tair et au soleil aussitôt que la reprise sera assurée.

Jusqu'à la fin mai ou commencement de juin on laissera les plantes dans la serre. On les sortira alors et on les enterrera dans une couche bien exposée au soleil, en les arrosant largement

d'eau et toaa lea quinze jours d'une solution de guano (qaatfe vingt-dix parties d'eau pour une de guano); on continuera d'enlever soigneusement les boutons de fleurs, a&n de fortifier la plante pour Thiver*

Fin aoâfti ou eommencement de septembre, on les remettra en couche» afin de les habituer graduellement à un air renfermé. Plus tard, elles sont transportées dans une serre chauffée à l2ou à iil degrés Réaumw. On ooupe alors tout le bois faible, on enlève lesfeuilles fiétries.En plaçant les plantes aussi près que possible delà vitrine, les rameaux qui portent des fleurs ne tardent pa3 h se dévelc^per. Un point important est alors de ne point négliger, pendant les premiers quinze jours, d'enlever les feuilles mortes. Si l'on oublie cette précaution, les tiges entières ne tardent pas à pourrir et il devient ensuite fort difficile de faire traverser Fhiver à la plante^ à plus forte raison, de lui faire porter dea fleurs. L'arrosage devra également .être l'objet d'une attention particulière^ suj^tout quand les plantes sont dans la serre. On veillera à ce que la terre soit bien* arrosée d'outre en outre. C'est une grande fïtute et très-préjudicielle à la plante do ne mouiller c[ue le dessus de la motte, tandis que le dessous reste sec. R faut plusieurs fois plonger le pot tout entier dans l'eau pour mouiller la motte d'outre en outre et ensuite laisser égoutter. Avec ce mode de culture on arrive à la fin de l'hiver à avoir les plus beaux lorenia en fleurs.

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